L'Ivrogne dans la Brousse
Bel exemplaire.
Rabelais, Dumas, Carême, Brillat-Savarin... quand la littérature accueille en son palais les gastronomes, la langue française se savoure comme un grand cru.
Au menu : farandole de mets et mots entremêlés...
Edition originale extraite des Mémoires de la Société royale et centrale d'agriculture, année 1824.
Ouvrage orné d'un tableau dépliant hors-texte en fin de volume.
Notre exemplaire est présenté broché sous couverture muette d'attente de papier bleu.
Quelques petites rousseurs.
Petit-fils du fondateur et premier directeur de l'Académie royale de marine, Pierre-Marie-Sébastien Bigot de Morogues (1776-1840) s'occupa plus spécialement d'agriculture.
Rare édition originale.
Notre exemplaire est présenté broché car dérelié.
A échappé à Oberlé. Deux exemplaires seulement au CCFr (Cherbourg et Montpellier).
Alexandre Lesdos 1813-1865) était membre de la Société d'Agriculture et de la Société Académique de Cherbourg.
Il consacre dans cet ouvrage un chapitre entier aux vins de Saint-Émilion au "parfum suave comme celui de la violette".
Edition originale de cette apologie de l'ivresse, ornée d'un joli frontispice gravé représentant Bacchus assis sur un tonneau, tenant une coupe de vin dans une main et dans l'autre une grappe de raisin.
Cf. Vicaire 326. Bitting 415. Barbier II, 75 d. Oberlé, Une bibliothèque bachique, 523 (pour l'édit. de 1798).
Reliure en demi basane fauve à coins, dos à cinq nerfs orné de filets dorés, plats de papier marbré, coins émoussés, tranches mouchetées de rouge.
Cet ouvrage contient de nombreuses anecdotes et citations tirées de l'histoire de tous les pays. On y lit "que le vin donne de l'esprit", "un catalogue de quelques illustres buveurs", "que le vin nous acquiert des amis & nous réconcilie avec nos ennemis", ou encore "qu'il est bon pour la santé de s'enyvrer quelquefois", mais qu'il ne faut pas "pousser l'yvresse trop loin". Issu d'une famille de réfugiés protestants,
Albert-Henri de Sallengre (La Haye, 1694 - id., 1723) fut avocat de la cour de Hollande, conseiller du prince d'Orange et commissaire des finances des Etats généraux des Provinces-Unies.
Petite tache brune en marge droite des premiers feuillets, annotations à la plume et tampon sur les gardes blanches marginalement salies.
Agréable et rare exemplaire.
Provenance : de la bibliothèque de Fridrich Otto de Munchhausen [sic] avec son ex-libris gravé encollé sur un contreplat.
Edition originale, un seul exemplaire au CCF (Dijon).
Notre exemplaire est présenté dans son brochage d'origine et sous couverture muette d'attente bleue, étiquette de titre encollée en tête du dos.
Quelques rousseurs.
Unique édition de cette compilation à finalité essentiellement fiscale : les droits réunis tombaient essentiellement sur les boissons.
Le libraire Louis Rondonneau (1759-1834) est célèbre comme auteur, compilateur ou éditeur de nombreux codes, recueils, manuels et répertoires de législation et de jurisprudence.
Edition originale (cf. Absent de Quérard comme de Musset-Pathay. Oberlé 101-02.)
Regroupe, avec les annexes (cf. infra) la relation des 13 expériences menées par Maupin de 1772 à 1777 sur la manipulation des vins.
Ont été reliés à la suite :
Reliure à la bradel en demi maroquin vert bouteille à long grain, dos lisse orné de filets dorés, date dorée en queue, plats de papier oeil-de-chat, ex-libris encollé en tête d'un contreplat, reliure moderne.
Dos et second plat marginalement décolorés et insolés, mouillures claires supra-paginales.
Édition originale de cet abrégé d'économie rurale, attribuable au duc de Sully, le fameux ministre de Henri IV, né à Rosny, et qui portait le nom de cette terre.
Sa prédilection pour le développement de l'agriculture est passé dans la légende nationale. Cependant, on ne peut exclure qu'il s'agisse d'un autre auteur, au même nom de terre.
Reliure en pleine basane fauve granitée, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés décorés de fleurons dorés, fleuronné, pièce de titre de basane havane, roulettes dorées sur les coiffes, liserés dorés sur les coupes, tranches mouchetées de rouge, reliure de l'époque.
Quelques restaurations sur la reliure, Ex-libris manuscrits "Cousturier, Prieur de Champsanglard [Creuse]" et "Denesmond, prêtre" sur la page de titre du premier volume.
L'opuscule est suivi, comme très souvent pour ce titre, de deux petits traités d'agronomie, lesquels ne sont pas les mêmes selon les exemplaires.
Ici nous avons :
Il s'agit en fait de la remise en vente de l'édition originale, sous un nouveau titre : l'édition de 1772 s'intitulait en effet "Dissertation sur les vins".
A la suite du texte ont été reliés cent feuillets blancs.
L'ouvrage connut en 1782 une édition augmentée, qui sera reproduite ensuite. (cf. Simon BG : 510. A échappé à Vicaire, Oberlé comme à Bitting. Manque à la Collection Kilian Fritsch.)
Reliure en demi basane fauve marbrée à petits coins de vélin, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés et décorés, plats de papier à la cuve, tranches rouges reliure de l'époque.
Important traité de vinification composé par un ancien employé de marchand de vin, en France, en Angleterre et en Hollande.
Cet ouvrage décrit les techniques employées à l'époque pour conserver et améliorer les vins et traiter ceux qui sont malades. Un chapitre est consacré à la méthode de faire les vins en Champagne (pp. 135 à 179). Mais cet ouvrage est aussi un véritable cahier "de recettes frauduleuses…
C'est une incitation à la fraude, à tel point que le censeur chargé de donner son approbation au livre est visiblement troublé : cette dissertation "contient les formules suivant lesquelles on sophistique les vins, cependant on peut le laisser imprimer, parce qu'elle n'apprend aux frelateurs de vins que ce qu'ils savent bien faire et qu'elle fait connaître au public qui et prévenu, que les vins frelatés sont dangereux et les moyens qu'on emploie pour le tromper". [D. Denis, Histoire socio-économmique de la vigne et du vin.
Edition originale du premier des deux Mémoires sur les cucurbitacées d'Augustin Sageret (1763-1851), qui fut un pionnier de l'hybridation végétale, et notamment à partir de ses expériences sur les melons.
Seulement deux exemplaires de cette édition au CCF (Muséum et Lyon). Extrait des Mémoires de la Société royale et centrale d'agriculture, année 1825. Pritzel 7969. Oberlé, "Fastes", 708.
Reliure en demi maroquin vert à longs grains, dos lisse décoloré et un peu assombri orné de doubles filets noirs et dorés ainsi que de fleurons à froid, frises dorées en tête et en queue, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliure moderne.
Quelques rousseurs affectant principalement le dernier ouvrage, ombres partielles sur les pages de titre de deux derniers fascicules, trace d'étiquette en tête du contreplat.
Ont été reliés à la suite et du même auteur, toujours en éditions originales :
Edition originale de ce tiré à part d'une très grande rareté.
Absent de Musset-Pathay. Seulement deux exemplaires au CCF (Institut et Orléans).
Notre exemplaire est présenté sous couverture d'attente moderne à l'imitation du ppaier ancien.
Vin et eau-de-vie de cerises, kirschen-vasser de ménage, genièvre, genévrette ou vin de genièvre, vin du pauvre, vin de groseilles, vin des raisins et autres fruits secs, etc.
Edition originale illustrée de vignettes in-tetxe (cf. Vicaire 733. Bitting 391. Cagle 273. NUC : 2 exemplaires seulement. Pas dans Oberlé, "Fastes".)
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF et Sainte-Geneviève.
Reliure en demi basane verte, dos lisse bruni et décoloré orné de triples filets à froid, plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
"Une des particularités de ce traité culinaire, c'est qu'il est 'dédié à la Sainte Vierge, mère de Dieu'" [Vicaire].
L'autre est que l'ouvrage, divisé en 1187 paragraphes, est un modèle de méthode et de clarté scientifiques, dignes d'une publication chez Baillière.
Ex-libris manuscrit en pied de la page de titre, quelques rousseurs.
Reculet (nous apprend la page de titre) était "cuisinier de Madame la comtesse d'Auteroche et de Madame la marquise de Courtarvelle aux châteaux de Touchaillon et de Lierville". Ce qui ne suffit quand même pas à expliquer que la Vierge Marie soit la dédicataire d'un ouvrage "qui traite d'une science à laquelle la décence convient si bien" [sic]. Rare et curieux.
Edition originale,
Un seul exemplaire au CCF (BnF)
Reliure à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier marbré, dos lisse, pièce de titre de chagrin vert comportant un petit manque, reliure moderne.
Très rare bilan de l'administration de l'"Argenterie, Menus-Plaisirs et affaires de la chambre", qui formait, sous la monarchie d'Ancien Régime, le service de la maison du Roi, responsable des "plaisirs du roi", c'est-à-dire de l'organisation des cérémonies et spectacles de la Cour.
Il a été établi à partir de 393 états (et 21 000 factures).
En réduisant considérablement les dépenses de sa maison, Louis XVI ne laissa subsister qu’un "maître des Menus-Plaisirs ", doté d'un budget infiniment plus restreint que ses prédécesseurs.
Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signée en bas à gauche de la planche.
Gravure originale réalisée pour l'illustration de La Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco.
Edition originale de la traduction française établie par Abdelmalek Faraj.
Dos et plats marginalement décolorés et insolés, agréable état intérieur.
Très bel envoi autographe signé de Pierre Dermenghem, sur deux pages, à Henry de Montherlant enrichi d'un envoi autographe signé d'Abdelmalek Faraj.
Annotations manuscrites d'Henry de Montherlant, à l'encre bleue, sur le second plat.
Seconde édition orné ed'un grand dépliant regroupant 5 figures (dénommées "planches").
Notre exemplaire est présenté dans son brochage d'origine sous couverture muette d'attente, annotations à la plume sur le premier plat.
Deux pâle mouillures en pied de la première page et en tête de la dernière.
L'auteur, ancien jardinier-fleuriste des propriétés de Monsieur (Louis XVIII) à Brunoy, était alors pépiniériste à Mandres [les-Roses].
Edition originale (cf. Pritzel 6493. Vicaire, Bibliographie gastronomique, 610.)
Quelques rousseurs.
Reliure en demi basane verte, dos lisse assombri orné de quadruples filets dorés, pièce de titre de chagrin rouge, frottements sur les mors, nom doré en queue, plats de papier marbré, quelques accrocs sur les coupes, tranches jaspées, reliure de l'époque.
Intéressante étude recensant plus de mille plantes alimentaires, dont certaines, peu connues, pourraient être utilisées avec profit.
Une table alphabétique donne les noms français et renvoie aux noms latins.
Une dizaine de pages est consacrée au café et plus de vingt au thé ; on notera également les articles consacrés au pavot à opium, la banane, l'avocat, le cacao, la cerise des Antilles, le manioc, la mangue, le néflier du Japon, le noisetier de Saint-Domingue, le "pain de cassave", le pois d'Angole, le safran, le sapin de Nouvelle-Zélande, le tamarinier, le vampi des Chinois, etc...
Provenance : "A. Chevalier" en lettres dorées en pied du dos.
Rare édition originale de la traduction française.
Ouvrage illustré de 2 frontispices et 12 planches numérotées reliées en fin du second volume.
Petit manque au coin supérieur droit et une restauration marginale de la page de faux-titre du premier volume. Quelques rares rousseurs sans gravité, une auréole claire en marge droite de chacune de 12 gravures en fin du second volume.
Reliures en demi maroquin de Russie rouge, dos lisses ornés d'arabesques romantiques dorées, plats de papier marbré, accrocs et frottements sur les plats et les coupes, coins émoussés.
Le livre parut sous le titre The Universal Cook à Londres en 1792 ; sa quatrième édition est traduite en français et publiée en 1810.
Le cuisinier Universel est l'œuvre de deux célèbres chefs Francis Collingwood et John Woollams ayant officié dans les établissements les plus réputés du Strand de Londres : la London Tavern et The Crown and Anchor, connus pour servir les parlementaires du Whig-club.
Cet ouvrage compte parmi les rares exemples d'incursions de la cuisine britannique dans la culture gastronomique française qui exercera encore longtemps une hégémonie quasiment incontestée.
Sa publication était considérée comme une curiosité dans le milieu culinaire français, comme l'indique la préface de l'éditeur ; elle également vue comme une véritable prise de risque selon le grand bibliographe Oberlé :
« Admirons le courage de l'éditeur Tardieu, qui, en 1810, à une époque où nous n'avions pas d'ennemis plus détestés que les Anglais, osa faire traduire un livre chantant les fastes culinaires de la perfide Albion ».
Cette rare publication répondait cependant à une demande d'un public de gastronomes anglophiles : il n'est pas anodin que l'un des premiers restaurants de luxe parisiens ait été baptisé La Grande Taverne de Londres en raison du renom attaché, dès la fin du XVIIIe siècle, à la restauration telle qu'elle était pratiquée en Angleterre, et pour les plats que l'on y servait. L'ouvrage arrive en effet dans le contexte d'une France post-révolutionnaire, où la cuisine sort du milieu aristocratique. Les anciens cuisiniers au service de nobles désormais émigrés ouvrent des restaurants, où ils développent, à l'image de leurs confrères anglais, une véritable « science culinaire ».
Les recettes qui le composent illustrent les changements dans la culture culinaire anglaise au tournant du XIXe siècle. La hiérarchie du prestige, tenue jusqu'alors par la cuisine française avec ses rôts et potages, cède la place aux puddings et aux tartes. On recense seulement quatorze préparations « à la française » : fricandeau, canard, mauviettes, sole, turbot, biscuits, « selle de mouton [pullets] à la Saint-Menehould », « soupe lorraine »... La ville de Londres a remplacé la cour comme centre et moteur, et ses chefs cuisiniers donnent désormais le ton.
Une très rare apparition de la cuisine anglaise dans la gastronomie française, durant une période d'intenses hostilités entre les deux pays sous l'Empire.
Insolite manuscrit de Guy de Maupassant, donnant une fausse composition du vaccin contre la rage, qu'il appelle « Élixir Pasteur », fabriqué entre autres avec « sept larmes de candidat académique repoussé », « cinq gouttes de bave de journaliste » et « un centimètre d'orgueil de romancier ».
« Elixir Pasteur
Vous prenez un chien enragé que vous faites manger par un lapin ; vous faites ensuite dévorer ce lapin par un mouton, le mouton par un rat, le rat par une mouche, la mouche par une araignée et l'araignée par une grenouille.
Ce dernier animal reçoit donc le virus rabique à sa septième puissance et il enrage instantanément.
Vous lui enlevez alors l'œil gauche dont vous extrayez le fluide visuel au moment d'une seringue à morphine. Vous mettez ce fluide dans un petit pot de granit avec cinq gouttes de bave de journaliste, quarante gouttes de salive d'avocat, dix-huit gouttes nasales d'un invalide, sept larmes de candidat académique repoussé, deux milligrammes de sang froid du général Brière de Lille, un centimètre d'orgueil de romancier - vous faites bouillir pendant dix-huit heures et puis vous communiquez ce remède au malade au moyen d'un petit clystère.
C'est par cette méthode que tout accident a été évité pendant le dernier congrès. »
Cette amusante prescription est adressée à la comtesse Potocka, riche aristocrate mondaine et intellectuelle dont la grande beauté et la personnalité volage apparaissent en filigrane de nouvelles et de chefs-d'œuvre romanesques de l'auteur (Mont-Oriol, Notre cœur, humble drame).
Edition originale rare de cette brochure.
Brochure cousue, nue.
La commission d'agriculture et des arts fut fondée en 1794 et Parmentier en fut à sa création un membre éminent et influent. La pomme de terre fut tôt perçue, grâce à Parmentier comme un moyen pour combattre la famine et les disettes, que ce soit chez les hommes ou chez les animaux.
NB : Cet ouvrage est disponible à la librairie sur demande sous 48 heures.