Misère de la poésie
Très bel exemplaire.
L’heure n’est pas à la poésie.
L’heure est aux poètes.
À tous ceux qui préservent la voix des Hommes.
Et à ceux que l’on fait taire. Au temps suspendu.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Précieux envoi autographe signé d'Eugène Guillevic : "à Tristan Tzara, ces trente et un sonnets qu'il n'aime pas, avec espoir quand-même et affection. Guillevic."
Edition originale imprimée, à 500 exemplaires, tous à la date de 1867 sur le premier plat.
Reliure en demi maroquin chocolat à coins, dos à quatre nerfs sertis de filets dorés orné de doubles caissons dorés agrémentés de petits fers aux coins, grand fer central dans le caisson central, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservés avec deux menues restaurations sur le premier plat de couverture, tête dorée, élégante reliure signée de Bernasconi. Quelques petites rousseurs, légèrement plus prononcées sur les premiers feuillets.
Rare et précieux envoi autographe signé de Paul Verlaine à Emile Piau.
Le premier et le plus recherché des recueils de Paul Verlaine, où paraissent pour la première fois deux de ces plus importants poèmes : Mon rêve familier et Chanson d'automne.
Très rare exemplaire enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur.
Edition originale illustrée de 2 planches gravées de ce rare recueil anonyme de poèmes, attribués récemment de manière définitive au poète réunionnais Antoine de Bertin (1752-1790) dont ce serait les premières œuvres (cf. Seth, Poète créoles, 304. Ryckebusch, Bibliographie… Réunion, 750. Conlon 71: 879.)
Reliure en demi basane noire à coins, dos à cinq nerfs orné de filets à froid, plats de papier peigné, quelques frottements sur les plats, coins émoussés, reliure moderne.
Elles n'ont jamais été reprises dans les éditions de ses Œuvres complètes.
Bertin fait allusion à son île dans ses « Vers à Jeannette. A l'Orient » (p. 68) : « …Mais aurez-vous la cruauté / D'oublier un petit sauvage, / De son Isle autrefois jetté, / Sur votre florissant rivage /… ».
L'édition, portant une fausse adresse londonienne, est illustrée de 2 planches gravées à l'eau-forte, dont l'une placée en frontispice, d'après des dessins de Claude-Louis Desrais datés de 1771.
Poème autographe signé « V. H. » de Victor Hugo, quatre quatrains à l’encre noire sur une page d’un feuillet présenté sous encadrement en baguette d’acajou.
Cachet à froid de la ville de Bath dans la partie inférieure gauche. Plis horizontaux et verticaux, petites rousseurs le long des plis, quelques taches pâles en marge inférieure droite, sans atteinte au texte. Quelques petites traces sombres en marge inférieure droite, l’une affectant une seule lettre du mot « retombe ».
Manuscrit original et version antérieure au texte final de l’émouvant poème autographe de Victor Hugo, publié sous le titre « Écrit sur le tombeau d’un petit enfant au bord de la mer » dans son recueil Les Rayons et les ombres (Paris, Delloye, 1840).
Edition originale illustrée d'une eau-forte originale en frontispice et de 4 dessins hors-texte d'Henri Laurens, un des 324 exemplaires numérotés sur vélin du marais.
Page de titre ombrée, sinon agréable exemplaire.
Signatures manuscrites au crayon de papier de Tristan Tzara et Henri Laurens en dessous de la justification du tirage.
Edition originale de la traduction française, un des 26 exemplaires lettrés sur vélin chiffon lana, tirage de tête.
Bel exemplaire.
Rare édition originale, dont il n’existe aucune réimpression avant le xxe siècle, complète de toutes ses poésies néo-latines, écrites pour l’essentiel à Rome. On trouve aussi deux poèmes en grec aux ff. 60 et 62, ainsi qu’un poème à l’origine du célèbre sonnet Heureux qui comme Ulysse.
Reliure moderne en plein vélin souple, dos lisse, tranches rouges, contreplats et gardes blanches.
Quelques défauts à l’intérieur de l’ouvrage : discrète restauration en marge intérieure du verso de la page de titre ; petite déchirure sans manque en pied des ff. 2 et 3 ; trace d’humidité en marge inférieure des ff. 25 à 28, et 45 à 48 ; infime accident marginal au f. 44, sans atteinte au texte.
Publié au mois de mars 1558, ce précieux exemplaire réunit quatre livres de poèmes latins – Elegiæ. Varia Epigrammata. Amores Faustinae. Tumuli – composés par Du Bellay à Rome et à Paris entre 1553 et 1557. Notre recueil, également référencés sous les noms de Poemata et Œuvres latines, fut imprimé la même année que trois autres ouvrages de la période romaine : Les Regrets, Divers Jeux Rustiques et Les Antiquitez de Rome.
Poème autographe manuscrit en russe intitulé « Ананасы в шампанском » [« Ananas au champagne »] signé par Igor Severianine, 12 vers en trois quatrains sur un feuillet, quelques variations de ponctuation par rapport au texte originellement publié sous le titre « Ouverture » (Увертюра), inaugurant son recueil Ananas au Champagne (1915) dont il prit le nom.
Manuscrit autographe du chef-d’œuvre du fantasque poète Igor Severianine, l’un des poèmes les plus emblématiques de poésie russe, qui incarne à lui seul le mouvement de « l’égo-futurisme » créé par le poète à la fin de l’année 1911 – le tout premier mouvement futuriste créé en Russie.
À la veille de la révolution, cette œuvre inspirée puis violemment critiquée par Maïakovski se situe à la croisée de la provocation dada, du dynamisme futuriste et du dandysme d’une classe bourgeoise bientôt appelée à disparaître.
Edition originale, un des 70 exemplaires numérotés sur vergé d'Arches.
Notre exemplaire est enrichi des signatures autographes de Jacques Prévert qui a signé Jacques Rêve-vert (l'adjectif vert étant rehaussé au rayon vert) et d'André Pozner agrémentées de deux petits dessins : un petit chat pour Jacques Prévert et une bosse de dromadaire pour André Pozner.
Bel exemplaire complet de son étui.
Édition originale, imprimée sur vélin d’Angoulême, avec les coquilles habituelles et comportant les six poèmes condamnés, un des quelques exemplaires remis à l’auteur et « destinés à des amis qui ne rendent pas de services littéraires ».
Reliure en plein maroquin lie-de-vin, dos à cinq nerfs orné de multiples filets estampés à froid, couvertures dites de troisième état, plats encadrés de multiples filets estampés à froid, gardes et contreplats de papier marbré, dentelle intérieure dorée, toutes tranches dorées, étui de papier marbré bordé de maroquin, reliure signée Semet et Plumelle.
Précieux exemplaire enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur à l’encre sur la page de dédicace, adressé à Paul Meurice, dramaturge, journaliste et très proche collaborateur de Victor Hugo : « À Paul Meurice, témoignage d’amitié. Ch. Baudelaire » avec des corrections autographes de l’auteur à la dédicace imprimée et à quatre poèmes :
– À la dédicace : deux corrections au crayon aux derniers mots de la première ligne. Baudelaire ajoute un pluriel à « ès langues françaises », « es » étant, en effet, la contraction de « en les ». Surprenante correction syntaxique au détriment de la cohérence que l’auteur modifiera en 1861 par « Magicien es Lettres Françaises ».
– « La muse vénale », page 29 : une correction à l’encre au dernier mot du dernier vers du premier tercet. « GuèreS » : une des premières coquilles corrigées par Baudelaire, qui lui avait pourtant échappé sur les épreuves, comme d’ailleurs la suivante.
– « Le chat », page 110 : une correction à l’encre, au deuxième vers du sixième quatrain, « au » devient logiquement « un ».
– « Don Juan aux enfers », page 43 : trois corrections à l’encre, au troisième vers du troisième tercet.
La première, pourtant simple coquille, « errantS » avait déjà tourmenté Baudelaire sur les épreuves. Mais sa correction d’alors n’avait pas été répercutée.
Les deux autres, « les rivages », ne sont pas des corrections orthographiques mais constituent l’une des deux premières variations poétiques, absente de la plupart des exemplaires offerts, annonçant la prochaine réécriture complète des Fleurs et la nouvelle édition originale de 1861.
– « Le reniement de Saint Pierre », page 217 : une correction au crayon au quatrième vers du deuxième quatrain. Le « D » qui remplace le « C » de « Cieux » est souligné trois fois. Pourtant, c’est exactement l’inverse que nous dévoilent les épreuves, « Les Dieux » était alors corrigé par un « C » également énergiquement souligné ! Repentir anticlérical ou altérante allitération ? Cette correction, présente sur de rares exemplaires, attirera l’attention du poète sur une autre coquille, restée intacte sur notre exemplaire, qu’il corrigera sur les envois tardifs : « au X doux bruit ».
– Baudelaire a également inscrit un large « C » au crayon, p. 52, 73, 91, 187, 191 et 206, en tête des six poèmes condamnés le 20 août 1857 à être expurgés des exemplaires en librairie. Il a reporté ce même « C. » sur la table des matières en regard des 6 titres incriminés : Les Bijoux, Le Léthé, À celle qui est trop gaie, Lesbos, Femmes damnées : À la pâle clarté et Les Métamorphoses du vampire.
Soit en tout, 20 interventions autographes de Charles Baudelaire.
Edition originale collective sur papier courant.
Agréable exemplaire.
Précieux envoi autographe signé de Louis Aragon : "A Maurice Druon, pour n'en pas perdre l'habitude. Louis."
Lettre autographe datée et signée Alexis Léger, 26 lignes à l'encre bleue, adressée, depuis Washington, à son amie Emily Amram lui décrivant les affres de sa convalescence après un "stupide accident".
Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli.
Le poète remercie son amie de ses attentions florales alors qui'il était souffrant : "combien la présence de vos fleurs m'a aidé contre les mauvaises ombres pendant mes jours de réclusion ! " et doit, à son grand dam, encore différer, à une date ultérieure, la visite qu'il lui a pourtant promise : "une mauvaise grippe washingtonnienne, qui m'a surpris, déjà fatigué, peu après mon retour chez moi, achevé de me déprimer, et pour ne pas accabler encore l'affectueuse sollicitude de bons amis comme vous et Phil, je n'ai su, écoeuré de moi-même, que me condamner au silence et à la solitude."
Il va tenter de noyer ses noires pensées en s'octroyant un séjour à la mer dand le sud : "Je pars demain pour le sud et vais demander au voisinage de la mer la possibilité de me libérer, par la natation; des dernières traces de mon stupide accident."
Carte postale autographe inédite d'André Breton, signée par lui-même, sa femme Elisa, Benjamin Péret, Toyen et Jindrich Heisler, adressée à Marcel Jean et son épouse et rédigée au dos d'une vue photographique en noir et blanc des rochers de la Chaise-du-Curé de l'Île de Sein (Finistère).
Charmante carte postale poétique, rédigée lors d'un séjour breton : "la corne de brume manque à tous ses devoirs quoique le coupage au couteau soit de règle. Dans la vase à quoi se limite la vue de l'hôtel de l'Océan un bateau penché dit son nom : "Rose effeuillée". Rien de moins. Mais c'est toujours très bien dans l'ensemble." Revenant à des discussions plus "professionnelles", Breton demande des nouvelles du galeriste américain Sidney Janis : "Qu'est-il résulté de la visite Janis ?"
Edition originale de cette revue dirigée par Ivan Goll et réunissant les écrivains et surréalistes français alors en exil aux Etats-Unis et leurs amis américains.
Nombreuses contributions dont celle de Saint-John Perse, Roger Caillois, William Carlos Williams, Alain Bosquet, Ivan Goll, André Breton, Aimé Césaire, André Masson, Henry Miller, Kurt Seligmann, Denis de Rougemont, Julien Gracq, Eugène Guillevic, Robert Lebel...
Illustrations de George Barker, André Masson, Wifredo Lam, Yves Tanguy.
Agréable et rare ensemble malgré un petit manque en pied du dos du double numéro 2 & 3.
Collection complète en 6 numéros et 5 livraisons (le N°2&3 étant double) de cette importante revue qui offre un paranoma du mouvement Surréaliste en exil et qui fournit un aperçu de l'influence des contributeurs sur le développement de la scène artistique new-yorkaise.
Edition préoriginale des 18 poèmes de Charles Baudelaire occupant les pages 1079-1093 de la Revue des Deux Mondes et qui présentent de très nombreuses variantes par rapport au texte de l'édition originale publiée en 1857 par Poulet-Malassis & De Broise.
Reliure en plein chagrin noir, dos lisse, encadrement de deux filets à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, reliure légèrement postérieure.
Rare et bel exemplaire.
Édition originale imprimée sur vélin d’Angoulême, exemplaire bien complet des six pièces condamnées et comportant les coquilles habituelles.
Reliure en demi chagrin noir, dos à quatre nerfs orné de doubles filets dorés et décorés de motifs typographiques dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier marbré, reliure de l’époque. Rares rousseurs éparses, légers frottements sur les coupes.
Très bel exemplaire.
Édition originale, un des 230 exemplaires numérotés sur Auvergne, le nôtre un des 75 exemplaires hors commerce, seul tirage après 10 chine et quelques hors commerce, exemplaire spécialement imprimé pour René Daumal.
Ouvrage illustré en frontispice d'une lithographie originale d'Étienne Cournault.
Infimes piqûres sans gravité en marges des plats.
Bel exemplaire complet de sa bande annonce.
Exceptionnel et superbe envoi autographe signé du 27 décembre 1936 de René Daumal à sa future compagne Véra Milanova : « à Véra Milanova – à toi Véra, d'abord ces anciens mensonges (que je n'ai pu nourrir qu'en ton absence) pour leur faire une sépulture définitive ; puis ces quelques ombres de vérités que tu m'as aidé à comprendre ; mais surtout, Véra, je préfère te dédier une grande page blanche, neuve, invisible, où nous écrirons sans mots notre histoire. Prends ce petit tombeau d'un ancien René Daumal, de la main de ton Nasha. 27 décembre 1936. »
Ami, tu veux / Devenir poète / Ne fais surtout pas / L'imbécile / N'écris pas / Des chansons trop bêtes / Même si les gourdes / Aiment ça
Edition originale, un des 42 exemplaires numérotés sur japon Barjon, tirage de tête avec 8 japon hors commerce réservés à l'auteur.
Introduction par Francis Scarfe et préface de Jean-Jacques Mayoux.
Rare et bel exemplaire du premier ouvrage de Kenneth White bien complet de deux photographies de Marie-Claude White.
Edition originale publiée à compte d'auteur et à petit nombre.
Quelques petites rousseurs.
Reliure à la bradel en plein papier rappelant la couverture quadrillée or de l'ouvrage, dos lisse, pièce de titre de maroquin rouge, fragiles couvertures conservées, tête dorée, reliure signée Thomas Boichot.
Rare envoi autographe signé d'Auguste Villiers de l'Isle-Adam au marquis de Monthec.
Lettre autographe signée de Charles Baudelaire, rédigée au crayon de papier, adressée à sa mère. Papier en-tête à tampon sec du Grand Hôtel Voltaire, Faubourg Saint-Germain. Adresse de Madame Aupick à Honfleur (Calvados) de la main de l'auteur ainsi que plusieurs tampons postaux en dates des 13 et 14 juillet 1858. Quelques soulignements, biffures et corrections de l'auteur. Trace de sceau de cire avec initiales de Charles Baudelaire au crayon, probablement de la main de l'auteur. Un morceau de papier du second feuillet a été amputé, sans atteinte au texte.
Cette lettre a été publiée pour la première fois dans la Revue de Paris le 15 septembre 1917.
Ancienne collection Armand Godoy, n° 102.
Précieux document, témoignage d'un moment décisif de la vie du poète : la réconciliation avec la désormais veuve Aupick, cette mère sacrée « qui hante le cœur et l'esprit de son fils ».
Edition illustrée de 57 gravures sur bois dessinées et gravées par Frans Masereel, un des exemplaires numérotés sur papier anglais.
Petites déchirures sans gravité en tête et en pied du dos, agréable exemplaire exceptionnellement enrichi d'un second état (sur japon ou sur chine) de 9 des gravures de l'ouvrage.
« Tu me dis : Aime l'art, il vaut mieux que l'amour
[...]
Et moi. je te réponds : La langue du poête
Ne rend du sentiment que l'image incomplète ».
« Des maîtres les plus grands les œuvres les plus belles,
Auprès du beau vivant, compare, que sont-elles ? »
Tu me dis : Aime l'art, il vaut mieux que l'amour ;
Tout sentiment s'altère et doit périr un jour !
Pour que le cœur devienne une immortelle chose,
Il faut qu'en poésie il se métamorphose,
Et que chaque pensée en sorte incessamment,
En parant sa beauté d'un divin vêtement.
Sentir, c'est aspirer!... c'est encor la souffrance ;
Mais créer, c'est jouir, ! c'est prouver sa puissance ;
C'est faire triompher de la mort, de l'oubli,
Toutes les passions dont l'âme a tressailli!
Et moi. je te réponds : La langue du poête
Ne rend du sentiment que l'image incomplète ;
Concevoir le désir, goûter la passion,
Nous fait dédaigner l'art et sa création ;
Formuler les pensers dont notre esprit s'enivre,
Ce n'est que simuler la vie : aimer, c'est vivre ; !
C'est incarner le rêve, et sentir les transports
Dont l'art ne peut donner que des emblèmes morts !
Des maîtres les plus grands les œuvres les plus belles,
Auprès du beau vivant, compare, que sont-elles?
Corrége et le Poussin, Titien et Raphaël,
Rubens, dont la palette est prise à l'arc-en-ciel,
Éblouissant nos yeux, ont groupé sur leurs toiles
Des visages divins et de beaux corps sans voiles !
Mais hier, quand soudain à nos regards charmés
Ces tableaux immortels se trouvaient animés,
Lorsqu'au lieu de la chair que la couleur imite,
Nous avons admiré cette chair qui palpite,
Où le sang, à travers l'épiderme soyeux,
Circule en répandant des reflets lumineux ;
Lorsque nous avons vu d'exquises créatures,
Dont les beaux torses nus, les bras aux lignes pures,
Le sein ferme et mouvant, le visage inspiré,
Faisaient vivre à nos yeux quelque groupe sacré,
Oh ! n'as-tu pas senti quelle impuissante envie
C'est de vouloir dans l'art inoculer la vie
Et ne t'es-tu pas dit, du réel t'enivrant :
La beauté seule est belle, et l'amour seul est grand !
Edition originale imprimée à 2000 exemplaires numérotés, le nôtre sous couverture et étiquette de revente chez Gallimard.
Bel envoi autographe signé de Jules Roy : "A Jean-Paul Bonnafous ces vieux chants d'un temps de misère, cordialement, Jules Roy."
Edition originale ; aucun exemplaire au CCF ni au Worldcat et un exemplaire conservé à la Real Academia Española.
Chemise en plein chagrin rouge, dos lisse muet, encadrement de double filet à froid et de guirlandes dorées avec rosaces en écoinçon sur les plats, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur, gardes er contreplats de soie moirée blanche, reliure de l'époque.
Envoi autographe signé d'Albertus Frederik Johan Reiger au au baron Joseph Louis Heinrich Alfred Gericke van Herwynen (1814-1899), ministre du roi des Pays-Bas près la cour de Bruxelles, et accompagnée d'un B.A.S. au même, en date du 12 décembre 1881 et envoyé de Lunteren (Gueldre).
Photographie originale, tirage argentique d'époque sur papier crumière, réalisée à l'occasion de l'exposition surréaliste de Paris en 1938. Impression « Wide World Photos – Services photographiques The New York Times » au verso.
Précieux témoin photographique d'un rare « Cadavre exquis » plastique du père du Surréalisme.
Papillon ronéotypé encollé au dos du cliché : « L'exposition internationale du surréalisme 1938 s'est ouverte à la galerie des Beaux-arts. Paris. Que penser de cette curieuse « commode » aux jambes de femme ? Photo NYT Paris Fre. 18.1.38 DB »
Première édition collective en partie originale, « extrêmement importante » selon Clouzot : « De plus en plus recherchée, à juste raison, elle comporte en édition originale : une partie des Fleurs du Mal, les Petits Poèmes en prose, les Curiosités esthétiques (sauf les deux Salons), L'Art romantique (sauf Gautier et Wagner). »
Les Fleurs du Mal est en troisième édition – et dernière voulue par l'auteur – en partie originale, à la bonne date de 1868. Vingt-cinq poèmes des Fleurs du Mal paraissent ici pour la première fois, l'édition totalisant à présent 151 poèmes (contre 100 pour l'édition de 1857).
Volume 1 : Les Fleurs du Mal, volume 2 : Curiosités esthétiques, volume 3 : L'Art romantique, volume 4 : Petits Poèmes en prose, volume 5 : Histoires extraordinaires, volume 6 : Nouvelles Histoires extraordinaires et volume 7 : Aventures d'Arthur Gordon Pym - Eurêka.
Reliures en demi chagrin bordeaux, dos à cinq nerfs ornés de fleurons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, reliures de l'époque.
Une très évocatrice lettre autographe de charles Baudelaire citant toutes ses œuvres en cours signée « C. B. » et adressée à Auguste Poulet-Malassis a été montée sur onglet en tête des Fleurs du Mal. Quatre pages rédigées au crayon de papier sur un double feuillet en date du 13 juin 1859. Cette lettre a été publiée dans Les Lettres (Mercure de France, 1906). Baudelaire écrit de Honfleur à son éditeur, où il se trouve chez sa mère depuis avril 1859. Cette dernière a réservé à son fils deux pièces mansardées de sa maison et la proximité de la mer semble propice au travail : « Vous me direz ce que vous pensez de mon Salon. Et de mon Gautier ? Dans peu de temps, je vais pouvoir vous livrer votre Opium et Haschisch, et peu de temps après, les Curiosités complètes, qui seront suivies des Nouvelles fleurs. » Le poète doit travailler sans relâche pour éponger ses dettes parisiennes et notamment celles contractées auprès du destinataire de cette lettre : "Puis-je aller à Paris, sans crainte ? Sans inquiétude ? "Je fais allusion au billet de 430 […], et à la promesse de renouvellement que vous m'avez faite à Paris. […] Vous vous brouilleriez avec De Broise, si vous aviez un protêt, et si j'en avais un ici, ma mère me flanquerait à la porte. Or, je veux utiliser jusqu'à la fin de l'année la bonne disposition du travail où je suis. »
Rare et précieux ensemble en reliure uniforme de l'époque de la célèbre première édition des œuvres complètes précédée de la longue et belle notice de Théophile Gautier rendant hommage à son disciple « impeccable », enrichi d'une belle lettre autographe dans laquelle l'Albatros évoque ses principales œuvres.
Edition originale, un des exemplaires numérotés sur alfa du Marais, le nôtre non justifié.
Précieux envoi autographe daté et signé de Aimé Césaire à Raymond Queneau : "... très sympathique hommage de ces bucoliques de sang et de soleil..."
Dos et plats légèrement et marginalement insolés sans gravité.
Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés sur Featherweight, seuls grands papiers.
Un manque et rousseur sur la coiffe et la tranche supérieures, une trace de pliure et petites déchirures sur le premier plat, gardes légèrement ombrées sans gravité.
Exceptionnel envoi autographe signé de Benjamin Fondane : « A Jacques Prévert cordialement. B. Fondane. Paris / 3 / 33. »
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Dos et plats légèrement et marginalement décolorés comme généralement.
Bel et rare exemplaire.
Précieux envoi autographe signé de René Char : "A Louis Broder. Ami, quel goût ont les outils ? Ce travail aussi du coeur. René Char."
Édition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur vélin, le nôtre non justifié, seuls grands papiers après 15 Japon.
Ouvrage illustré, en frontispice, d'un dessin de Salvador Dali.
Précieux envoi autographe signé de Paul Eluard à René Char : « Exemplaire de mon ami René Char. Paul Eluard. »
Edition originale, un des 950 exemplaires numérotés sur vélin vidalon signés par André Marchand, seult tirage après 49 vélin d'arches.
Reliure en demi chagrin noir à coins, dos lisse, encadrement de filets dorés sur les plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de chagrin noir, plats de papier marbré, ensemble signé D. Saporito.
Ouvrage illustré de 50 magnifiques lithographies originales d'André Marchand tirées par Mourlot.
Textes inédits de Georges Spyridaki, René Lacôte, Georges Hugnet, Gabriel Audisio, Raymond Queneau, David-Herbert Lawrence, Pierre Emmanuel, Luc Decaunes, Léon-Marie Brest, Jean Grenier, Antonio Machado, Marie Mauron, Paul Eluard...
Bel exemplaire agréablement établi.
Édition originale de la traduction française établie par Nicolas-Gabriel Vaquette d'Hermilly (1705 ou 1710-1778), et retouchée par La Harpe (Quérard II, 30. Cioranescu, XVIII, 33 926.)
En dépit de la date extrêmement tardive, il s'agit seulement de la deuxième tentative de traduction française de Os Lusiadas (1572), après celle donnée en 1735 par Duperron de Castéra, et qui ne satisfaisait pas les contemporains.
Cette édition comporte 10 planches gravées sur cuivre hors-texte, elle est également enrichie de notes & de la vie de l'auteur.
Reliures en maroquin cuir de Russie vert bouteille à coins, dos lisses ornés de doubles filets dorés et de filets noirs, plats de cartonnage rose comportant quelques éraflures, gardes et contreplats marginalement ombrés en angles, reliures du début du XIXe siècle.
Réparation de papier au feuillets 293-294 du premier feuillet, interversion du feuillet 291-92 du second volume.
Lettre autographe de Paul Verlaine adressée à Anatole Baju, une page à l'encre sur un feuillet filigrané. Deux petits discrets renforts d'adhésif au verso. Publiée dans la Correspondance Verlaine, vol. III, CDLIII, p. 26-27.
Importante lettre de Verlaine, le plus Décadent des poètes, adressée au directeur et rédacteur en chef de la revue Le Décadent, qui publia bon nombre de ses poèmes en édition pré-originale. Le poète annonce la sortie d'un recueil intitulé Amis, faisant une référence provocatrice aux scandaleux poèmes saphiques qu'il fit paraître clandestinement en 1867 sous le titre Amies.
Édition originale, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse, il n'a été tiré que 23 Hollande en grands papiers.
Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait de Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso.
Dos insolé comportant de discrètes restaurations.
Notre exemplaire est présenté sous chemise en demi maroquin rouge, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier, étui de papier identique bordé de maroquin rouge, ensemble signé Boichot.
Rare envoi autographe signé de Guillaume Apollinaire : « à Henri Ghéon dont j'aime la poésie, Guillaume Apollinaire ».
Notre exemplaire comporte, en outre, cinq corrections à la plume de la main d'Apollinaire aux pages 71, 77, 92, 110 et 189.
Un quatrain autographe à l'encre noire a été monté au verso du frontispice.
Nouvelle édition collective des oeuvres de ce poète néo-latin d'origine allemande, un des quelques exemplaires imprimés sur grand papier de hollande (cf Brunet III, 1180-1181. Voir G. Oberlé, "Poètes néo-latins", 134-137. Van Tieghem, p. 91 et suiv.)
Le premier volume est illustré d'un portrait de l'auteur.
Reliures en plein vélin ivoire, dos à cinq nerfs ornés de frises et fleurons dorés, pièces de titre veau rouge, dentelle dorée en encadrement des plats, plaques dorées aux centres des plats légendées "Minerva Dordracena", tranches mouchetées, rubans de soie rouge de fermeture pour la plupart manquants, reliures de l'époque.
Bonne édition d'après Brunet, qui ajoute : "Il y a des exemplaires en papier de Hollande". C'est la meilleure édition collective des oeuvres de ce poète néo-latin d'origine allemande.
Elle a été publiée par Burmann, qui y a ajouté différentes autres pièces concernant Lotich et son oeuvre.
Né le 2 novembre 1528 à Schlüchtern en Vétéravie, Peter Lotich, en latin Lotichius Secundus, "était le neveu de Pierre Lotich, abbé de Schlüchtern, qui fonda un collège et fut l'un des premiers en Allemagne à sécouer le joug de la scolastique avant de se convertir au luthéranisme dont il sera l'ardent sectateur. Le neveu prit le surnom de Secundus pour se distinguer de cet oncle qui avait assuré sa première éducation. Il passa ensuite sous la direction de Mélissus, de Mélanchton et de Camerarius qui encouragèrent tous ses grandes dispositions poétiques. Il porta un temps les armes sous les drapeaux de la ligue de Smalcalde, puis accompagna dans leurs voyages les neveux de Daniel Stribar, doyen de Würtzbourg.
Pendant plusieurs années il étudia la médecine en France et en Italie. A Montpellier Lécluse le présenta à Rondelet qui le tirera des griffes de l'Inquisition pour avoir mangé de la viande en carême. Il s'en retourna de Padoue avec le bonnet de docteur et pour servir l'électeur Palatin, il refusa la chaire de poésie de Marbourg. Il en occupa une de médecine à Heidelberg où il mourut en 1560, empoisonné par un philtre préparé par une femme pour un amant infidèle et que Lotichius avait bu par mégarde. J. Hagen, son biographe, l'a titré prince des poètes latins modernes. ''L'ensemble de poèmes, où la vie de l'auteur tient la plus grande place et offre le plus d'intérêt est celui qu'a laissé Lotichius Secundus, qu'on est unanime à considérer comme le meilleur poète néo-latin que l'Allemagne ait produit (…) Etudiant, amoureux, voyageur, soldat, professeur, il avait traversé cette vie pénible, errante, aventureuse et souvent périlleuse, les yeux fixés sur un seul idéal, la beauté poétique ; ajoutons : et à la gloire que donnent les beaux vers''. Van Tieghem p. 91". Cf. Gérard Oberlé.
L'un des rares exemplaires sur grand papier de Hollande, très bien relié à l'emblème de la ville hollandaise de Dordrecht.
Un feuillet imprimé et manuscrit, placé avant le titre du tome I, atteste que ces deux beaux volumes ont été offerts comme prix (sans doute de composition latine) à un élève du gymnase de Dordrecht, Heinrich Van Dam.
Ex-libris Charles Clément Roemers (Maestricht, XVIIIe siècle) et Dominique Goytino.
L'un des rares exemplaires sur grand papier de Hollande, très bien relié à l'emblème de la ville hollandaise de Dordrecht.
Pour les trois premiers volumes, édition originale, bien complète des 84 livraisons parues de février 1842 à octobre 1843, de cette "admirable publication imprimée sur papier vélin fort […], une des plus belles du XIXe siècle, elle est très estimée à juste titre et peut être comparée aux beaux livres illustrés du XVIIIe" (Carteret), (cf Carteret III, 143-153. Vicaire II, 234-248).
Pour les trois premiers volumes, reliures en plein maroquin violet, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et ornés de doubles caissons dorés et richement décorés, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de quintuples de filets dorés sur les plats, monogrammes dorés MG aux angles, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, doubles filets dorés sur les coupes, toutes tranches dorées, magnifiques reliures signées Dunezat qui exerca entre 1870 et 1895.
Les illustrations sont de Charles François Daubigny, Ernest Meissonier, Anthelme Trimolet, Adolphe Steinheil, Gustave Staal, Emy, Louis-Léopold Boilly, Charles Edouard de Beaumont, etc...
Les textes de Marc-Antoine Desaugiers, Fabre d"Eglantine, Pierre-Jean Béranger, André Chénier, Florian, Sedaine, Constance de Salm, Jean-Joseph Vadé, etc., mis en musique par divers, dont André Grétry, Jean-Jacques Rousseau, Etienne Nicolas Méhul et François-Adrien Boyeldieu.
La collation complète est la suivante : 1) 5 ff.n.ch. (faux-titre, titre-frontispice gravé, liste des chansons, introduction de Delloye) et 28 livraisons de 4 ff.n.ch. (28 chansons comprenant chacune une notice de 2 pp., 4 pp. de texte illustré de gravures et 2 pp. de musique, soit 4 ff.n.ch. pour chaque chanson. - 2) 5 ff.n.ch. et 27 livraisons de 4 ff.n.ch. sauf pour La Parodie de la Vestale qui comprend 10 ff.n.ch. - 3) 5 ff.n.ch. et 28 livraisons - 4) 2 ff.n.ch., frontispice gravé, xxiv et 224 pp.
Les couvertures générales des séries n'ont pas été reliées dans l'exemplaire qui présente plusieurs remarques de premier tirage.
Nous joignons : relié en demi maroquin violet à coins, Chansons populaires des provinces de France. Notices par Champfleury. Accompagnement de piano par J. B. Wekerlin. Paris, Lécrivain et Toubon, libraires, 1860, 2 ff.n.ch., frontispice gravé, xxiv et 224 pp.
Reliure en demi maroquin violet à coins, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et ornés de doubles caissons dorés et richement décorés, encadrement de doubles filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, quelques frottements sur les coupes et tranches, toutes tranches dorées, élégante reliure non signée mais attribuable à Dunezat qui exerca entre 1870 et 1895.
Très bel ensemble parfaitement relié.
Edition originale.
Reliure à la Bradel en demi percaline gris souris, dos lisse orné d'unn motif floral doré, date et double filet doré en queue, pièce de titre de chagrin marron, plats de papier marbré, couvertures conservées, reliure de l'époque réalisée pour Léon Vanier, avec l'étiquette "Reliures Léon Vanier 19 quai Saint-Michel Paris".
Notre exemplaire est enrichi d'une photographie originale d'Otto Wegener, passée, représentant Paul Verlaine ; exceptionnel envoi autographe signé de Paul Verlaine, à l’encre passée mais parfaitement lisible, en marge inférieure droite du cliché à son principal éditeur :
"A Léon Vanier son édité et ami. P. Verlaine."
Ensemble complet du premier trimestre publié (11 avril–12-19 juillet 1886) de la revue symboliste La Vogue, plus importante revue littéraire de la fin du XIXe siècle qui contient la première impression des Illuminations de Rimbaud. Les n° 1 à 12 parus régulièrement chaque semaine ont été rassemblés sous une couverture trimestrielle et mis en vente en septembre 1886. Il n’a pas été tiré de grands papiers du premier trimestre de cette revue au tirage très confidentiel.
Exemplaire tel que paru, dos restauré, manques angulaires et marginaux habilement comblés. Notre exemplaire est présenté sous chemise-étui en demi-maroquin gris, dos lisse, plats de papier marbré, contreplats de papier à la cuve, étui bordé de maroquin gris, plats de papier marbré, ensemble signé Boichot.
Nombreuses contributions dont celles de Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Auguste Villiers de L’Isle Adam, Charles Morice, Paul Adam, René Ghil, Jules Laforgue, Léo d’Orfer, Stendhal, Charles Henry, Stuart Merrill (traduit par Mallarmé), Édouard Dujardin, Joris-Karl Huysmans, Félix Fénéon, Paul Bourget, Walt Whitman, Teodor de Wyzewa, Fedor Dostoïevski, Charles Vignier, Jacques Casanova de Seingalt.
Toute première parution des Illuminations rimbaldiennes, dans cette revue qui fut le refuge des poètes maudits, et fit découvrir Walt Whitman aux lecteurs français.
Seconde édition en partie originale, 14 poèmes paraissant ici pour la première fois.
Reliure en demi maroquin fauve à coins, dos lisse très légèrement assombri sans gravité, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés.
Ouvrage illustré d'un frontispice de Félicien Rops.
Bel exemplaire agréablement établi.
Édition originale imprimée à 515 exemplaires.
L’ensemble des fascicules est présenté sous deux chemises-étuis en demi oasis noir, dos lisses, dates dorées en queues, plats de papier à motifs décoratifs, intérieurs de papier vert clair, l’ensemble signé de l’atelier Laurenchet. Petits manques et déchirures sur certains dos et plats, quelques dos comportant de légères restaurations. Le huitième numéro a les plats marginalement salis, rares rousseurs affectant principalement les sixième et huitième fascicules, une partie du premier étant presque débrochée, quelques très rares manques de papier en marges de certains en raison de la fragilité de ce papier.
Exceptionnel recueil manuscrit enluminé, contenant 35 poèmes de Stéphane Mallarmé copiés à l’époque sans doute par Joris-Karl Huysmans, sur vergé de Hollande filigrané, d’après les pré-originales des poèmes parus en revue. La majorité des poèmes est précédée d’une page indiquant le titre et la source.
Illustré d’un beau portrait de Stéphane Mallarmé au fusain par Charles Tichon d’après une photo de jeunesse de Van Bosch. Il a été reproduit en couverture du numéro d’Empreintes consacré à Mallarmé (Bruxelles, L’Écran du Monde, n° 10-11). Une variante a été publiée en 1889 dans Caprice Revue (2e année, n° 60).
Également illustré de deux compositions florales à la gouache et l’aquarelle ornant les poèmes Les Fleurs et Apparition, ainsi qu’une page ornée du nom de l’auteur dessiné. Bien que non signées, les compositions florales sont attribuables à Louise ou Marie Danse.
Reliure à la Bradel, plats de soie moirée crème aux motifs floraux, gardes et contreplats de papier à motifs, deux signets en soie moirée verte décorée de motifs floraux polychromes. Mouillures en partie inférieure du second plat, coins frottés, quelques accrocs aux fils de soie ornant le dos, et frottements sur les plats.
Superbe manuscrit de 35 poèmes de Mallarmé antérieur à la parution de son premier recueil de poésies complètes – qui ne connut d’ailleurs que 47 exemplaires (Poésies photolithographiées, Revue indépendante, 1887). Cet ensemble soigneusement calligraphié est attribué à la main de Joris-Karl Huysmans, grand admirateur du poète, qui aurait offert les manuscrits à son ami Jules Destrée.
"L'interposition du poème entre la peinture et la musique a donc fait preuve d'un excellent conduit entre les arts grâce au fait que Hahn a respecté scrupuleusement l'esprit du poème tout en préservant son autonomie dans sa composition. Le lien entre la musique et la peinture se révèle après que les autres matériaux s'unissent entre eux ; c'est dans cette alliance que s'opère alors une étonnante complémentarité souhaitée sur la lumière apaisante d'Albert Cuyp" (Nicolas Vardon)
Poème autographe d'André Pieyre de Mandiargues signé A.P.M. et daté du 5 juin 1974 intitulé "Le plus libre graveur" et qu'il dédia à Joan Miro .
Rédigé au stylo bille noir sur un feuillet, le poème, de 44 lignes, comporte quelques ratures et ajouts manuscrits ainsi qu'un ajout de feuillet découpé et encollé en angle inférieur droit du poème.
Ce texte tout à la gloire du peintre Joan Miro et de son style fut publié dans la revue XXe siècle en décembre 1974 :
"Feu d'air ou feu de terre
Feu de feu ou feu d'eau
Le haut feu de Miro
Se fait esprit de sel
Acide ardent fumant
Machoîre du dieu ivre
Qui va mordre le cuivre...
...
Parfois il grave sur le givre
il invente le regard
il noie le soleil
Il l'ébouillante
Parfois il balance l'homme
Il bascule la demoiselle,
...
La grande lingerie des noirs
Des bleus des rouges des roses
Des jaunes et des verts
Claquant au vent de Majorque
Un grand pavois d'allégresse
Imposé au blanc d'une page..."
Beau poème d'André Pieyre de Mandiargues magnifiant le style foisonnant de couleurs vives du peintre et graveur Joan Miro.
Rare édition originale imprimée à petit nombre.
Plats marginalement décolorés et insolés comme généralement.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Agréable exemplaire.
Précieux envoi autographe signé de René Char : "A Georges Hugnet affectueusement. René Char."
Char et Hugnet rejoignent tous deux les rangs des surréalistes au début des années 1930. Ils font partie de la clique d'enfants terribles du surréalisme qui font irruption avec Breton lors du dîner d'inauguration cabaret-dancing de Montparnasse, le «Bar Maldoror» et provoquent Robert Desnos. Une bagarre s'ensuit, et Char est blessé d'un coup de stylet. En 1934, ils figurent sur le fameux échiquier surréaliste avant de prendre leur indépendance de l’hégémonie politique et poétique bretonienne. Lorsque la guerre fait rage, l’un prend les armes, l’autre la plume et la presse : Char sous le pseudonyme du Capitaine Alexandre, Hugnet par l’impression de tracts et laissez-passer et sa participation à L'honneur des poètes, publié clandestinement en 1943 par les Editions de Minuit. Ils poursuivirent leur œuvre sous le signe de l’indépendance, et les envois de Char attestent de son admiration pour cette figure majeure de la Résistance intellectuelle.
Edition originale, un des 30 exemplaires numérotés sur pur fil, le nôtre un des 5 hors commerce.
Rare et bel exemplaire.