Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur hollande, seuls grands papiers.
Reliure à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier à motifs décoratifs rouge et or, dos lisse, discrètes restaurations aux mors et coiffes, pièce de titre de chagrin marron avec une infime restauration, gardes et contreplats de papier bleu à motifs dorés, couvertures et dos salis conservés, tête dorée sur témoins, reliure de l'époque.
Exceptionnel et précieux envoi autographe signé de Claude Farrère : "Pour Max-Anély que j'admire et pour mon ami Segalen. Claude Farrère."
Claude Farrère avait rencontré Victor Segalen en 1905 et joua un temps auprès de lui le rôle de conseiller littéraire. Victor Segalen, lors de soirées passées à fumer l'opium, discuta longuement avec Farrère des Immémoriaux en cours d'écriture, et lui soumit son manuscrit avant publication. Farrère ne manque pas d'honorer dans cet envoi le pseudonyme de Segalen, Max-Anély, avec lequel il avait signé ce premier roman. Médecin de marine, il aurait dû, par principe, solliciter l’autorisation de ses supérieurs pour publier. Tout comme l’ont fait Farrère lui-même (de son vrai nom Charles Bargone) et Pierre Loti (Julien Viaud), il s’en dispense et choisit ce nom de plume (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme). Comme un pendant au Maoris immémoriaux de son ami, Farrère offre ici ce rare et précoce récit d'anticipation qui raconte l’obtention de l’éternelle jeunesse par des moyens électrochimiques.
Superbe (double) envoi à l'un de ses plus proches confrères écrivains voyageurs, Victor Segalen.