Le mont analogue
Bel et rare exemplaire.
Préface d'André Rolland de Renéville.
On les nomme beaux papiers, tirages limités, exemplaires de têtes ou tout simplement éditions originales. Elles ont été imprimées à quelques exemplaires sur un papier de luxe et soigneusement conservées, dès la première heure, par les découvreurs de ces génies littéraires. Ces éditions sont l'origine de l'œuvre et sa pérennité.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse composté M.F. sur le premier plat et numérotés à la presse à la justification du tirage.
Petites déchirures restaurées sur le dos et en tête du premier plat, légères traces de pliures marginales sur le premier plat.
Précieux envoi autographe signé de Louis Pergaud à J.H. Rosny jeune. Lauréat du "Prix Goncourt" 1910 pour son recueil de nouvelles De Goupil à Margot, l'écrivain adresse ce nouvel ouvrage à l'un des membres historiques du jury.
Édition originale cf Quérard I, 271 : ne cite qu'une édition de "Paris, Née de La Rochelle, 1789". Kress B.1163. Goldsmiths 13858. Manque à Einaudi.
L'on joint un tirage volant des pages de titre de chacun des volumes, portant la date de 1789.
Le premier volume, illustré d'un titre-frontispice gravé d'après Meunier, regroupe 52 tableaux à double page ou en dépliant, qui s'insèrent dans la pagination, sans respecter la logique du chiffrage.
Le second volume possède un titre-frontispice gravé par Zaveris d'après Meunier et comporte 154 planches de monnaies gravées à l'eau-forte.
Reliures en plein veau fauve marbré, dos à six nerfs sertis de liserés dorés et ornés de doubles caissons décorés de presses dorées, pièces de titre de maroquin rouge, pièces de tomaison de maroquin vert, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de double filet à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, doubles filets dorés sur les coupes, tranches marbrées, reliures de l'époque.
Quelques restaurations sur les reliures.
Unique édition, fort rare (le tirage de 1789 auquel auraient correspondu nos deux feuillets surnuméraires ne semble pas attesté en dépit de la mention de Quérard).
Excellent exemplaire sur papier vélin fort, grand de marges, avec les dos élégamment décorés de fers spéciaux.
Édition originale, illustrée, en frontispice, d'un portrait de Magellan et de 4 cartes et plans représentant le détroit de Magellan (cf Sabin, 16765. Leclerc, 1971. Chadenat, 552.)
Notre exemplaire ne comporte pas l'appendice publié en 1793. "Ouvrage difficile à rencontrer avec la seconde partie" ( cf Chadenat).
Reliure en plein veau brun, dos à cinq nerfs sertis de lisérés dorés et orné de caissons dorés et décorés, roulettes dorées sur les coiffes, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches rouges, frises dorées sur les coupes, reliure moderne pastiche.
Intéressante relation sur cette partie de l'Amérique du Sud. Elle contient les illustrations suivantes : Carta Esferica de la parte sur de la America Meridional, año 1788. – Carta reducida des estrecho de Magallanes, año 1788. – Primer plano de varios puertos del estrecho de Magallanes, levantados el año de 1786. – Segundo plano de varios puertos del estrecho de Magallanes, levantados el año de 1786.
Précieux exemplaire ayant appartenu au capitaine de vaisseau Gaston de Rocquemaurel (1804-1878), second de Dumont d'Urville lors de l'expédition au Pôle Sud et en Océanie de 1837 à 1840, avec sa signature sur la page de titre.
Beau spécimen de reliure à l'imitation du XVIIIème siècle.
Edition originale.
Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque
Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet.
Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde.
Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les œuvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix.
Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet.
Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne.
Dans ses Souvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » :
« Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet œil de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. »
L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien.
Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une œuvre qualifiée, avec Le Pape et La Pitié suprême, de « testament philosophique » par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain.
Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001).
Extrait de Souvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet :
" Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais : Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles.
Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : — Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité pour cela.
Et je fus conduite à l'autre bout de la pièce, médiocrement grande, pourtant, mais qui était comme séparée en deux par une table surmontée d'un éléphant de bronze, très majestueux, japonais ou chinois, je pense. Il suffisait à faire deux petits groupements très distincts qui communiquaient facilement, mais sans se confondre.
A ce moment de son retour, Victor Hugo était éblouissant d'esprit, de souvenirs nombreux et racontés avec une verve inépuisable, quand la politique n'envahissait pas trop sa table hospitalière. Et quelle grâce dans l'accueil, quelles nobles façons, quel beau sourire de grand-père sous ses cheveux que j'ai vus peu à peu blanchir jusqu'à la neige des quatre-vingts ans. Les poètes, tous les poètes fréquentaient ce salon de la rue de Clichy, et plus tard l'hôtel de l'avenue d'Eylau. Mais là, fut-ce le changement de place ? Il y eut comme une marche descendue dans la santé, puis dans l'esprit du beau vieillard. Et pourtant, il aimait toujours à recevoir ses amis, et l'hospitalité de cette maison ouverte n'était pas un de ses moindres charmes, car, autour de la table, embellie en un bout par les deux petits-enfants du Maître, les convives cherchaient encore leur mot d'ordre aux yeux de l'hôte, et lui-même retrouvait parfois une veine de souvenirs si vivants, si pittoresquement exprimés, qu'on en restait ébloui toute une soirée. Mme Drouet vieillissait doucement auprès de lui, abritée sous deux bandeaux de neige, d'une élégance un peu théâtrale et surannée, jusqu'au jour où un mal impitoyable creusa ses traits si fins, en fit l'effigie douloureuse qu'a peinte Bastien Lepage, qui devait mourir en proie aux mêmes tortures. Dans les derniers temps, le Maître regardait douloureusement, aux dîners intimes, cette assiette vide, cette noble figure ravagée.
— Madame Drouet, vous ne mangez pas, il faut manger, avoir du courage.
Manger! Elle se mourait. Le savait-il? Essayait-il de se leurrer lui-même le beau vieillard si résistant et si fort, et qui voyait partir cette compagne de cinquante années!
Dans le grand salon où se penche le beau portrait de Bonnat, au geste paternel, où le buste par David préside immensément ; dans le petit salon, orné de ces tapisseries rayées et multicolores qui semblaient tendues pour Dona Sol ; dans le jardin rejoint à la vérandah par un perron de deux marches réapparaissent Leconte de Lisle, Meurice et Vacquerie, Paul de Saint-Victor, le souriant Banville, Flaubert et Goncourt conversant ensemble, Mallarmé, Léon Cladel, François Coppée, Catulle Mendès, Clovis Hugues, ombres dans un Eden évanoui ; puis Léon Glaize, Gustave Rivet, Pierre Elzéar, la toute petite Mme Michelet offrant des roses un soir de fête, puis des ambassadeurs, des diplomates, l'empereur du Brésil; des peintres, des sculpteurs, et tant d'hommes politiques que je n'en sais plus les noms !
Voici l'impression immédiate que je traçai de l'une de ces soirées où nous nous étions rendus, Alphonse Daudet et moi, un soir de neige, où pendant le trajet notre cheval tomba trois fois en traversant l'esplanade des Invalides :
Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet œil de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puis- sance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. Alphonse prétend que dans un salon rempli de talents de toutes sortes, de tout âge, un tout jeune homme, l'auteur inconnu, le poète ignoré aura pour lui les regards féminins s'il est beau. Catulle Mendès lui répond qu'il restera d'abord inaperçu, et que toute les femmes iront à la notoriété : ceci me paraît plus vrai. Les femmes heureusement n'ont point que les yeux de leur visage, mais ceux de l'esprit et du cœur. Pour les intellectuelles, la beauté d'un artiste, d'un grand poète ne compte pas, c'est le regard du penseur, la physionomie tourmentée de l'homme qui vit de ses sensations. Elles vont au talent, au chagrin qui passe, elles ne songent guère à la beauté physique. Maintenant on pourrait répondre que c'est par une sympathie ambitieuse qu'elles recherchent les auteurs célèbres, mais l'autre sentiment, celui qui les attirerait vers cette jeunesse tentante dont parle Alphonse, me paraît moins avouable.
Et je ris de cette prétention des deux causeurs charmants, de nous classer, de nous analyser. Mais dire la femme, c'est comme si on disait l'oiseau ; il y a tant d'espèces et de genres, les ramages et les plumages sont tellement différents !
Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. Ses beaux cheveux blancs ombrant sa fine tête comme deux ailes de colombe, et les nœuds de son corsage suivant sa respiration douce, presque résignée, de vieille femme endormie.
Ce fut bientôt après cette soirée qu'eut lieu la grande manifestation de Paris défilant, avenue d'Eylau, devant les fenêtres de cette petite chambre qui devint mortuaire en mai 1885, remplie de roses et simplement meublée, telle que la représente, au musée Victor Hugo, une pièce prise dans l'ancien appartement du poète, place Royale.
Bien évocateur, ce vieux logis du Marais," et quand on pense que Victor Hugo y composa presque toutes ses pièces historiques on se représente le poète, ouvrant, aux heures matinales qui lui étaient familières, cette haute fenêtre sur les hôtels tous égaux et du même style, qui entourent la Place, et se remémorant les tournois, les duels, les promenades et les agitations de plusieurs générations disparues sous l'ombre de ces arcades anciennes et solides et ne gardant pas trace de la fugitive humanité.
Nous dînions encore chez Victor Hugo la semaine qui précéda sa mort. Il nous dit en entrant plus pâle qu'à l'ordinaire, la démarche fléchie :
— Je vais bientôt m'en aller, je le sens ; puis s'appuyant à l'épaule de Georges : Sans 'cela' il y a longtemps que je serais parti.
Je n'ai jamais oublié l'accent un peu solennel et comme prophétique de ces paroles, j'en fus pénétrée de tristesse et de pressentiment; j'y sentis la dispersion de ce centre unique au monde et qui ne put se reformer jamais !"
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Exemplaire bien complet de sa jaquette marginalement et légèrement insolée sur le dos et les plats, petites déchirures en tête du premier plat.
Précieux envoi autographe daté et signé de Elias Canetti à Raymond Queneau : " Für Raymond Queneau aus Freude über eine unerwartete Begegnung, Juni 1951 ", "Pour Raymond Queneau, joie d'une rencontre inattendue".
***
Exceptionnelle et très esthétique carte d'Albert Einstein à « l'ami des plus grands génies de son temps » - selon Schrödinger - le mathématicien et physicien Ludwig Hopf, qui permit la rencontre d'Einstein avec un autre génie du XXe siècle : Carl Jung. Le maître invite ici son élève à un dîner comptant au nombre des invités le scientifique Max Abraham, futur grand rival des années zurichoises et fervent opposant à la théorie de la relativité d'Einstein.
Le destinataire de cette carte, Ludwig Hopf, rejoint Einstein en 1910 en tant qu'assistant et élève à ses séminaires de physique et de théorie cinétique à l'Université de Zürich. Ils signent deux articles fondamentaux sur les aspects statistiques de la radiation et donnent leurs noms à la force de résistance « Einstein-Hopf ». Leurs échanges épistolaires retracent le complexe cheminement des travaux d'Einstein sur la relativité et la gravitation, témoignant de leur grande complicité et du précieux apport de Hopf dans les recherches du maître. Quelques mois après l'écriture de cette missive, Hopf trouvera même une erreur dans les calculs d'Einstein sur les dérivées de certaines composantes de la vitesse que ce dernier corrigera dans un article l'année suivante. Ils forment également un duo musical et interprètent les grands génies de la musique, Hopf accompagnant au piano le violon du maître sur des morceaux de Bach et Mozart.
Einstein invite par cette carte son élève et ami Hopf à un dîner avec Max Abraham, à l'aube d'une controverse scientifique majeure qui les opposera à partir de 1911. La théorie de la relativité restreinte selon Abraham ne convaincra pas Einstein qui soulignera le peu de moyens de vérification par l'observation et son manque de prédiction de la courbure gravitationnelle de la lumière. En 1912, leur différend deviendra public par publications interposées. Abraham ne reconnaîtra jamais la validité de la théorie einsteinienne.
Au cours de leurs brillants échanges artistiques et intellectuels, Hopf a sans doute réussi là où Freud avait échoué comme il lui avouera dans une lettre : « Je romprai avec vous si vous vous glorifiez d'avoir converti Einstein à la psychanalyse. Une longue conversation que j'ai eue avec lui il ya quelques années m'a montré que l'analyse lui était tout aussi hermétique que peut m'être la théorie de la relativité. » (Vienne, 27 septembre 1931). Fervent adepte de la psychanalyse, Hopf est en effet connu pour avoir présenté le célèbre psychanalyste Carl Jung à Einstein. Hopf et son maître partiront tous deux pour l'Université Karl-Ferdinand de Prague en 1911, où ils fréquenteront l'écrivain Franz Kafka et son fidèle ami Max Brod dans le salon de Mme Fanta.
Avec l'avènement du régime nazi, les destins de ces deux théoriciens de la mécanique du monde seront marqués par les persécutions et l'exil, Einstein se réfugiant tout d'abord en Belgique, Hopf en Grande-Bretagne après sa mise à pied en 1934 de l'université d'Aix-la-Chapelle à cause de ses origines juives. Les deux savants continueront à entretenir une prolifique correspondance au cœur de la tourmente, Einstein suggérant à Hopf l'ouverture d'une université à l'étranger pour les étudiants allemands exilés. Hopf s'éteindra peu de temps après avoir pris la chaire de mathématiques du Trinity College de Dublin en juillet 1939.
Précieuse invitation du grand physicien à l'ultime dîner réunissant la "vieille école" scientifique symbolisée par Max Abraham, à l'aube de la publication de la théorie de la relativité générale, qui bouleversera les conceptions classiques de l'espace et du temps et propulsera la Science dans le XXe siècle.
"Lieber Herr Hopf, ich hatte bei unserer Verabredung vergessen, dass ich morgen 6 Uhr Fakultätssitzung habe. Deshalb habe ich Herrn Abraham für morgen nach der [biffé :Vorlesung] Sitzung zum Abendessen gebeten (halb 8 Uhr). Ich bitte Sie, auch zu kommen. Herrn Rusch werde ich auch einladen und wahrscheinlich Herrn Prof[essor] Zermelo. Mit besten Grüssen / Ihr Einstein"
"Cher Monsieur Hopf, j'avais oublié lors de notre rendez-vous que j'avais une réunion de faculté demain à 6 heures. C'est pourquoi j'ai demandé à Monsieur Abraham de venir dîner demain après la [biffé :conférence] séance (7h30). Je vous prie de venir également. J'inviterai également Monsieur Rusch et probablement Monsieur le Prof[essor] Zermelo. Avec mes meilleures salutations / Votre Einstein"
Lettre autographe signée de Charles Baudelaire, rédigée au crayon de papier, adressée à sa mère. Papier en-tête à tampon sec du Grand Hôtel Voltaire, Faubourg Saint-Germain. Adresse de Madame Aupick à Honfleur (Calvados) de la main de l'auteur ainsi que plusieurs tampons postaux en dates des 13 et 14 juillet 1858. Quelques soulignements, biffures et corrections de l'auteur. Trace de sceau de cire avec initiales de Charles Baudelaire au crayon, probablement de la main de l'auteur. Un morceau de papier du second feuillet a été amputé, sans atteinte au texte.
Cette lettre a été publiée pour la première fois dans la Revue de Paris le 15 septembre 1917.
Ancienne collection Armand Godoy, n° 102.
Précieux document, témoignage d'un moment décisif de la vie du poète : la réconciliation avec la désormais veuve Aupick, cette mère sacrée « qui hante le cœur et l'esprit de son fils ».
Édition originale d'une des plus importantes publications révolutionnaires contre la traite des esclaves africains et premier manifeste de la Société des amis des Noirs, fondée en février 1788 par Jacques-Pierre Brissot, Étienne Clavière et Mirabeau, neuf mois à peine après la London Society for Effecting the Abolition of the Slave Trade qui leur servit de modèle.
Edition originale, un des 10 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Quelques petites rousseurs essentiellement en début et fin de volume.
Envoi autographe signé de Maurice Genevoix à Jacques Gommy : "... en pensant aux forêts qu'il aime, avec les hommages et les amitiés de Maurice Genevoix."
Édition originale imprimée à petit nombre de ce tiré à part de la Revue de Paris du 15 février 1906.
Émile Boutmy fut le fondateur de l’École libre des sciences politiques, futur Institut d’études politiques de Paris, plus connue sous le nom de Sciences Po.
Plats marginalement brunis, inévitables petites déchirures marginales et légers manques sans gravité au regard de la fragilité de cette brochure.
Précieux envoi autographe signé de Lucien Lévy-Brühl : « À Émile Durkheim, affectueusement, L. L. B. »
Rarissime édition originale de la première traduction française d'une œuvre philosophique de Kant et seconde traduction d'un texte kantien, les autres ne seront connus du public non-germanophone qu'au cours du XIXe siècle. Cette édition, dont l'originale allemande parut en 1764 à Königsberg sous le titre Beobachtungen über das Gefühl des Schönen und Erhabenen, est illustrée d'un portrait de l'auteur par J. Béniry dit Dubuisson.
Relié à la suite : Seconde traduction française du texte de Burke, considéré comme le premier essai philosophique sur l'Esthétique, établie par E. Lagentie de Lavaïsse, après celle, critiquée, de l'abbé Des François en 1765. Elle est illustrée d'un portrait de l'auteur par Mariage. La première édition anglaise, intitulée A Philosophical Enquiry into the Origin of Our Ideas of the Sublime and Beautiful, est parue en 1757.
Reliure de l'époque en demi basane brune à coins de vélin, dos lisse orné de doubles filets dorés, plats de papier à la colle, gardes et contreplats de papier blanc, toutes tranches jaunes mouchetées de rouge. Quelques traces sur les gardes, rousseurs éparses plus prononcées sur quelques feuillets.
L'ouvrage de Kant contient les premières observations du philosophe - qui n'avait jusqu'alors publié que des textes scientifiques - sur l'Esthétique et plus particulièrement le Sublime, concept qui acquerra toute sa portée dans Critique du jugement. Celle-ci, à l'instar du reste de l'œuvre du philosophe, ne sera traduite en français qu'au cours du XIXe siècle.
« Certes dès avant 1781, le nom de Kant n'était pas totalement inconnu à l'Université de Strasbourg où quelques étudiants et professeurs l'avaient cité dans leurs recherches ou dans leurs cours, et les travaux de l'Académie de Berlin, contenant des mémoires d'adversaires résolus du kantisme, n'étaient pas complètement ignorés en France, mais il faut attendre la Révolution française et même la fin de la Convention et le début du Directoire, c'est-à-dire près de quinze ans après la parution de la Critique de la Raison pure, pour qu'en France on commence à parler de Kant et de son œuvre. » (Jean Ferrari, « L'œuvre de Kant en France dans les dernières années du xviiie siècle » in Les Études philosophiques n° 4, Kant (octobre-décembre 1981), pp. 399-411).
Si Kant est incontestablement celui qui institue l'Esthétique comme discipline essentielle de la philosophie moderne, il doit au manifeste empiriste d'Edmund Burke, les origines mêmes de sa réflexion, et plus particulièrement la distinction entre le Beau et le Sublime. Toutefois, alors que Burke considérait le sublime comme une « terreur délicieuse », produit suprême de l'œuvre d'art, Kant - admirateur de sa philosophie - dépassera cette considération, définissant le Sublime comme « ce qui est absolument grand », la terreur étant la conséquence de la confrontation de la raison humaine à l'illimité.
Pertinente et précoce association des deux premières définitions modernes du Sublime et fondements de la philosophie esthétique, réalisée par un érudit conscient des débats philosophiques de son époque.
Première édition en volume, la rare édition originale fut imprimée en livraisons entre 1845 et 1856 (Brunet, I, 1707. Garrison et Morton citent 3 titres de Cazenave sur les maladies de la peau).
Ouvrage illustrée de 60 grandes et superbes planches en couleurs.
Reliure en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs orné de doubles filets noirs et dorés, plats de papier oeil-de-chat, quelques éraflures en tête du premier plat, gardes et contreplats de papier peigné, coins émoussés, reliure moderne.
Quelques petites rousseurs, agréable exemplaire.
Edition originale, un des 1200 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers après 50 Marais.
Dos très légèrement passé comme généralement.
Précieux envoi autographe signé de Henri Michaux à Raymond Queneau.
Edition originale de la traduction française, un des 51 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Dos et plats légèrement et marginalement éclaircis comme habituellement.
Rare et bel exemplaire de cet ouvrage qui fut magnifiquement porté à l'écran, en 1967, par Richard Brooks avec, dans les rôles principaux : Robert Blake, Scott Wilson, John Forsythe et John MacLiam.
Richard Brooks alla même jusqu'à à filmer dans la propre maison du crime, ainsi que dans le même palais de justice, où 7 des 12 jurés interprètent leur propre rôle.
Réunion de quatre rarissimes éditions originales :
– le Thuileur des trente-trois degrés de l'écossisme (1813), « ouvrage rare et recherché est un des meilleurs thuileurs qui existent... » (Caillet, I, 2910). Le texte est illustré d'un titre frontispice, de 14 planches (dont une dépliante) et d'un grand tableau dépliant reliés à la fin du volume.
– la Récapitulation de toute la maçonnerie ou Description et explication de l'hiéroglyphe universel du maître des maîtres (1812) contient deux planches.
– l'Explication de la croix philosophique (1806) présente une planche dépliante représentant ladite croix.
– l'Explication de la pierre cubique (1806) contient une planche dépliante décrivant la pierre.
Notre exemplaire est, en outre, enrichi d'un petit papillon (8 x 10,5cm) intitulé « Couplets d'obligations », relié à la page 30 ; ces chants « doivent être chantés à la fin de chaque Banquet Maçonnique ».
Reliure de l'époque en demi veau havane, dos lisse richement orné de dentelles et fleurons dorés, pièce de titre de maroquin de Russie rouge, plats de papier vert émeraude. Bel exemplaire.
Ex-libris à la plume biffé sur la page de titre.
Édition originale rare et très recherchée (cf. Clouzot) à la bonne date de 1850, certains exemplaires invendus ayant été remis en vente chez le même éditeur en 1852.
Reliures à la bradel en plein cartonnage vert bouteille ornementé de motifs floraux estampés à froid, pièces de titre de maroquin marron, ex-libris encollés sur les contreplats.
Un petit manque de papier en pied de la dernière page du second volume sans aucune atteinte au texte, quelques rares rousseurs.
Très rare et bel exemplaire élégamment relié strictement à l’époque.
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur papier vélin bouffant des papeteries Salzer, le nôtre portant le N°1, seuls grands papiers.
Bel exemplaire de cet ouvrage récompensé par le grand prix du roman de l'Académie française.
Edition originale sur papier courant, premier tirage sans mention d'édition, comportant le bon achevé d'imprimer du 30 novembre 1918. Les 128 grands papiers ne seront tirés que six mois plus tard pendant l'été 1919.
Taches claires en marges des gardes blanches, petits manques et pâle mouillure sur la page de titre et les pages suivantes, Un défaut naturel de papier en marge des pages 339-340, provoquant une pâle tache bleutée pris dans la trame.
Reliure en demi maroquin vert sapin à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée Huser.
Rare exemplaire à grande marge de ce chef d'oeuvre de la littérature, premier prix Goncourt de la maison Gallimard.
Édition originale, un des exemplaires du service de presse.
Reliure en demi chagrin noisette, dos lisse orné de caissons décorés de motifs floraux dorés, initiales C. T. dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorée, un coin supérieur émoussé, reliure très légèrement postérieure. Discrètes restaurations sur les mors, deux petites déchirures marginales sur les pages de titre et faux-titre.
Ex-libris à la plume de Charles Terrasse, fils du dédicataire de l’envoi, en tête d’une garde.
Précieux envoi autographe signé d’Alfred Jarry à l’un de ses plus proches collaborateurs : « À Claude Terrasse son admirateur et son ami. Alf. Jarry. »
Edition originale et mise en forme définitive et posthume, rigoureusement chronologique, d'une très rare série iconographique dont la publication avait commencé dès 1806 sous forme de livraisons assez anarchiques, mais qui n'avait jamais été achevée (49 livraisons seulement à la mort de l'auteur).
Cf Brunet V, 1453.
Ouvrage illustré de 300 planches : titre-frontispice lithographié et aquarellé et 149 planches gravées, la plupart très finement coloriées pour le premier volume ; 150 planches pour le second.
Reliures en demi chagrin maroquiné cerise à coins, dos à cinq nerfs ornés de filets et caissons à froid, quelques petits frottements sur les dos et les mors, un mors du tome 1 fendu en pied, encadrement de doubles filets à froid sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, reliures de l'époque.
Agréable exemplaire bien complet de ses 300 planches.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Quelques piqûres en marges des plats.
Précieux envoi autographe signé de Marcel Aymé : "A monsieur Valery Larbaud en sincère hommage. Marcel Aymé."
Edition originale, sur papier courant, de la traduction française.
Une petite déchirure restaurée en pied du dos, agréable exemplaire.
Lettre-préface de Jean Cocteau, préface de Somerset Maugham.
Couverture illustrée d'un portrait de l'Aga Khan par Kees Van Dongen, iconographie.
Rare et précieux envoi autographe signé de l'Aga Khan à madame Avrillier.
Édition originale sans mention pour laquelle il n’a pas été tiré de grands papiers.
Reliure en demi maroquin marron à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs avec reprise de teinte, date dorée en queue, plats, gardes et contreplats de papier marbré façon bois, couvertures et dos conservés, tête dorée, élégante reliure signée Alix.
Ex-libris manuscrit à l’encre noire et une discrète restauration en angle supérieur droit de la première garde.
Deuxième édition en partie originale, avec une nouvelle préface (« An Constantin Frantz », datée du 28 avril 1868 à Tribschen bei Luzern). La première édition a été publiée chez le même éditeur en 1852.
Reliure en plein maroquin bordeaux, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, gardes et contreplats de papier coquille, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, premier plat de couverture conservé, tête dorée, double filet doré sur les coupes.
Quelques rousseurs, plus prononcées sur certains feuillets, une petite restauration au coin supérieur droit page IX-XIV sans atteinte au texte, une annotation au crayon pages 116 et 139, habiles restaurations en tête et en pied du mors supérieur.
Exceptionnel et intime envoi autographe signé de Richard Wagner à un ou une mystérieuse dédicataire :
« Hierbei sollst du meiner gedenken, denn alles habe ich ernstlich gemeint. R. W. »
[Tu te souviendras de moi, car tout cela je l'ai pensé sérieusement].
Cette émouvante confidence manuscrite à la tonalité éminemment personnelle, de surcroît sur le plus important de ses écrits théoriques, se distingue radicalement des expéditifs « Zur Erinnerung » écrits par le compositeur sur ses partitions d'opéra, ou des petits mots qu'il avait coutume de distribuer aux mécènes à l'issue de ses représentations.
Nous n'avons pu référencer aucun autre exemplaire d'Oper und Drama avec envoi passé sur le marché ou dans une institution. L'autobiographie et la correspondance du compositeur révèlent cependant l'existence de deux dédicaces sur cette œuvre majeure. Un premier envoi est adressé à Theodor Uhlig sur le manuscrit original du texte, avec une citation autographe inspirée de Goethe. Le second et seul autre envoi mentionné dans une lettre de Wagner aurait été réalisé sur la présente édition pour Malwida von Meysenbug. S'il n'est pas impossible que notre exemplaire du « livre de tous les livres sur la musique », selon Richard Strauss, soit celui-ci, le style et la teneur de l'envoi permettent de légitimement attribuer cet exemplaire à un dédicataire plus prestigieux encore.
Première édition collective en partie originale, « extrêmement importante » selon Clouzot : « De plus en plus recherchée, à juste raison, elle comporte en édition originale : une partie des Fleurs du Mal, les Petits Poèmes en prose, les Curiosités esthétiques (sauf les deux Salons), L'Art romantique (sauf Gautier et Wagner). »
Les Fleurs du Mal est en troisième édition – et dernière voulue par l'auteur – en partie originale, à la bonne date de 1868. Vingt-cinq poèmes des Fleurs du Mal paraissent ici pour la première fois, l'édition totalisant à présent 151 poèmes (contre 100 pour l'édition de 1857).
Volume 1 : Les Fleurs du Mal, volume 2 : Curiosités esthétiques, volume 3 : L'Art romantique, volume 4 : Petits Poèmes en prose, volume 5 : Histoires extraordinaires, volume 6 : Nouvelles Histoires extraordinaires et volume 7 : Aventures d'Arthur Gordon Pym - Eurêka.
Reliures en demi chagrin bordeaux, dos à cinq nerfs ornés de fleurons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, reliures de l'époque.
Une très évocatrice lettre autographe de charles Baudelaire citant toutes ses œuvres en cours signée « C. B. » et adressée à Auguste Poulet-Malassis a été montée sur onglet en tête des Fleurs du Mal. Quatre pages rédigées au crayon de papier sur un double feuillet en date du 13 juin 1859. Cette lettre a été publiée dans Les Lettres (Mercure de France, 1906). Baudelaire écrit de Honfleur à son éditeur, où il se trouve chez sa mère depuis avril 1859. Cette dernière a réservé à son fils deux pièces mansardées de sa maison et la proximité de la mer semble propice au travail : « Vous me direz ce que vous pensez de mon Salon. Et de mon Gautier ? Dans peu de temps, je vais pouvoir vous livrer votre Opium et Haschisch, et peu de temps après, les Curiosités complètes, qui seront suivies des Nouvelles fleurs. » Le poète doit travailler sans relâche pour éponger ses dettes parisiennes et notamment celles contractées auprès du destinataire de cette lettre : "Puis-je aller à Paris, sans crainte ? Sans inquiétude ? "Je fais allusion au billet de 430 […], et à la promesse de renouvellement que vous m'avez faite à Paris. […] Vous vous brouilleriez avec De Broise, si vous aviez un protêt, et si j'en avais un ici, ma mère me flanquerait à la porte. Or, je veux utiliser jusqu'à la fin de l'année la bonne disposition du travail où je suis. »
Rare et précieux ensemble en reliure uniforme de l'époque de la célèbre première édition des œuvres complètes précédée de la longue et belle notice de Théophile Gautier rendant hommage à son disciple « impeccable », enrichi d'une belle lettre autographe dans laquelle l'Albatros évoque ses principales œuvres.
Trois photographies originales de Maurice Béjart enfant aux côtés de sa mère, prises à Mougins. Nous joignons le faire-part de naissance, datant du 1er janvier 1927, imprimé à son nom « Maurice Jean Berger ».
Provenance : archives personnelles de Maurice Béjart.
Journal intime autographe de Maurice Béjart écrit sur un agenda de l'année 1969 célébrant le centenaire de la naissance de Mahatma Gandhi.
52 feuillets autographes, rédigés aux stylos rouge et bleu dans un cahier à spirales. Ce journal figure parmi les très rares manuscrits de Béjart en mains privées, les archives du chorégraphe étant partagées entre sa maison bruxelloise, la fondation Béjart de Lausanne et le Théâtre Royal de la Monnaie.
Journal du chorégraphe Maurice Béjart, écrit durant l'année 1969. Rarissime collection de pensées, d'interrogations, d'introspections sous le prisme de l'hindouisme et de la sagesse bouddhique, que Béjart adopte à la suite d'un premier voyage en Inde en 1967.
Le journal constitue un témoignage emblématique de l'époque indo-hippie des années 1960, renaissance spirituelle et artistique qui inspira au chorégraphe de nombreux ballets (Messe pour le temps présent, Bhakti, Les Vainqueurs).
Une sélection de ce journal fut publiée par Maurice Béjart dans le second tome de ses mémoires (La Vie de Qui ? Flammarion, 1996).
Durant l'année 1969, Béjart prend quotidiennement des notes dans un agenda publié à la mémoire de Mahatma Gandhi. Fasciné par le mysticisme hindou depuis un voyage en Inde en 1967, il remplit ce journal spirituel de nombreux mantras et prières (« Krishna guide mon char, la lumière est au bout du chemin. OM » ; « Le Bouddha est partout présent » ; « Laisser Dieu entrer, mais comment ouvrir la porte ? ») et invoque tant les divinités hindoues que les Bodhisattvas Manjur et Tar - figures apaisantes du panthéon bouddhique. La « période indienne » de Béjart fut particulièrement riche en chefs-d'œuvre chorégraphiques, dont on suit la progression dans son journal (Baudelaire en début d'année, la création des Vainqueurs à Bruxelles et des Quatre fils Aymon à Avignon, ainsi que le tournage et la projection de son ballet indien Bhakti). à la croisée du New Age et du mouvement hippie, la « conversion » de Béjart est symptomatique d'une époque en refus du progrès et en soif de spiritualité : « Calcutta n'est pas l'Inde mais notre visage occidental. Ce n'est pas la religion ni la pensée traditionnelle qui est coupable mais le capitalisme. L'Inde pays riche avant la colonisation ». La visite des Beatles dans l'ashram du guru Maharishi et le concert de Ravi Shankar à Woodstock en 1969 marquèrent le début d'une véritable passion occidentale pour la musique et la culture indiennes, qui fut déterminante dans les ballets de Béjart à cette époque.
L'Inde s'offre également aux yeux de Béjart comme un lieu où l'art et les traditions ancestrales n'ont pas subi les perversions du positivisme. Il cherchera dans ses créations à exprimer l'esprit d'une culture qui unit intimement le corps et l'esprit, et dans laquelle la danse joue un rôle cosmique et spirituel majeur.
Les systèmes de danse indienne et les chants védiques découverts grâce à l'orientaliste Alain Daniélou furent insérés dans ses ballets - en 1968, il ouvre la Messe du temps présent par un long solo de vînâ qui dura quinze minutes : « Béjart est dans son quart d'heure hindou. Et là-bas, les quarts d'heure hindous, ça peut durer des heures... » commenta Jean Vilar, directeur du festival d'Avignon. Un vent de mode indienne passera également dans les costumes de la troupe du Ballet du XXème siècle : larges pantalons de soie, tuniques, bijoux et yeux orientaux. Dans le journal, Béjart affirme qu'il n'y a « pas de vérité sans yoga », un art découvert auprès d'un maître indien que l'on trouve dans nombre de ses ballets sous la forme d'exercices de danse à la barre. Il décide également de faire de Bhakti « un acte de Foi » en filmant lui-même la chorégraphie du ballet, et prépare pendant l'été les Vainqueurs, une rencontre insolite entre Wagner et les ragas traditionnels indiens.
Au-delà de l'artiste prolifique, on découvre aussi dans le journal la personnalité troublée du chorégraphe, en proie au doute et à la mélancolie : « état vague d'apesanteur physique et de vide moral. Léthargie ou paresse. Faiblesse. Vertige. Torpeur. Inconscience ». Malgré les succès, Béjart tentera d'apaiser son état fragile par la méditation et l'enseignement de prophètes et brahmanes indiens, qu'on rencontre au fil des pages du journal (Ramana Maharshi, Swami Ramdas, le Dalaï-Lama, Apollonios de Tyane). Ses amours parfois contrariées avec son danseur fétiche Jorge Donn l'accaparent et le plongent dans l'angoisse - à la veille de la première des Vainqueurs, il écrit « Avant-générale. Chaos. [Jorge] Donn parti. Tara absente. Moi perdu. ». Déchiré entre la jouissance et la maîtrise de soi, il voyage à rythme effréné avec sa troupe du Ballet du XXème siècle, d'abord aux Pays-Bas puis en Italie à Milan, Turin et Venise : « Je quitte Venise complètement asservi à la paresse au sexe et à la facilité et pourtant étrange bien-être de la brute qui a bu et baisé ». Pourtant, ces moments heureux ne parviennent pas à satisfaire Béjart, pour qui la « Joie a un arrière-goût de mort » malgré la « vie de travail et de discipline » qu'il s'impose durant cette année riche en créations. à la fin de sa vie, Béjart reviendra avec humour sur ses frasques indiennes et le ton résolument sombre de son journal : « Je ne peux pas m'empêcher de rire de cet idiot qui pleure et qui geint, alors qu'il créait des ballets en grand nombre [...] Quand je pense qu'à la fin de ce journal de 1969 je songeais résolument à la retraite ? ! ».
Rarissime document retraçant la rencontre entre l'Orient et l'Occident dans la vie intime et l'œuvre chorégraphique de Maurice Béjart. Ce journal incarne une époque de contre-culture et de syncrétisme culturel qui marqua durablement le ballet d'avant-garde européen.
Provenance : archives personnelles de Maurice Béjart.
Edition originale, un des exemplaires numérotés sur alfa du Marais, le nôtre non justifié.
Précieux envoi autographe daté et signé de Aimé Césaire à Raymond Queneau : "... très sympathique hommage de ces bucoliques de sang et de soleil..."
Dos et plats légèrement et marginalement insolés sans gravité.
Rare édition originale.
Agréable exemplaire.
Reliure en pleine percaline noire, dos lisse orné d’un fleuron doré, double filet doré en queue du dos, pièce de titre de chagrin rouge, gardes et contreplats de papier bleu, tranches mouchetées, coins légèrement effilochés, reliure de l’époque.
Très rare envoi autographe signé de Georges Gilles de La Tourette : « À mon cher confrère et ami le Dr Diamantberger. Gilles de La Tourette. »
L’envoi est adressé au docteur Mayer Saül Diamantberger, médecin adjoint à l’hôpital Rothschild dans les années 1890, qui compte parmi les précurseurs de la rhumatologie en France.
Édition originale, un des 55 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Reliures en demi maroquin marron, dos à cinq nerfs, dates dorées en queue, plats de papier à motifs abstraits, gardes et contreplats de papier marron, couvertures et dos conservés, têtes dorées, reliures signées Thomas Boichot.
Précieux exemplaire de ce texte fondateur du féminisme moderne.
Carnet personnel de Thierry Mugler contenant des dessins originaux et aphorismes autographes inédits.
Reliure à la bradel en pleine toile noire. Sur le premier plat, Thierry Mugler a peint une étoile blanche au correcteur.
Quinze pages du cahier ont été remplies par le styliste :
• La première au feutre bleu fluo présente le mot « Yes » ainsi qu'un grand point d'exclamation se terminant par la mythique étoile muglerienne.
• Sur une double page, le mot « blanc » rehaussé au correcteur et en majuscules sur fond de feutre noir, au feutre orange les mots « Indehain » ( ?) et « tribe » avec un dessin de soleil, plusieurs notes au stylo bille noir : « Aelino Rock-Elektro », « DJ », « Syath Choreographie ».
• Une double page présentant un très beau dessin de femme noire nue, plantureuse et à l'opulente chevelure rose, à gauche au stylo bille noir les mots « Super nova mama » ainsi qu'une étoile rehaussée au feutre violet.
• Une double page présentant trois lignes aux feutres vert, rouge et violet : « - La Perle de l'Afrique... / rien qui bouge ! ! ! / Le chic des mains de Paris ! » Le dernier point d'exclamation se termine par une étoile.
• Plusieurs dessins d'étoiles et esquisses de bouteilles de parfum au crayon de papier.
• Une liste de noms au crayon de papier, en face de certains la lettre « G » au feutre bleu, la mention « Kab » au feutre rouge et un tortillon au feutre orange.
• Une double page présentant en pied une planète sur laquelle est dessiné un phallus ; au-dessus, plusieurs lignes aux feutres bleu, violet, orange, vert et rouge constituant le texte suivant : « Alice se perdit dans Brocéliande et se fit courser par le centaure Manfred...et ses dangereux attributs...Pauvre petite fille riche...Ce n'est pas le luxe qui va la sauver. Ombre d'arbres sous la lune « EN TRAVERS » CQFD... Testostérone et innocence...la Belle et la Bête ! ! ! Rugissement furieux de métal...Perforation du Tympan et l'Hymen...L'HISTOIRE DU MONDE ! »
• Une double page au crayon de papier sur laquelle il a réalisé en marge gauche un croquis de pole danseuse la tête à l'envers ; autour le texte suivant : « Strip Tease intello : laide, pas laide... Qui suis je ? Oui !... Je suis belle. Non ! Je suis laide... Regardez moi ! Non ne me regardez pas ! Voyez moi ! Aimez moi ! BAISE MOI ! ! ! VAS T'EN ! Reviens. Folle... Pas folle... Grand Corps Malade ? Fabien » [Grand Corps Malade, de son vrai prénom Fabien, composa une chanson pour le spectacle de music-hall Mugler Follies].
• Une note au crayon : « Acte Vente Chelsea AT 92 ». Thierry Mugler vendit son penthouse dans le quartier de Chelsea à New York en 2012.
Les archives personnelles de Thierry Mugler sont d'une insigne rareté.
Un des très rares exemplaires enrichi d'un envoi autographe - on en recense moins d'une dizaine - de cette édition originale, comportant la Marseillaise.
Edition originale illustrée d'une gravure hors-texte gravée par Charles-Etienne Gaucher d'après Jean-Jacques Le Barbier et de 4 pages de partition gravée en fin de volume. La Marseillaise y figure dans sa véritable édition originale, ayant fait l'objet d'une pré-publication dans L'Almanach des Muses en 1793 et sous forme de feuillets libres.
Reliure en demi-basane d'époque, dos lisse orné de caissons, de fleurons et de dentelles dorés, pièce de titre maroquin rouge, plats de cartonnage noir. Plusieurs ex-libris manuscrits ou encollés sur le contreplat et les gardes. Dos restauré, quelques rousseurs. Les deux dernières lettres du nom du dédicataire ont été rognées à la reliure.
L'ouvrage est enrichi sur la page de faux-titre d'un exceptionnel envoi autographe de Rouget de L'Isle à un autre artiste de la Révolution : « M de La Chabeaussiè[re] / de la part de l'auteur ».
Rouget de Lisle et Poisson de la Chabeaussière, le destinataire de l'envoi, ont tous deux incarné la ferveur révolutionnaire et marqué l'Histoire républicaine par leur plume.
La Marseillaise figure dans l'ouvrage parmi d'autres poèmes et chants. Cette première édition livre le célèbre chant dans son état originel : il comporte six quatrains, tel qu'il a été écrit par le capitaine Rouget de l'Isle pour l'armée du Rhin en avril 1792, puis institué hymne national en 1795 par le décret du 26 messidor an III.
Paroliers et hommes de lettres, Rouget de l'Isle et la Chabeaussière furent les serviteurs zélés de la Révolution mais aussi les victimes de ses excès. A l'écriture de cette dédicace, en l'an V de la République, les deux hommes sont au faîte de leur gloire. L'un est l'auteur de l'hymne national qui fait vibrer la France révolutionnaire, et l'autre du catéchisme républicain le plus diffusé sous la Révolution. En effet, la Chabeaussière compose lui aussi une œuvre majeure de l'héritage révolutionnaire : un Catéchisme républicain, philosophique et moral, réédité 82 fois jusqu'à la IIIe République, et qui l'a promu à la Commission exécutive de l'instruction publique. Comme Rouget de L'Isle, il a connu le succès en tant que parolier et librettiste, notamment pour les opéras comiques de Nicolas Delayrac. L'histoire de La Marseillaise rencontre dès sa création celle de La Chabeaussière et du compositeur Delayrac, dont l'air offre une certaine ressemblance avec le drame héroïque de Delayrac intitulé Sargines ou l'Élève de l'amour.
Ni la Chabeaussière, ni Rouget de l'Isle malgré la célébrité de sa Marseillaise n'échappèrent cependant aux affres de la Terreur. Déclarés « suspects » , ils furent incarcérés en 1793 respectivement à la prison des Madelonettes et de Saint-Germain-en-Laye. Au sortir de ces heures sombres, les deux hommes mènent une existence paisible et continuent de collaborer activement à l'Almanach des Muses, qui publia La Marseillaise pour la première fois en volume.
A la mort de la Chabeaussière en 1820, l'exemplaire connaît une histoire des plus romanesques. Il porte toujours l'inscription de son second propriétaire, Edouard Gendron : « Ce livre a été acheté en 1821 - à un carrefour près la place de l'école de médecine, parmi un tas de ferraille ».
Première publication par son compositeur du plus célèbre des symboles de la République française : La Marseillaise. Sa précieuse dédicace réunit des poètes révolutionnaires aux destins croisés, dont les écrits laissèrent leur immortelle empreinte dans l'histoire de France.
Suite complète des 115 planches gravées sur cuivre et enrichie d'une planche supplémentaire (soit 116 planches), toutes imprimées sur vergé et vélin et rehaussées à l'aquarelle à l'époque. Deux planches 39 entièrement différentes se suivent, la première : « Les Titus et les cache-folies » fut publiée dans les exemplaires de 1817 et 1822, la seconde : « La Politicomanie », n'apparaît qu'en 1827. Il s'agit de la série la plus complète, qui inclut également les 11 nouvelles planches parues de 1818 à 1822 et numérotées de 105 à 115.
Selon Vicaire, il est probable que les planches aient toutes été imprimées entre 1801 et 1822 et que seul le texte accompagnant les planches ait été réimprimé en 1827.
Reliure demi-maroquin cerise à long grain et à coins, dos lisse orné de multiples filets longitudinaux, fers dorés au centre, titre estampé en tête et encadré de filets dorés, plats de papier à motifs, gardes et contreplats de papier à la cuve. Rousseurs principalement cantonnées aux 24 pp. de texte, les planches n'en portent que très peu, principalement aux marges et aux versos.
Rare et célèbre recueil de mœurs, costumes et divertissements sous l'Empire et la Restauration, à très grandes marges et magnifiquement rehaussées en couleur à l'époque. Une véritable encyclopédie du frisson, du plaisir et de l'apparat, publié par le plus grand éditeur de mode en ce début de siècle : Pierre de la Mésangère. L'exemplaire se distingue par la présence des deux versions des planches 39, d'une insigne rareté.
Célèbre édition au texte entièrement gravé, richement illustrée de 6 titres gravés, un frontispice et un faux-titre gravé pour le tome I, et 243 figures, 473 vignettes et culs-de-lampe. L’illustration des trois premiers volumes est l’œuvre de Monnet et dans les 3 derniers, par Fessard d’après Bardin, Bidauld, Caresme, Desrais, Houel, Kobell, Le Clerc, Leprince, de Loutherbourg, Meyer. Le texte gravé est l’œuvre de Montulay et Drouet.
Reliures de l’époque en maroquin rouge, dos lisse orné d’un quadrillage semé de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin fauve, triple filet doré en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, roulette dorée en encadrement des contreplats, gardes et contreplats de papier bleu, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Discrètes restaurations aux mors.
Bel exemplaire élégamment relié en maroquin rouge de l’époque aux dos richement estampés à l’or de cette édition entreprise par Étienne Fessard, dédiée aux enfants de France, le duc de Berry, le comte de Provence et le comte d’Artois.
Retirage de mars-avril 1917, postérieur d'un mois à l'édition originale parue en février de la même année.
Reliure de l'éditeur en pleine toile rouge, dos lisse.
Exceptionnel envoi autographe signé d'H. G. Wells à André Citroën : « To André Citröen who has to do his share in making a new world out of a very shattered old one. From H.G. Wells » (« à André Citröen, qui contribue à créer un monde nouveau à partir d'un monde en ruines. De la part d'H.G. Wells »).
L'envoi fait un écho au chapitre du livre intitulé New arms for old ones, dans lequel Wells décrit l'usine d'armement créée par Citroën pour remédier à la faiblesse de l'artillerie française. Reconvertie à la fin de la guerre, l'usine deviendra la première manufacture d'automobiles Citroën.
Deuxième édition, en partie originale, un des 100 exemplaires d'auteur imprimés sur vergé blanc.
Reliure à la bradel en demi percaline sapin, dos lisse orné d'un fleuron doré, date et double filet dorés en queue, plats de papier marbré, coins supérieurs émoussés, couvertures conservées, reliure de l'époque.
Bel exemplaire agréablement établi.
Précieux envoi autographe signé de Paul Verlaine à Alice Densmore.
Édition originale complète des 12 livraisons de cette luxueuse et éphémère revue fondée et dirigée par Jacques d'Adelswärd-Fersen, un des rarissimes exemplaires sur japon, seuls grands papiers, comportant quatre états des gravures en couleurs.
Reliures en demi-percaline sable, pièces de titre en maroquin brun, plats de papier marbré, dos et couvertures conservés pour chaque numéro, bel exemplaire à toutes marges.
Notre exemplaire comporte bien les quatre états en couleurs réservés aux exemplaires de luxe, tirés sur divers papiers, de chacune des 23 héliogravures d'esthétique Arts & Crafts, symboliste, Renaissance, Art Nouveau et antique, d'après Maxwell Armfield, Henri Saulnier Ciolkowski, Léonard Sarluis, Bernardino Luini, Giovanni Antonio Bazzi, Gustave Moreau, Raphaël, Léonard de Vinci, Pollaiolo, le Corrège, Piero de la Francesca, Rubens, Jose de Ribera, Francisco Goya, Mederhausem Rodo, Cardet, et des statues et stèles du musée de Naples et d'Athènes.
L'élégante maquette de couverture est signée George Auriol, maître de la typographie Art Nouveau.
Contributions de Laurent Tailhade, Émile Verhaeren, Renée Vivien, Colette Willy, Joséphin Peladan, Jean Moréas, Henri Barbusse, Arthur Symons, Jacques d'Adelswärd-Fersen, J. Antoine-Orliac, Paterne Berrichon, Jules Bois, Jean Bouscatel, Tristan Derème, Léon Deubel, André du Fresnois, Maurice Gaucher, René Ghil, Henri Guilbeaux, J.-C. Holl, Tristan Klingsor, Ernest La Jeunesse, Gabriel de Lautrec, Abel Léger, Legrand-Chabrier, Louis Mandin, Filippo Tommaso Marinetti, Francis de Miomandre, John-Antoine Nau, Maurice de Noisay, Julien Ochsé, Edmond Pilon, Ernest Raynaud, André Salmon, Valentine de Saint-Point, Robert Scheffer, Tancrède de Visan...
Très bel exemplaire sur japon, d'une extrême rareté, de la première revue homosexuelle française.
Edition originale, un des 300 exemplaires numérotés sur hollande, le nôtre imprimé spécialement pour la sculptrice Renée Vautier, seuls grands papiers.
Reliure à la bradel en plein papier, dos lisse, plats de couverture comportant de discrètes restaurations conservés, larges témoins conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Précieux envoi autographe signé de Paul Valéry, en dessous de la justification, à sa muse la sculptrice Renée Vautier qui réalisa notamment un célèbre buste du poète en 1935.
Edition originale, un des 30 exemplaires numérotés sur Lafuma, seuls grands papiers.
Très bel exemplaire malgré une légère ombre sur la page de faux-titre.
Edition originale sur papier courant.
Un petit accroc sur le dos légèrement fendillé en pied.
Précieux envoi autographe signé de Jean Giraudoux à André Gide : "... avec gratitude..."
Edition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers après 5 pur fil.
Reliure en demi maroquin vert à coins, dos lisse, plats de papier à la colle, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée Lucie Weill.
Habile et discrète restauration en tête d'un mors.
Ouvrage illustré de 6 vignettes d'André Derain.
Bel envoi autographe signé d'Antonin Artaud : « à Alice & à Carlo Rim que j'aime beaucoup parce que j'aime dans la vie tout ce qui est nature, franc et sans fard et la vie d'Héliogabale aussi est franche et sans fard et dans la ligne de la grande Nature. Antonin Artaud leur ami. »
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Dos légèrement insolé, petites taches marginales sur le premier plat.
Précieux envoi autographe signé de Maurice de Vlaminck à son ami montmartrois Pierre Mac Orlan : " ... son vieux copain..."