La condition humaine
Très bel exemplaire.
Seconde édition en partie originale car revue et augmentée.
Cordier, Sinica, cite la première édition (col. 1625).
Reliure en demi veau noir, dos lisse orné de doubles filets dorés, date dorée en queue, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier vert, couvertures et dos conservés, reliure moderne signée Boichot.
Étude du dialecte Pounti, ou cantonnais, répandu dans le Kouangtong, parlé dans une partie du Kouangsi, et par bon nombre d'émigrés chinois.
Cachet du "Foyer des étudiants d'Extrême-Orient" à Bourg-la-Reine sur la première garde.
Une mouillure en pieds des tous derniers feuillets. quelques petites rousseurs, couvertures conservées légèrement salies.
Edition originale pour laquelle il n'est pas fait mention de grands papiers.
Dos légèrement insolé comportant de petits manques en tête et en pied, un léger manque marginal et une pliure transversale sur le second plat.
Rare exemplaire du deuxième ouvrage d'Alexandra David-Néel.
Edition originale orné de 8 tableaux dépliants hors-texte.
Reliure en demi vélin, dos lisse, initiales dorées en queue, pièce de titre de chagrin noir, pièce d'année de livraison de basane rouge, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marrbé, tranches mouchetées, couvertures conservées, reliure de l'époque.
Rare impression saïgonaise. Cet annuaire peu commun sera publié sous ce titre jusqu'en 1888 : en 1889, il devint Annuaire de l'Indo-Chine française.
Edition originale ornée de 7 tableaux dépliants hors-texte.
Reliure en demi vélin, dos lisse, initiles dorées en queue, pièce de titre de basane marron, pièce d'année de basane rouge, plats de papier à la cuve comportant quelques frottements, gardes et contreplats de papier marbré, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Rare impression saïgonaise, et dernière année parue sous ce titre.
Cet annuaire peu commun sera publié sous ce titre jusqu'en 1888 : en 1889, il devint Annuaire de l'Indo-Chine française.
Rare édition originale de cet atlas peu commun illustré de 9 cartes en couleurs sur une feuille, sur deux feuilles ou repliées.
Reliure en demi basane bleu nuit, dos lisse orné de filets dorés en tête et en queue, titre en long, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marbré, reliure moderne.
Quelques petites rousseurs aux versos des cartes, trois discrètes restaurations à l'aide d'une petite pièce adhésive en marges de trois cartes et de la page de titre.
Au verso de la page de titre, mention imprimée : "Institut national de géographie, Bruxelles".
Les cartes représentent : Vue générale des Indes Orientales, Java et Madoera (qui est détachée de l'ouvrage), Sumatra et l'archipel Riouw, Banka et Billitonn, Bornéo, les Célèbes, les îles Minhassa, les îles de la Sonde et les Moluques.
Très beau recueil de 49 aquarelles originales montrant la vie quotidienne au Tonkin, illustrant, pour la plupart, des scènes de la vie rurale.
Ces aquarelles, non signées, mesurent environ 20 x 15 cm (hors marge) et ont été finement exécutées à l'encre de Chine et à l'aquarelle, avec des rehauts de gouache, sur des feuilles de papier dont certaines portent le filigrane "Latune et Cie Blacons"; toutes sont montées sur onglets.
Reliure en demi percaline rouge à coins, dos lisse muet et recouvert de chagrin rouge, frottements sur le dos, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier bleu, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs en marges des aquarelles.
Les scènes représentent différents sujets : un poste militaire gardé par quatre soldats dont un en faction à l'entrée, un garde portant un uniforme blanc et tenant dans sa main droite un fusil muni d'une longue baïonnette, la tête recouverte d'un salacco (coiffe traditionnelle des tirailleurs indochinois), un vieillard assis sur une table et fumant la pipe tout en étant éventé par un domestique, un paysan travaillant la terre avec deux bœufs, une femme se recueillant devant une tombe, un autre paysan labourant la terre, deux villageois se rencontrant à proximité d'un petit pont, quatre personnes travaillant dans une rizière, un homme en costume devant un temple, trois paysans récoltant le riz, un combat de coqs, etc...
On y voit aussi de nombreux villageois transportant des denrées, des marchandises ou en train de pêcher, des lutteurs se produisant devant un notable, un enfant servant de guide à un aveugle, deux ouvriers transportant des pierres dans une brouette, une procession conduite par un dignitaire à cheval et emmenant un sanglier dans une cage, un prisonnier en train d'être fouetté, un autre sur le point d'être décapité, une scène de chasse, des musiciens, une femme utilisant un métier à tisser, des villageois en train de jouer, etc...
La présence occidentale n'est évoquée qu'une fois : un navire indochinois, voiles au vent, arbore trois étendards tricolores tandis qu'au second plan, un bâtiment à vapeur, probablement français, continue sa route…
On joint une pièce de cuir en veau fauve (4 x 32 cm) portant l'inscription à froid "Souvenir du Tonkin 1885-90".
Précieux témoignage sur le Tonkin au début du protectorat français.
Edition originale imprimée à petit nombre de cet extrait du Journal des savants.
Ouvrage illustré d'une planche hors-texte gravée au trait.
Quelques rousseurs intérieures et sur les plats, qui comportent aussi de petites déchirures angulaires.
Nommé en 1820 professeur d'archéologie à la Sorbonne en remplacement de Quatremère de Quincy, Désiré Raoul-Rochette (1789-1854) était surtout spécialisé dans l'antiquité grecque. Il était également conservateur du Cabinet des médailles.
En tête du premier plat de couverture, envoi autographe de Désiré Raoul-Rochette au médecin et botaniste Henri Dutrochet (1776-1847), le découvreur des phénomènes d'exosmose et d'endosmose.
Edition originale de cet important ouvrage sur l'ancienne Indochine française se divisant ainsi :
Sur la page de faux-titre du tome VI, envoi autographe signé d'Auguste Pavie : "A l'ami Vitoux, hommage affectueux. A. Pavie."
On joint à cet ensemble : "Carte de l'Indo-Chine dressée par MM. les Capitaines Cupet, Friquegnon et de Malglaive membres de la Mission Pavie."
Imprimée à Paris chez Augustin Challamel en 1893, (in-plano, repliée et entoilée qui comporte quelques rousseurs).
La carte est présentée dans une chemise en demi toile verte à coins, pièce de titre de d'oasis rouge, plats de cartonnage rouge, étui en plein cartonnage rouge, reliure moderne à l'imitation des volumes de texte.
"Découvreur de routes nouvelles au Cambodge et au Laos, artisan de l'expansion française en Indochine, Auguste Pavie (1847-1925) occupe une place privilégiée parmi les pionniers qui ont exploré cette région. Originaire de Dinan, il s'engage dans l'armée dès l'âge de dix-sept ans, sert en Cochinchine dans l'infanterie de Marine (1868) avant d'être envoyé au Cambodge en 1875 ( … ). En 1876, il est chargé par le gouverneur de l'Indochine de dresser une nouvelle carte du Cambodge en profitant de la construction d'une ligne télégraphique entre Pnom-Penh et Bangkok ( … ). En 1885, Le Myre de Vilers qui apprécie ses qualités lui confie le poste très délicat de consul de France à Louang-Prabang (où) il devra défendre les droits que la France a hérités de l'Annam sur le Laos (…). Partant de Louang-Prabang, Pavie entreprend de 1887 à 1889 une série de voyages à travers le Laos que Mouhot et F. Garnier n'avaient fait qu'effleurer. Ses investigations portent dans trois directions principales : vers l'est (Tran-Ninh, plaine des Jarres) ; vers le nord-est (Hua-Panh) ; et au nord (Sip-Song-Chau). C'est dans ce dernier secteur que porte l'effort principal de Pavie dont un des objectifs est de trouver des routes sûres vers le Tonkin permettant de désenclaver le Laos pour le rattacher solidement à nos autres possessions indochinoises ( … ). A partir de 1888, Pavie n'est plus seul. Il s'entoure de collaborateurs militaires, Cogniard, Cupet, Malglaive, Pennequin… et civils comme le jeune diplomate Lefèvre-Pontalis ou le brillant biologiste Le Dantec. Au bout de quelques années, la Mission Pavie, véritable service géographique, comptera une quarantaine de membres, sans parler des multiples auxiliaires indigènes. Dispersés en petits groupes sur des itinéraires différents, les membres de la Mission démultiplient l'action du chef en "couvrant" un terrain considérable. C'est ainsi qu'en 1890-1891, entouré d'une équipe nombreuse de géographes, naturalistes, médecins, ethnographes, économistes, Pavie peut mener à bien une vaste reconnaissance territoriale destinée à fixer les futures limites entre l'Indochine française, la Chine, le Siam et la Birmanie,( … ). Les résultats scientifiques de cette entreprise collective, sans équivalent dans l'Empire français, sont impressionnants. Débordant largement le Laos, les enquêtes ont porté sur le Tonkin, l'Annam, le Cambodge et le sud de la Chine. En tout, quelques 600000 km2 soit une superficie plus grande que la France, ont été reconnus et partiellement cartographiés, 70000 km d'itinéraires terrestres et fluviaux ont été relevés (…). Véritablement pluridisciplinaire, la Mission Pavie couvre tous les domaines de la connaissance, ne négligeant ni l'histoire, ni la littérature, ni le folklore…" (Cf. Numa Broc Dictionnaire illustré des explorateurs français du XIXe siècle, Asie, pp. 366-368).
Edition originale rare illustrée de 10 planches dépliantes hors-texte, dont 5 tableaux grammaticaux et 5 planches de calligraphie.
Absent de Blackmer, Atabey et Hage Chahine.
Reliure en demi veau vert olive, dos à quatre nerfs sertis de guirlandes dorées orné de petits fleurons à froid, pièces de titre et nom de l'auteur de chagrin noir, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier peigné, reliure moderne.
Dos légèrement assombri, manques de papier en angles supérieurs droits des premiers feuillets sans atteinte au texte, quelques rousseurs principalement en fin de volume. Beaucoup plus connu pour son rôle dans la mission que Napoléon avait envoyée auprès du Shah de Perse pour négocier une alliance de revers contre la Turquie, Amédée Jaubert (1779-1847) fut un orientaliste de renom, professeur de farsi au Collège de France, et de turc à l'École des langues orientales, dont il devient président en 1838.
Troisième édition en partie originale car revue et corrigée.
Reliure à la bradel en demi percaline vert olive, dos lisse, pièce de titre de chagrin maroquiné bordeaux, couvertures restaurées et marginalement salies conservées, reliure moderne.
Quelques rousseurs, ex-libris encollé au verso du premier plat de couverture, décharges de papier adhésif en têtes et en pieds des gardes.
La première édition était parue en 1868.
Ce recueil de 26 petites contributions indépendantes concerne surtout le monde chinois et ses annexes (Indochine et Japon).
Première édition séparée le texte ayant déjà paru dans la collection Philipp's new voyages and travels (Londres, 1820-1823), (cf. Cordier, Sinica, 308.)
Reliure à la bradel en plein cartonnage gris, dos lisse, étiquette de titre, tranches mouchetées, reliure moderne.
Il s'agit d'un témoignage exceptionnellement précoce sur la région côtière allant de Macao à Canton, mais demeuré anonyme en dépit de la signature J.R. en fin de la préface (ce J. R. était subrécargue sur le vaisseau The Friendship).
Exceptionnel album contenant 54 caricatures originales et parfois légendées réalisées à l'encre de chine, au crayon, à l'aquarelle, (dont 3 petits dessins au crayon sur feuilles volantes) et des feuillets blancs.
Cet album amusant et personnel, visiblement composé par un artiste amateur, semble décrire les diverses aventures et mésaventures de quelques personnages récurrents, apparemment tous liés de près ou de loin à l'Ambassade de France près la Porte ottomane dont un morceau de papier à en-tête se trouve intercalé entre deux feuillets.
Reliure en plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse orné de filets rouges, un accroc restauré en tête du dos, filet rouge encadrant les plats, quelques taches sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, tranches rouges, reliure de l'époque.
L'album contient également 1 lettre autographe signé à l'encre noire agrémentées de caricatures en marges adressées à M. H. Fournier commençant par "Cher Washington n°2"
Le destinataire de la lettre satirique ornée de dessins insérée dans l'album semble être le diplomate Hugues Marie Henri Fournier (1821-1898) nommé en 1877 ambassadeur à Constantinople.
Les aventures du petit groupe, identifié par des légendes au crayon noir, semblent commencer à Florence en septembre 1872 pour se poursuivre à Rome.
On trouvera ainsi une aquarelle montrant le temple de Vesta.
En décembre 1872 d'après la légende à l'encre, le groupe composé des Vicomtes Bresson, de Mareuil, d'Hauterive et d'Hérisson est caricaturé à Rome, en visite au théâtre, au Capitole, à cheval, etc.
Un panorama aquarellé caricature de même la Guerre de 1870 et ses protagonistes.
Apparaissent également, caricaturés au crayon auprès de Fournier, le général de Castelbajac et le baron de Talleyrand.
On notera un beau portrait au crayon de Khalil Bey.
Le célèbre diplomate ottoman et collectionneur né au Caire en 1831 et mort à Istanbul en 1879, venait en effet, après son ambassade à Vienne de 1868, de revenir à Constantinople pour épouser en 1872 la princesse égyptienne Nazli Fazl. Outre son rôle dans la Guerre de Crimée, il est connu pour sa prestigieuse collection de tableaux qui, vendue aux enchères en 1868, contenait des oeuvres de Courbet (dont l'Origine du monde), d'Ingres, de Delacroix, etc...
Le comte d'Osmond, Alfred de Courtois ont aussi leur caricature.
On trouvera également dans l'album une vue intitulée Pointe imaginaire du sérail, et une aquarelle représentant une partie de Lawn-Tennis.
Unique ensemble.
Nouvelle édition illustrée de 2 planches lithographiées hors-texte et enrichie de notes par Francisco de S. Luiz (cf Brunet I, p. 263. Graesse I, p. 118.)
Reliure en demi veau havane, dos lisse orné de filets dorés et noirs ainsi que de fleurons noirs, pièce de titre de chagrin noir, plats de papier marbré, tranches rouges, reliure moderne.
Quelques petites rousseurs principalement en début de volume.
Cette biographie, célèbre à juste titre, connut un grand succès dès sa parution.
Edition originale de ce 2e fascicule imprimé à Pondichéry chez l'imprimerie Rattinamodeliar,
Manques sur le dos fendillé et en marges des plats, quelques petites rousseurs.
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF (la seule à proposer une collection complète), au Collège de France et à Sainte-Geneviève.
Deuxième des cinq fascicules de cette publication botanique des plus rares : ils sont consacrés respectivement à la lawsonia alba [ou inermis = le henné] ; et à Aristolochia Indica (aristoloche d'Inde).
Edition originale du 1er fascicule imprimé à Pondichéry chez l'imprimerie Rattinamodeliar.
Manques sur le dos et plus légèrement en angles des plats, agréable état intérieur.
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF (la seule à proposer une collection complète), au Collège de France et à Sainte-Geneviève.
Premier des cinq fascicules de cette publication botanique des plus rares : il est consacré entièrement à la lawsonia alba [ou inermis = le henné].
Édition originale publiée sans nom d'auteur, elle est l'œuvre de l'homme de lettres bayonnais Coste d'Arnobat (1732-1808), probablement d'après des témoignages de marchands anglais. (cf. Barbier IV 1060.)
Reliure en demi basane brune, dos lisse orné de fleurons dorés, initiale « V » dorée en queue, quelques frottements sur le dos et les mors, un petit manque marginal en tête du dos, plats de papier marbré, tranches jaunes mouchetées, reliure de l'époque.
Une mouillure affectant les dix derniers feuillets au niveau de leurs plis.
Présentation du Bambouc, contrée du haut Sénégal particulièrement riche en mines d'or, habitée par l'ethnie des Mandingues.
Cette relation qui fut par la suite traduite en allemand, donne des informations très précieuses sur les activités et les mœurs des Malinké du haut Sénégal. Coste l'a fait suivre d'un article sur les castes indiennes (pp. 65-113) « d'après les mémoires d'un savant observateur qui a vécu trente ans dans l'intérieur de l'Inde » et de deux autres dissertations sur la Hollande (pp. 117-312) et sur l'Angleterre (pp. 315-358), deux pays où il séjourna en 1774.
Edition originale rare de cet ensemble regroupant les 3 parties du texte de ce manuel de cantonais pratique accompagnées d'un des livrets destinés au professeur chinois.
Les deux premiers volumes sont chacuns illustrés de 8 planches d'idéogrammes hors-texte. Aucun exemplaire au CCF.
Le troisième volume comporte des taches en pied du dos, quelques petites rousseurs, petites déchirures marginales avec légers manques sur les plats deu premier volume.
Très rare ensemble.
Très rare édition originale de la traduction japonaise et des notes établies par Taiichi Ogawa.
Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait d'Alphonse Daudet.
Dos comportant deux déchirures en tête et en pied, couvertures salies, quelques petites rousseurs intérieures.
Première édition en japonais du chef d'œuvre d'Alphonse Daudet. Très mal reçu en Provence à sa parution en 1872, malgré le soutien de Frédéric Mistral, le roman ne tarda pourtant pas à être considéré comme l'un des fleurons de la littérature française et le personnage de Tartarin est devenu l'emblème de la ville de Tarascon, et son meilleur ambassadeur.
Edition originale franco-chinoise illustrée de six eaux-fortes reproduites par Frédéric Chevalier.
Un seul exemplaire au CCFr (Bulac)
Unique édition de cette curiosité contemporaine de la mode orientale en France : né en 1831, Tin-Tun-Ling (ou Ding Dunling) était un lettré chinois du Shanxi, réfugié politique en France. Théophile Gautier l’avait rencontré à Paris, se prit d’amitié pour lui, et l'embaucha pour donner des cours de chinois à sa fille Judith. Celle-ci, imprégnée de culture extrême-orientale, s’amusait en effet à se faire passer pour la réincarnation d’une princesse chinoise. Il habita alors un pavillon construit sur le modèle de l’architecture chinoise, dans le jardin du Pré aux Oiseaux – la maison de Judith à Saint-Enogat. Après la mort de Gautier, en 1872, Tin-Tun-ling épousa une française, Caroline Julie Liégeois, qui l’accusa ensuite de polygamie (il était vraisemblablement déjà marié en Chine) : suite à un procès en 1873, il fut cependant acquitté. Il existe de Tin-Tun-ling un triple portrait photographique de Nadar, pris en 1874, un an avant la parution de notre ouvrage.
Notre exemplaire est présenté dans son état d'origine sous couverture de toile jaune souple comportant de petites taches et, comme souvent, de légères déchirures marginales
Edition originale du premier des deux Mémoires sur les cucurbitacées d'Augustin Sageret (1763-1851), qui fut un pionnier de l'hybridation végétale, et notamment à partir de ses expériences sur les melons.
Seulement deux exemplaires de cette édition au CCF (Muséum et Lyon). Extrait des Mémoires de la Société royale et centrale d'agriculture, année 1825. Pritzel 7969. Oberlé, "Fastes", 708.
Reliure en demi maroquin vert à longs grains, dos lisse décoloré et un peu assombri orné de doubles filets noirs et dorés ainsi que de fleurons à froid, frises dorées en tête et en queue, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliure moderne.
Quelques rousseurs affectant principalement le dernier ouvrage, ombres partielles sur les pages de titre de deux derniers fascicules, trace d'étiquette en tête du contreplat.
Ont été reliés à la suite et du même auteur, toujours en éditions originales :
Édition originale illustrée, en frontispice, d'un portrait de l'auteur et d'une planche de musique hors-texte.
Non cité par Schwab.
Reliure en demi veau glacé havane, dos lisse orné de filets, chaînettes et fleurons dorés, plats de cartonnage safran, tranches marbrées, reliure de l'époque.
Mors fendus en pieds et plus légèrement en têtes, agréable exemplaire.
Important ouvrage du célèbre orientaliste autrichien (1774-1856) consacré à la poésie persane ancienne, avec un très grand nombre d'extraits traduits en allemand et un copieux index.
L'ouvrage, dédié au grand orientaliste français Silvestre de Sacy, est très soigneusement imprimé en caractères gothiques ; les traductions du persan sont données sur deux colonnes.
Bel exemplaire grand de marges et joliment relié à l'époque.
Edition originale ornée de 3 tableaux dépliants hors-texte.
Reliure en demi vélin, dos lisse, initiales dorées en queue, pièce de titre de basane noire comportant des frottements, pièce d'année de livraison de basane rouge, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marbré, couverture restaurée conservée, reliure de l'époque.
Rare impression saïgonaise. Cet annuaire peu commun sera publié sous ce titre jusqu'en 1888 : en 1889, il devint Annuaire de l'Indo-Chine française.
Très rare ensemble cohérent de cette publication économique et commerciale, qui parut de 1879 à 1938, et offre les renseignements les plus détaillés sur tous les aspects des échanges et productions de la Cochinchine.
L'ensemble comporte 78 tableaux dépliants (1 tableau dépliant du deuxième volume détaché).
Au CCF, seule la BnF possède une série regroupant plusieurs volumes, encore cette dernière n'est-elle pas continue.
Reliures en demi basane havane, dos lisses ornés de triples filets dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliures de l'époque.
Ensemble de 59 lettres manuscrites envoyées à sa famille représentant environ 180 pages en majorité in-8, la plupart écrites sur papier de deuil, parfois sur quelques en-têtes notamment du ministère de la Marine.
L'ensemble est contenu dans une boîte en pleine toile rouge moderne, pièce de titre noire.
Polytechnicien et officier d'artillerie de marine, Gustave Borgnis-Desbordes (1839-1900) est connu pour avoir conduit, de 1880 à 1883, trois colonnes expéditionnaires à travers le Haut-Sénégal et le Haut-Niger, ces opérations ayant permis la construction de plusieurs forts militaires, d'un chemin de fer et d'une ligne télégraphique de plus de sept cents kilomètres reliant Bakel (sur le Sénégal) à Bamako. Il servit ensuite au Tonkin (1884-85) en tant que colonel commandant l'artillerie du corps expéditionnaire. Il participa à plusieurs combats près de la frontière chinoise et dut remplacer le général de Négrier blessé à la bataille de Lang Son le 28 mars 1885. La retraite précipitée des troupes françaises, ordonnée par le colonel Herbinger, donna lieu à une controverse qui fit tomber le ministère Jules Ferry. Borgnis-Desbordes rédigea un rapport qui mettait en cause Herbinger, mais ce dernier bénéficia d'une ordonnance de non-lieu et Borgnis fut accusé de l'avoir calomnié. La présente correspondance, qui s'étend de janvier 1886 à août 1887, évoque l'affaire de Lang Son et la délicate situation dans laquelle il se trouvait : appuyé par les généraux Faidherbe, Brière de l'Isle et de Négrier, Borgnis-Desbordes avait contre lui les généraux d'artillerie Virgile et Dard. Malgré cela, il fut promu général de brigade le 25 juillet 1886. Les lettres évoquent les nombreuses visites qu'il fit à des amis, à des militaires ou à des relations dans la capitale, la recherche d'appuis éventuels, et contiennent des allusions à la vie politique, mentionnant Henri Rochefort, Louise Michel, Clemenceau, le général Boulanger… Sur les 59 lettres, 47 sont adressées à sa sœur Claire (épouse d'Henry Lethier, ingénieur des Ponts et Chaussées), 11 à son frère Ernest (1843-1925), polytechnicien, officier d'artillerie et futur général, et 1 à sa belle-sœur Emilie Lacœille, épouse d'Ernest. Elles sont presque toutes écrites de Paris; quelques-unes ne comportent pas de lieu et une lettre est écrite d'Auxerre (1er juillet 1886). Extraits : 1886. "Je mène une vie absurde. Je suis en habit noir tous les soirs. J'ai dîné hier dans une maison où se trouvaient M. Jules Ferry, Jules Réache, etc. Il y avait aussi Mme Jules Ferry, fort jolie femme dans une toilette charmante. Ce soir je dîne au café de la Paix… Mardi je dîne à Vincennes, mercredi je déjeune encore en ville, etc." (Paris, janvier 1886, à sa sœur). "J'ai vu mon ministre vendredi. Il m'a reçu en me disant : Eh bien ! mon cher colonel, vous voilà revenu de la comédie de St Malo. Puisque vous l'appelez ainsi avec raison, lui ai-je répondu, je n'ai plus rien à vous dire… " (Paris, 14 février, à sa sœur). "Au Sénégal, tout commence à aller mal; mes prédictions se réalisent : le désordre va augmenter, la situation va devenir inextricable. On a envoyé tout dernièrement un gouvemeur inintelligent et malhonnête; je crains qu'on ne pense à moi pour remettre en état les affaires militaires; je me cache, je fais le mort : je ne veux pas être sous les ordres de ce monsieur… Je ne sais pas ce qu'ils veulent faire à la Chambre; cela m'inquiète peu. Mon rapport me semble avoir fini d'occuper les gens. Tous depuis M. de Mun jusqu'à Clemenceau radotent; j'estime autant Baily et Camelinat que Baudry d'Asson ou Cassagnac. Tous ces gens-là sont stupides et méchants, ou ridicules et niais. Je me moque de ce qu'ils peuvent dire sur des affaires militaires dont ils ne sont pas susceptibles de parler…" (s.l.n.d., à sa sœur). "Je reviens de chez le général Faidherbe auquel il a bien fallu me recommander. C'est un appui fragile que j'ai là; le pauvre général souffre beaucoup en ce moment. Quoiqu'il en soit, il m'a promis de faire pour moi ce qu'il pourrait. Ce sera peu de choses, l'influence des deux hommes, Général Faidherbe et Amiral Aube, l'un sur l'autre, étant aussi grande que celle d'un missionnaire sur un musulman. Je suis, paraît-il, très vivement battu en brèche. On me trouve trop jeune de grade… Le général Brière de l'Isle se remue pour moi, mais il passe, lui aussi, pour le serviteur damné de J. Ferry, et par suite son intervention ne pourra m'être utile, je le crains du moins beaucoup. J'ai vu Dislère ce matin [Paul Dislère (1840-1928), son ancien camarade de promotion à l'Ecole Polytechnique, à l'époque directeur des Colonies au ministère de la Marine]… Il ne peut non plus changer le vent qui est décidément contre moi. Il devient de plus en plus clair que la politique s'en mêle…" (Paris, 22 mai, à sa sœur). "M. Herbinger vient de faire une dernière plaisanterie en mourant en ce moment. Je vais être traité d'assassin, sans aucun doute. Et il y aura bien quelque médecin pour expliquer qu'il est décédé à la suite d'actes d'héroïsme qui ont miné sa constitution. Et que le colonel Desbordes a été assez aveugle et assez niais pour ne pas le voir… Bien que cette mort, au moment actuel, soit fâcheuse pour moi, je suis d'avis que M. Herbinger a fait un acte très sensé en décampant pour l'autre monde. C'est ce qu'il avait de mieux à faire. Que Dieu ait son âme !" (Paris, 27 mai, à sa sœur). "Mon affaire continue à ne pas aller… Le général de Négrier a bien voulu faire une démarche pour moi auprès du chef du personnel, l'amiral Olry; il n'en a tiré aucune assurance. Le général Brière se remue tant qu'il peut, et d'autant plus qu'il considère ma nomination comme une sorte de compensation qui lui est due pour tous les ennuis et toutes les injures dont il est gratifié à cause de M. Herbinger. Mais il n'a pas, non plus, grand succès. Je sais que le général Faidherbe a plaidé ma cause auprès du ministre, mais également sans pouvoir obtenir une réponse… Ajoute à cela que les généraux d'artillerie Virgile et Dard travaillent contre moi, que Rochefort est un véritable spectre pour nos ministres, que Clemenceau ne peut pas être mon ami, que j'ai fait jouer toutes mes batteries, lesquelles sont représentées par mes généraux, mais que je n'ai pas de députés et de sénateurs dans mon sac…" (Paris, 1er juin, à sa sœur). "J'ai enfin vu ma nomination à l'Officiel. Il paraît qu'elle était signée depuis plus de huit jours. On attendait le moment qui serait le moins pénible à Mr Rochefort, Mademoiselle Louise Michel, et aux joumaux de droite et d'extrême gauche. Ils ont fait un mauvais calcul. L'expérience le prouvera. J'ai fait des visites aujourd'hui. Ça n'est pas amusant. J'ai vu l'amiral Peyron… Il m'a donné le conseil d'aller voir M. de Freycinet [président du Conseil et ministre des Affaires étrangères]… Il a été fort aimable avec moi… Je ne me suis payé qu'une petite malice. Il m'a parlé de la campagne du Tonkin, et il m'a félicité de ma bonne mine. Je lui ai répondu que la campagne du Tonkin était une expédition pour des jeunes filles. Il n'a pas insisté. Mais je suis certain qu'il a trouvé ce jugement un peu dur pour des gens qui ont fait de l'affaire du Tonkin un épouvantail…" (Paris, 26 juillet, à sa sœur). 1887. "Je ne sais pas encore officiellement où je suis envoyé en Inspection, mais d'après ce que j'ai entendu dire ce matin, je vais avoir à visiter la Réunion, Madagascar, la Nouvelle-Calédonie. C'est un voyage de plus de six mois, et moi qui déteste ce genre d'exercice, ça me fait un plaisir que je vous laisse à penser…" (Paris, 7 mai, à sa belle-sœur Emilie).
Édition originale de la traduction française établie par Auguste Jean-Baptiste Defauconpret (cf Brunet III, 555. Quérard IV, 230. Manque à Field.)
L'ouvrare est illustré de 20 jolies figures hors-texte gravées à l'aquatinte, dont 6 rehaussées à l'aquarelle et un plan replié, l''édition originale anglaise ne comportant que 13 aquatintes.
Reliures à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier sable, pièces de titre et de tomaison de chagrin rouge partiellement estompées, dos lisses ornés d'un fleuron central doré, quelques frottements sur les dos, coiffes supérieures un peu frottées, deux coins émoussés, entièrement non rogné, reliures de l'époque.
Agréable état intérieur.
Johnson était un officier britannique en Inde qui décida de prendre la route terrestre pour son retour en Angleterre. Son récit comporte de nombreuses observations sur la vie sociale, les coutumes, la religion et les costumes des peuples rencontrés.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Iconographie, ouvrage bien complet de ses 2 cartes dépliantes en fin de volume.
Envoi autographe signé de René Grousset : "A monsieur Benoist-Méchin en témoignage de profonde reconnaissance" accompagné de la signature manuscrite de Geneviève Grousset.
Nous joignons une lettre autographe signé d'une page de René Grousset adressée à Jacques Benoist-Méchin dans laquelle il remercie ce dernier pour ses interventions concernant son gendre et sa fille qu'il a sauvée.
Seconde éditions, en partie originales, des traductions française et hollandaise, le texte étant bilingue : hollandais et français enrichi de nombreux passages imprimés en langue malaise (cf Cordier, "Indosinica", 1385. Non cité par Quérard).
Reliure en demi chagrin marron chocolat, dos à quatre petit nerfs orné de filets et de pointillés dorés, mors fendus puis recollés, plats de papier peigné comportant des éraflures, gardes et contreplats de papier à la cuve, petits accrocs sur les coupes, reliure du XIXe siècle.
Auréoles sur les tous premiers et tous derniers feuillets de l'exemplaire.
La longue préface du traducteur (47 pp.) paraît ici pour la première fois. Les pp. 235 à 344 contiennent les exercices (textes originaux et traductions). "The first proof sheet of my Dictionary of the Malayan language was received from the printer on the 21st March, and the last on 11th October 1811. On the 24th of that month I corrected the first sheet of the Grammar, and both works were published in the early part of the following year. The impression was large, and, unfortunately for my labours, the extensive possessions conquered from the Dutch, where the Malayan is spoken, were gratuitously restored to them, and my sale contracted. Within these few years the Government of the Netherlands has done me the honour of causing translations of my Grammar and Dictionary, which has been hably executed by M. Elout fils, and to the politeness of M. Elout, minister for the colonies, I am indebted for copies of them". Cf. Marsden, Memoirs, pp. 143-144, cité par Cordier. L'orientaliste anglais William Marsden (Dublin 1754 - 1836) fut également directeur de la Compagnie des Indes et secrétaire du Conseil de l'Amirauté. C'est à la suite de son frère, agent de la Compagnie, que Marsden s'était rendu à Sumatra en 1771 ; il consacra ses loisirs d'administrateur à apprendre la langue du pays. "Après avoir passé à Sumatra huit années bien employées, il revint en Angleterre pour tâcher d'obtenir un poste plus lucratif (1779). Il n'y réussit pas d'abord, et s'occupa dans la retraite d'un travail géographique et historique sur l'île de Sumatra. Sir Josph Banks, dont il fit la connaissance vers cette époque, le mit en rapport avec quelques hommes éminents tels que Darlymple, Rennel, Maskelyne, Solander, Herschel. Il fut reçu peu après membre de la Société royale. Son Histoire de Sumatra, publiée en 1782, justifia cette distinction (…) Les principaux fruits de sa studieuse retaite furent une Grammaire et un Dictionnaire de la langue malaye, une excellente traduction des Voyages de Marco Polo (1817), avec un commentaire du plus grand prix, un catalogue de sa riche collection de médailles orientales et trois Essais, dont le plus important a pour objet les langues de la Polynésie" [Hoefer].
Édition originale ornée, en début de volume, d'un fac-similé dépliant (cf Cordier, Sinica, 1732).
Dos restauré à l'aide d'une pièce adhésive, petits manques marginaux sur les plats, quelques rousseurs.
Ces Exercices pratiques forment en réalité une réponse aux attaques personnelles et à deux articles de M. Pauthier insérés dans le Journal asiatique de Paris (n° 66 et 67 du tome XII).
Ils "sont la confirmation et la complément" de son précédent ouvrage intitulé "Examen critique de quelques pages de chinois relatives à l'Inde", traduites par M. G. Pauthier, accompagné de discussions grammaticales sur certaines règles de position qui, en chinois, jouent le même rôle que les inflexions dans les autres langues (1841).
Le frontispice lui-même est une charge contre Pauthier : on peut y lire, composée par Hyacinthe Bitchourin, sinologue russe, cette phrase définitive : "Savez-vous pourquoi M. Pauthier se trompe en traduisant du chinois? C'est qu'il a une fausse idée du mécanisme de cette langue, et qu'il s'efforce de suppléer à ce qui lui manque de connoissance, au moyen de ses conjectures".
Edition ornée de 23 illustrations originales en couleurs, d'ornements et d'une maquette de Kees Van Dongen, un des 250 exemplaires numérotés sur vélin à la forme, le nôtre non justifié.
Reliure en plein box vieux rose, dos lisse, premier plat ajouré laissant entr'apercevoir une reproduction de l'illustration de Kees Van Dongen page 37, second plat illustré, en son centre, d'une vignette reproduisant l'ornement figurant en bas de chaque page et dessiné par Kees Van Dongen, gardes et contreplats de daim gris, couvertures conservée, tête dorée, chemise à bandes et à rabats de box vieux rose, plats de papier gris, intérieur de papier blanc, étui bordé de box vieux rose, plats et intérieur de daim gris, bel ensemble signé de Florence Capart-Boré.
Quelques petites piqûres et rousseurs sans gravité.
Bel et rare exemplaire magnifiquement illustré par Kees Van Dongen.
Edition originale de la traduction française illustrée d'un portrait-frontispice et d'une carte dépliante du Béloutchistan et du Sindhy, ainsi que de quelques parties du Kotch, du Sedjistan, du Khoraçan, de la Perse (cf Quérard VII, 300.)
Traces d'ex-libris arrachés sur les contreplats des volumes.
Reliures en demi basane blonde, dos lisses ornés de filets et guirlandes dorés, pièces de titre et de tomaison de basane fauve, coiffe supérieure du second volume manquante, un petit manque sur la coiffe supérieure du premier volume, traces de frottements sur les dos, petits coins en vélin vert, plats de papier marbré, tranches mouchetées, reliures de l'époque,
Rare édition originale.
Dos et plats marginalement insolés.
Envoi autographe daté et signé de C Martin Saint-Léon au baron Hulot, secrétaire général de la Société de Géographie,en tête de la page de garde.
Le caractère et l'esprit des Vietnamiens du point de vue d'un Français.
Edition originale ; seulement deux exemplaires au CCF (Archives nationales, Arras).
Dos fendu et comportant des manques.
Bien complet des deux rapports successifs (du 1er février 1862 ; du 6 juin 1863).
Édition originale.
Reliure demi-chagrin bleu, dos à quatre fins nerfs orné de caissons à froid décorés de fleurons dorés, encadrements de filets à froid sur les plats de percaline indigo, plats larginalement salis en pieds, gardes et contreplats de papier marron, ex-libris moderne encollé sur un contreplat, reliure de l'époque,
Quelques petites rousseurs, une tache d'encre noire sur la tranche sans affecter aucunement le texte.
Première édition complète, constituant le vol. 15 des Archives d'études orientales publiées par J.-A. Lundell (9 exemplaires au CCFr, dont 1 à Lyon et 8 à Paris).
L'ouvrage était à l'origine une thèse de doctorat soutenue en 1915, augmentée de suppléments parus en livraison jusqu'en 1926.
Reliure de l'éditeur en demi percaline bleue, dos lisse comportant de petits frottements, titres argentés au dos, plats de cartonnage marron, cachets chinois à l'encre rouge sur les pages de titre et de faux-titre, coins émoussés.
Quelque petits manques de papier angulaires pp. 241, 243 et 707, sans perte de texte.
Nouvelle édition illustrée de nombreuses gravures dans le texte : plantes, animaux, partitions de musique, figures géométriques, appareils électriques, objets divers, etc.
Le tableau de la p. 1323 représente la classification périodique des éléments ; la figure de la p. 1483 montre le parcours des rayons lumineux traversant des lentilles.
Relure de l'éditeur en demi percaline noire, titre au dos en caractères chinois, plats de cartonnage sable marginalement salis, coins émoussés, gardes partiellement ombrées.
Le Cihai, ou "Mer des mots", est un dictionnaire encyclopédique chinois dont les travaux commencèrent en 1915 et qui fut publié pour la première fois en 1936.
Quatrième édition de la traduction française (cf Cordier, Sinica, 1696)
Texte bilingue chinois-français. On joint un feuillet volant de Corrigenda (1 p. in-12).Chang-Hai, Imprimerie de la mission catholique, Orphelinat de T'ou-Sè-Wè, 1906,
Reliure en demi percaline violine à coins, dos lisse orné de doubles filets dorés, plats de toile noire, petites éraflures sans gravité sur les plats, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
La première édition française parut en 1887 : il s'agissait d'une adaptation d'un guide de conversation destiné à des Japonais étudiant le chinois à Pékin.
Le succès répondit à son caractère pratique, puisque d'autres éditions virent le jour en 1893, 1901, 1906 et 1919.
La présente édition comprend 4 parties : 1. Formules de conversation qu'il faut savoir. - 2. Mandarins et marchands parlant de leurs affaires. - 3. Style ordinaire des commandements. - 4. Dialogues entre mandarins. Le Jésuite Henri Boucher (1857-1939), traducteur, fut missionnaire successivement au Kiang-Nan et au Japon.
Ex-libris manuscrit moderne "Jean-Marien Blondet" en tête d'une garde.
Edition originale, en librairie, et augmentée de la traduction française établie par G. Pauthier. (cf Cordier, "Sinica", 1399-1340.)
Une partie de l'ouvrage avait d'abord paru en 1832 dans la "Revue Encyclopédique" de mai-juin, et avait fait l'objet d'un tirage à part de 23 pages.
Le texte est traduit en français avec une version latine et le texte chinois en regard.
Les caractères chinois ont été réalisés avec les types chinois mobiles gravés sur poinçons d'acier et fondus par Marcellin-Legrand, graveur de l'Imprimerie royale.
Un manque angulaire en pied du second plat qui a necessité une légère restauration sur la dernière page du volume, petites déchirures sans gravité en tête et en pied du dos.
Très rare ensemble regroupant, en éditions originales, des tirés à part consistant en des communications et des recensions données dans le Journal des savants ou dans le Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient.
Reliure à la bradel en demi percaline vert bouteille, dos lisse orné d'un fleuron central doré, double filet doré en queue, pièce de titre chagrin rouge, plats de papier à la cuve, quelques couvertures des fascicules conservées, reliure moderne signée Boichot.
La plupart des fascicules sont de l'indianiste Auguste Barth (1834-1916), l'un des fondateurs de l'Ecole française d'Extrême-Orient, créateur par ailleurs de l'épigraphie indochinoise à partir de l'étude des inscriptions sanscrites du Cambodge, et spécialiste des religions indiennes.
Notre ensemble se présente ainsi
I. Die Religion des Veda, von Hermann Oldenberg. Berlin, Wilhelm Hertz, 1894 (septembre 1896, 55 pp.).
II. Le Pèlerin chinois I-Tsing. Edouard Chavannes : Voyages des pèlerins bouddhistes (...). Paris, Ernest Leroux, 1894 (novembre 1898, 52 pp.).
III. Le Mahavastu, texte sanscrit publié pour la première fois et accompagné d'introductions et d'un commentaire, par E. Senart. 1882-1897 (octobre 1899, 41 pp.).
IV. Grundriss der indo-arischen Philologie und Altertumskunde, herausgegeben von Georg Bühler. Strasbourg, Karl-J. Trübner, 12 fascicules publiés de 1896 à 1899 (septembre 1900, 82 pp.).
V. Le Cambodge. Le Royaume actuel, par Etienne Aymonier, Paris, Ernest Leroux, 1900 (août 1901, 17 pp.).
VI. Kaccayana's Pali grammar, by Satis Chandra Acharya Vidyabhusana, London et Calcutta, 1901 (octobre 1902, 16 pp.).
VII. Lunet de Lajonquière, Inventaire descriptif des monuments du Cambodge, Paris, Imprimerie nationale, E. Leroux éditeur, 1902 (juillet 1903, 4 pp.).
VIII. De l'Origine et de la propagation des fables. Francesco Ribezzo : Nuovi studi sulla origine e la propagazione delle favole indo-elleniche comunemente dette esopiche. Napoli, Franscesco Giannini, 1901 (janvier 1904, 29 pp.).
IX. L'Ecole française d'extrême-Orient (Hanoï, Imprimerie F.-H. Schneider, s.d. [1900], 11 pp.).
X. Stèle de Vat Phou, près de Bassac (Laos) (1902, 2 ff. n. ch., 6 pp., une planche dépliante).
XI. Les Doublets de la stèle de Say-Fong. Lettre au directeur de l'Ecole française d'Extrâme-Orient (1903, 7 pp.).
XII. FOUCHER (Alfred) : Rapport au gouverneur général de l'Indo-Chine sur les travaux de l'Ecole française d'Extrême-Orient pendant l'année 1901 (1902, 10 pp.). - XIII. LEVI (Sylvain) : Notes chinoises sur l'Inde (1902, 2 ff. n. ch., 10 pp.).
XIV. et XV. FINOT (Louis) : Notes d'épigraphie (s.d. [1902], et 1903, 36 pp., un f. n. ch. d'erratum et 4 planches en photogravure).
XVI. SPECHT (Edouard) : Du Déchiffrement des monnaies sindo-ephthalites (Paris, Imprimerie Nationale, 1901, 43 pp.).
La plupart des opuscules sont enrichis d'un envoi autographe signé des auteurs au Père Boyer.
Edition originale pour chacun des volumes.
Aucun exemplaire de cette série au CCF.
Reliures en demi basane vert bouteille ou noire, dos lisses ornés de doubles filets dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné ou à la cuve, reliure de l'époque pour le premier volume.
Quelques frottements aux coiffes des deux premiers volumes.
I. Procès-verbal de la vingt-sixième [- trente-neuvième] réunion du 18 janvier 1932 [26 octobre 1932] : 6 pp., 7 pp., 9 pp., 11 pp., 5 pp., 3 pp., 3 pp., 4 pp., 2 pp., 6 pp., 9 pp., 4 pp., 3 pp., 4 pp. II. Procès-verbal de la quarantième [quarante-huitième] réunion du 7 février 1933 [21 décembre 1933] : 8 pp., 4 pp., 4 pp., 6 pp., 11 pp., 4 pp.,3 pp., 4 pp., 4 pp. III. Procès-verbal de la quarante-neuvième [quatre-vingt-sixième] réunion du 18 janvier 1934 [23 décembre 1935] : 4 pp., 6 pp., 8 pp., 4 pp., 4 pp., 5 pp., 6 pp., 11 pp., 6 pp., 2 pp., 5 pp., 4 pp., 7 pp., 8 pp., 3 pp., 4 pp., 7 pp., 2 pp., 6 pp., 5 pp., 27 pp., 12 pp., 5 pp., 7 pp., 8 pp., 11 pp., 6 pp., 6 pp., 5 pp., 9 pp., 8 pp., 6 pp., 8 pp., 2 pp., 2 pp., 4 pp., 3 pp., 8 pp. IV. Procès-verbal de la quatre-vingt-septième [cent-quatorzième] réunion du 7 janvier 1936 [29 décembre 1936] : 4 pp., 4 pp., 3 pp., 7 pp., 5 pp., 4 pp., 4 pp., 3 pp., 10 pp., 6 pp., 3 pp., 2 pp., 6 pp., 5 pp., 2 pp., 2 pp., 3 pp., 5 pp., 5 pp., 5 pp., 2 pp., 4 pp., 4 pp., 2 pp., 4 pp., 4 pp., 3 pp., 2 pp.
Edition originale, sans les volumes III à V, qui paraîtront ultérieurement et de manière posthume (en 1957).
Tome I : L'énergie (points, méridiens, circulation). orné de 100 illustrations, dont 44 en deux couleurs.
Tome II : Le maniement de l'énergie avec 17 illustrations.
Le diplomate et sinologue George Soulié de Morant (1878-1955) fut, à partir de 1929, l'introducteur de la pratique réelle de l'acupuncture en France, au milieu de mille difficultés suscitées par les milieux académiques.
Gardes légèrement et marginalement salies, deux déchirures recollées en tête et en pied du dos du second volume, sinon agréable ensemble.
Exemplaire de Maurice Peyrache, avec cachets humides sur les gardes.
Très rare édition originale illustrée de 2 cartes dépliantes hors-texte.
Deux manques en tête et en pied du dos, agréable état intérieur.
L'ouvrage a été composé avec la collaboration du docteur Mougeot.
Edition originale imprimée à 500 exemplaires numérotés sur arches et ornée de 48 illustrations en noir dans le texte ainsi que de 32 planches hors-texte d'après des dessins de Iacovleff, tirées en bistre et noir. Magnifique album, composé sous la direction de Jacques de Brunhoff avec la collaboration de Sergueï Grigorievitch Elisseeff (1889-1975).
C'est en 1917 que le peintre russe Aleksander Evgenevitch Iacovleff (1887-1938) passa six mois dans l'île japonaise d'Izu Oshima, après un séjour en Chine ; il ne reviendra jamais en Russie où les Soviets prirent le pouvoir cette même année, mais émigra en France. C'est là que se déroula l'essentiel de sa carrière (il sera le peintre officiel de la Croisière noire, puis de la Croisière jaune). Son intérêt pour l'Extrême-Orient se manifesta dans plusieurs albums illustrés (Dessins et peintures d'Extrême-Orient en 1920 ; Le Théâtre chinois en 1922 ; enfin, cet ouvrage).
Petits manques en tête et en pied du dos, une déchirure restaurée en tête du dos, petites déchirures et taches en sur le second plat, dernière garde légèrement et partiellement ombrée et comportant de petites rousseurs marginales, agréable exemplaire.
Edition originale imprimée à très petit nombre de ce tiré à part de la Revue archéologique et illustrée de 12 figures dans le texte et 3 planches hors-texte ; seulement deux exemplaires au CCF (Quai d'Orsay et Strasbourg).
Reliure à la bradel en demi percaline vert olive, dos lisse, pièce de titre de chagrin rouge, plats de papier caillouté, couvertures de livraison conservées, reliure de l'époque.
L'architecte du ministère des Affaires étrangères Christophe-Edouard Mauss (1829-1914) avait été chargé de plusieurs missions archéologiques en Orient (Salonique, Smyrne, Alexandrie), avant d'être envoyé par le gouvernement français à Jérusalem (1862-1874) pour restaurer l'église Sainte-Anne. Il se passionna également pour la métrologie ancienne, sur laquelle il composa plusieurs monographies.
Du même auteur, ont été reliés à la suite :
Edition originale de la traduction française ornée de deux planches dépliantes hors-texte.
Il s'agit d'une traduction abrégée (mais pour une fois, c'est signalé) du grand ouvrage Reise durch Sibirien, publié à Göttingen en 1751-1752 et qui comprend 4 volumes in-4 et une abondante iconographie. Il s'agit du compte-rendu d'une grande expédition scientifique en Sibérie qui dura de juillet 1733 à février 1743. Johann Georg Gmelin (1709-1755) occupait la chaire de chimie et d'histoire naturelle à l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg.
En dépit du chiffrage aberrant du second volume, il n'y a aucun manque.
Reliures en plein veau fauve marbré, dos lisses ornés de caissons décorés de motifs dorés s'estompant, pièces de titre et de tomaison de veau rouge, roulettes dorées sur les coiffes, gardes et contreplats de papeir à la cuve, filets dorés sur les coupes, tranches marbrées, coins quelque peu émoussés, reliures de l'époque.
Quelques petites rousseurs.
Vignettes ex-libris armoriées du XVIIIe siècle, avec mention manuscrite "Longeville".
Edition originale de cette continuation de la série des Lettres édifiantes et curieuses : elle relate ce qui s'est passé depuis 1767 dans les missions dirigées par la Société des M.E.P. au Sichuan, au Tonkin, en Cochinchine, dans le Siam et sur la côte de Coromandel. (cf Cordier, Sinica, II, 953-957. Cordier, Indosinica, III, 1970-1978. Sabin 40704.)
Reliures en pleine basane fauve granitée, dos lisses ornés de guirlandes, filets et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison maroquin cerise, roulettes dorées sur les coiffes, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, lierés sur les coupes, tranches jaunes, reliures de l'époque.
Dos légèrement insolés, coiffes supérieures arasées, quelques frottements les dos et les plats qui comportent, pour certains, des manques de papier, coins abîmés, rares rousseurs, agréable état intérieur.
Rare édition originale bien complète de ses 17 planches hors texte, dont 2 cartes, 2 fac similés en couleurs de vue et plan japonais (vue de Yedo, plan de Nagasaki) et 13 fac-similés en couleurs de dessins d'histoire naturelle. (cf Cordier, Japonica, 549 et Sinica, 2128. Numa Broc, Asie, 89-90.)
Quelques petites rousseurs sans gravité, une très claire auréole sur les derrniers feuillets, petites restaurations aux versos des fac similés.
Reliure en demi chagrin vert, dos légèrement éclairci à nerfs sertis de filets dorés et orné de doubles caissons dorés et décorés, encadrement d'un filet à froid sur les plats de papier marbré, plats légèrement salis, gardes et contreplats de papier peigné, tranches peignées, reliure de l'époque,
Diplomate de carrière, Charles de Chassiron (1818-1871) fit partie de la mission diplomatique du baron Gros au Japon en 1858. Il embarqua avec les autres membres de la mission à Changaï le 6 septembre 1858 sur la corvette Laplace, arriva à Shimoda le 14 à 10 heures du matin, en repartit dans la nuit du 19 septembre, débarqua à Edo (Tokyo) le 26, y séjourna jusqu'au 12 octobre, et quitta le pays le 22 octobre par Nagasaki.
Les Notes de Chassiron sont une transcription presque littérale du journal qu'il a tenu durant son séjour ; en appendice se trouve le texte du traité franco-japonais signé le 9 octobre. Son journal de voyage représente donc un jalon important dans l'histoire des relations franco-japonaises : surtout celles qui concernent Edo, valent par leur souci de prudence, de précision et de probité. Tout au long du texte de Chassiron, se manifeste une tension entre la prudence inquiète du diplomate désorienté et les observations d'un voyageur que fascinent l'ordre social et l'avance du Japon dans les arts industriels. Les Français demeurent plus perplexes que les Britanniques devant la réalité nippone mais se laissent charmer par elle et rapportent avec l'image d'un Japon féodal fondé sur l'espionnage, celle d'un Japon artiste. (Cf. Numa Broc).
Edition collective, l'ouvrage réunissant en un seul volume la Grammaire de la langue annamite, parue en 1864, et le Vocabulaire, donné dès 1861. (cf Cordier Indosinica IV, 2297.)
Dos restauré présentant de petits manques en tête et en pied, quelques rousseurs intérieures.
Marin et orientaliste, le capitaine de frégate Gabriel Aubaret (1825-1894) fut le premier consul de France à Bangkok en 1863, mais sa vraie mission était de mener avec la Cour impériale de Hué des négociations pour la cession à la France des provinces de la Cochinchine. Le 21 juin 1864, Aubaret signa à Hué un nouveau traité selon les termes souhaitées par la cour d'Annam. Les trois provinces orientales sont rétrocédées à la cour de Hué en échange d'un protectorat sur les six provinces de la Cochinchine. La suzeraineté de l'Empereur est affirmée dans le traité mais une clause précise que cela n'entraîne aucune idée de vassalité.
Edition originale illustrée, en frontispice, d'un portrait de l'Empereur d'Annam.
Reliure en plein cartonnage souple, plats de papier oeil-de-chat, dos lisse et muet de toile noire, couvertures doublées et mauvais état conservées, reliure moderne.
Désiré Lacroix était capitaine d'artillerie de marine.
Agréable et rare exemplaire incomplet de son atlas contenant 40 planches.
Edition originale illustrée de 39 planches gravées à l'aquatinte dont 37 coloriées à la main (cf Atabey, 624. Hage-Chahine, 2388.)
Finement gravées et coloriées, les illustrations évoquent le dessin des miniatures persanes : portraits (Fath Ali Chah, Abbas 1er, Nadir Chah), personnages en costumes (femmes persanes, esclave et eunuque du Sérail, cavalier persan…), vues et monuments anciens (Téhéran, ruines de Persépolis), scènes de la vie quotidienne (repas persan, divertissements d'un village, maître d'écriture et son élève, persans en prière…), instruments de musique, etc.
Reliures en demi chagrin vert foncé, dos lisses ornés de doubles filets dorés, frises dorées en têtes et en queues, plats de papier oeil-de-chat comportant quelques traces d'usures marginales, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures légèrement postérieures.
Quelques rousseurs, frontispice du tome 4 restauré, trace d'ex-libris décollé sur un contreplat du premier volume.
L'orientaliste Amable Louis Marie Michel Bréchillet-Jourdain, dit Jourdain (1788-1818), fut l'élève de Sylvestre de Sacy avant de devenir secrétaire adjoint à l'Ecole des Langues orientales vivantes. Il étudia le persan et l'arabe et fut secrétaire au ministère des Affaires étrangères. . Rare exemplaire.
Édition originale de la traduction française illustrée d'un portrait-frontispice lithographié, de 6 planches gravées par Ambroise Tardieu, et d'une grande carte dépliante, le tout hors-texte (cf Schwab, p.48, n° 360.)
Quelques rousseurs affectant principalement les débuts et fins des volumes, agréable exemplaire joliment établi.
Reliures en demi chagrin aubergine, dos éclaircis à cinq nerfs ornés de filets noirs et de fleurons dorés, dates dorées en queues, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, tranches peigne jaspées, quelques épidermures, reliures de l'époque.
L'originale, A History of Persia, était parue en 1815.
Important ouvrage sur la Perse pour lequel l'auteur a "consulté avec soin tous les auteurs européens de quelque considération qui ont écrit sur l'histoire et la littérature des peuples orientaux", et a pris des renseignements auprès des spécialistes et ambassadeurs divers.
Ecossais entré au service de la Compagnie des Indes, John Malcolm (1769-1833) avait lui-même dirigé deux missions en Perse, secondé par des officiers de valeur comme les capitaines Grant et Christie, le lieutenant Pottinger, le major Pasley, les capitaines Frédéric et Josias Stewart, John Briggs, John M'Donald Kinnier, Messieurs Henry Ellis, Andrew Jukes etc.
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur pur fil du Marais, seuls grands papiers avec quelques hors commerce.
Bel exemplaire.
Édition originale ornée de 3 planches hors-texte (cf Rodrigues 1357. Borba de Moraes I, 381. Voir INED 2496 pour l'édition de 1774.)
Les planches représentent : Brama, dieu des Indiens. - Vue d'une tour de pagode. - Homme qui fait danser les serpents.
Reliure en demi veau fauve marbré à petits coins de vélin, dos à cinq nerfs orné de doubles filets dorés, pièce de titre de veau marron, plats recouverts de papier marbré, tranches mouchetées de rouge, reliure moderne.
Côte de Coromandel, établissements commerciaux européens, places militaires, religion des Indiens, médecine, anatomie, système des castes, politesse des Indiens, habillement, habitations, jardins, nourriture (et sobriété) des Indiens, rites nuptiaux, obsèques, morale des Indiens, faune, flore, etc...
Les pages 3 à 21 concernent le Brésil. L'auteur a fait escale à l'Ile Bourbon (pp. 25 à 27).
Provenance : de la bibliothèque Breitenbauch, avec son ex-libris armoriée encollé sur un contreplat.
Agréable exemplaire.
Nouvelle édition, devant servir de complément aux divers recueils de Lettres édifiantes (cf Backer & Sommervogel II, 1075. Cordier, Japonica, 424)
Quelques rousseurs, petites éraflures et léger manques de papier sur les plats.
Reliures en demi veau gris, dos lisses ornés d'arabesques romantiques estampées à froid ainsi que de filets dorés, frises dorées en queues, petits coins de vélin vert, plats de papier à motifs géométriques, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliures romantiques de l'époque.
Première réédition de l'Histoire de l'établissement, des progrès et de la décadence du christianisme dans l'Empire du Japon, qui était originellement parue en 1715 en trois volumes in-12. L'édition de Louvain (1828-1829) est une contrefaçon belge, postérieure à notre sortie.
Il s'agit du tout premier ouvrage du Jésuite Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761), composé sur pièces (particulièrement sur Crasset et Daniele Bartoli) avant ses voyages personnels en Amérique du Nord. Il ne faut pas le confondre avec son Histoire et description générale du Japon (1736, 2 vol. in-4).
Exemplaire joliment établi en reliure romantique de l'époque.
Edition originale de la traduction française, un des 1000 exemplaires numérotés sur chiffon d'annonay, seuls grands papiers.
Ouvrage illustré de nombreuses photographies. Préface de Maurice Herzog. Avant-propos du duc d'Edimbourg.
Reliure de l'éditeur en plein cartonnage souple. Etui manquant, dos insolé comportant de petites déchirures en tête et en pied.
Rare et bel envoi autographe daté et signé du général John Hunt : "A M. Robert Moch vous témoignant notre reconnaissance de nous avoir préparé la trace jusqu'au sommet du signal de l'Iséran le 3 janvier - et pour vous exprimer nos regrets de ne pas l'avoir suivie ! John Hunt 7/1/54."
Notre exemplaire est enrichi de la signature manuscrite d'Edmund Hillary en dessous de l'envoi autographe.
Seconde édition, revue et corrigée ornée d'illustrations dans le texte (dont un portrait de l'auteur et deux pavillons en couleurs) et d'un tableau dépliant hors-texte en fin de volume.
Quelques petites rousseurs, traces de papier adhésif en têtes et en pieds des gardes légèrement salies.
Le "triple démisme" désigne "les trois principes du peuple" (démocratie libérale, nationalisme, justice sociale) élaborés par le révolutionnaire Sun Ya-Tsen dès 1912, et exposés dans de nombreuses conférences publiques dans les années 1920.
Aucun des termes ne recouvre en fait la signification qu'il possède en Occident, et ces principes continuèrent d'influencer la politique chinoise en dépit de l'adoption officielle du marxisme-léninisme.
Édition originale (cf. Cordier, "Sinica", 1610.)
Reliure de l'éditeur en pleine percaline verte, dos lisse, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées de rouge, décors en partie effacés sur le dos et les plats.
Quelques annotations au crayon de papier, essentiellement en fin de volume.
C'est la version de poche du "Chinese and English Vocabulary" de George Carter Stent, publié pour la première fois à Shanghai en 1871 (3e éd. en 1898). Agréable exemplaire.
Deuxième édition, publiée la même année que l'originale et illustrée d'1 carte dépliante en couleurs en début du premier volume (cf. Cordier, Sinica, 2120. Caillet, 5293. Numa Broc, Asie, 247-249.)
Déchirures sur un mors du premier volume, dos du deuxième volume fendu avec des manques, une déchirure sans manque page 407 du tome 2.
Précieux exemplaire, portant la signature "G. Rocquemaurel" sur les pages de titre.
Il s'agit de Louis François Gaston Marie Auguste de Rocquemaurel (Toulouse, 1804 - 1878), ancien élève de l'École polytechnique, second de Dumont d'Urville comme lieutenant de vaisseau sur l'Astrolabe lors du voyage au Pôle sud et dans l'Océanie (1837-1840).
Devenu capitaine de vaisseau en 1848, il fut affecté, de 1850 à 1854, à la station navale française en Indochine.
Edition originale illustrée, en fin de volume, de 28 planches hors-texte d'idéogrammes chinois (cf. Cordier, Sinica, 1735-36. Backer & Sommervogel II, 1168 (2).
La table des planches en indique 27, Backer 29 et nous en avons 28, alors que la plupart des exemplaires en annoncent effectivement 27.
Reliure en demi veau fauve, dos lisse orné de doubles filets et de fleurons dorés, plats de cartonnage marron moucheté, tête mouchetée, reliure moderne. En tout cas, c'est l'unique édition d'un ouvrage parfaitement informé sur les origines idéogrammatiques des caractères chinois et qui contredit ainsi la thèse de l'orientaliste anglais Needham sur l'analogie entre écriture chinoise et hiéroglyphes égyptiens trouvés sur un buste d'Isis acheté à Turin.
Pierre-Martial Cibot (1727-1780), entré dans la Compagnie de Jésus en 1743, fut à sa demande envoyé à la Chine en 1758, et travailla essentiellement comme fontainier et jardinier dans le Palais de Qianlong.
Ses travaux portèrent essentiellement sur la botanique.
Agréable exemplaire.
Edition originale sur papier courant.
Dos très légèrement insolé sans gravité.
Rare envoi autographe signé de Fereydoun Hoveyda à Henri Brunet.
Nouvelle édition, postérieure de deux mois à l'originale.
Bel exemplaire complet de sa jaquette illustrée.
Quelques repères de lecture (pages cornées) et annotations au crayon de papier par le dédicataire.
Envoi autographe signé de François Cheng à un couple d'amis prénommés Claudine et Noël enrichi d'un idéogramme chinois.
Edition originale de la traduction française, un des 34 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Bel et rare exemplaire.
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur hollande, seuls grands papiers.
Reliure à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier à motifs décoratifs rouge et or, dos lisse, discrètes restaurations aux mors et coiffes, pièce de titre de chagrin marron avec une infime restauration, gardes et contreplats de papier bleu à motifs dorés, couvertures et dos salis conservés, tête dorée sur témoins, reliure de l'époque signée Desnaux.
Exceptionnel et précieux envoi autographe signé de Claude Farrère : "Pour Max-Anély que j'admire et pour mon ami Segalen. Claude Farrère."
Nouvelle édition.
Reliure à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier marbré, dos lisse comportant habilement restauré, pièce de titre de chagrin marron discrètement restaurée sur un côté, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, reliure strictement de l'époque attribuée à Georges Desnaux.
Exceptionnel envoi autographe signé monté sur onglet d'Auguste Gilbert de Voisins à son célèbre ami écrivain et compagnon de route sur les chemins et les fleuves chinois : "à Victor Segalen pour le remercier de m'avoir parlé de l'Orient. AGilbert de Voisins."
Edition originale, un des 170 exemplaires numérotés sur pur fil.
Un très léger accroc sans manque sur le second plat de la double couverture.
Agréable exemplaire sous double couverture.
Edition originale, un des 170 exemplaires numérotés sur pur fil.
Agréable exemplaire sous double couverture.
Edition originale de la traduction française, un des 230 exemplaires numérotés sur alfa.
Préface de Romain Rolland.
Bel exemplaire au dos éclairci comme généralement.
Deuxième édition, l'édition originale datant de 1920.
Reliure en demi basane marron, dos à quatre faux nerfs orné de filets à froid, frottements sur le dos, plats de toile cartonnée beige, gardes et contreplats de papier à la cuve, première couverture conservée, reliure de l'époque.
Ce manuel du Jésuite Léon Wieger (1856-1933) constitue un utile vade-mecum.
Quatrième édition reproduisant à peu de détails près, la troisième édition de 1916.
Reliure en demi basane fauve, dos à cinq nerfs orné de filets à froid, pièce de titre de chagrin cerise, quelques petits frottements sur le dos, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marbré, tranches mouchetées, couvertures conservées, reliure de l'époque.
L'ouvrage est capital pour l'évolution graphique et lexicologique des sinogrammes.
Il est parfaitement injuste, comme on l'a fait pendant plus de cinquante ans, de minimiser le rôle et l'apport du Jésuite Léon Wieger (1856-1933) à la sinologie, où son travail a été capital en dépit de l'étroitesse de ses opinions religieuses ou philosophiques, sur lesquelles on a trop insisté.
C'est notamment dans le domaine philologique, de la connaissance et de l'histoire de la formation des caractères que ses ouvrages et ses méthodes présentent encore le plus d'intérêt, et jusqu'au niveau pédagogique.
Ex-libris à la plume en tête d'une garde marbrée.
Rare et agréable exemplaire.
Edition originale de cette affiche in-folio signée "Phelypeaux", imprimée d'un seul côté et sur deux colonnes.
Rare et agréable exemplaire en dépit de traces de pliures centrales.
Edition originale de la traduction française établie par Edouard Chavannes qui consiste en un extrait du Journal of the Peking oriental society.
Reliure à la bradel en pleine percaline grise, dos lisse orné d'un fleuron doré, double filet doré en queue, pièce de titre de chagrin cerise comportant des éraflures, gardes partiellement ombrées, reliure de l'époque.
Quelques petites rousseurs.
Première publication érudite du traducteur pour ce traité qui forme le vingt-huitième chapitre des célèbres Mémoires historiques (Shiji) du premier véritable historien chinois, Sima Qian (145-86 avant notre ère).
Ils constituent la première somme systématique de l'histoire de la Chine, qui a servi de modèle à toutes les annales dynastiques suivantes.
Le grand sinologue Edouard Chavannes (1865-1918), qui vécut en Chine de 1889 à 1893, fut au demeurant le premier à entreprendre une traduction complète du Shiji (cinq volumes parus de 1895 et 1905, qui ne couvrirent malheureusement que 47 des 130 parties de l'oeuvre chinoise.
Envoi autographe signé d'Edouard Chavannes à Georges Cogordan (1849-1904), qui remplit les fonctions de ministre plénipotentiaire de la France à Pékin de 1885 à 1894.
Très rare ouvrage de piété pour lequel il a été impossible de trouver des renseignements.
Pas dans Hage Chahine, ni Blackmer, ni Attabey.
Reliure en pleine basane brune, dos à quatre nerfs soulignés de liserés dorés et orné de caissons dorés richemetn décorés, pièce de titre de basane marron, reliure de l'époque.
Quelques restaurations sur les dos et les mors, piqûres sur les tranches.
Rare édition originale illustrée de 5 planches gravées sur cuivre hors-texte, dont 2 dépliantes (cf. Barbier II, 302. Schwab, 517. Hage Chahine, 4320. Wilson, 200. Manque à Blackmer et Atabey.)
Notre exemplaire est incomplet des 2 feuillets de dédicace à Rouillié qui font souvent défaut, resuarations sur les mors et un coin, ex-libris lanuscrit sur la page de titre.
Reliure en plein veau fauve granité, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés et décorés de fleurons dorés, pièce de titre de veau noisette, liserés dorés sur les coupes en partie effacés, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
François Sanson, missionnaire apostolique zélé, voyageur infatigable et fin diplomate arrive en Perse en 1683, apprend l'arménien, le turc et le persan en voyageant dans le royaume pour "consoler les chrétiens qui y habitent".
Il s'intéresse à tout, "mœurs… situation… antiquités", des contrées qu'il traverse, et finit par avoir les entrées au Palais qui ne sont accordées qu'aux grands seigneurs de Perse", assistant à toutes les audiences et participant à tous les festins.
Il séjourne trois ans près de Soliman, avant de rentrer en France, apportant à Louis XIV un message personnel du "roi" de Perse.
Provenance : Exemplaire du critique littéraire Emile Faguet (1847-1916), avec vignette ex-libris contrecollée sur le contreplat.
Edition originale pour chacun des fascicules qui sont présentés déreliés.
On Joint : "Supplément au Précis justificatif de la société commerciale de la nouvelle Compagnie des Indes. Pour servir de réponse aux inculpations contenues dans le rapport fait à la Convention nationale, le 3 août 1793". imprimé à Paris chez Lottin aussi en 1793, (in-4 de 14 pp) et également dérelié, imprimé à deux colonnes, l'une pour les "inculpations" l'autre pour les "réponses" sur papier bleuté.
Ce sont des réfutations des allégations dirigées contre la Compagnie des Indes, constituée en France par Colbert en 1664 et dont le privilège avait été supprimé le 3 avril 1790.
Pendant la Terreur la Compagnie des Indes fut soupçonnée d'activités contre-révolutionnaires et la Convention décréta le 26 juillet 1793 l'apposition des scellés sur ses bâtiments.
Un deuxième décret du 11 octobre 1793 supprimera la Compagnie des Indes et réquisitionnera les marchandises et les navires.
Rare édition originale.
Aucun exemplaire au CCF.
Quelques déchirures et manques marginaux sur les plats.
C'est en 1838 que s'était ouvert à Philadelphie le "Chinese Museum", au premier niveau du Musée de Charles Willson Peale, sur la base des objets rapportés de Chine par le négociant quaker Nathan Dunn (1782-1844), revenu d'un long séjour commercial à Canton (1818-1832).
L'ensemble de cette collection fut montrée également à Londres en 1842, puis, après la mort de Dunn, en 1851, la seconde fois avec beaucoup moins de succès.
Le sort des objets qui la composaient demeure obscur, mais elle fut victime de son succès et semble avoir été à la fois pillée par des amateurs peu scrupuleux et dispersée aux enchères.
Edition originale de la traduction française de cette relation parue originellement sous le titre : "An Account of the Island of Ceylon" à Londres en 1803 (cf. Boucher de La Richarderie, V, 135. Brunet, IV, 490 et Quérard, VII, 43 citent une édition de Dentu, 1804.)
Reliures en pleine basane racinée, dos lisses ornés de caissons dorés avec des motifs dorés, pièces de titre de maroquin rouge, pièces de tomaison de basane verte, roulettes dorées en partie estompées sur les coiffes, mors fragiles, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollés sur les contreplats, filets dorés sur les coupes, tranches mouchetées, reliures de l'époque.
Reliures frottées, petits manques en pieds des mors, quelques légères rousseurs.
Notre exemplaire est bien complet de ses 4 cartes et plans dépliants hors-texte : carte de l'île de Ceylan, plan du port de Trinquemale, carte de la pêche des perles, plan du port de Colombo.
Officier anglais, Robert Percival (1765-1826) participa, en 1796, à la prise du Cap de Bonne-Espérance occupé alors par les Hollandais.
L'année suivante, il fut envoyé à Ceylan avec les troupes britanniques et y effectua un séjour de plus de trois ans, ce qui lui permit de visiter presque toutes les côtes ainsi que l'intérieur du pays. Il fit aussi partie d'une ambassade envoyée au souverain naturel de l'île.
Sa relation contient un panorama complet de l'île de Ceylan à la fin du XVIIIe siècle : histoire, géographie, ressources naturelles, agriculture, commerce, institutions civiles et militaires, mœurs et coutumes des Hollandais, des Portugais, des Malais et des Cingalais, faune et flore, etc.
Provenance : de la bibliothèque du château de Menneval avec ex-libris encollés sur les contreplats.
Edition originale.
Quelques rousseurs.
Reliure en demi chagrin vert, dos légèrement éclairci à quatre faux-nerfs orné de filets et triples caissons dorés et décorés, mors fendus en têtes, coins en vélin vert, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Ce volume de la collection du Panthéon littéraire témoigne à merveille de la vision occidentale de l'Orient prédominante au XIXe siècle, par son effort à rechercher l'équivalent de "livres saints" pour des courants religieux et philosophiques qui, à l'exception de l'Islam, ne rentrent pas du tout dans ce cadre.
L'orientaliste Jean-Pierre-Guillaume Pauthier (1801-1873) travailla sur plusieurs domaines, mais sa spécialité furent ses traductions du chinois.
Edition originale de cett affiche in-folio signée "Phelypeaux", imprimée d'un seul côté.
Traces de pliures sur l'affiche.
Rarissime réunion de 3 ouvrages, en éditions originales publiées anonymement, qui sont consacrés à la question d'Orient et à la politique que devrait avoir la France pour contrer les ambitions russes sur l'Empire ottoman.
L'auteur en serait un nommé Mignonneau, ancien commissaire de guerre.
Reliure en plein veau moucheté, dos lisse richement orné de croisillons dorés, pièce de titre de veau marron, frottements sur les mors et le dos, roulettes dorées en partie effacées sur les coiffes, triple filet doré encadrant les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, filet doré sur les coupes, coins émoussés, toutes tranches dorées, reliure de l'époque.
Petits manques angulaires sur les plats, une mouillure claire dans la marge inférieure des feuillets du deuxième ouvrage.
L'ensemble se répartit comme suivant :
1) "Considérations politiques, par M.***"
(S.l., 1783, titre et 77 pp. Édition originale. (cf. Conlon 83: 1465. N. U.C. : NM 567505.)
2) "Ces réflexions devoient, avec beaucoup d'autres, faire suite aux Considérations politiques ; mais le tout n'étant pas encore rédigé, les circonstances du moment m'ont déterminé à faire paroître celles-ci sur-le-champ."
S.l.n.d. [vers 1783], 44 pp. avec simple titre de départ. Édition originale. (cf. Conlon 83: 1464 n'en localise aucun exemplaire en France. N.U.C : n'en localise qu'un seul exemplaire à la Bibliothèque du Congrès. Le R.L.G. Union Catalog en mentionne un autre à l'Université de Chicago.)
La première moitié de cet ouvrage est consacrée à l'invasion de la Crimée, la seconde aux prétentions de la Russie sur "l'étiquette de la cour" qui préside aux relations internationales et à leur signification réelle.
3) "Lettre à M. le Comte de ***, octobre 1784".
S.l.n.d. [vers 1784], titre et 49 pp. Édition originale. (cf. Conlon 84: 1533 n'en localise aucun exemplaire en France. N.U.C. : ne mentionne que l'exemplaire de la Bibliothèque du Congrès.)
Ce troisième ouvrage dénonce la politique expansionniste de la Russie. L'auteur y dévoile, entre autres, les vues de Catherine Il sur l'Arménie. Il y expose également l'intérêt que pourrait avoir la Turquie à affranchir la Grèce.
Très rare édition originale entièrement ronéotypée de ce cours destiné aux officiers de l'Armée française du Levant, sur place dans le cadre du protectorat sur la Syrie et le Liban.
Aucun exemplaire au CCF. Pas dans Hage Chahine.
Petites déchirures marginales sur les plats, ex-libris manuscrit en tête du premier plat, un trou surle second plat affectant aussi la dernière page mais pas le tetxe.
Le Jésuite et orientaliste belge Henri Lammens (1862-1937) passa presque toute sa vie à Beyrouth ; il fut le premier à appliquer à l'étude des origines de l'Islam une méthode critique aussi rigoureuse que celle devant s'appliquer à tout objet historique, ce qui lui valut de nombreuses réactions hostiles et des consignes de prudence de la part de ses supérieurs.
Ainsi, sa grande biographie de Mahomet, prête dès 1914, resta à l'état de manuscrit.
Edition originale imprimée sur vergé et illustrée de nombreux tableaux ornés d'idéogrammes chinois.
Reliure en plein maroquin de Russie marron, dos légèrement éclairci à cinq nerfs orné de triples caissons noirs, quelques frottements sur le dos, initiales dorées W. H. W. sur le premier plat, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement de triples filets dorés sur les contreplats, toutes tranches dorées, doubles filets dorés sur les coupes, coins légèrement émoussés, reliure de l'époque non signée mais attribuable à R. Petit.
Né en Pologne, Michel-Alexandre Kleczkowski (1818-1886) fut Consul général de France, ministre plénipotentiaire en Chine, et aussi professeur de chinois vulgaire à l'École nationale des Langues orientales vivantes.
Ce sont ces dernières fonctions qui l'amenèrent à commencer la publication de cet ouvrage qui demeura inachevé. Bel exemplaire.
Sur une garde, envoi autographe signé de Michel-Alexandre Kleczkowski à William Henry Waddington (1826-1894), industriel et archéologue, alors ministre de l'Instruction publique dans le cabinet Dufaure, et qui fit pousser son chiffre W. H. W. au centre du plat supérieur.
Bel exemplaire parfaitement établi en reliure au chiffre du temps.
Édition originale (cf. Cordier 92.)
Reliure en demi basane marron, dos lisse orné de triples filets dorés, frise et nom dorés en pied, quelques frottements sur le dos, plats de percaline marron, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs.
Ex-libris manuscrit sur le faux-titre : Madame Sinoir, répété en pied du dos en lettres dorées.
Nouvelle édition consistant en une remise en vente de l'édition de 1857-58, avec des titres de relais (cf. Cordier, Sinica, 770. Caillet, 5294. Numa Broc, Asie, 247-249)
En fin de volume, le tome 1 est orné d'1 carte coloriée dépliante hors-texte.
Quelques rousseurs notamment sur les plats.
Originaire de Caylus, près de Montauban, Evariste Huc (1813-1860) fit ses études à Toulouse avant d'entrer, en 1836, au séminaire de la Congrégation de Saint-Lazare.
Devenu prêtre en 1839, il partit pour la Chine en tant que missionnaire.
Après cinq ans de séjour, il fut chargé d'une grande tournée de reconnaissance et d'évangélisation à travers le pays : il effectua ainsi, de 1844 à 1846, un important voyage qui devait le conduire à Lhassa, où il réussit à pénétrer déguisé en lama. Il y séjourna six semaines avant d'être reconnu puis expulsé vers la Chine.
La relation de son voyage, publiée à Paris en 1850, connut un grand succès. Le présent ouvrage, consacré à l'histoire du christianisme en Chine, est divisé en quatre parties : Depuis l'apostolat de Saint Thomas jusqu'à la découverte du Cap de Bonne-Espérance. – Depuis cette découverte jusqu'à l'établissement de la dynastie Tartare-Mandchoue en Chine. – Depuis l'établissement de cette dynastie jusqu'à la mort de l'empereur Khang-Hi. – Depuis la mort de cet empereur jusqu'au traité de Tien-Tsing en 1858.
Il renferme aussi de nombreux documents sur les anciennes religions et sur l'occultisme en général (cf. Caillet).
Edition originale imprimée à petit nombre de cet extrait des Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, tome XXXIX.
Seulement deux exemplaires au CCF (BnF et BULAC). Absent de Hage Chahine.
Fascicule illustré d'une figure dans le texte et de 2 plans hors-texte, notre exemplaire est exceptionnellement truffé d'un plan supplémentaire aux contours rehaussés de couleurs, avec annotations manuscrites au crayon de bois.
Reliure à la bradel demi percaline amande, dos lisse orné d'un fleuron central doré, doule filet doré en queue, pièce de titre de chagrin maroquiné rouge, plats de papier peigné, deuxième plat de couverture conservé, reliure de l'époque.
Archéologue et orientaliste, le baron Emmanuel Guillaume-Rey (1837-1916) est l’auteur de plusieurs ouvrages relatifs à l'histoire du Proche-Orient, notamment sur l’architecture militaire des Croisés en Syrie et la domination des Latins en Orient.
Du même auteur, Il a été relié à la suite : "Supplément à l'étude sur la topographie de la ville d'Acre au XIIIe siècle". Extrait des Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, tome XLIX. imprimé à Paris en 1889, ( titre, 18 pp) et illustré d'une grande planche dépliante hors-texte.
Nouvelle édition, en partie originale, revue et corrigée illustrée de 4 gravures hors-texte et d'un titre gravé dans le premier volume.
Reliures en pleine basane mouchetée, dos lisses ornés d'une fleurette dorée répétée, les motifs décoratifs sont en partie estompés, pièces de titre de basane rouge, frottements sur les dos, roulettes dorées sur les coiffes, une coiffe supérieure arasée, gardes et contreplats de papier à la cuve, filets dorés sur les coupes, trois coins émoussés, tranches rouges, quelques accrocs sur les coupes, ex-libris encollés sur les contreplats, reliures de l'époque.
Le titre et les figures ont été gravés par Benoît Louis Henriquez d'après des dessins de Jollain. Cohen 440. Voir Atabey pour la première édition de 1743, non illustrée (deux tirages) ; Leonora Navari, qui n'a pas vu cette édition de 1776, pense que la première illustrée est celle de 1897, avec des planches de E.P. Millio. Aucune édition dans Blackmer.
Première édition illustrée de cette délicieuse "turquerie".
"Godard was a dramatist who also wrote 'Il Califfo di Bagdad'.
This work was several times reprinted ; the Frankfurt 1769 edition contained [comme celle-ci] a dedication to madame Dethou [sic] which caught the public eye and probably contributed to its popularity". Cf. Leonora Navari.
Edition originale de la traduction française illustrée de 2 planches hors-texte dont une dépliante.
Reliures en plein veau fauve marbré, dos lisses ornés de caissons dorés richement décorés, mors fendus et restaurés, quelques frottements et petits trous sur les dos, gardes et contreplats de papier à la cuve, filet doré sur les coupes, tranches marbrées, deux restaurations maladroites à deux coins, reliures de l'époque.
Agréable état intérieur.
Il s'agit d'une traduction abrégée (mais pour une fois, c'est signalé) du grand ouvrage Reise durch Sibirien, publié à Göttingen en 1751-1752 et qui comprend 4 volumes in-4 et une abondante iconographie.
Le texte est compte-rendu d'une grande expédition scientifique en Sibérie qui dura de juillet 1733 à février 1743.
Johann Georg Gmelin (1709-1755) occupait la chaire de chimie et d'histoire naturelle à l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg.
Provenances : Exemplaire de Jean-Marie Le Hénaff, de Morlaix, avec ex-libris manuscrits sur les pages de titre. Ex-libris modernes encollés sur les contreplats et dont le nom a été discrètement gratté.
Edition originale illustrée de 4 planches hors-texte dont 3 dépliantes (cf. Cordier Sinica 442.)
Manques en tête et en pied du dos, déchirures marginales sur les plats, une mouillure claire en pied du premeir plat, une planche déchirée en son centre sans atteinte aux figures,
Texte de la conférence donnée le 13 décembre 1878 à la North-China Branch of the Royal Asiatic Society.
Albert-Auguste Fauvel (1851-1909), officier de marine, avait accompagné le duc de Penthièvre autour du monde (1866-1867).
Diplômé de mandchou, il occupait depuis 1872 un poste dans l'administration des Douanes chinoises.
Naturaliste, il s'occupe de la faune et de la flore des îles Chusan, au large de Ning-Po. (Numa Broc). Il fut aussi un économiste de talent.