Du musée
Ouvrage illustré de 6 photographies.
Rare et agréable exemplaire de cet ouvrage entièrement réalisé par les élèves de la prestigieuse Ecole Estienne.
Rare et luxueux carton d'invitation pour l’exposition organisée par le critique d’art André Warnod sur l'« art nègre », terme qu'il invente en 1910 dans la revue Comœdia pour désigner originellement la statuaire africaine et océanienne. Du 20 janvier au 20 février 1926, quatre peintres sont invités à exposer à la galerie d'art de la Grande Maison de Blanc, place de l'Opéra à Paris. Il s’agit très probablement des Français Marguerite Guy-Lemm (née Lemaire) et Luc-Albert Moreau, de l'Uruguayen Pedro Figari et du Hollandais Kees van Dongen.
Bel état de conservation, lettrage en creux gris clair sur un papier doux gris foncé, traces de pliure au coin supérieur droit.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Iconographie.
Bel exemplaire en dépit du dos légèrement décoloré.
Précieux et bel envoi autographe signé de Louis Aragon à Maurice Druon : "A Maurice Druon, pour qu'il sache que de temps je m'égarée dans Césarée. [sic] Louis".
Edition originale de cette revue dirigée par Ivan Goll et réunissant les écrivains et surréalistes français alors en exil aux Etats-Unis et leurs amis américains.
Nombreuses contributions dont celle de Saint-John Perse, Roger Caillois, William Carlos Williams, Alain Bosquet, Ivan Goll, André Breton, Aimé Césaire, André Masson, Henry Miller, Kurt Seligmann, Denis de Rougemont, Julien Gracq, Eugène Guillevic, Robert Lebel...
Illustrations de George Barker, André Masson, Wifredo Lam, Yves Tanguy.
Agréable et rare ensemble malgré un petit manque en pied du dos du double numéro 2 & 3.
Collection complète en 6 numéros et 5 livraisons (le N°2&3 étant double) de cette importante revue qui offre un paranoma du mouvement Surréaliste en exil et qui fournit un aperçu de l'influence des contributeurs sur le développement de la scène artistique new-yorkaise.
Edition originale du numéro de cette revue consistant en deux feuillets rempliés.
Manques marginaux très habilement comblés sur les feuillets.
Sur le premier, une xylographie en couleurs représentant Paul Signac par Georges Seurat.
Sur les suivants, texte de Félix Fénéon en édition originale intitulé "Signac".
Très rare numéro.
Lettre autographe signée "R" d'Auguste Renoir adressée à son ami et grand collectionneur de ses oeuvres Paul Berard. Une page et demi à l'encre noire sur un bifeuillet.
Trace de pli transversale inhérente à l'envoi.
Lettre autographe signée d'Auguste Renoir, datée de sa main du 5 février 1909. 2 pages à l'encre noire sur un bifeuillet.
Trace de pli horizontal inhérent à l'envoi.
Renoir rédige cette missive dans sa maison des Collettes à Cagnes, qui vit naître des œuvres d'une grande sensualité, et où il s'essaya également à la sculpture. Le peintre commande des pinceaux et mentionne ici la venue de la famille du docteur Emile Baudot, son médecin de longue date et médecin-chef de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. Renoir eut comme unique élève la fille du vénérable docteur, Jeanne Baudot, dont il fit le portrait et qui posa aux côtés de son maître pour une toile de Maurice Denis.
Maurice Gangnat était un mécène, grand collectionneur d'art et ami intime de Renoir, qu'il rencontra en 1904 par l'entremise de Paul Gallimard. Lorsque celui-ci le présenta à Renoir, ses tableaux l'enthousiasmèrent tant qu'il en acheta immédiatement douze, au prix de vingt-mille francs . Il avait l'instinct du connaisseur, et Renoir lui laissait choisir chaque printemps le meilleur de sa production : "Il a l'oeil " disait-il de lui.
Gangnat acheta entre 1905 et 1917 cent-quatre-vingt tableaux lors de ses séjours aux Collettes, dont trente-six paysages de Cagnes et de ses environs.
"Cher Monsieur Gangnat,
Je retrouve sur ma table une lettre que je croyais depuis longtemps à la porte.
Je vous disais que j'avais reçu un avis de la Banque marseillaise ou vous avez eu l'obligeance de déposer de l'argent pour moi et que je vous renverrais ( ?)
Je prends la liberté de vous charger de m'apporter un paquet de pinceaux. Millaud vous les apportera chez vous. Nous comptons toujours sur vous le plus tôt possible. Les Baudot doivent me faire leur visite annuel vers le commencement de mars. Ce pauvre docteur est replacé à la gare Saint Lazare. Ce mois-ci il s'y attendait. [...]
J'espère que vous êtes en bonne santé et prévenez nous pour vous aller chercher à la gare.
Ma femme et moi vous envoyons toutes nos amitiés ainsi qu'à Madame Gangnat et à Philippe [...]"
Charmante et visuelle lettre du peintre à un très proche ami, pendant sa période cagnoise, commandant des pinceaux pour ses futurs chefs-d'oeuvre, notamment son Ode aux fleurs réalisée cette année-là.
Catalogue d'exposition des oeuvres peintes de Tony Curtis présentées à la Center Art Galleries d'Hawaï.
Catalogue illustré de reproductions d'oeuvres de Tony Curtis.
Bel exemplaire. Nous joignons l'enveloppe d'expédition du catalogue.
Signature manuscrite de Tony Curtis au feutre bleu sur le premier plat du catalogue.
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autorgaphes Claude Armand.
Manuscrit autographe signé du peintre et écrivain Jacques-Emile Blanche, intitulé « Serge de Diaghileff ». 5 feuilles rédigées à l'encre noire, avec de nombreuses corrections en bleu. Foliotation autographe à l'encre noire, et foliotation postérieure au crayon bleu. Le feuillet 4, initialement en deux parties, a été assemblé à l'aide d'un morceau d'adhésif collé au verso.
Passages biffés et corrections.
Très bel éloge funèbre de Jacques-Emile Blanche à son ami Serge Diaghilev, directeur des célèbres Ballets Russes.
Le peintre et écrivain Jacques-Emile Blanche rend hommage au génie de Serge Diaghilev, peu après sa disparition à Venise en 1929. Choisi comme « parrain » des Ballets Russes, le peintre suivit avec attention l'action du chorégraphe comme régénérateur des arts scéniques et applaudit Le Sacre du printemps de Stravinski. Il réalisa également de nombreux portraits des danseuses des Ballets russes, qu'il présenta en 1912 à la Biennale de Venise.
Au début du siècle, la compagnie de Diaghilev « les Ballets russes », avait en effet ébloui tous les publics européens par un art riche et vivace qui, de forme nouvelle en forme nouvelle, resta pendant vingt ans à l'avant-garde. Le peintre se souvient de sa première rencontre avec Diaghilev, personnage au charme incontestable : « j'éprouvai qu'on ne pouvait lui résister. Son autorité, ses caprices d'enfant gâté, on les subissait, tant son intelligence éclatait dans ses paroles d'adolescent. Il ressemblait, alors, assuraient ses compatriotes, au Tzar Alexandre Ier ». Il revient sur l'existence troublée de l'impresario et ses éblouissants succès avec les Ballets Russes : « Eh quoi ! vingt ans d'expériences, vingt ans d'incomparables spectacles - et la perfection d'une technique de plus en plus déconcertante, ne nous conseilla-t-il pas d'accorder crédit illimité à notre cher ami, le plus artiste des hommes - et somme toute, le plus sûr de soi-même, malgré l'extravagance, le paradoxe de la vie qu'il menait et qu'il imposait à sa troupe ? ».
Blanche souligne le goût de Diaghilev pour la culture française, qu'il partageait avec ses amis et collaborateurs. L'amour de cette culture, hérité des milieux aristocratiques russes, faisait de lui « Le plus parisien des cosmopolites, croyant au prestige de Paris comme un boulevardier du second Empire ». On apprend également le projet jamais réalisé de Diaghilev de se rendre à Moscou et de monter des ballets dans la jeune URSS, considérée à l'époque comme une terre d'avant-garde politique et artistique. La lettre s'achève sur une poignante évocation de Venise, où Diaghilev s'est éteint le 19 août 1929 :
« voici qu'un funèbre cortège de gondoles accompagne sur la lagune torride [...] les restes de notre cher camarade. Il est bien - puisqu'il devait nous quitter - qu'il fermât les yeux sur la cité du Sang, de la volupté et de la Mort ».
Admirable panégyrique du créateur et impresario Serge de Diaghilev par Jacques-Emile Blanche, fidèle ami et portraitiste des Ballets Russes.
Édition originale de cet important et précoce recueil de 50 superbes lithographies d'Alger sur chine montées sur papier fort exécutées par les deux peintres Emile-Aubert Lessore (1805-1876), pupille d'Ingres, et William Wyld (1806-1889), ami de Vernet, d'abord paru en cinq livraisons : bâtiments, paysages, types, scènes, etc...
Cf Bibliothèque algérienne de Gérard Sangnier, n°207. Pas dans Blackmer. Playfair, 517. Tailliart, 896. Gay, 919. Brunet III, 1018.
Reliure en demi chevrette verte, dos lisse orné de triples filets dorés ainsi que de fleurons estampés à froid, frises dorées en tête et en queue du dos, la frise de tête est partiellement effacée, plats de papier marbré comportant des traces de décolorations marginales, reliure de l'époque.
Dos restauré, rousseurs éparses.
Edition originale du numéro de cette revue dirigée par Jean-Louis Bory ayant pour rédacteur en chef Pierre Bourgeade.
Le numéro est entièrement à l'oeuvre d'Arman qui a également rédigé les textes.
Iconographie.
Bel exemplaire.
Elégante lettre autographe multicolore de Pablo Picasso à Max Pellequer, signée et datée par l'auteur du 20 décembre 1955. Un feuillet au crayon multicolore (bleu, vert, orange et rouge). [Vendue non encadrée]
Traces de plis transversaux inhérents à l'envoi.
Cette œuvre d'art littéralement « graphique » constitue un superbe maillon polychrome de la chaîne épistolaire qui lia le plus grand artiste du XXe siècle à son principal mécène.
Edition originale, un des 300 exemplaires numérotés sur hollande, le nôtre imprimé spécialement pour la sculptrice Renée Vautier, seuls grands papiers.
Reliure à la bradel en plein papier, dos lisse, plats de couverture comportant de discrètes restaurations conservés, larges témoins conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Précieux envoi autographe signé de Paul Valéry, en dessous de la justification, à sa muse la sculptrice Renée Vautier qui réalisa notamment un célèbre buste du poète en 1935.
Edition originale imprimée à 260 exemplaires numérotés sur vélin.
Reliure à la bradel en demi cartonnage façon vélin, dos lisse, titre doré en long, encadrement d'un filet doré sur les plats de papier marbré, tête dorée.
Une longue décharge orange en marge du second plat au niveau du cartonnage façon vélin, légères décharges oranges en marges des gardes blanches.
Ouvrage illustré de 68 gravures en fac-similé de dessins de Max Liebermann.
Notre exemplaire comporte bien les deux gravures originales de Max Liebermann qu'il a signées au crayon de papier.
Edition originale et premier tirage des 24 lithographies en couleurs.
Chemise de l'éditeur en cartonnage souple, dos lisse muet de toile rouge, dos restauré, encadrement de toile rouge sur les plats qui comportent des salissures, les lacets sont bien présents et d'origine.
Quelques rousseurs.
Edition originale imprimée à 700 exemplaires numérotés, le nôtre un des 50 hors commerce.
Reliures de l'éditeur en pleine toile bleue, dos lisses, exemplaires complets de leurs jaquettes illustrées.
Riche iconographie.
Bel exemplaire en deux volumes complet de son étui en cartonnage souple.
Edition originale, un des 40 exemplaires numérotés, seuls grands papiers.
Bel et rare exemplaire.
Ouvrage illustré de dessins hors-texte en couleurs d'André François.
Signature manuscrite, au crayon de papier, de Vincent Pachès au colophon.
Edition originale, un des 950 exemplaires numérotés sur vélin vidalon signés par André Marchand, seult tirage après 49 vélin d'arches.
Reliure en demi chagrin noir à coins, dos lisse, encadrement de filets dorés sur les plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de chagrin noir, plats de papier marbré, ensemble signé D. Saporito.
Ouvrage illustré de 50 magnifiques lithographies originales d'André Marchand tirées par Mourlot.
Textes inédits de Georges Spyridaki, René Lacôte, Georges Hugnet, Gabriel Audisio, Raymond Queneau, David-Herbert Lawrence, Pierre Emmanuel, Luc Decaunes, Léon-Marie Brest, Jean Grenier, Antonio Machado, Marie Mauron, Paul Eluard...
Bel exemplaire agréablement établi.
Lettre autographe d'Honoré de Balzac signée à Gustave Silbermann, datée du 18 mai [1846], avec cachet à sec de l'hôtel des Trois Rois à Bâle. Fragile document, traces de pliures ayant occasionné en tête des déchirures avec manque, trois manques angulaires affectant quelques lettres. dont les deux dernières lettres de la signature de l'auteur.
Beau témoignage épistolaire du goût immodéré de Balzac pour la collection d'art, dans cette lettre probablement inédite adressée à son ami le libraire-imprimeur strasbourgeois Gustave Silbermann. Balzac prévoit un séjour à Strasbourg, pendant lequel il confiera plus tard s'être fiancé avec Madame Hanska.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Riche iconographie.
Petites traces d'insolation sur le dos.
Précieux envoi autographe signé d'André Malraux à son amie, la grande résistante gaullienne Brigitte Friang : « Pour Brigitte. A. Malraux. Oct 1948. » enrichi d'un dessin original en couleur représentant le célèbre "dyable" marchant de profil tracé au crayon de papier rouge et bleu (pour l'oeil et les poils hérissés).
Édition originale consistant en 15 numéros en 15 livraisons, abondamment illustrée de photos en noir et blanc. Bien complet du numéro spécial « Hommage à Picasso » (nº 3 de 1930) et de la table des matières de l’année 1929, un cahier séparé de 8 pages imprimées en noir sur papier couché et agrafées.
Quelques dos légèrement insolés sans gravité, petites rousseurs en marges de certains plats.
Ensemble présenté dans un coffret au dos carré lisse en maroquin bleu pétrole, portant le titre au paladium et encadré d'un filet au palladium, plats de papier décoratif bleu, contreplats doublés de daim bleu ciel, bel ensemble signé Boichot.
Collection complète de cette revue mythique et non conformiste lancée par Georges Bataille, donnant une place aux « domaines de l’art et du savoir non reconnus par la culture officielle ou controversés : la littérature populaire, le jazz, le café-concert, la publicité, la vie quotidienne » (Annie Pirabot) ainsi que objets et arts dits primitifs.
Textes de Jean Babelon, Jacques Baron, Georges Bataille, Alejo Carpentier, Arnaud Dandieu, Robert Desnos, Carl Einstein, Roger Gilbert-Lecomte, Marcel Griaule, Juan Gris, Eugene Jolas, Marcel Jouhandeau, Michel Leiris, Georges Limbour, Marcel Mauss, Léon Pierre-Quint, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Zdenko Reich, Paul Rivet, Georges Ribemont-Dessaignes, Georges-Henri Rivière, André Schaeffner, Roger Vitrac, etc.
Nombreuses contributions graphiques en pleine page de Hans Arp, Constantin Brancusi, Giorgio De Chirico, Alberto Giacometti, Juan Gris, Henri Laurens, Fernand Léger, André Masson, Joan Miró, Pablo Picasso, Joseph Sima, etc.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Agréable exemplaire, ce qui est rare au regard de la fragilité de cet ouvrage généralement manié sans précaution.
Envoi autographe signé de Serge Gainsbourg à une personne prénommée Georges.
Edition originale du catalogue des 33 oeuvres de Paul Cézanne présentées à la galerie Bernheim jeune & Cie du mercredi 1er au samedi 18 décembre 1920.
Premier plat éclairci en marges des plats, tampon imprimé et numéro de rangement en angle supérieur gauche du verso du premier plat, sinon rare et bel exemplaire,
Quelques annotations au crayon de papier en marge de certains tableaux décrits.
Catalogue illustré de 10 reproductions d'oeuvres de l'artiste.
Texte de présentation d'Octave Mirbeau.
Lettre autographe signée de Jean-Jacques Henner à son ami Castagnary, 18 lignes à l'encre noire sur un bi-feuillet.
La lettre est preque dénuée de ponctuation.
Une date inscrite à l'encre violette, probablement celle de la réception, par le destinataire, de la missive.
"Mon cher ami,
votre très aimable invitation m'est arrivée malheureusement un peu en retard vous aviez l'adressé place Clichy au lieu de place Pigalle et à mon grand regret je ne suis pas libre j'en suis désolé vous savez tout le plaisir que j'ai a venir chez vous soyez donc mon interprète auprès de madame Castagnary et excusez moi. Votre tout dévoué JJHenner."
Billet autographe signé de Caran d'Ache adressé à une amie, 18 lignes au crayon de papier sur un bi-feuillet, chaque lettre étant inscrite en majuscule.
Déchirures restaurées à l'aide de pièces adhésives, petits manques angulaires sans gravité.
"Admirable madame ! Grandpierre & non Dampierre est votre proche voisin rue d'Offemont. Je me traîne à vos pieds heureux de baiser la pointe de vos pieds. Caran d'Ache."
La rue d'Offemont, située plaine Monceau, est désormais la rue Henri Rochefort.
Edition originale imprimée à 105 exemplaires numérotés sur vélin de rives, le nôtre, un des 60 comportant une gravure originale signée par Annie Proszynska au crayon de papier.
Au colophon, signatures manuscrites de Guy Rohou et Annie Proszynska au crayon de papier.
Ouvrage illustré par Annie Proszynska de 15 gravures originales dont un frontispice, une à pleine page, une sur double page et 12 in-texte.
Bel exemplaire complet de sa chemise et de son étui en pleine toile moirée terre de Sienne.
Edition originale du catalogue de l'exposition rétrostective des 109 oeuvres de George Bottini à la galerie L. Dru du 15 avril au 8 mai 1926.
Petites rousseurs sans gravité sur le premier plat.
Texte d'Adolphe Tabarant.
Rare et agréable exemplaire.
Catalogue de l'exposition des 28 oeuvres d'Edouard Vuillard présentées à la galerie Bernheim jeune & Cie du lundi 13 au samedi 25 février 1911.
Trois auréoles claires en marge gauche du premier plat, une petite déchirure en marge droite du second.
Catalogue illustré de 3 reproductions d'oeuvres d'Edouard Vuillard.
Rare.
Catalogue de l'exposition des 43 oeuvres de Kees Van Dongen présentées à la galerie Bernheim jeune du mardi 1er au mercredi 9 mars 1921.
Catalogue illustré de 5 reproductions d'oeuvres de Van Dongen.
Annotations à la plume au verso du premier plat, sur la page de titre se poursuivant sur les deux dernières pages du catalogue à propos d'un tableau de l'artiste, petites décharges sans gravité autour des agrafes du catalogue comme généralement.
Rare.
Edition originale du catalogue des 58 oeuvres d'Henri Matisse présentées à la galerie Bernheim jeune & Cie du 15 octobre au 6 novembre 1920.
Premier plat éclairci en marge gauche du premier plat, tampon imprimé en angle supérieur gauche du verso du premier plat, sinon rare et bel exemplaire,
Catalogue illustré de 19 reproductions d'oeuvres de l'artiste.
Texte de présentation de Charles Vildrac.
Edition originale du catalogue de l'exposition des 21 oeuvres récentes de Pierre Bonnard présentées à la galerie Bernheim du 19 mai au 7 juin 1913.
Catalogue illustré de 10 reproductions d'oeuvres de Pierre Bonnard.
Rare et bel exemplaire.
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur japon, le nôtre non justifié mais imprimé pour l'éditeur, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin noir, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats, gardes et contreplats de papier à effet moiré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée à froid Ch. Septier.
Ouvrage illustré de 21 gravures hors-texte de Daniel Vierge ainsi que de nombreuses gravures in-texte en noir.
Notre exemplaire, à l'instar des exemplaires sur japon, comporte bien un double état des gravures hors-texte.
Bel exemplaire agréablement établi.
Lettre autographe datée et signée de Théophile-Alexandre Steinlen, 30 lignes à l'encre noire depuis son domicile montmartrois du 21, rue Caulaincourt, adressée à ses amis Lefèvre.
Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, petites déchirures marginales.
Le peintre s'enquiert de la santé de madame Lefèvre alors souffrante et demande à son correspondant de tout mettre en ordre dans leur maison de Saint Ay, sa femme et modèle Massia y logeant bientôt.
Steinlen est retenu à Paris : "Pour moi, je ne se sais trop ce que je ferai, en tout cas, je ne puis quitter Paris avant le 15 - d'ici là des évènements peuvent survenir qui me bloqueront ici... ou ailleurs - s'ils ne s'arrangent pas de la façon que je souhaite St Ay ne me verra pas cette année..."
Catalogue de l'exposition des 29 oeuvres d'Edouard Vuillard présentées à la galerie Bernheim jeune & Cie du lundi 15 au samedi 27 avril 1912.
Catalogue illustré de 3 reproductions d'oeuvres d'Edouard Vuillard.
Rare et agréable exemplaire.
Coupure du journal Le Patriote de Nice et du Sud-Est (25 octobre 1959) enrichie d'un envoi autographe signé de Pablo Picasso au large feutre rouge. Un feuillet remplié.
Graphique et insolite dédicace signée de Picasso sur la une d'un journal niçois célébrant son 78e anniversaire : « Pour Max Pellequer / son ami / Picasso ». Beau témoignage d'amitié sur un important journal engagé qui accueillit entre ses pages de nombreuses œuvres originales du grand artiste.
Edition originale sans mention, bon achevé d'imprimer du 20 octobre 1912.
Dos et marges intérieures des plats restaurés, un discret pli sur au coin inférieur droit du premier plat.
Ouvrage illustré de 26 planches reproduisant des oeuvres de Paul Cézanne, Pablo Picasso, André Derain, Georges Braque, Jean Metzinger, Marie Laurencin, Albert Gleizes, Fernand Léger, Marcel Duchamp, Juan Gris et Francis Picabia.
Bel exemplaire malgré les restaurations, rare sans mention d'édition, de ce manifeste du Cubisme publié à l'occasion de l'historique exposition de la Section d'Or à la galerie La Boétie.
"Il est difficile d'imaginer aujourd'hui le retentissement du livre de Gleizes et Metzinger. Lu, relu, célébré ou rejeté, il est très vite traduit en russe et en anglais. L'avant-garde culturelle russe le discute avec passion. Du critique américain Arthur Jerome Eddy au peintre roumain Marcel Janco, on en recommande la lecture, au risque d'oublier que ce sont moins des théoriciens que de bons peintres qui s'y expriment. Le poète flamand Paul van Ostaijen juge le livre aussi utile pour un écrivain que pour un artiste, et, de fait, l'abandon du souci des ressemblances des peintres cubistes répond aux fragmentations du sens et aux images insolites d'Apollinaire ou de Reverdy. Du cubisme pouvait conclure : « Aux libertés partielles conquises par Courbet, Manet, Cézanne et les impressionnistes, le cubisme substitue une liberté infinie ». On sait maintenant que le cubisme n'était pas une rupture mais une porte grand ouverte sur l'avenir." (Serge Fauchereau)
Manuscrit autographe d'André Breton trois fois paraphé de sa main, rédigé à l'encre noire sur deux feuillets. Multiples passages biffés et réécrits, annotations de sa main au crayon.
Pagination au stylo bleu sur chacun des feuillets. Publié dans la revue Medium, Paris, 1re série (feuille) no. 8, juin 1953.
Breton livre des chroniques littéraires et artistiques pleines de verve pour la revue surréaliste Médium - et fustige avec grande virulence les "faux témoins" et "témoins douteux" qui critiquent le Surréalisme.
L'éloge du Premier bilan de l'art actuel de son ami Robert Lebel est l'occasion d'une attaque violente contre Michel Tapié :
"Déplorons seulement quon ait fait appel [...] à un faux-témoin avéré comme M. Tapié, de qui nous avions déjà pu apprendre, au mépris de toute évidence, que ceux qu'il appelle dans son affreux jargon "les informels" (Mathieu, Riopelle, et autres) oeuvraient à rebours de tout automatisme et qui a aujourd'hui le front de prétendre que Brauner, Maria, Matte et Dali ont pris l'initiative de rompre avec le surréalisme "où ils ne trouvaient plus leur compte" ce qui se passe tout autre commentaire".
Dans trois autres chroniques, il accueille avec intérêt le nouvel ouvrage de Pierre Geyraud L'Occultisme à Paris :
"Le récent procès dit "des J. 3" a appelé l'attention sur la personnalité du père de la victime, qui, sous l'anagramme de Pierre Geyraud, a mené une série d'enquêtes 'parmi les sectes et les rites" [...] M. Geyraud continue à y braver les menaces de graves représailles que lui ont valu ses divulgations. L'accent reste ici sur l'activité luciférienne [...]"
salue les "originaux multiples" du peintre Jean Fautrier :
"Par un procédé à lui, de la reproduction si fidèle d'une toile jusqu'à travers ses plus menus accidents de la pâte qu'il est impossible à l'oeil nu de distinguer les copies de l'original, Jean Fautrier est passé à la création d'originaux multiples [...] Le silence gardé par la critique sur cette entreprise attesterait à lui seul de sa valeur révolutionnaire. Brisant avec un mode d'agiotage particulièrement impudent, il ne s'agit rien de moins que de mettre la peinture vivante à la portée de ceux qui l'apprécient pour elle-même".
et s'enthousiasme du chef d'oeuvre La Chouette aveugle du poète iranien Sadegh Hedayat :
"Jamais plus dramatique appréhension de la condition humaine n'a suscité pareille vue en coupe de notre coquille, ni pareille conscience de nous débattre hors du temps, avec les immuables attributs qui sont notre lot [...] Un chef d'oeuvre s'il en fût ! Un livre qui doit trouver place auprès de l'Aurélia de Nerval, de la Gradiva de Jensen, des Mystères d'Hamsun, qui participe des phosphorescences de Berkeley Square et des frissons de Nosferatu [...]."
Superbe manuscrit du père du Surréalisme truffé d'annotations et de repentirs.
Lettre autographe datée et signée d'Henri Martin, peintre post-impressionniste qui fut l'élève de Jean-Paul Laurens, 20 lignes rédigées à l'encre noire.
Pliure centrale inhérente à l'envoi postal. En fin de missive, quelques notes de calcul à l'encre noire probablement tracées par le récipiendaire.
Lettre autographe signée d’Honoré de Balzac à Sophie Koslowska. 4 pages à l’encre noire sur un bifeuillet.
Plis transversaux inhérents à l’envoi. De très infimes endroits ajourés le long du pli horizontal du premier feuillet.
Publiée dans sa Correspondance 1819-1850, II. Paris, Calmann-Lévy, 1875, p. 31-33.
Longue et fébrile missive de Balzac, à quelques jours de la création des Ressources de Quinola au Théâtre de l’Odéon, qu’il adresse à sa proche amie Sophie Kozlowska, fille du prince Kozlowski.
L’écrivain se confie sur les chaotiques derniers préparatifs et emploie son amie à remplir la salle de toute la haute société russe de Paris.
Lettre autographe du peintre Eugène Delacroix à son ami le baron Félix Feuillet de Conches, chargé du protocole au sein du ministère des affaires étrangères sous Charles X et Louis Philippe. Une page à l'encre noire sur un feuillet remplié, adresse autographe au verso. Restes de cachet et tampons postaux en date du 7 octobre.
Le peintre écrit à son ami Feuillet de Conches, écrivain distingué aux livres appréciés, qui amassa également une belle collection d'oeuvres d'art et d'autographes dans son appartement de la rue Neuve-des-Mathurins auquel cette lettre est adressée.
Superbe missive pleine d'humour du peintre, enchanté de sa retraite champêtre loin de Paris.
"Eugène Delacroix s'installe à Champrosay, au bord de la forêt de Sénart, en région parisienne, à partir de l'été 1844. Il consigne dans son journal les impressions que lui inspire la nature lors de ses promenades régulières dans la campagne. Il exécute de nombreuses esquisses, retravaillées par la suite dans ses grandes compositions. Mais il peint également des paysages plus ambitieux, qui témoignent de l'importance que prend pour lui, durant ses années de maturité et de vieillesse, l'observation d'une nature désormais regardée pour elle-même." (MuMa)
"Je vous réponds tard, cher Feuillet, mais vous m'excuserez : je vous promets un Gros, très heureux de l'ajouter à la collection. Je vous plains de vivre loin des champs. Si nous étions encore au temps des Métamorphoses d'Ovide je pourrais me croire en danger de me voir un de ces jours changé en arbre. Je suis fou de ces arbres innocents et si beaux et la nature humaine d'autre part perd tous les jours dans mon estime. J'en sépare comme de raison les amis comme vous et le peu de gens qui conservent un peu de raison.
Je vous embrasse en attendant cet hiver
Eug. Delacroix"
Poème autographe d'André Pieyre de Mandiargues signé A.P.M. et daté du 5 juin 1974 intitulé "Le plus libre graveur" et qu'il dédia à Joan Miro .
Rédigé au stylo bille noir sur un feuillet, le poème, de 44 lignes, comporte quelques ratures et ajouts manuscrits ainsi qu'un ajout de feuillet découpé et encollé en angle inférieur droit du poème.
Ce texte tout à la gloire du peintre Joan Miro et de son style fut publié dans la revue XXe siècle en décembre 1974 :
"Feu d'air ou feu de terre
Feu de feu ou feu d'eau
Le haut feu de Miro
Se fait esprit de sel
Acide ardent fumant
Machoîre du dieu ivre
Qui va mordre le cuivre...
...
Parfois il grave sur le givre
il invente le regard
il noie le soleil
Il l'ébouillante
Parfois il balance l'homme
Il bascule la demoiselle,
...
La grande lingerie des noirs
Des bleus des rouges des roses
Des jaunes et des verts
Claquant au vent de Majorque
Un grand pavois d'allégresse
Imposé au blanc d'une page..."
Beau poème d'André Pieyre de Mandiargues magnifiant le style foisonnant de couleurs vives du peintre et graveur Joan Miro.