Edition originale de la traduction française, un des 34 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Bel et rare exemplaire.
Les échanges artistiques entre le Japon et la France à partir de 1854 furent parmi les plus fructueux de l’histoire des arts. La fascination qu’exercèrent les arts orientaux sur les écrivains français et la capacité d’assimilation des techniques occidentales par les artistes japonais ont été à la source d’une formidable créativité donnant naissance à de nombreux chefs- d’œuvre, prisés par les collectionneurs depuis près de deux siècles.
Edition originale de la traduction française, un des 34 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Bel et rare exemplaire.
Édition originale d'un des trois livrets pédagogiques pour l'apprentissage du cantonais donnés par Cowles ; celui-ci est destiné au professeur chinois.
Aucun exemplaire au CCF.
Rare et bel exemplaire présenté cousu à l'orientale et paginé de façon discontinue 39-170.
Edition originale (cf. Cordier, Sinica, 1643.)
Une déchirure et un petit manque en tête du dos, couvertures légèrement salies, quelques petites rousseurs.
Très intéressant lexique trilingue avec les idéogrammes chinois et leur transcription phonétique, publié au lendemain de l'expédition française de 1858.
On y apprend par exemple à demander "Quelle est la nature de la rade ?" ou à répondre qu'un général est "très brave ; il ne recule devant rien".
Claude-Philibert Dabry de Thiersant (1826-1898) fut d'abord officier de marine avant de se lancer dans une carrière diplomatique qui lui permit de remplir plusieurs postes consulaires en Extrême-Orient. De fait, la plupart de ses recherches concernent la Chine et le Tonkin.
Seconde édition : l'ouvrage était en effet déjà paru en 1741 à l'adresse de Halle sous le titre plus compact de Syriasmus.
Reliure en demi vélin à coins, dos lisse orné de filets, de frises grecques et fleurons dorés, pièce de titre de basane bronze, croix dorée au centre du plat supérieur, tranches mouchetées, coins émoussés, reliure de l'époque.
Numérotation à l'encre bleue en tête de la page de garde.
Le théologien luthérien Christian Benedikt Michaelis (1680-1764) s'était spécialisé dans les langues orientales (arabe, guèze, syriaque, etc.), comme nombre de ses confrères au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Membre du Collegium Orientale fondé par Francke en 1702, il eut un fils, Johann David Michaelis (1717-1791), qui suivit ses traces, le surpassa même largement par l'ampleur de ses conceptions, et composa d'ailleurs aussi une grammaire syriaque qu'il ne faut pas confondre avec notre titre.
Édition originale de la traduction française ornée d'une planche d'alphabet et d'une grande carte repliée hors-texte en fin du premier volume (cf. Quérard V, 561.)
Reliures en plein veau fauve marbré, dos lisses ornés de frise dorées en partie estompées, frottements sur les mors et les plats, certains coins émoussés, dos restaurés, roulettes dorées sur les coupes, tranches rouges, reliures de l'époque.
Petite tache d'encre sur la carte, agréable état intérieur.
C'est l'ouvrage le plus complet publié à cette époque sur la plus grande île de l'Indonésie.
Edition originale illustrée de 24 figures en couleurs contrecollées dans le texte.
Aucun exemplaire au CCFr.
Quelques petites rousseurs.
Reliure de l'éditeur en pleine percaline jaune citron, dos lisse, premier plat illustré en rouge, petites taches sur les plats.
Agréable album sur les monuments de la Chine ancienne, en voie de transformation rapide au début du XXe siècle.
Le texte a été composé avant la Révolution chinoise de 1911 et la Grande Guerre.
Sur la page de faux-titre, notre exemplaire est enrichi d'une longue dédicace autographe datée de la chanteuse et femme du monde américaine Tryphosa Bates-Batcheller (1876-1952), à Henry de Galard de Brassac, prince de Béarn et de Chalais (1874-1947), contenant la traduction anglaise d'un poème chinois de Ssu-K'ung T'u (834-908).
Edition originale, un des 170 exemplaires numérotés sur pur fil.
Agréable exemplaire sous double couverture.
Edition originale de la traduction française, un des 230 exemplaires numérotés sur alfa.
Préface de Romain Rolland.
Bel exemplaire au dos éclairci comme généralement.
Edition originale orné de 8 tableaux dépliants hors-texte.
Reliure en demi vélin, dos lisse, initiales dorées en queue, pièce de titre de chagrin noir, pièce d'année de livraison de basane rouge, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marrbé, tranches mouchetées, couvertures conservées, reliure de l'époque.
Rare impression saïgonaise. Cet annuaire peu commun sera publié sous ce titre jusqu'en 1888 : en 1889, il devint Annuaire de l'Indo-Chine française.
Edition originale ornée de 7 tableaux dépliants hors-texte.
Reliure en demi vélin, dos lisse, initiles dorées en queue, pièce de titre de basane marron, pièce d'année de basane rouge, plats de papier à la cuve comportant quelques frottements, gardes et contreplats de papier marbré, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Rare impression saïgonaise, et dernière année parue sous ce titre.
Cet annuaire peu commun sera publié sous ce titre jusqu'en 1888 : en 1889, il devint Annuaire de l'Indo-Chine française.
Rare édition originale de cet atlas peu commun illustré de 9 cartes en couleurs sur une feuille, sur deux feuilles ou repliées.
Reliure en demi basane bleu nuit, dos lisse orné de filets dorés en tête et en queue, titre en long, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marbré, reliure moderne.
Quelques petites rousseurs aux versos des cartes, trois discrètes restaurations à l'aide d'une petite pièce adhésive en marges de trois cartes et de la page de titre.
Au verso de la page de titre, mention imprimée : "Institut national de géographie, Bruxelles".
Les cartes représentent : Vue générale des Indes Orientales, Java et Madoera (qui est détachée de l'ouvrage), Sumatra et l'archipel Riouw, Banka et Billitonn, Bornéo, les Célèbes, les îles Minhassa, les îles de la Sonde et les Moluques.
Très beau recueil de 49 aquarelles originales montrant la vie quotidienne au Tonkin, illustrant, pour la plupart, des scènes de la vie rurale.
Ces aquarelles, non signées, mesurent environ 20 x 15 cm (hors marge) et ont été finement exécutées à l'encre de Chine et à l'aquarelle, avec des rehauts de gouache, sur des feuilles de papier dont certaines portent le filigrane "Latune et Cie Blacons"; toutes sont montées sur onglets.
Reliure en demi percaline rouge à coins, dos lisse muet et recouvert de chagrin rouge, frottements sur le dos, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier bleu, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs en marges des aquarelles.
Les scènes représentent différents sujets : un poste militaire gardé par quatre soldats dont un en faction à l'entrée, un garde portant un uniforme blanc et tenant dans sa main droite un fusil muni d'une longue baïonnette, la tête recouverte d'un salacco (coiffe traditionnelle des tirailleurs indochinois), un vieillard assis sur une table et fumant la pipe tout en étant éventé par un domestique, un paysan travaillant la terre avec deux bœufs, une femme se recueillant devant une tombe, un autre paysan labourant la terre, deux villageois se rencontrant à proximité d'un petit pont, quatre personnes travaillant dans une rizière, un homme en costume devant un temple, trois paysans récoltant le riz, un combat de coqs, etc...
On y voit aussi de nombreux villageois transportant des denrées, des marchandises ou en train de pêcher, des lutteurs se produisant devant un notable, un enfant servant de guide à un aveugle, deux ouvriers transportant des pierres dans une brouette, une procession conduite par un dignitaire à cheval et emmenant un sanglier dans une cage, un prisonnier en train d'être fouetté, un autre sur le point d'être décapité, une scène de chasse, des musiciens, une femme utilisant un métier à tisser, des villageois en train de jouer, etc...
La présence occidentale n'est évoquée qu'une fois : un navire indochinois, voiles au vent, arbore trois étendards tricolores tandis qu'au second plan, un bâtiment à vapeur, probablement français, continue sa route…
On joint une pièce de cuir en veau fauve (4 x 32 cm) portant l'inscription à froid "Souvenir du Tonkin 1885-90".
Précieux témoignage sur le Tonkin au début du protectorat français.
Edition originale imprimée à petit nombre de cet extrait du Journal des savants.
Ouvrage illustré d'une planche hors-texte gravée au trait.
Quelques rousseurs intérieures et sur les plats, qui comportent aussi de petites déchirures angulaires.
Nommé en 1820 professeur d'archéologie à la Sorbonne en remplacement de Quatremère de Quincy, Désiré Raoul-Rochette (1789-1854) était surtout spécialisé dans l'antiquité grecque. Il était également conservateur du Cabinet des médailles.
En tête du premier plat de couverture, envoi autographe de Désiré Raoul-Rochette au médecin et botaniste Henri Dutrochet (1776-1847), le découvreur des phénomènes d'exosmose et d'endosmose.
Edition originale de cet important ouvrage sur l'ancienne Indochine française se divisant ainsi :
Sur la page de faux-titre du tome VI, envoi autographe signé d'Auguste Pavie : "A l'ami Vitoux, hommage affectueux. A. Pavie."
On joint à cet ensemble : "Carte de l'Indo-Chine dressée par MM. les Capitaines Cupet, Friquegnon et de Malglaive membres de la Mission Pavie."
Imprimée à Paris chez Augustin Challamel en 1893, (in-plano, repliée et entoilée qui comporte quelques rousseurs).
La carte est présentée dans une chemise en demi toile verte à coins, pièce de titre de d'oasis rouge, plats de cartonnage rouge, étui en plein cartonnage rouge, reliure moderne à l'imitation des volumes de texte.
"Découvreur de routes nouvelles au Cambodge et au Laos, artisan de l'expansion française en Indochine, Auguste Pavie (1847-1925) occupe une place privilégiée parmi les pionniers qui ont exploré cette région. Originaire de Dinan, il s'engage dans l'armée dès l'âge de dix-sept ans, sert en Cochinchine dans l'infanterie de Marine (1868) avant d'être envoyé au Cambodge en 1875 ( … ). En 1876, il est chargé par le gouverneur de l'Indochine de dresser une nouvelle carte du Cambodge en profitant de la construction d'une ligne télégraphique entre Pnom-Penh et Bangkok ( … ). En 1885, Le Myre de Vilers qui apprécie ses qualités lui confie le poste très délicat de consul de France à Louang-Prabang (où) il devra défendre les droits que la France a hérités de l'Annam sur le Laos (…). Partant de Louang-Prabang, Pavie entreprend de 1887 à 1889 une série de voyages à travers le Laos que Mouhot et F. Garnier n'avaient fait qu'effleurer. Ses investigations portent dans trois directions principales : vers l'est (Tran-Ninh, plaine des Jarres) ; vers le nord-est (Hua-Panh) ; et au nord (Sip-Song-Chau). C'est dans ce dernier secteur que porte l'effort principal de Pavie dont un des objectifs est de trouver des routes sûres vers le Tonkin permettant de désenclaver le Laos pour le rattacher solidement à nos autres possessions indochinoises ( … ). A partir de 1888, Pavie n'est plus seul. Il s'entoure de collaborateurs militaires, Cogniard, Cupet, Malglaive, Pennequin… et civils comme le jeune diplomate Lefèvre-Pontalis ou le brillant biologiste Le Dantec. Au bout de quelques années, la Mission Pavie, véritable service géographique, comptera une quarantaine de membres, sans parler des multiples auxiliaires indigènes. Dispersés en petits groupes sur des itinéraires différents, les membres de la Mission démultiplient l'action du chef en "couvrant" un terrain considérable. C'est ainsi qu'en 1890-1891, entouré d'une équipe nombreuse de géographes, naturalistes, médecins, ethnographes, économistes, Pavie peut mener à bien une vaste reconnaissance territoriale destinée à fixer les futures limites entre l'Indochine française, la Chine, le Siam et la Birmanie,( … ). Les résultats scientifiques de cette entreprise collective, sans équivalent dans l'Empire français, sont impressionnants. Débordant largement le Laos, les enquêtes ont porté sur le Tonkin, l'Annam, le Cambodge et le sud de la Chine. En tout, quelques 600000 km2 soit une superficie plus grande que la France, ont été reconnus et partiellement cartographiés, 70000 km d'itinéraires terrestres et fluviaux ont été relevés (…). Véritablement pluridisciplinaire, la Mission Pavie couvre tous les domaines de la connaissance, ne négligeant ni l'histoire, ni la littérature, ni le folklore…" (Cf. Numa Broc Dictionnaire illustré des explorateurs français du XIXe siècle, Asie, pp. 366-368).
Edition originale rare illustrée de 10 planches dépliantes hors-texte, dont 5 tableaux grammaticaux et 5 planches de calligraphie.
Absent de Blackmer, Atabey et Hage Chahine.
Reliure en demi veau vert olive, dos à quatre nerfs sertis de guirlandes dorées orné de petits fleurons à froid, pièces de titre et nom de l'auteur de chagrin noir, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier peigné, reliure moderne.
Dos légèrement assombri, manques de papier en angles supérieurs droits des premiers feuillets sans atteinte au texte, quelques rousseurs principalement en fin de volume. Beaucoup plus connu pour son rôle dans la mission que Napoléon avait envoyée auprès du Shah de Perse pour négocier une alliance de revers contre la Turquie, Amédée Jaubert (1779-1847) fut un orientaliste de renom, professeur de farsi au Collège de France, et de turc à l'École des langues orientales, dont il devient président en 1838.
Première édition séparée le texte ayant déjà paru dans la collection Philipp's new voyages and travels (Londres, 1820-1823), (cf. Cordier, Sinica, 308.)
Reliure à la bradel en plein cartonnage gris, dos lisse, étiquette de titre, tranches mouchetées, reliure moderne.
Il s'agit d'un témoignage exceptionnellement précoce sur la région côtière allant de Macao à Canton, mais demeuré anonyme en dépit de la signature J.R. en fin de la préface (ce J. R. était subrécargue sur le vaisseau The Friendship).
Exceptionnel album contenant 54 caricatures originales et parfois légendées réalisées à l'encre de chine, au crayon, à l'aquarelle, (dont 3 petits dessins au crayon sur feuilles volantes) et des feuillets blancs.
Cet album amusant et personnel, visiblement composé par un artiste amateur, semble décrire les diverses aventures et mésaventures de quelques personnages récurrents, apparemment tous liés de près ou de loin à l'Ambassade de France près la Porte ottomane dont un morceau de papier à en-tête se trouve intercalé entre deux feuillets.
Reliure en plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse orné de filets rouges, un accroc restauré en tête du dos, filet rouge encadrant les plats, quelques taches sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, tranches rouges, reliure de l'époque.
L'album contient également 1 lettre autographe signé à l'encre noire agrémentées de caricatures en marges adressées à M. H. Fournier commençant par "Cher Washington n°2"
Le destinataire de la lettre satirique ornée de dessins insérée dans l'album semble être le diplomate Hugues Marie Henri Fournier (1821-1898) nommé en 1877 ambassadeur à Constantinople.
Les aventures du petit groupe, identifié par des légendes au crayon noir, semblent commencer à Florence en septembre 1872 pour se poursuivre à Rome.
On trouvera ainsi une aquarelle montrant le temple de Vesta.
En décembre 1872 d'après la légende à l'encre, le groupe composé des Vicomtes Bresson, de Mareuil, d'Hauterive et d'Hérisson est caricaturé à Rome, en visite au théâtre, au Capitole, à cheval, etc.
Un panorama aquarellé caricature de même la Guerre de 1870 et ses protagonistes.
Apparaissent également, caricaturés au crayon auprès de Fournier, le général de Castelbajac et le baron de Talleyrand.
On notera un beau portrait au crayon de Khalil Bey.
Le célèbre diplomate ottoman et collectionneur né au Caire en 1831 et mort à Istanbul en 1879, venait en effet, après son ambassade à Vienne de 1868, de revenir à Constantinople pour épouser en 1872 la princesse égyptienne Nazli Fazl. Outre son rôle dans la Guerre de Crimée, il est connu pour sa prestigieuse collection de tableaux qui, vendue aux enchères en 1868, contenait des oeuvres de Courbet (dont l'Origine du monde), d'Ingres, de Delacroix, etc...
Le comte d'Osmond, Alfred de Courtois ont aussi leur caricature.
On trouvera également dans l'album une vue intitulée Pointe imaginaire du sérail, et une aquarelle représentant une partie de Lawn-Tennis.
Unique ensemble.
Nouvelle édition illustrée de 2 planches lithographiées hors-texte et enrichie de notes par Francisco de S. Luiz (cf Brunet I, p. 263. Graesse I, p. 118.)
Reliure en demi veau havane, dos lisse orné de filets dorés et noirs ainsi que de fleurons noirs, pièce de titre de chagrin noir, plats de papier marbré, tranches rouges, reliure moderne.
Quelques petites rousseurs principalement en début de volume.
Cette biographie, célèbre à juste titre, connut un grand succès dès sa parution.
Très rare édition originale.
Ce tirage ne contient pas les deux cartes ajoutées par l'éditeur dans les exemplaires de second tirage, afin de présenter l'itinéraire aux lecteurs qui n'avaient pas fait l'acquisition de l'atlas (elles correspondent aux pl. XVIII et XXIV de l'atlas), cf Hage Chahine 3995. Röhricht 480-481. Chadenat 1712.
Le volume de texte est en grande partie non coupé, il est illustré d'1 planche hors-texte.
Le volume d'atlas, présenté sous un coffret et un étui en pleine percaline rouge, est bien complet de ses 27 planches (chiffrées I à XXVI, XVIII [bis] ; les pl. XIX-XX sont imprimées sur une seule feuille).
Très bel et rare exemplaire tel que paru.
Edition originale de ce 2e fascicule imprimé à Pondichéry chez l'imprimerie Rattinamodeliar,
Manques sur le dos fendillé et en marges des plats, quelques petites rousseurs.
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF (la seule à proposer une collection complète), au Collège de France et à Sainte-Geneviève.
Deuxième des cinq fascicules de cette publication botanique des plus rares : ils sont consacrés respectivement à la lawsonia alba [ou inermis = le henné] ; et à Aristolochia Indica (aristoloche d'Inde).
Édition originale publiée sans nom d'auteur, elle est l'œuvre de l'homme de lettres bayonnais Coste d'Arnobat (1732-1808), probablement d'après des témoignages de marchands anglais. (cf. Barbier IV 1060.)
Reliure en demi basane brune, dos lisse orné de fleurons dorés, initiale « V » dorée en queue, quelques frottements sur le dos et les mors, un petit manque marginal en tête du dos, plats de papier marbré, tranches jaunes mouchetées, reliure de l'époque.
Une mouillure affectant les dix derniers feuillets au niveau de leurs plis.
Présentation du Bambouc, contrée du haut Sénégal particulièrement riche en mines d'or, habitée par l'ethnie des Mandingues.
Cette relation qui fut par la suite traduite en allemand, donne des informations très précieuses sur les activités et les mœurs des Malinké du haut Sénégal. Coste l'a fait suivre d'un article sur les castes indiennes (pp. 65-113) « d'après les mémoires d'un savant observateur qui a vécu trente ans dans l'intérieur de l'Inde » et de deux autres dissertations sur la Hollande (pp. 117-312) et sur l'Angleterre (pp. 315-358), deux pays où il séjourna en 1774.
Edition originale rare de cet ensemble regroupant les 3 parties du texte de ce manuel de cantonais pratique accompagnées d'un des livrets destinés au professeur chinois.
Les deux premiers volumes sont chacuns illustrés de 8 planches d'idéogrammes hors-texte. Aucun exemplaire au CCF.
Le troisième volume comporte des taches en pied du dos, quelques petites rousseurs, petites déchirures marginales avec légers manques sur les plats deu premier volume.
Très rare ensemble.
Très rare édition originale de la traduction japonaise et des notes établies par Taiichi Ogawa.
Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait d'Alphonse Daudet.
Dos comportant deux déchirures en tête et en pied, couvertures salies, quelques petites rousseurs intérieures.
Première édition en japonais du chef d'œuvre d'Alphonse Daudet. Très mal reçu en Provence à sa parution en 1872, malgré le soutien de Frédéric Mistral, le roman ne tarda pourtant pas à être considéré comme l'un des fleurons de la littérature française et le personnage de Tartarin est devenu l'emblème de la ville de Tarascon, et son meilleur ambassadeur.
Edition originale franco-chinoise illustrée de six eaux-fortes reproduites par Frédéric Chevalier.
Un seul exemplaire au CCFr (Bulac)
Unique édition de cette curiosité contemporaine de la mode orientale en France : né en 1831, Tin-Tun-Ling (ou Ding Dunling) était un lettré chinois du Shanxi, réfugié politique en France. Théophile Gautier l’avait rencontré à Paris, se prit d’amitié pour lui, et l'embaucha pour donner des cours de chinois à sa fille Judith. Celle-ci, imprégnée de culture extrême-orientale, s’amusait en effet à se faire passer pour la réincarnation d’une princesse chinoise. Il habita alors un pavillon construit sur le modèle de l’architecture chinoise, dans le jardin du Pré aux Oiseaux – la maison de Judith à Saint-Enogat. Après la mort de Gautier, en 1872, Tin-Tun-ling épousa une française, Caroline Julie Liégeois, qui l’accusa ensuite de polygamie (il était vraisemblablement déjà marié en Chine) : suite à un procès en 1873, il fut cependant acquitté. Il existe de Tin-Tun-ling un triple portrait photographique de Nadar, pris en 1874, un an avant la parution de notre ouvrage.
Notre exemplaire est présenté dans son état d'origine sous couverture de toile jaune souple comportant de petites taches et, comme souvent, de légères déchirures marginales
Edition originale du premier des deux Mémoires sur les cucurbitacées d'Augustin Sageret (1763-1851), qui fut un pionnier de l'hybridation végétale, et notamment à partir de ses expériences sur les melons.
Seulement deux exemplaires de cette édition au CCF (Muséum et Lyon). Extrait des Mémoires de la Société royale et centrale d'agriculture, année 1825. Pritzel 7969. Oberlé, "Fastes", 708.
Reliure en demi maroquin vert à longs grains, dos lisse décoloré et un peu assombri orné de doubles filets noirs et dorés ainsi que de fleurons à froid, frises dorées en tête et en queue, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliure moderne.
Quelques rousseurs affectant principalement le dernier ouvrage, ombres partielles sur les pages de titre de deux derniers fascicules, trace d'étiquette en tête du contreplat.
Ont été reliés à la suite et du même auteur, toujours en éditions originales :
Édition originale illustrée, en frontispice, d'un portrait de l'auteur et d'une planche de musique hors-texte.
Non cité par Schwab.
Reliure en demi veau glacé havane, dos lisse orné de filets, chaînettes et fleurons dorés, plats de cartonnage safran, tranches marbrées, reliure de l'époque.
Mors fendus en pieds et plus légèrement en têtes, agréable exemplaire.
Important ouvrage du célèbre orientaliste autrichien (1774-1856) consacré à la poésie persane ancienne, avec un très grand nombre d'extraits traduits en allemand et un copieux index.
L'ouvrage, dédié au grand orientaliste français Silvestre de Sacy, est très soigneusement imprimé en caractères gothiques ; les traductions du persan sont données sur deux colonnes.
Bel exemplaire grand de marges et joliment relié à l'époque.
Edition originale de la traduction française établie par Luc de la Porte (cf. Lust 24. Cordier, Sinica, 12. Palau 105509. Sabin 27780. Wagner (SW) 7bb. Leclerc (1878) 258. Streit IV, 1999. Alden European Americana 588/37 (8 ex. aux U.S.A.). Atkinson 339.)
Reliure en plein veau brun, dos à cinq nerfs orné de doubles caissons dorés, restaurations sur les mors et le dos, liserés dorés en parties estompés sur les coupes, tranches rouges, reliure du XVIIème siècle.Petite tache brune marginale en début de volume, une déchirure marginale sur la page 62.
Rarissime édition originale de la traduction française d'une des meilleures relations de missionnaires en Chine au XVIe siècle; elle contient une importante partie sur l'Amérique, notamment la récente découverte du Nouveau-Mexique par Antonio d'Espejo en 1583. C'est grâce à cet ouvrage qu'Abraham Ortelius put établir la partie américaine de son atlas (Sabin 27775).
Ex-libris manuscrit sur le titre Cadt. Berdeilh, petite lettre manuscrite signée Marie de Berdeilh, datée Mirepoix le 10 janvier, sur le feuillet de garde et reconnaissance de dette signée de la même dans le premier contreplat.
Ex-libris Gaston Héliot (antiquaire spécialisé dans les curiosités de la Chine et le Japon vers 1920-1930).
Edition originale ornée de 3 tableaux dépliants hors-texte.
Reliure en demi vélin, dos lisse, initiales dorées en queue, pièce de titre de basane noire comportant des frottements, pièce d'année de livraison de basane rouge, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marbré, couverture restaurée conservée, reliure de l'époque.
Rare impression saïgonaise. Cet annuaire peu commun sera publié sous ce titre jusqu'en 1888 : en 1889, il devint Annuaire de l'Indo-Chine française.
Très rare ensemble cohérent de cette publication économique et commerciale, qui parut de 1879 à 1938, et offre les renseignements les plus détaillés sur tous les aspects des échanges et productions de la Cochinchine.
L'ensemble comporte 78 tableaux dépliants (1 tableau dépliant du deuxième volume détaché).
Au CCF, seule la BnF possède une série regroupant plusieurs volumes, encore cette dernière n'est-elle pas continue.
Reliures en demi basane havane, dos lisses ornés de triples filets dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliures de l'époque.
Exceptionnel manuscrit inédit et complet de 775 pages relatant le voyage du vicomte Edmond de Poncins à travers l’Inde (cf Numa Broc, Asie, pp. 376-377 et Afrique, p. 263 (pour ses explorations du Pamir et de l’Ethiopie). Thiébaud, 755-756 (pour ses ouvrages sur la chasse).
La relation couvre la période du 12 septembre 1891 (embarquement à Marseille) au 12 juin 1892 (départ de Karachi pour Marseille).
Reliure en demi chagrin vert sapin à coins, dos à cinq nerf sertis de filets noirsainsi que de caissons à froid décorés de fleurons centraux dorés, encadrement de filets à froid sur les plats de cartonnage vert, gardes et contreplats de papier peigné, ex-libris de l'auteur encollé en tête d'un contreplat, tête rouge, reliure de l’époque.
775 pp. (mal ch. 1-567, 567-774), 1 p.n.ch., 2 ff.n.ch. de table et qq. ff. restés vierges.
Important manuscrit inédit relatant le voyage du vicomte Edmond de Poncins à travers l’Inde. Il couvre la période du 12 septembre 1891 (embarquement à Marseille) au 12 juin 1892 (départ de Karachi pour Marseille).
Présenté sous forme de journal, il a été écrit à l’encre brune, d’une écriture cursive mais lisible.
Le texte contient toutes les observations de l’auteur sur les régions traversées, les routes parcourues et les moyens de transport, les parties de chasse, les personnalités rencontrées, ses relations avec les domestiques, etc. ; son récit précise aussi qu’il réalisa des photographies au cours de ses excursions.
Edmond de Poncins s’embarque à Marseille le 12 septembre 1891 sur le Peï-Ho, un paquebot de la Compagnie des Messageries Maritimes. Il fait le voyage avec le gouverneur d’Obock, qui doit rejoindre son poste, et un général britannique, inspecteur de cavalerie aux Indes.
Le trajet s’effectue par Port-Saïd, Suez, Obock et Aden. Au cours de la traversée de la mer Rouge, Poncins visite la salle des machines et parle en arabe à un chauffeur. Le 23 septembre, à Aden, il monte à bord de la Seyne, un navire de la même compagnie qui doit traverser l’océan Indien. L’arrivée à Karachi a lieu le 29 septembre. Le voyageur quitte le paquebot pour monter à bord d’un bâtiment à voiles à destination de Bombay, où il arrive le 2 octobre. Il y reste jusqu’au 8, date à laquelle il se rend à Poona. Le 16, il effectue une excursion aux Carlee Caves, un ensemble d’anciens temples bouddhistes creusés dans le rocher. De retour à Bombay le lendemain, il se rend ensuite à Pachora et, de là, il visite les Ajanta Caves, ou grottes d’Ajanta, célèbres pour leurs temples bouddhistes. Le 21, il est de retour à Bombay ; le lendemain, il se rend à Mehmadabad puis, le 24, à Kaira ; dans les environs de cette localité, il se livre à une partie de chasse aux crocodiles, puis aux cailles. Le 27, il est à Ahmedabad, à environ 450 km au nord de Bombay, puis, le 29, à Morvi, à 200 km à l’est de cette ville. De retour à Ahmedabad le 5 novembre, il retourne chasser dans les environs de Kaira. Le 10, il arrive à Abu Road puis il visite les temples du mont Abu avant de rentrer à Ahmedabad. Commence ensuite la traversée de l’Inde vers Delhi et Calcutta : Edmond de Poncins se rend à Ajmere le 21 novembre, Chitor le 23 et Udaipur le 25. Le 3 décembre, il pratique une chasse à l’ours dans les environs. Puis, le 7, il parvient à Jaipur et, le lendemain, au fort d’Amber qui surplombe la ville. Le 10, il arrive à Alwar, puis, le 12, il se rend à Delhi. Trois jours plus tard, il visite Agra, avant de se rendre dans la vallée du Gange : Cawnpore (Kanpur) le 17, Lucknoor (Lucknow) le 18 et Bénarès le 19 décembre. L’arrivée à Calcutta a lieu le 22 décembre 1891. Il y reste jusqu’au 4 janvier 1892, date de son départ pour une longue partie de chasse aux Sunderbans, une région marécageuse située dans le delta du Gange. Le 10 février, il est de retour à Calcutta pour préparer sa prochaine expédition. Le 19 février 1892 a lieu le départ pour l’Assam, région située au nord-est de l’Inde, dans la vallée du Brahmapoutre, aux confins du Bhoutan. Le lendemain, il est à Goalundo (actuellement au Bangla Desh), le 22 à Jatrapur (Bangla Desh) puis il commence une nouvelle chasse à travers la jungle au dos d’un éléphant domestique. Le 4 mars, il parvient à Raimana (Assam, Inde). Dans les jours qui suivent, il pratique la chasse aux grands animaux (buffles, éléphants, rhinocéros, tigre) ; le 17, il tue un chat-tigre, puis, le lendemain, une biche et un cerf, mais les grands animaux s’éloignent. Le 19 mars, il attrape une insolation mais il continue néanmoins de chasser. Le 24, il est à Paglobat puis, le lendemain, à Dhubri (Assam) où il est atteint par une forte fièvre. Rétabli, il fait encore quelques excursions et, le 8 avril, il quitte la région pour retourner à Calcutta où il arrive le 10. Le 14, il est à nouveau malade et se fait voler par son boy qui est condamné à 6 mois de prison. Poncins quitte ensuite Calcutta pour traverser la plaine du Gange : le 29 avril, il arrive à Cawnpore (Kanpur) où il était déjà passé lors du voyage d’aller, et, le 30, il séjourne à Kalka. Le 1er mai, il parvient à Simla, à 250 km au nord de Delhi, sur les contreforts de l’Himalaya. Après une excursion à Amondah, les fièvres le reprennent et il doit retourner à Kalka où il prend le train pour arriver le 16 à Rawalpindi (actuellement au Pakistan). De là, il effectue quelques excursions dans la montagne (Murree, Gulmay) mais une épidémie de choléra l’oblige à quitter la région. Il part de Rawalpindi le 5 juin en train pour arriver à Lahore le lendemain. Le 8, il parvient à Karachi et prépare ses affaires pour embarquer à bord d’un navire à destination de Marseille. Le journal s’achève le 12 juin 1892, date du départ de Karachi. Extraits : [16 octobre 1891, entre Bombay et Poona, Maharashtra] : « Départ pour les Caves de Carlee. Parti à 6 h avec un tonga [charrette tirée par deux poneys] qui me mène sur la route en face du sentier des caves. Pris deux coolies pour mon appareil photographique et mon fusil. On traverse une longue plaine de rizières […]. Les caves sont au tiers de la hauteur d’une montagne de 800 pieds qui s’élève au bout de la plaine […]. On traverse un 1er petit temple de Siva et on est en face du grand temple dont l’entrée est fort imposante […]. A droite et à gauche de grands éléphants sculptés sortent du rocher jusqu’à mi-corps ; des bas-reliefs représentant des dieux aux formes exagérées, plus grands que nature […]. La grande salle est une merveille comme ensemble et comme détails… » (pp. 53-55). [25 octobre 1891, environs de Kaira, au sud d’Ahmedabad, Gujarat] : « Parti à 6 h à chameau pour aller chasser le crocodile. Fait 14 milles et arrivé à un village au-dessous duquel la rivière fait un grand coude très profond. C’est la Sabarmati. Tiré un gros crocodile à 150 mètres sur le sable. La balle va droit, il se débat un instant puis plonge et est perdu. Une 10aine d’autres qui étaient en vue plongent de même. Descendu la rivière et tiré à 60 mètres un petit crocodile se chauffant sur un îlot de sable. Il fait un grand saut et plonge dans un profond qui est rouge de sang en quelques minutes. Un indigène qui m’accompagne n’ose pas aller le chercher. Tiré 2 ou 3 autres crocodiles à la nage sans résultat apparent. A 2 h je suis revenu à mon point de départ […]. En tout j’en ai bien tiré une quinzaine et vu 50 en 4 ou 5 heures… » (pp. 76-77). [25 novembre 1891, à Udaipur, Rajasthan]. « On découvrait estompée dans la buée chaude du soleil levant, la ville blanche dominée par les hautes murailles et la superbe silhouette du palais du Maharana […]. Puis plus loin un grand cercle de montagnes rudes, aux silhouettes bizarres sur les sommets desquelles çà et là se profilent quelques forts, se dessinent qqs murailles de fortification. Vrai pays de féodalité sauvage. Le fils du 1er ministre auquel nous avons fait savoir notre arrivée, vient nous chercher en voiture à 1 h et se mettre à notre disposition. C’est un jeune homme de 20 à 22 ans, l’air intelligent, il parle bien l’anglais et est aimable. Le Maharana n’est pas à Oodeypoor, il est dans un bungalow distant de qqs milles en déplacement de chasse […]. Nous aurons du reste l’honneur d’être invités à une battue de S.A., en attendant nous allons visiter ce qu’il y a à voir à Oodeypoor… » (pp. 171-172). [4 janvier 1892, Bengale occidental] : « Parti ce matin de Calcutta pour Mutlah ou Canning. Arrivé à 10 h. Trouvé mes bateaux. On traverse un pays de rizières, de marais et de palmiers et cocotiers. Le train s’arrête au bout de la voie contre la berge même de la rivière.
La marée est basse et pour gagner nos bateaux il faut me faire porter par mes hommes qui enfoncent jusqu’aux genoux dans une vase noire, gluante, abominable […]. Par-ci, par-là, qqs embarcations indigènes. Peu d’oiseaux. A midi perdu de vue les deux cheminées de la gare, devant il n’y a plus que le marais immense. Mes hommes qui sont musulmans ont levé l’ancre avec une prière […]. A 4 h nous stoppons à un ramassis de huttes non marquées sur la carte et qui s’appelle Fokai Hâttee. J’envoie 2 hommes à terre pour chercher du lait ou de la viande. Il n’y en a pas. Pendant ce temps je photographie mes bateaux, et un groupe d’indigènes qui regardent un jongleur et un ours… » (pp. 291-292).
[1er mars 1892, vallée du Brahmapoutre, Assam] : « Dans l’après-midi mon bullock cart [char à bœufs] est arrivé [et] un éléphant de plus envoyé par Mr Gordon. Mon personnel se compose donc définitivement de 3 éléphants, un bullock cart, 7 hommes pour les éléphants, 1 pour les bœufs, 2 pour moi… ». [2 mars] : « Parti à 6 h du matin avec le second éléphant que je n’ai pas encore monté. Nous prenons la route de Kaïmana puis tournons à gauche dans une jungle de grandes herbes brûlées [qui] sont de la hauteur de l’éléphant […]. Nous entendons à qqs 100 pas en avant un très grand animal qui écrase les herbes. Halte. Au bruit mon mahout [cornac] déclare que c’est un éléphant sauvage, le fait est que le bruit est identique à celui que fait le nôtre. Le rhino qui passe en dessous est moins bruyant. Que faire ? Le gouvernement défend sous des peines sévères de tuer les éléphants […]. Le fourré est tel qu’on ne le verrait pas à 2 mètres, je ne vois même pas la tête du mien. De plus les éléphants sauvages attaquent furieusement les éléphants domestiques… » (pp. 540-545).
Chasseur et explorateur, le vicomte Edmond de Montaigne de Poncins (1866-1937) effectua plusieurs voyages en Afrique et en Asie. Après son séjour en Inde (1891-1892), il parcourut l’Asie centrale en 1893 : parti de Samarcande (Ouzbékistan), il traversa les montagnes du Pamir et de l’Hindou-Kouch pour arriver à Srinagar (Cachemire) ; ce voyage lui valut en 1895 la médaille d’argent de la Société de géographie. En 1897, il voyagea avec le prince Henri d’Orléans entre Djibouti et Addis-Abeba ; en 1912, il explora l’est africain, entre Nairobi et le mont Kenya.
« Poncins n’est pas un savant mais un voyageur intrépide et un bon observateur […]. Peu d’explorateurs français ont atteint des altitudes aussi élevées en Asie centrale… » (Numa Broc, Asie).
Il est l’auteur de Chasses et explorations dans la région des Pamirs (1897) et Notes sur le gros gibier de nos colonies (1913).
Précieux manuscrit, bien relié à l’époque.
Provenance : Vicomte de Poncins, avec son ex-libris gravé représentant une tente dressée à proximité d’un baobab.
Ensemble de 59 lettres manuscrites envoyées à sa famille représentant environ 180 pages en majorité in-8, la plupart écrites sur papier de deuil, parfois sur quelques en-têtes notamment du ministère de la Marine.
L'ensemble est contenu dans une boîte en pleine toile rouge moderne, pièce de titre noire.
Polytechnicien et officier d'artillerie de marine, Gustave Borgnis-Desbordes (1839-1900) est connu pour avoir conduit, de 1880 à 1883, trois colonnes expéditionnaires à travers le Haut-Sénégal et le Haut-Niger, ces opérations ayant permis la construction de plusieurs forts militaires, d'un chemin de fer et d'une ligne télégraphique de plus de sept cents kilomètres reliant Bakel (sur le Sénégal) à Bamako. Il servit ensuite au Tonkin (1884-85) en tant que colonel commandant l'artillerie du corps expéditionnaire. Il participa à plusieurs combats près de la frontière chinoise et dut remplacer le général de Négrier blessé à la bataille de Lang Son le 28 mars 1885. La retraite précipitée des troupes françaises, ordonnée par le colonel Herbinger, donna lieu à une controverse qui fit tomber le ministère Jules Ferry. Borgnis-Desbordes rédigea un rapport qui mettait en cause Herbinger, mais ce dernier bénéficia d'une ordonnance de non-lieu et Borgnis fut accusé de l'avoir calomnié. La présente correspondance, qui s'étend de janvier 1886 à août 1887, évoque l'affaire de Lang Son et la délicate situation dans laquelle il se trouvait : appuyé par les généraux Faidherbe, Brière de l'Isle et de Négrier, Borgnis-Desbordes avait contre lui les généraux d'artillerie Virgile et Dard. Malgré cela, il fut promu général de brigade le 25 juillet 1886. Les lettres évoquent les nombreuses visites qu'il fit à des amis, à des militaires ou à des relations dans la capitale, la recherche d'appuis éventuels, et contiennent des allusions à la vie politique, mentionnant Henri Rochefort, Louise Michel, Clemenceau, le général Boulanger… Sur les 59 lettres, 47 sont adressées à sa sœur Claire (épouse d'Henry Lethier, ingénieur des Ponts et Chaussées), 11 à son frère Ernest (1843-1925), polytechnicien, officier d'artillerie et futur général, et 1 à sa belle-sœur Emilie Lacœille, épouse d'Ernest. Elles sont presque toutes écrites de Paris; quelques-unes ne comportent pas de lieu et une lettre est écrite d'Auxerre (1er juillet 1886). Extraits : 1886. "Je mène une vie absurde. Je suis en habit noir tous les soirs. J'ai dîné hier dans une maison où se trouvaient M. Jules Ferry, Jules Réache, etc. Il y avait aussi Mme Jules Ferry, fort jolie femme dans une toilette charmante. Ce soir je dîne au café de la Paix… Mardi je dîne à Vincennes, mercredi je déjeune encore en ville, etc." (Paris, janvier 1886, à sa sœur). "J'ai vu mon ministre vendredi. Il m'a reçu en me disant : Eh bien ! mon cher colonel, vous voilà revenu de la comédie de St Malo. Puisque vous l'appelez ainsi avec raison, lui ai-je répondu, je n'ai plus rien à vous dire… " (Paris, 14 février, à sa sœur). "Au Sénégal, tout commence à aller mal; mes prédictions se réalisent : le désordre va augmenter, la situation va devenir inextricable. On a envoyé tout dernièrement un gouvemeur inintelligent et malhonnête; je crains qu'on ne pense à moi pour remettre en état les affaires militaires; je me cache, je fais le mort : je ne veux pas être sous les ordres de ce monsieur… Je ne sais pas ce qu'ils veulent faire à la Chambre; cela m'inquiète peu. Mon rapport me semble avoir fini d'occuper les gens. Tous depuis M. de Mun jusqu'à Clemenceau radotent; j'estime autant Baily et Camelinat que Baudry d'Asson ou Cassagnac. Tous ces gens-là sont stupides et méchants, ou ridicules et niais. Je me moque de ce qu'ils peuvent dire sur des affaires militaires dont ils ne sont pas susceptibles de parler…" (s.l.n.d., à sa sœur). "Je reviens de chez le général Faidherbe auquel il a bien fallu me recommander. C'est un appui fragile que j'ai là; le pauvre général souffre beaucoup en ce moment. Quoiqu'il en soit, il m'a promis de faire pour moi ce qu'il pourrait. Ce sera peu de choses, l'influence des deux hommes, Général Faidherbe et Amiral Aube, l'un sur l'autre, étant aussi grande que celle d'un missionnaire sur un musulman. Je suis, paraît-il, très vivement battu en brèche. On me trouve trop jeune de grade… Le général Brière de l'Isle se remue pour moi, mais il passe, lui aussi, pour le serviteur damné de J. Ferry, et par suite son intervention ne pourra m'être utile, je le crains du moins beaucoup. J'ai vu Dislère ce matin [Paul Dislère (1840-1928), son ancien camarade de promotion à l'Ecole Polytechnique, à l'époque directeur des Colonies au ministère de la Marine]… Il ne peut non plus changer le vent qui est décidément contre moi. Il devient de plus en plus clair que la politique s'en mêle…" (Paris, 22 mai, à sa sœur). "M. Herbinger vient de faire une dernière plaisanterie en mourant en ce moment. Je vais être traité d'assassin, sans aucun doute. Et il y aura bien quelque médecin pour expliquer qu'il est décédé à la suite d'actes d'héroïsme qui ont miné sa constitution. Et que le colonel Desbordes a été assez aveugle et assez niais pour ne pas le voir… Bien que cette mort, au moment actuel, soit fâcheuse pour moi, je suis d'avis que M. Herbinger a fait un acte très sensé en décampant pour l'autre monde. C'est ce qu'il avait de mieux à faire. Que Dieu ait son âme !" (Paris, 27 mai, à sa sœur). "Mon affaire continue à ne pas aller… Le général de Négrier a bien voulu faire une démarche pour moi auprès du chef du personnel, l'amiral Olry; il n'en a tiré aucune assurance. Le général Brière se remue tant qu'il peut, et d'autant plus qu'il considère ma nomination comme une sorte de compensation qui lui est due pour tous les ennuis et toutes les injures dont il est gratifié à cause de M. Herbinger. Mais il n'a pas, non plus, grand succès. Je sais que le général Faidherbe a plaidé ma cause auprès du ministre, mais également sans pouvoir obtenir une réponse… Ajoute à cela que les généraux d'artillerie Virgile et Dard travaillent contre moi, que Rochefort est un véritable spectre pour nos ministres, que Clemenceau ne peut pas être mon ami, que j'ai fait jouer toutes mes batteries, lesquelles sont représentées par mes généraux, mais que je n'ai pas de députés et de sénateurs dans mon sac…" (Paris, 1er juin, à sa sœur). "J'ai enfin vu ma nomination à l'Officiel. Il paraît qu'elle était signée depuis plus de huit jours. On attendait le moment qui serait le moins pénible à Mr Rochefort, Mademoiselle Louise Michel, et aux joumaux de droite et d'extrême gauche. Ils ont fait un mauvais calcul. L'expérience le prouvera. J'ai fait des visites aujourd'hui. Ça n'est pas amusant. J'ai vu l'amiral Peyron… Il m'a donné le conseil d'aller voir M. de Freycinet [président du Conseil et ministre des Affaires étrangères]… Il a été fort aimable avec moi… Je ne me suis payé qu'une petite malice. Il m'a parlé de la campagne du Tonkin, et il m'a félicité de ma bonne mine. Je lui ai répondu que la campagne du Tonkin était une expédition pour des jeunes filles. Il n'a pas insisté. Mais je suis certain qu'il a trouvé ce jugement un peu dur pour des gens qui ont fait de l'affaire du Tonkin un épouvantail…" (Paris, 26 juillet, à sa sœur). 1887. "Je ne sais pas encore officiellement où je suis envoyé en Inspection, mais d'après ce que j'ai entendu dire ce matin, je vais avoir à visiter la Réunion, Madagascar, la Nouvelle-Calédonie. C'est un voyage de plus de six mois, et moi qui déteste ce genre d'exercice, ça me fait un plaisir que je vous laisse à penser…" (Paris, 7 mai, à sa belle-sœur Emilie).
Édition originale de la traduction française établie par Auguste Jean-Baptiste Defauconpret (cf Brunet III, 555. Quérard IV, 230. Manque à Field.)
L'ouvrare est illustré de 20 jolies figures hors-texte gravées à l'aquatinte, dont 6 rehaussées à l'aquarelle et un plan replié, l''édition originale anglaise ne comportant que 13 aquatintes.
Reliures à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier sable, pièces de titre et de tomaison de chagrin rouge partiellement estompées, dos lisses ornés d'un fleuron central doré, quelques frottements sur les dos, coiffes supérieures un peu frottées, deux coins émoussés, entièrement non rogné, reliures de l'époque.
Agréable état intérieur.
Johnson était un officier britannique en Inde qui décida de prendre la route terrestre pour son retour en Angleterre. Son récit comporte de nombreuses observations sur la vie sociale, les coutumes, la religion et les costumes des peuples rencontrés.
Troisième édition, la seconde sous ce titre, en partie originale car augmentée de plusieurs mémoires, & du tarif général d'Hollande.
Cf Sabin 47557. Cioranescu 35613. Kress 3019. Manque à Goldsmiths & Einaudi. Voir INED 2306 pour le "Grand trésor historique et politique du florissant commerce des Hollandois" de 1712.
Amsterdam, Du Villard, Changuion, 1718, in-8,
Reliure en pleine basane fauve marbrée, dos à faux-nerfs orné de filets, guirlandes et fleurons dorés parfois estompés, pièce de titre de basane cerise, roulettes dorées sur les coiffes, gardes et contreplats de papier à la cuve, liserés sur les coupes, tranches rouges, un coin inférieur accidenté, les autres coins émoussés, reliure de l'époque.
Edition originale ornée d'une grande carte dépliante de la presqu'île indochinoise lithographiée en couleurs, cf Cordier, Indosinica, p. 1000.
Reliure en demi-chevrette verte, dos lisse décoloré orné de triples filets dorés, plats de papier marbré comportant des manques de papier, un manque angulaire en pied du premier plat et sur les pages suivantes sans atteinte au texte, gardes et contreplats de papier peigné, coins émoussés, reliure de l'époque.
Une déchirure marginale à la carte.
Rare publication de la "Revue indo-chinoise", numéros 82-87.
En 1898, le Laos avait été inclus dans l'Union indochinoise à l'initiative de Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine de 1897 à 1902.
Ex-libris manuscrit sur la page de titre.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Iconographie, ouvrage bien complet de ses 2 cartes dépliantes en fin de volume.
Envoi autographe signé de René Grousset : "A monsieur Benoist-Méchin en témoignage de profonde reconnaissance" accompagné de la signature manuscrite de Geneviève Grousset.
Nous joignons une lettre autographe signé d'une page de René Grousset adressée à Jacques Benoist-Méchin dans laquelle il remercie ce dernier pour ses interventions concernant son gendre et sa fille qu'il a sauvée.
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur papier vélin bouffant des papeteries Salzer, le nôtre portant le N°1, seuls grands papiers.
Bel exemplaire de cet ouvrage récompensé par le grand prix du roman de l'Académie française.
Edition originale (cf Polak, 9297. Seulement deux exemplaires au CCF (BnF et Marseille).
Un petit manque en pied du dos, couvertures marginalement salies, ex-dono manuscrit en tête du premier plat de couverture, quelques rousseurs.
Unique édition de ce tableau très sombre de l'état de la marine française à la fin de la Monarchie de Juillet ("Tout est à refaire dans la marine, c'est un échaffaudage craquant de tous côtés, il faut y faire une révolution radicale, si l'on veut obtenir un résultat digne de la France ; tous les palliatifs employés jusqu'à présent, pour masquer la décrépitude de l'édifice, ne tendent qu'à inspirer une dangereuse confiance à ceux qui ne voient que la surface des choses"). L'attribution provient d'une note manuscrite sur la première couverture, et elle est cohérente : le futur amiral Louis-Adolphe Bonard (1805-1867) venait d'être nommé capitaine de vaisseau en 1847, et avait effectué une grande partie de sa carrière en Océanie (cf. son chapitre VII sur les colonies).
Seconde éditions, en partie originales, des traductions française et hollandaise, le texte étant bilingue : hollandais et français enrichi de nombreux passages imprimés en langue malaise (cf Cordier, "Indosinica", 1385. Non cité par Quérard).
Reliure en demi chagrin marron chocolat, dos à quatre petit nerfs orné de filets et de pointillés dorés, mors fendus puis recollés, plats de papier peigné comportant des éraflures, gardes et contreplats de papier à la cuve, petits accrocs sur les coupes, reliure du XIXe siècle.
Auréoles sur les tous premiers et tous derniers feuillets de l'exemplaire.
La longue préface du traducteur (47 pp.) paraît ici pour la première fois. Les pp. 235 à 344 contiennent les exercices (textes originaux et traductions). "The first proof sheet of my Dictionary of the Malayan language was received from the printer on the 21st March, and the last on 11th October 1811. On the 24th of that month I corrected the first sheet of the Grammar, and both works were published in the early part of the following year. The impression was large, and, unfortunately for my labours, the extensive possessions conquered from the Dutch, where the Malayan is spoken, were gratuitously restored to them, and my sale contracted. Within these few years the Government of the Netherlands has done me the honour of causing translations of my Grammar and Dictionary, which has been hably executed by M. Elout fils, and to the politeness of M. Elout, minister for the colonies, I am indebted for copies of them". Cf. Marsden, Memoirs, pp. 143-144, cité par Cordier. L'orientaliste anglais William Marsden (Dublin 1754 - 1836) fut également directeur de la Compagnie des Indes et secrétaire du Conseil de l'Amirauté. C'est à la suite de son frère, agent de la Compagnie, que Marsden s'était rendu à Sumatra en 1771 ; il consacra ses loisirs d'administrateur à apprendre la langue du pays. "Après avoir passé à Sumatra huit années bien employées, il revint en Angleterre pour tâcher d'obtenir un poste plus lucratif (1779). Il n'y réussit pas d'abord, et s'occupa dans la retraite d'un travail géographique et historique sur l'île de Sumatra. Sir Josph Banks, dont il fit la connaissance vers cette époque, le mit en rapport avec quelques hommes éminents tels que Darlymple, Rennel, Maskelyne, Solander, Herschel. Il fut reçu peu après membre de la Société royale. Son Histoire de Sumatra, publiée en 1782, justifia cette distinction (…) Les principaux fruits de sa studieuse retaite furent une Grammaire et un Dictionnaire de la langue malaye, une excellente traduction des Voyages de Marco Polo (1817), avec un commentaire du plus grand prix, un catalogue de sa riche collection de médailles orientales et trois Essais, dont le plus important a pour objet les langues de la Polynésie" [Hoefer].
Edition originale de 3 pages d'idéogrammes, de figures dans le texte ainsi que de 12 illustrations hors-texte.
Dos manquant, taches et manques sur les plats, taches noires sur les tranches et en pieds des derniers feuillets.
Rare Calendrier illustré de l'Annam... période monastique (1869).
Édition originale ornée, en début de volume, d'un fac-similé dépliant (cf Cordier, Sinica, 1732).
Dos restauré à l'aide d'une pièce adhésive, petits manques marginaux sur les plats, quelques rousseurs.
Ces Exercices pratiques forment en réalité une réponse aux attaques personnelles et à deux articles de M. Pauthier insérés dans le Journal asiatique de Paris (n° 66 et 67 du tome XII).
Ils "sont la confirmation et la complément" de son précédent ouvrage intitulé "Examen critique de quelques pages de chinois relatives à l'Inde", traduites par M. G. Pauthier, accompagné de discussions grammaticales sur certaines règles de position qui, en chinois, jouent le même rôle que les inflexions dans les autres langues (1841).
Le frontispice lui-même est une charge contre Pauthier : on peut y lire, composée par Hyacinthe Bitchourin, sinologue russe, cette phrase définitive : "Savez-vous pourquoi M. Pauthier se trompe en traduisant du chinois? C'est qu'il a une fausse idée du mécanisme de cette langue, et qu'il s'efforce de suppléer à ce qui lui manque de connoissance, au moyen de ses conjectures".
Edition ornée de 23 illustrations originales en couleurs, d'ornements et d'une maquette de Kees Van Dongen, un des 250 exemplaires numérotés sur vélin à la forme, le nôtre non justifié.
Reliure en plein box vieux rose, dos lisse, premier plat ajouré laissant entr'apercevoir une reproduction de l'illustration de Kees Van Dongen page 37, second plat illustré, en son centre, d'une vignette reproduisant l'ornement figurant en bas de chaque page et dessiné par Kees Van Dongen, gardes et contreplats de daim gris, couvertures conservée, tête dorée, chemise à bandes et à rabats de box vieux rose, plats de papier gris, intérieur de papier blanc, étui bordé de box vieux rose, plats et intérieur de daim gris, bel ensemble signé de Florence Capart-Boré.
Quelques petites piqûres et rousseurs sans gravité.
Bel et rare exemplaire magnifiquement illustré par Kees Van Dongen.
Edition originale de la traduction française illustrée d'un portrait-frontispice et d'une carte dépliante du Béloutchistan et du Sindhy, ainsi que de quelques parties du Kotch, du Sedjistan, du Khoraçan, de la Perse (cf Quérard VII, 300.)
Traces d'ex-libris arrachés sur les contreplats des volumes.
Reliures en demi basane blonde, dos lisses ornés de filets et guirlandes dorés, pièces de titre et de tomaison de basane fauve, coiffe supérieure du second volume manquante, un petit manque sur la coiffe supérieure du premier volume, traces de frottements sur les dos, petits coins en vélin vert, plats de papier marbré, tranches mouchetées, reliures de l'époque,
Rare édition originale.
Dos et plats marginalement insolés.
Envoi autographe daté et signé de C Martin Saint-Léon au baron Hulot, secrétaire général de la Société de Géographie,en tête de la page de garde.
Le caractère et l'esprit des Vietnamiens du point de vue d'un Français.
Edition originale ; seulement deux exemplaires au CCF (Archives nationales, Arras).
Dos fendu et comportant des manques.
Bien complet des deux rapports successifs (du 1er février 1862 ; du 6 juin 1863).
Édition originale.
Reliure demi-chagrin bleu, dos à quatre fins nerfs orné de caissons à froid décorés de fleurons dorés, encadrements de filets à froid sur les plats de percaline indigo, plats larginalement salis en pieds, gardes et contreplats de papier marron, ex-libris moderne encollé sur un contreplat, reliure de l'époque,
Quelques petites rousseurs, une tache d'encre noire sur la tranche sans affecter aucunement le texte.
Edition originale. "A l'issue d'une brillante carrière diplomatique consacrée surtout à l'Amérique latine, le baron Gros a été un des artisans de l'"ouverture" de la Chine et du Japon dans les années 1860.
Reliure à la bradel en pleine cerise, dos orné de filets dorés, plats légèrement, et marginalement salis, reliure de l'époque.
Tampon imprimé de bibliothèque en angle supérieur droit de la page de faux-titre, quelques petites rousseurs.
Agréable et rare exemplaire.
Édition originale.
Reliure en demi chagrin bleu marine, dos lisse légèrement foncé sans gravité orné de triples filets dorés, plats de papier marbré, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Envoi autographe signé de Gustave Flaubert au jurisconsulte et homme politique rouennais F[rédéric] Deschamps : « hommage de la plus haute considération, souvenirs d'amitié ».
Frédéric Deschamps est « une des lumières du barreau rouennais et l'un des citoyens les plus estimés de la Normandie » (Biographie nationale des contemporains, Glaeser, 1878). Egalement républicain engagé aux côtés de Jules Sénard, mais aussi écrivain et poète, il défendra contre la mairie de Rouen la proposition de Flaubert d'édifier une statue en hommage à Louis Bouilhet.
Une partie de la correspondance entre Gustave Flaubert et Frédéric Deschamps est conservée à l'Institut de France.
Précieux exemplaire en reliure d'époque enrichi d'un amical envoi autographe signé de l'auteur à l'un des membres du cénacle rouennais.
Nouvelle édition illustrée de nombreuses gravures dans le texte : plantes, animaux, partitions de musique, figures géométriques, appareils électriques, objets divers, etc.
Le tableau de la p. 1323 représente la classification périodique des éléments ; la figure de la p. 1483 montre le parcours des rayons lumineux traversant des lentilles.
Relure de l'éditeur en demi percaline noire, titre au dos en caractères chinois, plats de cartonnage sable marginalement salis, coins émoussés, gardes partiellement ombrées.
Le Cihai, ou "Mer des mots", est un dictionnaire encyclopédique chinois dont les travaux commencèrent en 1915 et qui fut publié pour la première fois en 1936.
Quatrième édition de la traduction française (cf Cordier, Sinica, 1696)
Texte bilingue chinois-français. On joint un feuillet volant de Corrigenda (1 p. in-12).Chang-Hai, Imprimerie de la mission catholique, Orphelinat de T'ou-Sè-Wè, 1906,
Reliure en demi percaline violine à coins, dos lisse orné de doubles filets dorés, plats de toile noire, petites éraflures sans gravité sur les plats, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
La première édition française parut en 1887 : il s'agissait d'une adaptation d'un guide de conversation destiné à des Japonais étudiant le chinois à Pékin.
Le succès répondit à son caractère pratique, puisque d'autres éditions virent le jour en 1893, 1901, 1906 et 1919.
La présente édition comprend 4 parties : 1. Formules de conversation qu'il faut savoir. - 2. Mandarins et marchands parlant de leurs affaires. - 3. Style ordinaire des commandements. - 4. Dialogues entre mandarins. Le Jésuite Henri Boucher (1857-1939), traducteur, fut missionnaire successivement au Kiang-Nan et au Japon.
Ex-libris manuscrit moderne "Jean-Marien Blondet" en tête d'une garde.
Estampe double originale en couleur rehaussée à l'or, tirée sur papier vergé, signée en bas à gauche de la planche.
Gravure originale réalisée pour l'illustration de La Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco.
Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé et signée en bas à gauche de la planche.
Gravure originale réalisée pour l'illustration de La Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco.
Edition originale illustrée de deux cent-soixante-cinq gravures (dont 70 planches hors texte en héliogravure sur papier fort et sous serpentes légendées) d'après les clichés de l'auteur et contenant une carte en couleurs dépliante en fin de volume.
Reliure en demi maroquin fauve à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, pièce de titre maroquin rouge, quelques frottements sur les dos et la coiffe supérieure, encadrements de doubles filets et guirlandes dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tête dorée, reliure de l'époque.
Quelques petites rousseurs, principalement en début du volume.
Édition originale de cette correspondance qui donne le récit du voyage de Joseph-François Michaud et Jean Jean-Joseph-François Poujoulat qui visitèrent la Grèce, l'Archipel, Constantinople, Jérusalem et l'Égypte (cf Atabey 807. Blackmer 1122. Contominas 465.)
Quelques rousseurs, petits manques angulaires sur certains plats et dos, agréable ensemble.
Notre exemplaire est bien complet à la fin du tome II de la rarissime carte qui manque à la plupart des autres exemplaires.
Edition originale et unique édition ornée, pour le premier volume, de 9 plans dépliants hors-texte et de 4 grandes cartes en fin de volume ; et, pour le second, de figures dans le texte et, en fin de volume, de 10 cartes dépliantes (chiffrées 10-19 pour faire suite aux plans dépliants du premier volume).
Quelques petites rousseurs sans gravité, ex-libris manuscrits en angles supérieurs gauches des premiers plats des volumes.
L'ouvrage, complet en deux volumes (I. Avec 9 croquis hors texte. - II. La Marche à la bataille. La Bataille. L'Engagement), est considéré comme la meilleure étude stratégique et tactique sur la guerre russo-japonaise de 1904-1905.
Emilien-Victor, dit Emile Cordonnier (1858-1936), alors colonel d'infanterie, fut pendant la Guerre de 1914 commandant de l'armée française en Orient, qui combattit à partir du Quartier général de Salonique en 1915-18.
Edition originale de la deuxième bibliographie orientaliste composée par Henri Cordier (1849-1925) après la Sinica (1878-1895).
Pour les quatre premiers volumes : reliures en pleine toile rouge, dos lisses (éclairci pour le premier volume), gardes et contreplats de papier marbré, reliures modernes.
Le cinquième et dernier volume, paru en 1932, est broché.
Exemplaire de l'indianiste Emile Sénart (1847-1928), avec cachets imprimés sur les pages de titre des troisième et quatrième volumes.
Rare ensemble complet en 5 volumes.
Edition originale illustrée de 67 planches hors-texte en couleurs ainsi que de 2 cartes et d'un croquis à pleine page.
Rare et important ouvrage.
Un petit manque en pied du dos du premier volume, dos légèrement tachés de blanc et fendillés, sinon agréable ensemble complet en 4 volumes.
Edition originale pour chacun des fascicules, le second est orné d'une carte dépliante in fine.
Aucun exemplaire de ces deux textes au CCF.
Reliure à la bradel en toile vert pâle, dos lisse, pièce de titre verte en long, couvertures conservées pour chacun des ouvrages, gardes et contreplats de papier vert, reliure moderne.
Ils offrent les tout premiers comptes-rendus de l'expédition en Asie centrale (Ladakh, Xinjiang) conduite en 1913-1914 par le docteur Filippo De Filippi (1869-1938).
Rare et agréable ensemble.
Très rare édition originale de cette publication donnée par le jeune orientaliste belge Eugène-Vincent-Stanislas Jacquet (1811-1838), dont la carrière fut aussi fulgurante que prometteuse, mais brutalement interrompue par la tuberculose.
Ouvrage illustré d'une figure en fin de texte.
Un seul exemplaire au CCF (Lyon).
Quelques petites rousseurs.
Reliure en demi chagrin noir, dos lisse orné de guirlandes à froid et de filets dorés, pièce de titre d'oasis noir, guirlande à froid sur les plats de toie noire, un coin inférieur pincé, reliure moderne.
Edition originale de cet ouvrage peu commun (cf Atabey 138. Blackmer 178.)
retour par la Mer Noire, la Roumélie, la Bulgarie, la Bessarabie russe, les provinces danubiennes, la Hongrie, l'Autriche et la Prusse, en mai, juin, juillet et août 1853. Paris, Treuttel et Würtz, Dumoulin, Derache, Victor Didron, 1855, 2 vol. in-12,
Reliures en demi basane cerise, dos lisses ornés de filets, pointillés et guirlandes dorés, frises dorées en queues, dos et plats comportant des traces noires et de décoloration, plats de cartonnage rouge, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures de l'époque.
Rares rousseurs, agréable état intérieur.
Édition originale de la traduction française ornée d'une carte dépliante dans le premier volume (cf Cordier, Sinica, 2094. Quérard I, 260. Manque à Schwab et à Atabey. Blackmer (111) ne possédait que l'édition anglaise (Travels from St. Petersburg in Russia, to diverse parts of Asia, Glasgow, 1763).
Reliures en plein veau fauve marbré, dos à cinq ornés de doubles caissons dorés et décorés, pièces de titre de maroquin brun ou vert (pour le deuxième volume), pièces de tomaison de maroquin rouge, roulettes dorées sur les coiffes, gardes et contreplats de papier à la cuve, filets dorés sur les coupes, tranches marbrées, certains coins émoussés reliures de l'époque.*
Petits trous sur le premier plat du premier volume, quelques frottements sans gravité sur les plats.
Édition originale de la traduction française due à Philippe Florent de Puisieux (cf Chadenat 1412 et 6038. Brunet 27050. Polak 5580. Voir Sabin 3968 pour l'édition anglaise.)
Le premier volume comporte bien sa gravure en frontispice.
Reliures en plein veau, dos à cinq nerfs ornés de doubles caissons dorés et décorés, pièces de titre et de tomaison maroquin rouge, roulettes dorées sur les coiffes, gardes et contreplats de papier à la cuve, filets dorés en parties estompés sur les coupes, tranches rouges.
Deux éraflures et deux manques sur les premiers plats des deux premiers volumes.
Bel exemplaire joliment relié provenant de la bibliothèque Darest de Saconay avec son ex-libris armorié encollé sur les contreplats des volumes.
Très rare ensemble regroupant, en éditions originales, des tirés à part consistant en des communications et des recensions données dans le Journal des savants ou dans le Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient.
Reliure à la bradel en demi percaline vert bouteille, dos lisse orné d'un fleuron central doré, double filet doré en queue, pièce de titre chagrin rouge, plats de papier à la cuve, quelques couvertures des fascicules conservées, reliure moderne signée Boichot.
La plupart des fascicules sont de l'indianiste Auguste Barth (1834-1916), l'un des fondateurs de l'Ecole française d'Extrême-Orient, créateur par ailleurs de l'épigraphie indochinoise à partir de l'étude des inscriptions sanscrites du Cambodge, et spécialiste des religions indiennes.
Notre ensemble se présente ainsi
I. Die Religion des Veda, von Hermann Oldenberg. Berlin, Wilhelm Hertz, 1894 (septembre 1896, 55 pp.).
II. Le Pèlerin chinois I-Tsing. Edouard Chavannes : Voyages des pèlerins bouddhistes (...). Paris, Ernest Leroux, 1894 (novembre 1898, 52 pp.).
III. Le Mahavastu, texte sanscrit publié pour la première fois et accompagné d'introductions et d'un commentaire, par E. Senart. 1882-1897 (octobre 1899, 41 pp.).
IV. Grundriss der indo-arischen Philologie und Altertumskunde, herausgegeben von Georg Bühler. Strasbourg, Karl-J. Trübner, 12 fascicules publiés de 1896 à 1899 (septembre 1900, 82 pp.).
V. Le Cambodge. Le Royaume actuel, par Etienne Aymonier, Paris, Ernest Leroux, 1900 (août 1901, 17 pp.).
VI. Kaccayana's Pali grammar, by Satis Chandra Acharya Vidyabhusana, London et Calcutta, 1901 (octobre 1902, 16 pp.).
VII. Lunet de Lajonquière, Inventaire descriptif des monuments du Cambodge, Paris, Imprimerie nationale, E. Leroux éditeur, 1902 (juillet 1903, 4 pp.).
VIII. De l'Origine et de la propagation des fables. Francesco Ribezzo : Nuovi studi sulla origine e la propagazione delle favole indo-elleniche comunemente dette esopiche. Napoli, Franscesco Giannini, 1901 (janvier 1904, 29 pp.).
IX. L'Ecole française d'extrême-Orient (Hanoï, Imprimerie F.-H. Schneider, s.d. [1900], 11 pp.).
X. Stèle de Vat Phou, près de Bassac (Laos) (1902, 2 ff. n. ch., 6 pp., une planche dépliante).
XI. Les Doublets de la stèle de Say-Fong. Lettre au directeur de l'Ecole française d'Extrâme-Orient (1903, 7 pp.).
XII. FOUCHER (Alfred) : Rapport au gouverneur général de l'Indo-Chine sur les travaux de l'Ecole française d'Extrême-Orient pendant l'année 1901 (1902, 10 pp.). - XIII. LEVI (Sylvain) : Notes chinoises sur l'Inde (1902, 2 ff. n. ch., 10 pp.).
XIV. et XV. FINOT (Louis) : Notes d'épigraphie (s.d. [1902], et 1903, 36 pp., un f. n. ch. d'erratum et 4 planches en photogravure).
XVI. SPECHT (Edouard) : Du Déchiffrement des monnaies sindo-ephthalites (Paris, Imprimerie Nationale, 1901, 43 pp.).
La plupart des opuscules sont enrichis d'un envoi autographe signé des auteurs au Père Boyer.
Edition originale pour chacun des volumes.
Aucun exemplaire de cette série au CCF.
Reliures en demi basane vert bouteille ou noire, dos lisses ornés de doubles filets dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné ou à la cuve, reliure de l'époque pour le premier volume.
Quelques frottements aux coiffes des deux premiers volumes.
I. Procès-verbal de la vingt-sixième [- trente-neuvième] réunion du 18 janvier 1932 [26 octobre 1932] : 6 pp., 7 pp., 9 pp., 11 pp., 5 pp., 3 pp., 3 pp., 4 pp., 2 pp., 6 pp., 9 pp., 4 pp., 3 pp., 4 pp. II. Procès-verbal de la quarantième [quarante-huitième] réunion du 7 février 1933 [21 décembre 1933] : 8 pp., 4 pp., 4 pp., 6 pp., 11 pp., 4 pp.,3 pp., 4 pp., 4 pp. III. Procès-verbal de la quarante-neuvième [quatre-vingt-sixième] réunion du 18 janvier 1934 [23 décembre 1935] : 4 pp., 6 pp., 8 pp., 4 pp., 4 pp., 5 pp., 6 pp., 11 pp., 6 pp., 2 pp., 5 pp., 4 pp., 7 pp., 8 pp., 3 pp., 4 pp., 7 pp., 2 pp., 6 pp., 5 pp., 27 pp., 12 pp., 5 pp., 7 pp., 8 pp., 11 pp., 6 pp., 6 pp., 5 pp., 9 pp., 8 pp., 6 pp., 8 pp., 2 pp., 2 pp., 4 pp., 3 pp., 8 pp. IV. Procès-verbal de la quatre-vingt-septième [cent-quatorzième] réunion du 7 janvier 1936 [29 décembre 1936] : 4 pp., 4 pp., 3 pp., 7 pp., 5 pp., 4 pp., 4 pp., 3 pp., 10 pp., 6 pp., 3 pp., 2 pp., 6 pp., 5 pp., 2 pp., 2 pp., 3 pp., 5 pp., 5 pp., 5 pp., 2 pp., 4 pp., 4 pp., 2 pp., 4 pp., 4 pp., 3 pp., 2 pp.
Edition originale rare.
Reliure en plein vélin rigide à rabats, dos lisse, titre à la plume partiellement effacé en tête du dos, quelques taches sur les plats, tranches mouchetées de rouge.
Agréable et rare exemplaire.
Etiquettes de descriptions de libraires encollées sur une garde.
Backer & Sommervogel VIII, 1339-1340 (considère les deux parties comme deux ouvrages séparés). Willems, 490 (explique bien que les deux parties ne forment qu'un seul titre, paru en une seule fois) et 477 (pour la grammaire persane, qui, elle, forme un titre séparé, et forme la seconde tentative du genre à l'usage de l'Occident).
Édition originale, un des 35 numérotés sur japon, tirage de tête, comportant bien 4 états des eaux-fortes (eau-forte pure avec remarque, avec remarque, avant la lettre, définitif), cf Vicaire, VII, 534.
(Vicaire annonce un f. bl. et un f. de dédicace qui semblent manquer ici, bien que par ailleurs l'exemplaire soit parfaitement établi).
Reliure en demi maroquin vert Empire, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, quelques petites frottements sur le dos, dos et plats marginalement décolorés et passés, encadrement de filets noirs sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure de l'époque signée Pétrus Ruban,
Bel état intérieur.
Édition originale sous forme de livre, ornée de 5 plans en couleurs de Kyoto, Osaka, Yedo, Asaksa, Imato et Yokohama, d'une carte du Japon, de deux planches représentant des spécimens de syllabaires japonais (Katakana et Hirakana) ainsi que de 476 illustrations sur bois dans le texte (cf Cordier, Japonica, 670. Wenckstern I, 5. Nipponalia I, 2036.)
Reliures en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs ornés de filets à froid et de caissons dorés, mors légèrement fendus puis recollés en têtes et en pieds, encadrements à froid sur les plats de toile chagrinée, gardes et contreplats de soie moirée blanche comportant de légères piqûres marginales sans gravité, toutes tranches dorées.
Agréable exemplaire d’un des premiers grands récits de voyage au Japon en français.
Édition originale ornée de 27 planches gravées (13 pour le premier et 14 pour le second - les planches 1-7 reliées par erreur après les 8-14), cf Ryckebusch 4989. Toussaint et Adolphe D 903. Gay 3239. Robertson 129.
Reliures en pleine basane fauve racinée, dos lisses ornés de triples filets et fleurons dorés, les fleurons s'étant estompés, roulettes dorées sur les coiffes, pièces de titre et de tomaison de basane cerise, gardes blanches marginalement salies comme souvent, tranches marbrées, reliures du XIXe présentées dans deux emboîtages cartonnés modernes.
Restaurations sur les mors, agréable état intérieur.
L'astronome Guillaume Joseph Hyacinthe Jean-Baptiste Le Gentil de La Galaisière (1725-1792), élève de Jean-Dominique Cassini, passa près de 10 ans en Inde et à visiter les pays de l'Océan Indien.
"Son ouvrage contient de précieuses informations sur les courants, les marées, les moussons, etc. Il a donné la connaissance du zodiaque des Indous et de l'astronomie des brahmes, et a constaté la conformité de leur science avec celle des Chaldéens" (Hoefer).
Le second volume est entièrement consacré aux Philippines (pp. 1 à 366, planches 1 à 5), à Madagascar (pp. 367 à 628, planches 6 à 10) et aux îles de France et de Bourbon (pp. 629 à 844, planches 11 à 14).
Edition originale de cette importante relation, dont les principales étapes furent l'île Bourbon, Pondichéry, Singapour, Manille, Macao, Tourane, les îles Anambas, Java, Surabaya, Port Jackson, Santiago, Valparaiso et Rio de Janeiro.
Le volumed'atlas comporte 56 planches et cartes, dont 13 coloriées (cf Sabin 6875. Borba de Moraes I, 115. Ferguson 2236. Nissen ZBI, 483. British Museum (Natural History) II, 605.)
Pour les volumes de texte, reliures en demi veau bleu-nuit, dos lisses décolorés ornés de filets dorés et à froid, frises dorées en têtes et en pieds, quelques frottements sur les mors, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, quelques frottements sur les coupes et les coins, reliures de l'époque,
Pour le volume d'atlas, reliure en demi veau violet à coins, dos lisse orné de filets dorés et à froid, mors fendus en têtes et en pieds, frises dorées en tête et en pied, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs, principalement dans les volumes de texte, coins de l’atlas usés, déchirure sans manque à la p. 81 du tome 1.
Edition originale de la traduction française par le Père F. Le Comte (cf Cordier, Bibl. Indosinica, 1046. Streit BM, V 1719. Sommervogel V, 583.)
Reliure en plein veau brun granité, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées et orné de doubles caissons dorés décorés de fleurons dorés, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Dos habilement refait, les pages 181-184 sont répétées et la pagination saute de 284 à 289 sans lacune.
La première partie (pp. 1-327) contient la "Relation du Royaume de Tunquin" et la seconde la "Relation du Royaume de Lao" (pp. 329-436). Le Jésuite italien G. F. de'Marini (né à Taggia (Gênes) en 1608 - mort à Macao en 1682) s'embarqua pour les Indes en 1638, prêcha l'Evangile pendant 14 ans dans le Tonkin et fut recteur du collège de Macao.
A partir de 1674 il gouverna en qualité de Provincial la mission du Japon. Sa relation est remplie d'informations très intéressantes et curieuses sur le Tonkin et le Laos dans la première moitié du XVIIe siècle.
En haut de la page de titre, ex-libris manuscrit de la Maison Professe des Jésuites à Paris (XVIIe siècle).
Très rare.
Quatrième édition après l'originale de 1577 parue à Paris chez Nicolas Chesneau et l'édition d'Abel L'Angelier imprimée en 1584. Elle est identique à l'édition de 1612 d'Artus Thomas d'Embry, la première à contenir des gravures et à offrir les quatre derniers textes. Elle est illustrée d'un grand plan dépliant de Constantinople, d'une double planche légendée « Portraict de l'Armée de l'Empereur Turc rangée en Bataille », de 17 planches pour les tableaux prophétiques, de 62 gravures pleine page représentant les différents habitants de l'Empire ottoman (hommes et femmes) et de 27 planches de portraits de personnalités turques. Titre-frontispice répété. Pages de titre en rouge et noir.
Reliures de l'époque en plein veau brun, légèrement dissemblables, dos à six nerfs ornés de fleurons et caissons dorés. Une coiffe et certains coins refaits. Un travail de ver sans perte de lettres au premier volume, un mors fendu en pied du tome I, dernier feuillet de table du tome I remonté avec quelques manques de papier comblés sans atteinte au texte, sinon bon exemplaire.
Cette importante somme collective se décompose comme suit :
Tome I :
Histoire des Turcs par Chalcondyle Athénien, traduite par Thomas Artus et Blaise de Vigenère
Tome II :
suite et fin de l'Histoire des Turcs par François-Eudes Mezeray
Histoire générale du Serrail par Michel Baudier
Les Annales des Sultans
Plusieurs descriptions des accoustremens des Turcs
Tableaux prophétiques des Empereurs Sévère et Léon par Artus Thomas
Illustrations de Blaise de Vigenère bourbonnois, sur l'Histoire de Chalcondile athénien
Edition originale de cet opuscule d'une grande rareté, composé par un certain Le Mée, de Haïphong, et détaillant essentiellement les ressources économiques du Tonkin.
Ouvrage illustré d'une grande carte dépliante.
Aucun exemplaire au CCF.
Déchirures en tête et en pied du dos, quelques petites rousseurs.
Importante et très rare réunion de pièces administratives des plus rares concernant le régime forestier mis en place par la France en Indochine
- I. Arrêté portant réorganisation du service forestier en Cochinchine (1892, 20 pp.).
II. Arrêté portant réorganisation du service forestier en Cochinchine (1894, 12 pp.).
Reliure en demi chagrin rouge à coins, dos lisse orné de triples filets dorés, frottements sur le dos, mors fendus en têtes, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, quelques accrocs sur les coupes, coins émoussés, couvertures conservées (certaines ciomportant des déchirures, manques ou salissures), reliure de l'époque.
Très rare recueil.
Édition originale de la traduction française illustrée d'un frontispice dépliant gravé sur cuivre par Bénard : "Mort du Capitaine Cook à Owhy-hée, Fevrier 1779", et d'une carte dépliante "Carte montrant la route suivie par M. Cook… dans son troisième et dernier Voyage".
Cf O'Reilly et Reitman, 419. Voir Hill, p. 253, pour la première édition anglaise. Forbes, Hawaiian National Biography, 45.
Reliure en demi veau fauve marbré à petits coins de vélin, dos lisse ornés de caissons dorés et décorés de motifs floraux dorés, pièce de titre de veau rouge, plats de papier marbré, tranches rouges, reliure de l'époque.
Un manque restauré sur la page de titre. la page de faux-titre est manquante à notre exemplaire, les plats de la reliure sont modernes.
"Récit apocryphe du 3e voyage, paru furtivement, plus de deux ans avant l'édition officielle. Hocken […] l'attribuait à Ledyard, aussi auteur d'une relation de l'expédition. Mais F. W. Howay […] prouva que le véritable auteur est John Rickman, lieutenant à bord du Discovery. Quelques détails et incidents inédits". Cf. O'Reilly (n° 415). "All the journals kept on board were claimed by the Admiralty, thus the author remained strictly anonymous. The text, especially as regards details of Cook's death, differs considerably from other accounts". Cf. Hill.
Cet ouvrage contient également l'une des premières relations de qualité concernant les îles Hawaii : voir la notice de Forbes, p. 23.
Édition originale de cet ouvrage qui, surtout centré sur les marins et le commerce dieppois, contient des passages très intéressants sur la découverte des Canaries, l'exploration des côtes de l'Afrique occidentale et des expéditions à Sumatra (cf Frère I, 436.)
Reliure en demi chagrin fauve, dos lisse orné de doubles filets et frises dorés ainsi que de fleurons et de filets noirs, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure moderne.
Quelques rousseurs principalement en début et fin de volume.
Natif d'Eu, Louis Estancelin (1777-1858) fut député de la Somme de 1830 à 1846.
Edition originale, sans les volumes III à V, qui paraîtront ultérieurement et de manière posthume (en 1957).
Tome I : L'énergie (points, méridiens, circulation). orné de 100 illustrations, dont 44 en deux couleurs.
Tome II : Le maniement de l'énergie avec 17 illustrations.
Le diplomate et sinologue George Soulié de Morant (1878-1955) fut, à partir de 1929, l'introducteur de la pratique réelle de l'acupuncture en France, au milieu de mille difficultés suscitées par les milieux académiques.
Gardes légèrement et marginalement salies, deux déchirures recollées en tête et en pied du dos du second volume, sinon agréable ensemble.
Exemplaire de Maurice Peyrache, avec cachets humides sur les gardes.
Édition originale illustrée d'un frontispice gravé par De Launay d'après Marillier (cf Conlon, 83 :1107. Quérard, III, 174. Barbier, I, 276. Brunet, 5636. Non cité par Thiébaud).
Reliure en plein veau moucheté, dos lisse orné de caissons dorés et décorés, pièce de titre de basane verte, roulettes dorées sur les coiffes, filets dorés sur les coupes, gardes et contreplats de papier marbré, plats marginalement restaurés, quelques restaurations sur le dos, tranches jaunes, reliure de l'époque.
Charnières faibles, gardes marginalement salies, quelques taches sur les tranches, ex-libris manuscrit sur la page de faux-titre.
L'auteur, voyageur et naturaliste né à Montargis en 1734, mort près de Château-Thierry en 1802, s'embarqua pour les Indes Orientales vers 1753.
De Smyrne, il gagna Alep par voie de terre et atteignit Bagdad après diverses aventures fort mouvementées. De là, il descendit le Tigre, le Chat-el-Arab, s'embarqua sur le golfe Persique et atteignit la côte de l'Inde Orientale. "Cet ouvrage fut publié à la sollicitude de Buffon. L'auteur y traite de particularités inconnues jusque alors ; il nomme et décrit les animaux dont les divers peuples orientaux font leur nourriture. Il donne de curieux renseignements sur les crocodiles, les caméléons, les serpents, les sauterelles, etc. ; il raconte les nombreuses manières de chasser les animaux féroces ; explique les causes de la vénération des Indous pour certaines bêtes, etc." Cf. Hoefer.
On doit également à Foucher d'Obsonville un Supplément au voyage de Sonnerat (1785), une Lettre (…) sur la guerre des Turcs (1788) et la traduction d'un livre du corpus védique (1788).
Edition originale illustrée de 10 grands tableaux dépliants hors-texte.
Première partie : Cochinchine ; partie concernant seulement la Cochinchine (la seconde traite de l'Annam et du Tonkin, et porte l'adresse de Hanoï), et paraissant depuis 1889, en remplacement de l'Annuaire de la Cochinchine (1865-1888).
Ce n'est qu'en 1899 que les deux parties séparées de cet annuaire colonial fusionnèrent pour former l'Annuaire général de l'Indo-chine française (1899-1925), devenu ensuite l'Annuaire administratif de l'Indochine (1926-1943).
Déchirures restaurées à l'aide de pièces adhésives en tête et en pied du dos, une éraflure sur le premier plat comportant de petites déchirures marginales.
Rare.
Nouvelle édition de la traduction française.
A la suite de cet ouvrage, les deux textes suivants ont été reliés :
Rare édition originale imprimée à tout petit nombre de cet extrait de la Revue maritime et coloniale (cf Cordier, Indosinica, 2385.)
Reliure à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier marbré, dos lisse, pièce de titre en long de maroquin rouge, reliure moderne.
Rousseurs éparses, deux mouillures en angles inférieurs droits de certains feuillets.
Edition originale de la traduction française de cette histoire des travaux de la mission luthérienne sur la côte orientale de l'Inde, qui a paru sous plusieurs titres différents.
Reliure en pleine basane fauve marbrée, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées et orné de doubles caissons dorés et décorés, pièce de titre de basane fauve, coiffe supérieure arasée, filets dorés sur les coupes, coinq restaurés, tranches rouges, reliure de l'époque,
Depuis 1620 en effet, la Compagnie danoise des Indes orientales possédait quelques comptoirs et possessions sur les côtes indiennes, dont le chef-lieu était Tranquebar ; transmis à la Couronne danoise en 1779, ils devinrent des colonies danoises, mais, très attaquées par les Anglais pendant les guerres napoléoniennes, il déclinèrent jusqu'en 1845, date à laquelle le Danemark les vendirent aux Britanniques. En fait, Niekamp a fait seulement un travail d'abréviateur à partir des 4 forts volumes des Actes des missions danoises, parus à Halle à partir de 1718, et dotés d'abondantes continuations. Le roi de Danemark Frédéric IV avait autorisé ces missions en pays malabar, et des envoyés évangéliques allèrent concurrencer les Eglises anciennement implantées (nestoriennes), comme les missions catholiques.
Exemplaire d'un médecin, Faivre, avec ex-libris manuscrit de l'époque sur les premières gardes, suivi d'une notice manuscrite sur l'ouvrage, dans laquelle il ne ménage pas les clergés chrétiens de toute obédience, dans un esprit très XVIIIe siècle ("Il faut convenir que l'intolérance et le manque de charité sont les vices dominans de presque tous les ministres des différentes religions, mais les catholiques romains les poussent au plus haut degré que les autres ...)".
Agréable état intérieur.
Edition originale (cf Cordier, "Indosinica", 2690).
Dos fendillé comportant de petits manques, agréable état intérieur.
Rare.
Première édition de la traduction française sous ce titre et établie par Louis-Gabriel Galdéric Aubaret ; une première édition a paru à Saïgon en 1862 sous le titre de "Code pénal annamite". (Cordier, Indosinica, 1847.)
Quelques rousseurs affectant principalement le second volume qui comporte aussi une petite déchirure en tête du dos.
Le Code Pénal Annamite, basé sur le modèle du Code Chinois, qui régissait la dynastie des Qing, se compose de deux parties dont l'une, nommée Luât en annamite et Lu en chinois, est la représentation de la loi fondamentale, et l'autre, nommée Lê en annamite et Li en chinois, que l'on peut rendre par l'expression "Règlements Supplémentaires". C'est dans celle-ci que se trouvent les dispositions spécifiques à l'Annam.
Très rare édition originale.
Deux manques en tête et en pied du dos, couverture imprimée légèrement salie.
La présentation du Mémoire est signée du marquis de Lafressange, Antony Androuët, du vicomte de Mazenod et Louis Lapierre.
Rare édition originale illustrée d'1 plan de la ville de Saïgon et d'1 carte des différents produits cultivés, repliés hors texte.
Petites taches et déchirures marginales sans gravité sur les plats.
Agréable exemplaire.