Édition originale d'une pièce réputée importante sur le plan historique, représentée pour la première fois dix-neuf jours avant l'exécution de Louis XVI, qui embrasa le Tout-Paris puis la France au point d'interrompre le procès du roi, par un dramaturge monarchiste constitutionnel.
Reliure du XIXème siècle en demi-percaline brune, à la Bradel, dos lisse orné d'un fleuron doré, pièce de titre en maroquin rouge, papier marbré au motif caillouté sur les plats, tranches légèrement mouchetées de rouge.
Coins émoussés,
Quelques discrètes rousseurs éparses.
Petit défaut d'impression à la p. 7.
« "L'Ami des lois" est une des pièces les plus intéressantes du théâtre de la Révolution. L'auteur, qui en avait bravement fait une satire des Jacobins, risqua sa tête en 1793 pour avoir donné cette pièce au théâtre de la Nation, pendant le procès de Louis XVI. On aurait pu croire que cette comédie, écrite par un monarchiste sincère, aurait, sous le gouvernement qui succéda au Consulat et à l'Empire, obtenu tous les suffrages des royalistes. Ce fut le contraire. La censure de la Restauration interdit "l'Ami des Lois", comme s'il se fût agi d'une pièce révolutionnaire ou bonapartiste. »
Henri Welschinger, "La Revue d'art dramatique et musical", 1891
« Ce désir d'ériger Laya en martyr d'une puissante faction d'hypocrites explique sans doute la comparaison réitérée de "l'Ami des lois" au "Tartuffe" de Molière, plutôt qu'à l'œuvre qui l'avait inspiré, "les Femmes savantes", où Molière s'était comporté bien plus en agresseur qu'en victime. »
Mark Darlow & Yann Robert, éd., "L'Ami des lois", 2011