Édition originale attribuée un temps à Bernard Le Bouyer de Fontenelle sur les amours d'un berger à l'illustre ascendance : Mirtil, fils de Vénus & d'Adonis. Exemplaire complet de son titre-frontispice par Louis Legrand et de ses six planches dessinées par Hubert François Gravelot et gravées par Louis Legrand.
Demi-veau marbré, dos à cinq nerfs décorés de filets pointillés dorés, orné de cinq caissons richement dorés de filets et de fleurons, papier marbré sur les plats à motif caillouté, tranches rouges, contreplats et gardes de papier marbré également à motif caillouté, reliure pastiche en bel état.
Quelques discrètes mouillures marginales.
« Que nulle beauté ne croie aux serments d'un amant ; que nulle ne se flatte que la vérité dicte ses discours. Sorte de poème en prose composé de six chants où, selon l'auteur anonyme « on n'a peint que l'Amour, la Beauté, les Graces. » Il débute ainsi : « Vénus pleurait encore la triste destinée du Chasseur Adonis... » Involontairement : « Calypso ne pouvait se consoler du départ d'Ulysse... » vous revient en mémoire. L'on croirait à une imitation de Télémaque. C'est plutôt un pastiche du Temple de Gnide sur lequel se modelaient la plupart des productions de ce genre alors si répandu. »
Bibliographie raisonnée et pratique. Guide du libraire-antiquaire et du bibliophile, Jules Le Petit, Édouard Rouveyre, 1885