Deuxième édition, publiée la même année que l'originale et illustrée d'1 carte dépliante en couleurs en début du premier volume (cf. Cordier, Sinica, 2120. Caillet, 5293. Numa Broc, Asie, 247-249.)
Déchirures sur un mors du premier volume, dos du deuxième volume fendu avec des manques, une déchirure sans manque page 407 du tome 2.
Précieux exemplaire, portant la signature "G. Rocquemaurel" sur les pages de titre.
Il s'agit de Louis François Gaston Marie Auguste de Rocquemaurel (Toulouse, 1804 - 1878), ancien élève de l'École polytechnique, second de Dumont d'Urville comme lieutenant de vaisseau sur l'Astrolabe lors du voyage au Pôle sud et dans l'Océanie (1837-1840).
Devenu capitaine de vaisseau en 1848, il fut affecté, de 1850 à 1854, à la station navale française en Indochine.
Parus en 1850, les Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine s'interrompaient au moment du voyage de retour, lorsque les Pères Huc et Gabet étaient parvenus aux frontières de l'empire chinois après leur expulsion du Tibet.
Le présent ouvrage constitue la suite de cette relation : "Les Chinois, désireux de contrôler leurs déplacements, les obligent à prendre la route mandarine Lhassa-Canton, plus courte que la route de Pékin, mais plus accidentée et plus dangereuse. Bien escortés par des soldats qui les surveillent autant qu'ils les protègent, les deux missionnaires se dirigent vers le Se-Tchouen par Tchamdo, Batang et Tatsien-Lou […]. En septembre 1846, les deux Français sont remis par les autorités chinoises au consul de Hollande à Canton" (Numa Broc).
Huc regagna la France en 1852 pour se consacrer à la publication de ses ouvrages.
Ceux-ci attirèrent l'attention de Napoléon III qui fit paraître à l'Imprimerie Impériale, en 1854, la première édition de l'Empire chinois, où l'auteur donne un grand nombre d'observations sur les mœurs de ce pays.