Edition originale de cette affiche in-folio signée "Phelypeaux", imprimée d'un seul côté et sur deux colonnes.
Rare et agréable exemplaire en dépit de traces de pliures centrales.
Edition originale de cette affiche in-folio signée "Phelypeaux", imprimée d'un seul côté et sur deux colonnes.
Rare et agréable exemplaire en dépit de traces de pliures centrales.
Manuscrit inédit consistant en un recueil de 17 aquarelles légendées.
L’ouvrage annoncé sur la page de titre, Vues et types du Sénégal, est resté inédit et les aquarelles présentées ici devaient probablement servir à l’illustrer. L’auteur de ces aquarelles est mentionné au bas de la table des planches : « A. Poquet (Del.) 1873 ». Cet illustrateur n’est pas cité ni Bénézit ni dans Bellier de La Chavignerie.
Reliure en demi chagrin rouge à coins, dos à cinq nerfs orné de filets dorés, plats de papier marbré, reliure moderne.
Une déchirure restaurée en marge droite de la dernière aquarelle.
L’ouvrage se compose d’un feuillet de titre calligraphié avec, au verso, une table des planches (intitulée « Table des gravures »), suivie des 17 aquarelles montées au recto de chaque feuillet à raison d’une ou deux par page.
Elles représentent des paysages, des sites remarquables, des scènes diverses et des habitants en costumes.
De dimensions 9,5 x 21 ou 16 x 9 cm, elles sont accompagnées d’une légende manuscrite : 1. Dagana. - 2. Richard-Toll. - 3. Fort de Bakel. - 4. Princesse Mauresse, Trarzas [et] Maure Orfèvre, Trarzas. - 5. Type de coiffure de Malinkés. - 6. Homme Bambara [et] Femme Bambara. - 7. Femme Peule [et] Femme Mandingue. - 8. Jeune Maure Darmenkour [et] Femme Wolof portant son enfant. - 9. Palmier ronier. - 10. Deuxième barrage au-dessus du Félou. - 11. Montagnes de Maka Gnian. - 12. Vue de Koundian. - 13. Poste de Dabou.
Sur le titre, le nom de Bérenger Féraud a été biffé au crayon.
Il s’agit de Laurent Jean Baptiste Bérenger-Féraud (1832-1900), docteur en médecine et ethnologue, chef du service de santé du Sénégal en 1872, médecin-chef à Toulon en 1873 puis directeur du service de santé de la Martinique en 1875.
Auteur de nombreuses publications médicales, notamment sur les fièvres tropicales, il écrivit plusieurs ouvrages sur l’Afrique, parmi lesquels "Etude sur les Ouolofs" (Paris, Ernest Leroux, 1875) et "Les peuplades de Sénégambie" (id., 1879).
Très bel ensemble d’aquarelles inédites sur le Sénégal.
Rare édition originale ce cette conférence donnée au Cercle de France à Paris le 8 janvier 1958, absente de Worldcat.
Petites piqûres sur le premier plat.
Rare pamphlet utopique célébrant la création de la nouvelle capitale Brasilia, et posant les bases théoriques des villes du futur. L'exemplaire est enrichi d'un envoi autographe signé de Robert Miocque à son ami Marcel Dollfus en tête de la première page de texte.
Manuscrit autographe complet de 50 pages écrites au recto de chaque feuillet comportant de nombreuses ratures et corrections.
Le manuscrit a été publié dans le Bulletin de la Société de Géographie de décembre 1872.
Reliure en plein chagrin rouge, dos à cinq nerfs orné de fleurons et de doubles caissons dorés décorés de motifs floraux dorés, double de doubles filets dorés sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'une dentelle dentelle dorée sur les contreplats, filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de l’époque.
Les feuillets sont numérotés de 1 à 50 dans l’angle supérieur gauche ; une numérotation plus ancienne, biffée, se trouve dans la marge supérieure.
Trois parties composent cette étude :
La première partie traite de l’histoire de la navigation de la mer des Sargasses depuis les Phéniciens, qui, les premiers, signalèrent l’existence de bancs d’algues flottantes dans l’Atlantique. Ils furent suivis par les Carthaginois, les Arabes et les Portugais. Mais c’est Christophe Colomb qui donna, en 1492, les premières observations sérieuses sur ce phénomène marin. Gaffarel mentionne ensuite les navigations de Gonneville, Jean de Léry et André Thévet, cite Humboldt, puis évoque les récentes explorations scientifiques : en 1851-1852 par la campagne du Dolphin, capitaine Lee, et en 1855 par celle du brick le Méléagre, capitaine Leps.
Dans la seconde partie, l’auteur étudie la géographie des Sargasses, en faisant observer que son étendue et ses limites ont toujours été incertaines. Il développe ensuite trois hypothèses sur leur origine, la plus vraisemblable étant celle selon laquelle les sargasses se développent aux alentours du Gulf Stream, dont les eaux chaudes et peu agitées leur procurent de bonnes conditions d’existence et leur permettent de se propager en grande quantité. Il est ensuite question des différentes espèces de sargasses, de leur mode de vie et de leur accumulation, donnant ainsi un aspect étrange qui effraya les premiers navigateurs.
Enfin, l’auteur évoque les richesses de la mer des Sargasses : par analogie avec les récoltes d’algues le long des côtes françaises, qui permettent, après les avoir réduites en cendre, d’obtenir un excellent engrais, on pourrait envisager de les exploiter afin d’en extraire les substances minérales, mais il faudrait pour cela des bateaux spécialement équipés. Il conclut : « La mer des Sargasses est donc une véritable région promise.
Tous, plus ou moins, directement ou non, agriculteurs pour nos champs, malades pour nos santés, industriels pour nos usines […] citoyens pour notre patrie, nous n’avons qu’à gagner à l’exploitation des richesses inconnues de cette mer… » (p. 50).
Ont été Reliés à la suite :
Très beau recueil de 49 aquarelles originales montrant la vie quotidienne au Tonkin, illustrant, pour la plupart, des scènes de la vie rurale.
Ces aquarelles, non signées, mesurent environ 20 x 15 cm (hors marge) et ont été finement exécutées à l'encre de Chine et à l'aquarelle, avec des rehauts de gouache, sur des feuilles de papier dont certaines portent le filigrane "Latune et Cie Blacons"; toutes sont montées sur onglets.
Reliure en demi percaline rouge à coins, dos lisse muet et recouvert de chagrin rouge, frottements sur le dos, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier bleu, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs en marges des aquarelles.
Les scènes représentent différents sujets : un poste militaire gardé par quatre soldats dont un en faction à l'entrée, un garde portant un uniforme blanc et tenant dans sa main droite un fusil muni d'une longue baïonnette, la tête recouverte d'un salacco (coiffe traditionnelle des tirailleurs indochinois), un vieillard assis sur une table et fumant la pipe tout en étant éventé par un domestique, un paysan travaillant la terre avec deux bœufs, une femme se recueillant devant une tombe, un autre paysan labourant la terre, deux villageois se rencontrant à proximité d'un petit pont, quatre personnes travaillant dans une rizière, un homme en costume devant un temple, trois paysans récoltant le riz, un combat de coqs, etc...
On y voit aussi de nombreux villageois transportant des denrées, des marchandises ou en train de pêcher, des lutteurs se produisant devant un notable, un enfant servant de guide à un aveugle, deux ouvriers transportant des pierres dans une brouette, une procession conduite par un dignitaire à cheval et emmenant un sanglier dans une cage, un prisonnier en train d'être fouetté, un autre sur le point d'être décapité, une scène de chasse, des musiciens, une femme utilisant un métier à tisser, des villageois en train de jouer, etc...
La présence occidentale n'est évoquée qu'une fois : un navire indochinois, voiles au vent, arbore trois étendards tricolores tandis qu'au second plan, un bâtiment à vapeur, probablement français, continue sa route…
On joint une pièce de cuir en veau fauve (4 x 32 cm) portant l'inscription à froid "Souvenir du Tonkin 1885-90".
Précieux témoignage sur le Tonkin au début du protectorat français.
Billet autographe daté et signé de Marguerite Yourcenar adressé depuis son domicile parisien à Marcel Baroche, de la revue littéraire Sud, sur une de ses cartes de visite, 18 lignes à l'encre verte accompagnées d'une enveloppe manuscrite à l'adresse de son correspondant, concernant un projet de collaboration initié par le directeur de la Sud avec l'écrivain.
"27 décembre 1980, à la revue Sud, à marcel Baroche
cher monsieur, vous avez mon acceptation au projet d'un numéro spécial sur mon oeuvre en 1982, et mes remerciements anticipés. Il existe de nombreuses photographies de moi dont quelques unes me paraissent ressemblantes : je n'en possède personnellement aucune, mais peut-être en trouverai-je à vous en envoyer en temps utile. Pour l'instant au moins, je ne possède aucun inédit à offrir. Plus tard peut-être... Bien sympathiquement Marguerite Yourcenar."
Édition originale de cet opuscule traitant du plus vaste marais d'Italie, celui de Fucecchio.
L'ouvrage est illustré d'une gravure hors-texte sur double page.
Exemplaire dérelié.
De la bibliothèque de l'économiste, agronome, industriel et lithographe Charles-Philibert de Lasteyrie du Saillant (1759-1849), avec son cachet sur le titre.
Encre originale aux teintes magenta, brune, verte et bleue titrée et signée « Moscou / LD » par Léon Deubel, réalisée au verso d’une page de son recueil La Lumière natale.
Superbe klecksographie aux encres multicolores signée par le poète maudit Léon Deubel, inspirée par les Illuminations d’Arthur Rimbaud. Ce pliage précurseur de Rorschach fut réalisé à l’aide de technique de pliage chère à Victor Hugo.
Exceptionnel album contenant 54 caricatures originales et parfois légendées réalisées à l'encre de chine, au crayon, à l'aquarelle, (dont 3 petits dessins au crayon sur feuilles volantes) et des feuillets blancs.
Cet album amusant et personnel, visiblement composé par un artiste amateur, semble décrire les diverses aventures et mésaventures de quelques personnages récurrents, apparemment tous liés de près ou de loin à l'Ambassade de France près la Porte ottomane dont un morceau de papier à en-tête se trouve intercalé entre deux feuillets.
Reliure en plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse orné de filets rouges, un accroc restauré en tête du dos, filet rouge encadrant les plats, quelques taches sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, tranches rouges, reliure de l'époque.
L'album contient également 1 lettre autographe signé à l'encre noire agrémentées de caricatures en marges adressées à M. H. Fournier commençant par "Cher Washington n°2"
Le destinataire de la lettre satirique ornée de dessins insérée dans l'album semble être le diplomate Hugues Marie Henri Fournier (1821-1898) nommé en 1877 ambassadeur à Constantinople.
Les aventures du petit groupe, identifié par des légendes au crayon noir, semblent commencer à Florence en septembre 1872 pour se poursuivre à Rome.
On trouvera ainsi une aquarelle montrant le temple de Vesta.
En décembre 1872 d'après la légende à l'encre, le groupe composé des Vicomtes Bresson, de Mareuil, d'Hauterive et d'Hérisson est caricaturé à Rome, en visite au théâtre, au Capitole, à cheval, etc.
Un panorama aquarellé caricature de même la Guerre de 1870 et ses protagonistes.
Apparaissent également, caricaturés au crayon auprès de Fournier, le général de Castelbajac et le baron de Talleyrand.
On notera un beau portrait au crayon de Khalil Bey.
Le célèbre diplomate ottoman et collectionneur né au Caire en 1831 et mort à Istanbul en 1879, venait en effet, après son ambassade à Vienne de 1868, de revenir à Constantinople pour épouser en 1872 la princesse égyptienne Nazli Fazl. Outre son rôle dans la Guerre de Crimée, il est connu pour sa prestigieuse collection de tableaux qui, vendue aux enchères en 1868, contenait des oeuvres de Courbet (dont l'Origine du monde), d'Ingres, de Delacroix, etc...
Le comte d'Osmond, Alfred de Courtois ont aussi leur caricature.
On trouvera également dans l'album une vue intitulée Pointe imaginaire du sérail, et une aquarelle représentant une partie de Lawn-Tennis.
Unique ensemble.
Encre originale dédoublée par pliage et signée dans l’œuvre « Marie-Laure », accompagnée d’une carte postale autographe signée adressée à Valentine Hugo et rehaussée de dessins et inscriptions autographes sur le dessin de la place Victor Hugo.
Superbe décalcomanie surréaliste de Marie-Laure de Noailles adressée à la peintre, modiste et photographe Valentine Hugo, la « Dame de Carreau » des surréalistes.
Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Jane Catulle-Mendès, 3 pages à l’encre violette sur un double feuillet, plis usuels inhérents à l’envoi.
Rare lettre probablement inédite de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressée à sa consoeur la poétesse Jane Catulle Mendès. Peyrebrune, qui peine à vivre de sa plume, avait échoué à publier l'un de ses contes. Consolée par sa destinataire, elle désire lui offrir une botte de lilas - symboles de séduction, de nostalgie et de féminité.
Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Jane Catulle-Mendès, 3 pages à l’encre violette sur un double feuillet, plis usuels inhérents à l’envoi.
Rare lettre probablement inédite de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressée à sa consoeur la poétesse Jane Catulle Mendès. Peyrebrune emmène ses chers soutiens faire leur portrait en médaille grâce au nouveau procédé de la photosérie, inventé par le collaborateur de Nadar : elle prévoit d'y conduire le couple Mendès ainsi que la femme de Joseph Reinach, son grand ami et confrère, qui prit avec elle la défense du capitaine Dreyfus.
Peyrebrune lui adresse une "torride requête" pour davantage de places à l'Opéra Comique, qui jouait alors l'adaptation lyrique de La reine Fiammette composé par l'illustre mari de sa destinataire, Catulle Mendès.
Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Catulle Mendès, 2 pages à l'encre violette sur une carte, un manque de deux mots.
Appel désespéré et probablement inédit de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressé à son confrère le poète Catulle Mendès. Peinant à vivre de sa plume, Peyrebrune tente de placer un de ses contes dans le Journal, quotidien à grands tirages dont Catulle Mendès assurait la direction littéraire.
Très rare édition originale des nouvelles lois édictées en 1775 par Catherine II, tsarine de Russie, et traduites en turc à l'intention des nouvelles provinces turcophones récemment conquises sur l'Empire Ottoman.
Elle se compose de deux parties : la première, datée du 12 novembre 1775, comprend les 28 premiers chapitres (pp. 1-190) ; la seconde contient les chapitres 29 à 31 (pp. 191-248).
Reliure en demi basane marbrée à petits coins, dos muet à cinq nerfs orné de doubles filets et de chardons dorés, plats de papier marbré, tranches rouges, reliure moderne.
Mouillures claires en marges supérieures droites des premiers feuillets.
Très bel et rare album comprenant 36 photographies originales, en tirage argentique (18,5 x 23 cm, contrecollées et légendées à la main), représentant des vues extérieures (façades, jardins, perspectives) de cet ensemble néo-gothique anglais réalisé entre 1868 et 1872 par Thomas Smith et l'entrepreneur cannois Scavy pour un certain Michael Hugh Scott qui ne l'habita pas : il passa très vite aux mains de l'homme d'affaires Debionne qui le revendit à Lord Wolverton, après l'avoir muni de mobilier et de décoration intérieure.
Reliure en percaline bleue, dos lisse muet, filet à froid encadrant les plats, titre en lettres dorées au centre du 1er plat, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Quelques taches noires sur le premier plat de la reliure légèrement gondolé en certains endroits, agréable état intérieur.
En regard de la première photographies, envoi du deuxième propriétaire, Alexandre-Louis Debionne, à son beau-frère, en date du 15 avril 1878.
Manuscrit autographe signé de la « Ballade du fou » de Victor Hugo, chantée par le bouffon Elespuru dans Cromwell (IV, 1). 2 pages sur un feuillet remplié contrecollé sur papier glacé vert.
Superbe manuscrit de la plus célèbre chanson poétique de Victor Hugo, chantée par le fou Elespuru dans sa retentissante pièce Cromwell.
Grotesque et sublime, cette œuvre incarne la liberté du théâtre romantique prônée par Hugo dans la fameuse préface de la pièce : comme le souligne la Bibliothèque nationale de France, cette chanson « est le seul passage de la pièce qui peut rivaliser avec sa préface pour la notoriété ».
Édition originale fort rare.
Notre exemplaire est présenté dérelié.
C'est dans le cadre de ses préoccupations philanthropiques que Piarron de Chamousset (1717-1773), qui exerçait d'ailleurs la médecine sans en avoir obtenu aucun titre, s'efforça de mettre sur pied la première association de secours mutuels, comprenant pharmacie, corps médical, locaux pour héberger les malades.
Ce texte fut repris dans le recueil Vues d'un citoyen (Paris, Lambert, 1757). Du même auteur, nous proposons à la suite : "Lettre à l'auteur de la critique du Plan d'une maison d'association".
S.l.n.d. [1754], 14 pp.
Collection quasi-complète de cette rare revue bi-mensuelle de magie.
abondamment illustrée (manquent seulement les numéros 1, 4 et 5 de l'année 1947), Robelly ayant arrêté volontairement la publication après le numéro 121.
Reliures en demi basane fauve, marron ou beige, dos à quatre nerfs ornés de fleurons dorés, la plupart des dos éclaircis ou décolorés, quelques petites traces de frottements sur certains dos, plats, gardes et contreplats de papier marbré, tranches mouchetées, modestes reliures de l'époque.
Robert Rouet, dit Robelly (1894-1975) fut un peu l'historiographe de la profession de "magicien" et il collecta un nombre considérable d'informations et de documents.
Au début du premier volume, on trouvera les numéros 1, puis 7-19 (janvier-février 1944, puis novembre-décembre 1944 à novembre-décembre 1946) du CRMT - Bulletin officiel de l'Amicale Robert-Houdin, Groupe régional des magiciens de la Touraine (8 pp., puis pp. 57-254, avec deux numéros spéciaux).
Agréable et rare ensemble quasi complet de cette rare revue de magie illustrée.
Rare réunion, en édition originale, de textes politiques concernant les affaires de la Belgique (secouée par la Révolution brabançonne depuis 1787) et des Pays-Bas (dont les éléments opposés au Stadthouder avaient souvent rejoint la France).
Comme l'indique la table manuscrite reliée en début de volume, notre exemplaire ne forme que le premier d'une suite de recueils constitués par Roederer (cf. infra) à partir des mémoires et opuscules qu'il recevait alors qu'il était membre de l'Assemblée constituante.
Reliure en pleine basane fauve écaille, dos lisse orné de guirlandes et d'urnes dorées, les dorures étant en partie estompées, coiffes frottées, pièce de titre de basane verte, encadrement de dent-de-rat, simple filet et guirlande dorés sur les plats, simple filet doré sur les coupes, coins émoussés, tranches jaunes mouchetées de rouge, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs en fin du dernier fascicule.
L'ensemble se compose ainsi :
- I. Mémoire pour les patriotes Hollandois réfugiés en France. S.l.n.d. [Paris, 1790], 40 pp.
Provenance : de la bibliothèque de l'avocat, dramaturge, journaliste et homme politique Pierre-Louis Roederer (1754-1835), avec vignette ex-libris encollée sur un contreplat, et, en tête de la pièce V du recueil, envoi autographe de Charles-François Dumouriez à Pierre-Louis Roederer.
Nouvelle édition.
Reliure en demi basane fauve, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et orné de caissons dorés et décorés de motifs floraux dorés, pièce de titre de basane blonde, plats de cartonnage vert comportant des éraflures, accrocs sur les coupes, tranches rouges, reliure de l'époque.
Dos restauré et frotté, déchirure sans manque en têtes des pages 33-34 et 35-36, précision manuscrite à la plume en marge de la page de titre qui a été rognée par le relieur.
La première édition des Recherches sur l'origine du despotisme oriental date de 1761, et le texte en a été fortement remanié par le Baron d'Holbach et ses idées athéistes, puisqu'il fut en réalité l'éditeur de tous les ouvrages attribués à Boulanger, mort en 1759.
Initialement conçu pour servir de commentaire à l'Esprit des Loix de Montesquieu, le livre associe dans une même réprobation ce qu'il appelle "théocratie" (en réalité, toute source transcendante du pouvoir) et "despotisme" (en fait, tout type de monarchie non limitée, abusivement associée aux sociétés non occidentales), avec bien évidemment une visée de critique des régimes alors en vigueur en Europe.
Rare édition originale consistant en une belle suite de 40 lithographies de Yuko Watanabe, en deux tons, présentant des types japonais, des scènes de la vie traditionnelle, des costumes, etc. : Ronin, hara-kiri, samurai, attentat contre le shogun Nobunaga, visite d'une geisha, jeunes filles en visite, une partie de go...
Pas dans Colas, ni Hiler & Hiler, manque à la Bn, pas dans Nipponalia, ni Cordier. Wenckstern, I, p. 228 (donne l'adresse de Yokohama, sans date et annonce 2 vol., le deuxième - dont nous n'avons trouvé aucune trace - avec 25 pl.)
Reliure en pleine toile beige, dos lisse muet, lithographie appliquée sur le premier plat, reliure du XXème siècle.
Accrocs à 3 planches renmargées et au dernier feuillet doublé, quelques petites rousseurs, petite tache d'encre verte affectant la plupart des gravures en leur marge, sans atteinte au motif.
Très rare édition originale de ce discours pour le soixante-dix-huitième anniversaire de la Déclaration d'indépendance.
Aucun exemplaire au CCF. Absent de Sabin.
Le second plat de la couverture est absent, quelques petites rousseurs marginales.
Né en Pennsylvanie, David Lawrence Gregg (1819-1868) avait été chargé par le président Franklin Pierce de négocier l'annexion du royaume d'Hawaï avec le roi Kamehamena III, lesquelles échouèrent au demeurant. Le roi mourut le 15 décembre 1854 et les velléités d'intégration aux Etats-Unis ne furent pas reprises par son successeur Kamehamena IV.
Document très rare sur l'eau dite "de Cologne" illustré d'une vignette en-tête représentant la ville de Cologne.
Il a été rédigé par Giovanni Antonio Farina (1718-1787), un des héritiers et successeurs de l'inventeur de la fameuse lotion, le parfumeur italien Giovanni Paolo Feminis (1660-1736), installé à Cologne.
Jean-Antoine Farina transmettra ensuite la formule à ses descendants, dont le dernier, Jean-Marie Farina (1785-1864), exploitera avec succès l'eau admirable dans la première moitié du XIXe siècle.
On trouve dans cette plaquette l'indication des différentes applications médicales de l'Eau de Cologne (les noms des maladies sont imprimés en capitales). "Il y a environ un siècle que cette Eau a été inventée et composée par le Sr. Paul Feminis, Italien, et ancien Distillateur à Cologne, et qu'elle est en grande réputation dans toute l'Europe. On ne peut donner à cette Eau tout l'éloge qu'elle mérite : ses vertus sont au dessus de tout ce qu'on peut en dire, et l'expérience constante qu'on en a par les effets surprenans que dans une infinité de Maladies elle opère continuellement, sur toutes les Personnes, de quelque sexe et âge qu'elles soient, en est une preuve si convaincante, que c'est à juste titre qu'on lui donne le nom d'admirable".
Edition originale illustrée, sur la page de titre, d'un petit bois gravé : le taureau et un cavalier chargeant, et, en fin de volume d'une curieuse vignette gravée sur bois : le poète (affublé de lunettes) et sa muse.
Rare et intéressante plaquette tauromachique contenant le récit en vers d'une course de taureaux à cheval qui s'est déroulée à Lisbonne le 26 septembre 1752.
Agréable exemplaire présenté dans son brochage d'origine avec couvertures d'attente postérieures et muettes en papier marbré.
Rarissime édition originale, imprimée vraisemblablement en Prusse, de cet essai rédigé directement en français par le baron de Bielfeld (1716-1770), inspecteur des universités prussiennes et ami de Frédéric le Grand dès le temps où celui-ci n'était que prince héritier de Prusse.
GV 1700-1910, t. 111, p. 374. Pas dans Conlon (qui ne cite que l'éd. d'Amsterdam de la même année). Aucun exemplaire aux U.S.A.
Reliure en plein maroquin rouge à décor doré, dos lisse orné à la grotesque, roulettes dorées sur les coiffes, triple filet d'encadrement sur les plats, filets dorés sur les coupes, gardes et contreplats de papier à motifs étoilés et dorés, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, toutes tranches dorées, reliure de l'époque.
Petites taches noires sur les plats, quelques petites rousseures sans gravité.
L'auteur a certainement eu l'intention dans cet ouvrage de complaire à son souverain en montrant combien les princes de la maison de Brandebourg, et tout particulièrement « le monarque qui occupe aujourd'hui le trône », avaient eu « la glorieuse maxime d'accorder à leurs sujets une entière liberté de penser & une protection généreuse à tous les talents ».
Exemplaire de grande qualité, dans une reliure parisienne sortie d'un des meilleurs ateliers de la capitale et conservée quasiment sans défaut.
Edition originale de ce recueil de discours politiques.
Reliure en pleine percaline rouge, dos lisse muet comportant de légères traces de frottements, mentions dorées frappées sur le premier plat : "République de Guinée R.D.A. à S.E. Jean Paul Sartre. N°30", gardes blanches partiellement ombrées, reliure nominative de l'époque offerte à Jean-Paul Sartre.
En frontispice, portrait photographique portant la signature autographe du président Ahmed Sékou Touré : Secrétaire Général du Parti Démocratique de Guinée, Responsable Suprême de la Révolution.
Edition originale de la traduction française.
Reliure en pleine percaline souple vert bouteille, dos lisse comportant des frottements, nom de l'auteur et titre de l'ouvrage frappés à l'or sur le premier plat, quelques frottements sur les plats, couvertures conservées.
Édition originale de cet important témoignage sur Buffon, sa vie privée, son caractère et les relations qu'il entretenait avec ses familiers ; mais on y trouve également de nombreuses références à ses travaux scientifiques (cf Quérard I, 119 donne : "Lyon, Grabit, 1788". Dureau, "Notice sur Joseph Aude", p. 15.)
Reliure en demi vélin, dos lisse, pièce de titre de chagrin rouge en long, plats de papier marbré, coins légèrement émoussés, tranches mouchetées.
Taches en marges de la page de titre et du dernier feuillet
Les souvenirs proprement dits s'arrêtent à la page 55.
Les pages suivantes contiennent les poésies annoncées par le titre.
La rareté de ce volume était déjà signalée par Dureau en 1868…
Le chevalier Aude [1755-1841], auteur dramatique prolifique et ancien secrétaire de Caraccioli, avait été en outre le secrétaire de Buffon, et avait séjourné "en Eckermann" auprès du grand naturaliste dans sa propriété de Montbard.
Ex-libris armorié "Sapere Aude" encollé au verso du premier plat de reliure, vraisemblablement un descendant du chevalier.
Édition originale rare (cf Caillet 3017).
Reliure en plein veau porphyre, dos lisse orné à la grotesque, petits manques et frottements en pied du dos, pièce de titre veau fauve comportant un petit manque et une restauration, triple filet doré en encadrement des plats, roulettes dorées sur les coiffes en partie estompées, tranches marbrées, reliure de l'époque,
Intéressante dissertation écrite par le Président de Brosses (1709-1777) pour l'Académie des inscriptions et des belles-lettres, "sur les mythes anciens, la théurgie, la magie et les cultes secrets".
Edition originale,
Un seul exemplaire au CCF (BnF)
Reliure à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier marbré, dos lisse, pièce de titre de chagrin vert comportant un petit manque, reliure moderne.
Très rare bilan de l'administration de l'"Argenterie, Menus-Plaisirs et affaires de la chambre", qui formait, sous la monarchie d'Ancien Régime, le service de la maison du Roi, responsable des "plaisirs du roi", c'est-à-dire de l'organisation des cérémonies et spectacles de la Cour.
Il a été établi à partir de 393 états (et 21 000 factures).
En réduisant considérablement les dépenses de sa maison, Louis XVI ne laissa subsister qu’un "maître des Menus-Plaisirs ", doté d'un budget infiniment plus restreint que ses prédécesseurs.
Bronze du crâne du Marquis de Sade exécuté par le Maître Fondeur d'art Avangini. Un des 99 uniques exemplaires numérotés portant l'empreinte de la signature de Sade, le nôtre le N°31.
On joint le certificat d'authenticité signé par la Comtesse de Sade et portant le cachet de cire de la famille.
Le vendredi 2 décembre 1814, à l'hospice de Charenton, mourait Donatien Alphonse François Marquis de Sade à l'âge de soixante-quatorze ans.
Au mépris de ses dispositions testamentaires, le Marquis fut inhumé religieusement dans le cimetière de la maison de Charenton. Ironie du destin, Sade, même mort, ne resta pas longtemps au sein de l'église, puisque, quelques années plus tard, sa tombe devait être « profanée », au nom de la science, par le médecin de l'hospice, docteur L. J. Ramon. Après avoir étudié l'occiput de l'énigmatique Marquis, il le confia à son confrère allemand Johann Spurzheim, disciple du célèbre Franz Joseph Gall, fondateur de la très récente et très en vogue phrénologie.
Spurzheim réalisa un moulage - aujourd'hui conservé au laboratoire d'anthropologie du Musée de l'Homme - du précieux crâne et exposa l'original au fil de ses conférences en Europe avant de l'égarer, semble-t-il en Allemagne ou en Amérique. Quelle liberté plus grande pouvait espérer celui qui vécut le plus clair de son temps enfermé ?
Le musée conserva également la notice de la très partiale analyse phrénologique de « l'organisation cérébrale du Marquis de Sade » réalisée par l'assistant de Spurzheim, qui n'est rien moins qu'un nouveau procès posthume se concluant sur une nouvelle condamnation sans appel :
« Issue des passions les plus honteuses et empreintes de sentiments de l'opprobre et de l'ignominie, une conception aussi monstrueuse, si elle n'était l'œuvre d'un insensé, rendrait son auteur indigne du nom d'homme et flétrirait à jamais la mémoire de sa postérité. »
Nous lui préférerons la plus honnête description qu'en fait le docteur Ramon dans ses Notes sur M. de Sade : « Le crâne de Sade n'a cependant pas été en ma possession pendant plusieurs jours sans que je l'aie étudié au point de vue de la phrénologie dont je m'occupais beaucoup à cette époque, ainsi que du magnétisme. Que résulta-t-il pour moi de cet examen ? Beau développement de la voute du crâne (théosophie, bienveillance) ; point de saillie exagérée derrière et au-dessus des oreilles (point de combativité - organes si développés dans le crane de du Guesclin) ; cervelet de dimensions modérées, point de distance exagérée d'une apophyse mastoïde à l'autre (point d'excès dans l'amour physique). En en mot, si rien ne me faisait deviner dans Sade se promenant gravement, et je dirai presque patriarcalement, l'auteur de Justine et de Juliette, l'inspection de sa tête me l'eut fait absoudre de l'inculpation de pareilles œuvres : son crâne était en tous points semblable à celui d'un Père de l'église. »
Témoin de l'impénétrable secret du Marquis et de son intolérable liberté, ce crâne de bronze, seule réplique de l'occiput mystérieusement disparu semble répondre à la question shakespearienne par une reformulation sarcastique :
Être où ne pas être !
Exceptionnel manuscrit inédit et complet de 775 pages relatant le voyage du vicomte Edmond de Poncins à travers l’Inde (cf Numa Broc, Asie, pp. 376-377 et Afrique, p. 263 (pour ses explorations du Pamir et de l’Ethiopie). Thiébaud, 755-756 (pour ses ouvrages sur la chasse).
La relation couvre la période du 12 septembre 1891 (embarquement à Marseille) au 12 juin 1892 (départ de Karachi pour Marseille).
Reliure en demi chagrin vert sapin à coins, dos à cinq nerf sertis de filets noirsainsi que de caissons à froid décorés de fleurons centraux dorés, encadrement de filets à froid sur les plats de cartonnage vert, gardes et contreplats de papier peigné, ex-libris de l'auteur encollé en tête d'un contreplat, tête rouge, reliure de l’époque.
775 pp. (mal ch. 1-567, 567-774), 1 p.n.ch., 2 ff.n.ch. de table et qq. ff. restés vierges.
Important manuscrit inédit relatant le voyage du vicomte Edmond de Poncins à travers l’Inde. Il couvre la période du 12 septembre 1891 (embarquement à Marseille) au 12 juin 1892 (départ de Karachi pour Marseille).
Présenté sous forme de journal, il a été écrit à l’encre brune, d’une écriture cursive mais lisible.
Le texte contient toutes les observations de l’auteur sur les régions traversées, les routes parcourues et les moyens de transport, les parties de chasse, les personnalités rencontrées, ses relations avec les domestiques, etc. ; son récit précise aussi qu’il réalisa des photographies au cours de ses excursions.
Edmond de Poncins s’embarque à Marseille le 12 septembre 1891 sur le Peï-Ho, un paquebot de la Compagnie des Messageries Maritimes. Il fait le voyage avec le gouverneur d’Obock, qui doit rejoindre son poste, et un général britannique, inspecteur de cavalerie aux Indes.
Le trajet s’effectue par Port-Saïd, Suez, Obock et Aden. Au cours de la traversée de la mer Rouge, Poncins visite la salle des machines et parle en arabe à un chauffeur. Le 23 septembre, à Aden, il monte à bord de la Seyne, un navire de la même compagnie qui doit traverser l’océan Indien. L’arrivée à Karachi a lieu le 29 septembre. Le voyageur quitte le paquebot pour monter à bord d’un bâtiment à voiles à destination de Bombay, où il arrive le 2 octobre. Il y reste jusqu’au 8, date à laquelle il se rend à Poona. Le 16, il effectue une excursion aux Carlee Caves, un ensemble d’anciens temples bouddhistes creusés dans le rocher. De retour à Bombay le lendemain, il se rend ensuite à Pachora et, de là, il visite les Ajanta Caves, ou grottes d’Ajanta, célèbres pour leurs temples bouddhistes. Le 21, il est de retour à Bombay ; le lendemain, il se rend à Mehmadabad puis, le 24, à Kaira ; dans les environs de cette localité, il se livre à une partie de chasse aux crocodiles, puis aux cailles. Le 27, il est à Ahmedabad, à environ 450 km au nord de Bombay, puis, le 29, à Morvi, à 200 km à l’est de cette ville. De retour à Ahmedabad le 5 novembre, il retourne chasser dans les environs de Kaira. Le 10, il arrive à Abu Road puis il visite les temples du mont Abu avant de rentrer à Ahmedabad. Commence ensuite la traversée de l’Inde vers Delhi et Calcutta : Edmond de Poncins se rend à Ajmere le 21 novembre, Chitor le 23 et Udaipur le 25. Le 3 décembre, il pratique une chasse à l’ours dans les environs. Puis, le 7, il parvient à Jaipur et, le lendemain, au fort d’Amber qui surplombe la ville. Le 10, il arrive à Alwar, puis, le 12, il se rend à Delhi. Trois jours plus tard, il visite Agra, avant de se rendre dans la vallée du Gange : Cawnpore (Kanpur) le 17, Lucknoor (Lucknow) le 18 et Bénarès le 19 décembre. L’arrivée à Calcutta a lieu le 22 décembre 1891. Il y reste jusqu’au 4 janvier 1892, date de son départ pour une longue partie de chasse aux Sunderbans, une région marécageuse située dans le delta du Gange. Le 10 février, il est de retour à Calcutta pour préparer sa prochaine expédition. Le 19 février 1892 a lieu le départ pour l’Assam, région située au nord-est de l’Inde, dans la vallée du Brahmapoutre, aux confins du Bhoutan. Le lendemain, il est à Goalundo (actuellement au Bangla Desh), le 22 à Jatrapur (Bangla Desh) puis il commence une nouvelle chasse à travers la jungle au dos d’un éléphant domestique. Le 4 mars, il parvient à Raimana (Assam, Inde). Dans les jours qui suivent, il pratique la chasse aux grands animaux (buffles, éléphants, rhinocéros, tigre) ; le 17, il tue un chat-tigre, puis, le lendemain, une biche et un cerf, mais les grands animaux s’éloignent. Le 19 mars, il attrape une insolation mais il continue néanmoins de chasser. Le 24, il est à Paglobat puis, le lendemain, à Dhubri (Assam) où il est atteint par une forte fièvre. Rétabli, il fait encore quelques excursions et, le 8 avril, il quitte la région pour retourner à Calcutta où il arrive le 10. Le 14, il est à nouveau malade et se fait voler par son boy qui est condamné à 6 mois de prison. Poncins quitte ensuite Calcutta pour traverser la plaine du Gange : le 29 avril, il arrive à Cawnpore (Kanpur) où il était déjà passé lors du voyage d’aller, et, le 30, il séjourne à Kalka. Le 1er mai, il parvient à Simla, à 250 km au nord de Delhi, sur les contreforts de l’Himalaya. Après une excursion à Amondah, les fièvres le reprennent et il doit retourner à Kalka où il prend le train pour arriver le 16 à Rawalpindi (actuellement au Pakistan). De là, il effectue quelques excursions dans la montagne (Murree, Gulmay) mais une épidémie de choléra l’oblige à quitter la région. Il part de Rawalpindi le 5 juin en train pour arriver à Lahore le lendemain. Le 8, il parvient à Karachi et prépare ses affaires pour embarquer à bord d’un navire à destination de Marseille. Le journal s’achève le 12 juin 1892, date du départ de Karachi. Extraits : [16 octobre 1891, entre Bombay et Poona, Maharashtra] : « Départ pour les Caves de Carlee. Parti à 6 h avec un tonga [charrette tirée par deux poneys] qui me mène sur la route en face du sentier des caves. Pris deux coolies pour mon appareil photographique et mon fusil. On traverse une longue plaine de rizières […]. Les caves sont au tiers de la hauteur d’une montagne de 800 pieds qui s’élève au bout de la plaine […]. On traverse un 1er petit temple de Siva et on est en face du grand temple dont l’entrée est fort imposante […]. A droite et à gauche de grands éléphants sculptés sortent du rocher jusqu’à mi-corps ; des bas-reliefs représentant des dieux aux formes exagérées, plus grands que nature […]. La grande salle est une merveille comme ensemble et comme détails… » (pp. 53-55). [25 octobre 1891, environs de Kaira, au sud d’Ahmedabad, Gujarat] : « Parti à 6 h à chameau pour aller chasser le crocodile. Fait 14 milles et arrivé à un village au-dessous duquel la rivière fait un grand coude très profond. C’est la Sabarmati. Tiré un gros crocodile à 150 mètres sur le sable. La balle va droit, il se débat un instant puis plonge et est perdu. Une 10aine d’autres qui étaient en vue plongent de même. Descendu la rivière et tiré à 60 mètres un petit crocodile se chauffant sur un îlot de sable. Il fait un grand saut et plonge dans un profond qui est rouge de sang en quelques minutes. Un indigène qui m’accompagne n’ose pas aller le chercher. Tiré 2 ou 3 autres crocodiles à la nage sans résultat apparent. A 2 h je suis revenu à mon point de départ […]. En tout j’en ai bien tiré une quinzaine et vu 50 en 4 ou 5 heures… » (pp. 76-77). [25 novembre 1891, à Udaipur, Rajasthan]. « On découvrait estompée dans la buée chaude du soleil levant, la ville blanche dominée par les hautes murailles et la superbe silhouette du palais du Maharana […]. Puis plus loin un grand cercle de montagnes rudes, aux silhouettes bizarres sur les sommets desquelles çà et là se profilent quelques forts, se dessinent qqs murailles de fortification. Vrai pays de féodalité sauvage. Le fils du 1er ministre auquel nous avons fait savoir notre arrivée, vient nous chercher en voiture à 1 h et se mettre à notre disposition. C’est un jeune homme de 20 à 22 ans, l’air intelligent, il parle bien l’anglais et est aimable. Le Maharana n’est pas à Oodeypoor, il est dans un bungalow distant de qqs milles en déplacement de chasse […]. Nous aurons du reste l’honneur d’être invités à une battue de S.A., en attendant nous allons visiter ce qu’il y a à voir à Oodeypoor… » (pp. 171-172). [4 janvier 1892, Bengale occidental] : « Parti ce matin de Calcutta pour Mutlah ou Canning. Arrivé à 10 h. Trouvé mes bateaux. On traverse un pays de rizières, de marais et de palmiers et cocotiers. Le train s’arrête au bout de la voie contre la berge même de la rivière.
La marée est basse et pour gagner nos bateaux il faut me faire porter par mes hommes qui enfoncent jusqu’aux genoux dans une vase noire, gluante, abominable […]. Par-ci, par-là, qqs embarcations indigènes. Peu d’oiseaux. A midi perdu de vue les deux cheminées de la gare, devant il n’y a plus que le marais immense. Mes hommes qui sont musulmans ont levé l’ancre avec une prière […]. A 4 h nous stoppons à un ramassis de huttes non marquées sur la carte et qui s’appelle Fokai Hâttee. J’envoie 2 hommes à terre pour chercher du lait ou de la viande. Il n’y en a pas. Pendant ce temps je photographie mes bateaux, et un groupe d’indigènes qui regardent un jongleur et un ours… » (pp. 291-292).
[1er mars 1892, vallée du Brahmapoutre, Assam] : « Dans l’après-midi mon bullock cart [char à bœufs] est arrivé [et] un éléphant de plus envoyé par Mr Gordon. Mon personnel se compose donc définitivement de 3 éléphants, un bullock cart, 7 hommes pour les éléphants, 1 pour les bœufs, 2 pour moi… ». [2 mars] : « Parti à 6 h du matin avec le second éléphant que je n’ai pas encore monté. Nous prenons la route de Kaïmana puis tournons à gauche dans une jungle de grandes herbes brûlées [qui] sont de la hauteur de l’éléphant […]. Nous entendons à qqs 100 pas en avant un très grand animal qui écrase les herbes. Halte. Au bruit mon mahout [cornac] déclare que c’est un éléphant sauvage, le fait est que le bruit est identique à celui que fait le nôtre. Le rhino qui passe en dessous est moins bruyant. Que faire ? Le gouvernement défend sous des peines sévères de tuer les éléphants […]. Le fourré est tel qu’on ne le verrait pas à 2 mètres, je ne vois même pas la tête du mien. De plus les éléphants sauvages attaquent furieusement les éléphants domestiques… » (pp. 540-545).
Chasseur et explorateur, le vicomte Edmond de Montaigne de Poncins (1866-1937) effectua plusieurs voyages en Afrique et en Asie. Après son séjour en Inde (1891-1892), il parcourut l’Asie centrale en 1893 : parti de Samarcande (Ouzbékistan), il traversa les montagnes du Pamir et de l’Hindou-Kouch pour arriver à Srinagar (Cachemire) ; ce voyage lui valut en 1895 la médaille d’argent de la Société de géographie. En 1897, il voyagea avec le prince Henri d’Orléans entre Djibouti et Addis-Abeba ; en 1912, il explora l’est africain, entre Nairobi et le mont Kenya.
« Poncins n’est pas un savant mais un voyageur intrépide et un bon observateur […]. Peu d’explorateurs français ont atteint des altitudes aussi élevées en Asie centrale… » (Numa Broc, Asie).
Il est l’auteur de Chasses et explorations dans la région des Pamirs (1897) et Notes sur le gros gibier de nos colonies (1913).
Précieux manuscrit, bien relié à l’époque.
Provenance : Vicomte de Poncins, avec son ex-libris gravé représentant une tente dressée à proximité d’un baobab.
Ensemble de 59 lettres manuscrites envoyées à sa famille représentant environ 180 pages en majorité in-8, la plupart écrites sur papier de deuil, parfois sur quelques en-têtes notamment du ministère de la Marine.
L'ensemble est contenu dans une boîte en pleine toile rouge moderne, pièce de titre noire.
Polytechnicien et officier d'artillerie de marine, Gustave Borgnis-Desbordes (1839-1900) est connu pour avoir conduit, de 1880 à 1883, trois colonnes expéditionnaires à travers le Haut-Sénégal et le Haut-Niger, ces opérations ayant permis la construction de plusieurs forts militaires, d'un chemin de fer et d'une ligne télégraphique de plus de sept cents kilomètres reliant Bakel (sur le Sénégal) à Bamako. Il servit ensuite au Tonkin (1884-85) en tant que colonel commandant l'artillerie du corps expéditionnaire. Il participa à plusieurs combats près de la frontière chinoise et dut remplacer le général de Négrier blessé à la bataille de Lang Son le 28 mars 1885. La retraite précipitée des troupes françaises, ordonnée par le colonel Herbinger, donna lieu à une controverse qui fit tomber le ministère Jules Ferry. Borgnis-Desbordes rédigea un rapport qui mettait en cause Herbinger, mais ce dernier bénéficia d'une ordonnance de non-lieu et Borgnis fut accusé de l'avoir calomnié. La présente correspondance, qui s'étend de janvier 1886 à août 1887, évoque l'affaire de Lang Son et la délicate situation dans laquelle il se trouvait : appuyé par les généraux Faidherbe, Brière de l'Isle et de Négrier, Borgnis-Desbordes avait contre lui les généraux d'artillerie Virgile et Dard. Malgré cela, il fut promu général de brigade le 25 juillet 1886. Les lettres évoquent les nombreuses visites qu'il fit à des amis, à des militaires ou à des relations dans la capitale, la recherche d'appuis éventuels, et contiennent des allusions à la vie politique, mentionnant Henri Rochefort, Louise Michel, Clemenceau, le général Boulanger… Sur les 59 lettres, 47 sont adressées à sa sœur Claire (épouse d'Henry Lethier, ingénieur des Ponts et Chaussées), 11 à son frère Ernest (1843-1925), polytechnicien, officier d'artillerie et futur général, et 1 à sa belle-sœur Emilie Lacœille, épouse d'Ernest. Elles sont presque toutes écrites de Paris; quelques-unes ne comportent pas de lieu et une lettre est écrite d'Auxerre (1er juillet 1886). Extraits : 1886. "Je mène une vie absurde. Je suis en habit noir tous les soirs. J'ai dîné hier dans une maison où se trouvaient M. Jules Ferry, Jules Réache, etc. Il y avait aussi Mme Jules Ferry, fort jolie femme dans une toilette charmante. Ce soir je dîne au café de la Paix… Mardi je dîne à Vincennes, mercredi je déjeune encore en ville, etc." (Paris, janvier 1886, à sa sœur). "J'ai vu mon ministre vendredi. Il m'a reçu en me disant : Eh bien ! mon cher colonel, vous voilà revenu de la comédie de St Malo. Puisque vous l'appelez ainsi avec raison, lui ai-je répondu, je n'ai plus rien à vous dire… " (Paris, 14 février, à sa sœur). "Au Sénégal, tout commence à aller mal; mes prédictions se réalisent : le désordre va augmenter, la situation va devenir inextricable. On a envoyé tout dernièrement un gouvemeur inintelligent et malhonnête; je crains qu'on ne pense à moi pour remettre en état les affaires militaires; je me cache, je fais le mort : je ne veux pas être sous les ordres de ce monsieur… Je ne sais pas ce qu'ils veulent faire à la Chambre; cela m'inquiète peu. Mon rapport me semble avoir fini d'occuper les gens. Tous depuis M. de Mun jusqu'à Clemenceau radotent; j'estime autant Baily et Camelinat que Baudry d'Asson ou Cassagnac. Tous ces gens-là sont stupides et méchants, ou ridicules et niais. Je me moque de ce qu'ils peuvent dire sur des affaires militaires dont ils ne sont pas susceptibles de parler…" (s.l.n.d., à sa sœur). "Je reviens de chez le général Faidherbe auquel il a bien fallu me recommander. C'est un appui fragile que j'ai là; le pauvre général souffre beaucoup en ce moment. Quoiqu'il en soit, il m'a promis de faire pour moi ce qu'il pourrait. Ce sera peu de choses, l'influence des deux hommes, Général Faidherbe et Amiral Aube, l'un sur l'autre, étant aussi grande que celle d'un missionnaire sur un musulman. Je suis, paraît-il, très vivement battu en brèche. On me trouve trop jeune de grade… Le général Brière de l'Isle se remue pour moi, mais il passe, lui aussi, pour le serviteur damné de J. Ferry, et par suite son intervention ne pourra m'être utile, je le crains du moins beaucoup. J'ai vu Dislère ce matin [Paul Dislère (1840-1928), son ancien camarade de promotion à l'Ecole Polytechnique, à l'époque directeur des Colonies au ministère de la Marine]… Il ne peut non plus changer le vent qui est décidément contre moi. Il devient de plus en plus clair que la politique s'en mêle…" (Paris, 22 mai, à sa sœur). "M. Herbinger vient de faire une dernière plaisanterie en mourant en ce moment. Je vais être traité d'assassin, sans aucun doute. Et il y aura bien quelque médecin pour expliquer qu'il est décédé à la suite d'actes d'héroïsme qui ont miné sa constitution. Et que le colonel Desbordes a été assez aveugle et assez niais pour ne pas le voir… Bien que cette mort, au moment actuel, soit fâcheuse pour moi, je suis d'avis que M. Herbinger a fait un acte très sensé en décampant pour l'autre monde. C'est ce qu'il avait de mieux à faire. Que Dieu ait son âme !" (Paris, 27 mai, à sa sœur). "Mon affaire continue à ne pas aller… Le général de Négrier a bien voulu faire une démarche pour moi auprès du chef du personnel, l'amiral Olry; il n'en a tiré aucune assurance. Le général Brière se remue tant qu'il peut, et d'autant plus qu'il considère ma nomination comme une sorte de compensation qui lui est due pour tous les ennuis et toutes les injures dont il est gratifié à cause de M. Herbinger. Mais il n'a pas, non plus, grand succès. Je sais que le général Faidherbe a plaidé ma cause auprès du ministre, mais également sans pouvoir obtenir une réponse… Ajoute à cela que les généraux d'artillerie Virgile et Dard travaillent contre moi, que Rochefort est un véritable spectre pour nos ministres, que Clemenceau ne peut pas être mon ami, que j'ai fait jouer toutes mes batteries, lesquelles sont représentées par mes généraux, mais que je n'ai pas de députés et de sénateurs dans mon sac…" (Paris, 1er juin, à sa sœur). "J'ai enfin vu ma nomination à l'Officiel. Il paraît qu'elle était signée depuis plus de huit jours. On attendait le moment qui serait le moins pénible à Mr Rochefort, Mademoiselle Louise Michel, et aux joumaux de droite et d'extrême gauche. Ils ont fait un mauvais calcul. L'expérience le prouvera. J'ai fait des visites aujourd'hui. Ça n'est pas amusant. J'ai vu l'amiral Peyron… Il m'a donné le conseil d'aller voir M. de Freycinet [président du Conseil et ministre des Affaires étrangères]… Il a été fort aimable avec moi… Je ne me suis payé qu'une petite malice. Il m'a parlé de la campagne du Tonkin, et il m'a félicité de ma bonne mine. Je lui ai répondu que la campagne du Tonkin était une expédition pour des jeunes filles. Il n'a pas insisté. Mais je suis certain qu'il a trouvé ce jugement un peu dur pour des gens qui ont fait de l'affaire du Tonkin un épouvantail…" (Paris, 26 juillet, à sa sœur). 1887. "Je ne sais pas encore officiellement où je suis envoyé en Inspection, mais d'après ce que j'ai entendu dire ce matin, je vais avoir à visiter la Réunion, Madagascar, la Nouvelle-Calédonie. C'est un voyage de plus de six mois, et moi qui déteste ce genre d'exercice, ça me fait un plaisir que je vous laisse à penser…" (Paris, 7 mai, à sa belle-sœur Emilie).
Manuscrit de 83 feuillets de ce dictionnaire Français-Bunda, probablement non publié, non signé.
Ce manuscrit est sûrement le premier vocabulaire Français-Bunda. (cf Gay 3068 et Brunet I-1544).
Reliure en demi chagrin rouge, dos à quatre nerfs serts de filets noirs, date dorée en queue, petits frottements sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Seconde édition augmentée de ces réflexions plutôt protectionnistes, qui donnèrent l'occasion à Dupont de Nemours d'en rédiger une réfutation (Lettre à la Chambre de commerce de Normandie).
Notre exemplaire est présenté dans son brochage d'origine sous couverture de papier marbré moderne, tranches rouges.
La seconde partie a pour titre Plan d'une banque nationale de France, ou d'une caisse générale de recettes & paiements des deniers publics & particuliers, et porte l'adresse de Jersey, 1787. Frère I, 210 (pour l'originale de 1787).
Édition originale cf Quérard I, 271 : ne cite qu'une édition de "Paris, Née de La Rochelle, 1789". Kress B.1163. Goldsmiths 13858. Manque à Einaudi.
L'on joint un tirage volant des pages de titre de chacun des volumes, portant la date de 1789.
Le premier volume, illustré d'un titre-frontispice gravé d'après Meunier, regroupe 52 tableaux à double page ou en dépliant, qui s'insèrent dans la pagination, sans respecter la logique du chiffrage.
Le second volume possède un titre-frontispice gravé par Zaveris d'après Meunier et comporte 154 planches de monnaies gravées à l'eau-forte.
Reliures en plein veau fauve marbré, dos à six nerfs sertis de liserés dorés et ornés de doubles caissons décorés de presses dorées, pièces de titre de maroquin rouge, pièces de tomaison de maroquin vert, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de double filet à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, doubles filets dorés sur les coupes, tranches marbrées, reliures de l'époque.
Quelques restaurations sur les reliures.
Unique édition, fort rare (le tirage de 1789 auquel auraient correspondu nos deux feuillets surnuméraires ne semble pas attesté en dépit de la mention de Quérard).
Excellent exemplaire sur papier vélin fort, grand de marges, avec les dos élégamment décorés de fers spéciaux.
Ami, tu veux / Devenir poète / Ne fais surtout pas / L'imbécile / N'écris pas / Des chansons trop bêtes / Même si les gourdes / Aiment ça
Rare édition originale de ces trois des comptes-rendus scientifiques de la mission d'exploration zoologique de Guy-René Babault (1883-1963), membre correspondant du Muséum d'histoire naturelle, dans les actuels Kenya et Ouganda, en 1913.
L'ensemble est ainsi constitué : Tome 1 : Insectes coléoptères. Cicindelidae, par Guy Babault. - Tome 2 : Insectes coléoptères. Fam. Carabidae. Subf. Anthiinae, par G. Bénard. Tome 3 : III. Etude d'une collection d'oiseaux de l'Afrique orientale anglaise et de l'Ouganda, par A. Menegaux. Avec notes de route de Guy Babault.
L'ensemble comporte, pour le premier volume, des illustrations dans le texte, une planche entomologique en couleurs sous serpente, légendée d'un feuillet en regard : pour le deuxième, une planche entomologique en couleurs sous serpente, légendée d'un feuillet en regard et pour le troisième et dernier volume de 6 planches ornithologiques en couleurs, sous serpentes, et d'une grande carte dépliante en couleurs "in fine".
Dos et plats marginalement décolorés ou insolés, agréable état intérieur.
Contrefaçon de 1812 imprimée avec la date de 1796. Elle présente l'exacte pagination de la véritable édition de 1796 ainsi que les 13 figures et les 2 frontispices par Monnet, Mlle Gérard et Fragonard fils gravés par Baquoy, Duplessi-Bertaux, Dupréel, Godefroy, Langlois, Lemire, Lingée, Masquelier, Patas, Pauquet, Simonet et Trière. L'identification de la contrefaçon est rendue possible par la présence, en marge basse des planches, des lettres "R. p. D." indiquant que les planches de cette réédition ont été retouchées par Delvaux. En outre, le filet précédant la date est ondulé et le titre est présenté sur sept lignes et non sur huit.
Reliure en plein maroquin caramel, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et ornés de doubles caissons dorés richement décorés de motifs floraux et végétaux dorés, dates et lieux dorés en queues des dos, roulettes dorées sur les coiffes, pièces de titre et de tomaisons de maroquin bleu nuit, encadrement d'une large dentelle dorée sur les plats frappés en leurs centres d'un médaillon doré, roulettes dentelées en encadrement des plats, doubles filets dorés sur les coupes, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, légers frottements sur les coins, toutes tranches dorées, splendide reliure signée Hardy.
Très bel exemplaire établi dans une magnifique reliure en plein maroquin décoré de Hardy.
Édition originale, non mise dans le commerce (cf Sabin 30913.)
Quelques accrocs avec manques sur le dos, petites pliures angulaires sur les plats, gardes ombrées, sinon agréable état intérieur.
Ouvrage publié l'année même du couronnement de Maximilien. L'auteur, autrichien, est favorable à l'acceptation de la couronne par le prince-archiduc, opinion que beaucoup de ses compatriotes ne partageaient pas. Contient des considérations sur la nation mexicaine, les deux Amériques, la politique des États-Unis, etc.
Rare et véritable édition originale posthume des six premiers livres des Confessions, les suivants ne seront publiés qu'en 1789. Plusieurs autres éditions parurent peu après celle-ci mais les travaux en lien avec les commentaires publiés dans la livraison de juin 1782 du Journal Helvétique montrent bien que cette édition séparée dite « en gros caractères » est bien la toute première (F. Michaux « L'Édition originale de la première partie des "Confessions" de J.-J. Rousseau » in Revue d'Histoire littéraire de la France, 35e Année, No. 2 (1928), pp. 250-253).
Reliures de l'époque en demi basane blonde, dos lisses ornés de dentelles dorées ainsi que de pièces de titre et de tomaison de maroquin havane, plats de papier caillouté, toutes tranches bleues.
Bel exemplaire de ce texte fondateur du genre autobiographique, établi dans une reliure de l'époque.
Catalogue d'exposition des oeuvres peintes de Tony Curtis présentées à la Center Art Galleries d'Hawaï.
Catalogue illustré de reproductions d'oeuvres de Tony Curtis.
Bel exemplaire. Nous joignons l'enveloppe d'expédition du catalogue.
Signature manuscrite de Tony Curtis au feutre bleu sur le premier plat du catalogue.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autorgaphes Claude Armand.
Retirage d'une photographie en noir et blanc représentant Joan Crawford dans les années 1950.
Bel exemplaire. Nous joignons l'enveloppe d'expédition adressée au collectionneur.
Envoi autographe signé de Joan Crawford au grand collectionneur d'autographes Claude Armand : "Dear Claude thnak you for your warming letter. Bless you Joan Crawford."
Photographie originale en couleurs représentant Jacques Chirac souriant.
Bel ensemble retenu par un trombone qui a laissé une discrète trace en marge supérieure gauche de la photographie.
Nous joignons un courrier administratif, une enveloppe et un bristol sur lequel Jacques Chirac, alors premier ministre, a inscrit au feutre noir ces quelques mots : "vous remercie de votre aimable message de félicitations et vous adresse ses sentiments les meilleurs."
Signature manuscrite de Jacques Chirac à l'encre bleue en pied de la photographie.
Coupure de presse de la Tribune de Genève avec photographie d'Uri Geller évoquant ses talents de magicien et de tordeur de métal.
Rare signature manuscrite d'Uri Geller au feutre noir sur sa photographie.
Edition originale ; aucun exemplaire au CCF ni au Worldcat et un exemplaire conservé à la Real Academia Española.
Chemise en plein chagrin rouge, dos lisse muet, encadrement de double filet à froid et de guirlandes dorées avec rosaces en écoinçon sur les plats, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur, gardes er contreplats de soie moirée blanche, reliure de l'époque.
Envoi autographe signé d'Albertus Frederik Johan Reiger au au baron Joseph Louis Heinrich Alfred Gericke van Herwynen (1814-1899), ministre du roi des Pays-Bas près la cour de Bruxelles, et accompagnée d'un B.A.S. au même, en date du 12 décembre 1881 et envoyé de Lunteren (Gueldre).
Photographie en noir et blanc représentant Tony Curtis souriant.
Bel exemplaire, l'encre ayant un peu bavé sur deux dernières lettres de Curtis.
Signature manuscrite de Tony Curtis à l'encre bleue en marge gauche du cliché.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Retirage d'une photographie représentant Shirley Temple enfant allongée sur un lit.
Bel exemplaire.
Envoi autographe daté de 1988 et signé de Shirley Temple, au feutre noir, au grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Portrait photographique en noir et blanc représentant le dictateur philippin assis à son bureau.
Nous joignons le courrier administratif à en-tête de l'office de la présidence des Philippines avec son enveloppe.
Signature manuscrite de Ferdinand Marcos à l'encre noire.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Coupure de presse illustrée d'une photographie représentant Joséphine Baker sur scène.
Pliure centrale horizontale, petites déchirures sans gravité en marge droite de la coupure.
Envoi autographe signé de Joséphine Baker au feutre noir quelques mois avant sa disparition : "A Claude Armand ami de Jospéhine Baker 1975".
Carte postale photographique en noir et blanc représentant Gilbert Bécaud.
Discographie de Gilbert Bécaud au verso de la carte qui comporte de petits manques de papier.
Envoi autographe signé de Gilbert Bécaud au grand collectionneur d'autographes Claude Armand : "A Claude Gilbert" enrichi d'un petit chat dessiné au stylo bille bleu.
Carte postale oblongue en couleurs représentant Charles Aznavour les mains croisées sous son menton.
Bel exemplaire.
Signature manuscrite de Charles Aznavour au feutre noir en marge droite de la carte.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie en noir et blanc représentant le cosmonaute Boris Iegorov en costume arborant ses décorations militaires.
Bel exemplaire.
Rare signature manuscrite de Boris Iegorov au feutre bleu en marge gauche du cliché.
Le 12 octobre 1964, à bord de Voskhod 1, Boris Iegorov réalisa un unique vol comme médecin, participant ainsi au premier vol de l'histoire emportant trois personnes.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie en noir et blanc représentant Melina Mercouri jeune allongée dans la paille et mâchonnant un brin de paille.
Bel exemplaire. Coupures de presse encollées au verso de la photographie.
Signature manuscrite de Melina Mercouri à l'encre bleue.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie en noir et blanc représentant Micheline Presle dans les années 1950.
Bel exemplaire.
Envoi autographe signé de Micheline Presle au grand collectionneur d'autographes Claude Armand : "A Claude Armand mon amical souvenir. Micheline Presle."
Carte postale en couleurs représentant Ginger Rogers jeune et coiffée d'un chapeau.
Bel exemplaire.
Signaure manuscrite de Ginger Rogers au feutre bleu.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie en noir et blanc représentant Debbie Reynolds souriant et de profil.
Bel exemplaire. Nous joignons l'enveloppe manuscrite expédiée par Debbie Reynolds au grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Envoi autographe signé de Debbie Reynolds à Claude Armand : "To Claude best wishes. Debbie Reynolds."
Photographie originale en noir et blanc représentant Pierre Daninos esquissant un sourire.
Bel ensemble. Nous joignons l'enveloppe manuscrite avec laquelle la photographie fut expédiée.
Envoi autographe daté et signé de Pierre Daninos au feutre bleu au grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Est également jointe une lettre manuscrite, datée et signée de 10 ligners, dans laquelle Pierre Daninos remercie Claude Armand et l'informe du titre de son prochain ouvrage, fruit de son voyage autour du monde : "Les touristocrates".
Photographie en noir et blanc représentant Tito de face.
Bel exemplaire. Nous joignons une enveloppe à en-tête de l'ambassade de Yougoslavie, un bristol imprimé de l'ambassade de Yougoslavie ainsi qu'une lettre tapée à la machine du Consulat yougoslave remerciant Claude Armand pour sa demande de photographie de Tito.
Signature manuscrite de Tito à l'encre bleue en marge droite de la photographie.
Provenance : du fond du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Édition originale en espagnol, imprimée en même temps que l'édition française (Non cité par Sabin, qui ne recense, sous le n° 39838, que la version en langue française)
Reliures en basane fauve marbrée, dos à quatre nerfs ornés de dentelles et feurons dorés, pièces de titre et de tomaisons de veau rouge, coiffes arasées, dentelle dorée en encadrement sur des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins émoussés, reliures de l'époque signée "Felipe Montilla, Merida de Yucatán"
Mors fendus en tête et en pied du premier volume, mors frottés, accrocs dans les marges de quelques pages du premier tome sans atteinte au texte, claires mouillures sur les tranches des deux volumes .
Cette collection de documents forme une histoire complète de l'intervention française au Mexique et de la malheureuse aventure impériale de Maximilien.
Nouvelle édition illustrée de nombreuses gravures dans le texte : plantes, animaux, partitions de musique, figures géométriques, appareils électriques, objets divers, etc.
Le tableau de la p. 1323 représente la classification périodique des éléments ; la figure de la p. 1483 montre le parcours des rayons lumineux traversant des lentilles.
Relure de l'éditeur en demi percaline noire, titre au dos en caractères chinois, plats de cartonnage sable marginalement salis, coins émoussés, gardes partiellement ombrées.
Le Cihai, ou "Mer des mots", est un dictionnaire encyclopédique chinois dont les travaux commencèrent en 1915 et qui fut publié pour la première fois en 1936.
Photographique originale en noir et blanc représentant Mistinguett coiffée d'un chapeau.
Très légères éraflures sans gravité en marges de la photographie.
Tirage argentique d'époque. Cachet imprimé du studio photographique P. Apers à Paris en marge droite du cliché.
Envoi autographe daté et signé de Mistinguett à André Saudemon, à l'encre noire, en pied de la photographie.
Photographie originale en noir et blanc de l'Associated press british représentant Cliff Richard posant à Athènes avec, en arrière-plan, l'Acropole à l'occasion de la sortie du film "Summer holiday".
Bel exemplaire. Etiquette de l'Associated press british encollée au verso. Signatures manuscrites des acteurs Roy Castle et Lebbi Siffre en dessous.
Signature manuscrite de Cliff Richard au feutre noir en marge gauche du cliché.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie en noir et blanc représentant Betty Grable.
Bel exemplaire. Coupures de presse encollées au verso du cliché.
Signature manuscrite de Betty Grable au feutre violet en marge gauche de la photographie.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Retirage d'une belle photographie des années 1950 représentant "The look" de profil, la main droite sur une hanche.
Signature manuscrite de Lauren Bacall au feutre noir.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Retirage d'une photographie représentant Gloria Swanson jeune de face.
Bel exemplaire.
Signature manuscrite de Gloria Swanson à l'encre bleue.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Portrait photographique d'Erroll Garner le représentant assis devant son piano.
Bel exemplaire.
Envoi autographe signé d'Erroll Garner, à l'encre bleue, en marge supérieure gauche de la photographie.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie en noir et blanc représentant Cliff Richard légèrement de face.
Bel exemplaire.
Signature manuscrite de Cliff Richard à l'encre noire en marge droite du cliché.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Portrait photographique, en noir et blanc, représentant Glenn Ford dans les années 1930-1940.
Bel exemplaire.
Signature manuscrite au feutre noir de Glenn Ford en marge supérieure gauche du cliché.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie en noir et blanc représentant Shirley Temple enfant.
Bel exemplaire.
Envoi autographe daté de 1988 et signé de Shirley Temple au grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie en noir et blanc représentant Alice Faye jeune.
Bel exemplaire.
Signature manuscrite d'Alice Faye à l'encre argentée en marge droite de la photographie.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Edition originale et premier tirage des 24 lithographies en couleurs.
Chemise de l'éditeur en cartonnage souple, dos lisse muet de toile rouge, dos restauré, encadrement de toile rouge sur les plats qui comportent des salissures, les lacets sont bien présents et d'origine.
Quelques rousseurs.