Du miel aux cendres
Agréable exemplaire, coupures de presse jointes.
Envoi autographe signé de Claude Lévi-Strauss en anglais à Raymond Firth.
Edition originale illustrée d'une carte des états du Mexique au temps de la conquête en 1521, par Malte-Brun (cf. Sabin 7429. Leclerc 1079. Brasseur de Bourbourg, Bibliothèque Mexico-Guatémalienne, p. 27. Numa Broc, Amérique, pp. 45-47.)
Initialement gravée par Erhard Schieble, cette carte est ici en fac-similé ancien, probablement réalisé par l'éditeur pour compléter ses exemplaires.
Reliures en demi chagrin havane, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et ornés de caissons et filets dorés, pièces de tomaison de chagrin orange, petits frottements sans gravité sur les dos, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier peigné, reliures du XXème siècle.
Mouillures affectant principalement les tomes III et IV.
Cet ouvrage de base pour l'histoire du Mexique comprend les divisions suivantes : I : Temps héroïques et histoire de l'empire des Toltèques. - II : Histoire de l'Yucatan et du Guatémala; avec celle de l'Anahuac, durant le Moyen Age aztèque, jusqu'à la fondation de la royauté à Mexico. - III : Histoire des Etats du Michoacan et d'Oaxaca, et de l'empire de l'Anahuac jusqu'à l'arrivée des Espagnols. Astronomie, religion, sciences et arts des Aztèques, etc. - IV : Conquête des Etats du Mexique et du Guatémala, etc. Etablissement du gouvernement espagnol et de l'église catholique. Ruine de l'idolâtrie, déclin et abaissement de la race indigène.
Ancien professeur au séminaire de Québec, puis vicaire général à Boston, l'abbé Etienne Charles Brasseur de Bourbourg (1814-1874) voyagea comme missionnaire au Mexique et en Amérique Centrale. Il s'intéressa aux civilisations disparues et fut nommé archéologue officiel de l'expédition française au Mexique en 1864.
"Tour à tour archéologue, ethnologue, historien et linguiste, Brasseur de Bourbourg est, avec Désiré Charnay, un des fondateurs de l'américanisme en France au milieu du XIXe siècle" (Numa Broc).
Nouvelle édition in-4, revue et corrigée par l'auteur, avec de nombreux bandeaux, lettrines et culs de lampe ornés.
Reliure en plein veau brun glacé, dos à cinq nerfs à caissons richement ornés de dorure, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet à froid en encadrement des plats, double filet doré sur les coupes, tranches rouges, contreplats et gardes marbrés.
Discrètes griffures et épidermures aux plats, coins légérement émoussés, sinon très bel exemplaire.
Défaut de papier provoquant des déchirures marginales aux pp. 49, 571 et 595, petites rousseurs éparses affectant quelques cahiers vers la fin de l'ouvrage, infime galerie de vers en coin inférieur des pp. 253 et suivantes, s'achevant en sympathique émoji.
Edition originale décrivant 388 numéros présentés lors de la vente.
Quelques prix d'adjudication en marge au crayon de papier, un manque en angle supérieur droit du premier plat et de la page de titre, petits manques angulaires sur les plat.
L'introduction est de Fröhner, mais l'expert était Hoffmann.
D'origine badoise, le numismate Ludwig Wilhelm Fröhner (1834-1925) s'installa à Paris en 1859 : il devint un des amis intimes de Napoléon III et l'aida dans la rédaction de son Histoire de Jules César (1865-1866), ce qui l'aida à obtenir à la fois la naturalisation (1866) et un poste intéressant au Louvre.
Par la suite, il se consacra à la rédaction de catalogues, qui devinrent alors des références majeures de l'Antiquité ainsi que de l'archéologie du haut moyen âge.
Edition originale ornée, en fin de volume, de 6 planches hors-texte.
Seulement 3 exemplaires au CCF (BnF, Institut, Strasbourg)
Notre exemplaire est présenté broché sous couverture d'attente de papier factice.
Dos restauré en tête et comportant de petits manques, quelques manques marginaux sur les plats salis, deux petites bandes adhésives zen marges droites de la dernière gravure, nom de l'auteur et titre inscrits au crayon de papier sur le premier plat.
L'exploration des langues phéniciennes était la spécialité d'Auguste-Célestin Judas (1805-1873).
Edition originale imprimée à petit nombre de cet extrait du Journal des savants.
Ouvrage illustré d'une planche hors-texte gravée au trait.
Quelques rousseurs intérieures et sur les plats, qui comportent aussi de petites déchirures angulaires.
Nommé en 1820 professeur d'archéologie à la Sorbonne en remplacement de Quatremère de Quincy, Désiré Raoul-Rochette (1789-1854) était surtout spécialisé dans l'antiquité grecque. Il était également conservateur du Cabinet des médailles.
En tête du premier plat de couverture, envoi autographe de Désiré Raoul-Rochette au médecin et botaniste Henri Dutrochet (1776-1847), le découvreur des phénomènes d'exosmose et d'endosmose.
Edition originale, extrêmement rare, de cette agréable et badine présentation des principaux mythes anciens à destination d'une aristocrate polonaise. Annopol (aujourd'hui Anopal) est une localité sise actuellement en Biélorussie.
Aucun exemplaire au CCF. Un seul exemplaire au Worldcat (National Library of Poland, Biblioteka Narodowa de Varsovie).
Reliure en demi basane marron, dos lisse orné de filets dorés gras et maigres, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, reliure moderne.
Manques comblés et restaurés sur la page de titre, les 2 derniers feuillets ont été également restaurés.
Edition originale illustrée de 4 planches hors-texte sur fond teinté, dont un frontispice (cf. O'Reilly et Reitman, Tahiti, 6452.)
Reliure en demi basane prune, dos lisse décoloré orné de guirlandes et fleurons dorés, quelques frottements sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, querlues accrocs sur les coupes, reliure de l'époque.
Rousseurs éparses, gravures uniformément ombrées.
L'ouvrage forme une histoire de l'île, écrite au lendemain de l'annexion consécutive à la cession de ses Etats par le roi Pomaré V, donnant un résumé des voyages de Quirós, Wallis, Bougainville et Cook, un tableau de la vie tahitienne il y a cent ans, et une esquisse de l'évolution de Tahiti depuis l'arrivée des premiers missionnaires.
Le chapitre V est consacré aux principaux épisodes des trois voyages du capitaine Cook à Tahiti : contacts avec les habitants, rencontre avec les chefs locaux, révolte à l'île d'Eiméo, visite des différentes îles... (pp. 107 à 220).
Joseph Bournichon (1839-1924) était d'ailleurs un prêtre auteur de plusieurs monographies édifiantes.
Édition originale.
Reliure en demi veau bronze, dos à 4 nerfs soulignés de doubles filets et pointillés dorés ainsi que de larges filets noirs, frottements sur les mors, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches jaspées, reliure de l'époque.
Rousseurs éparses.
Première édition en français, illustrée par Arthur Rackham de 40 planches en couleurs montées sur papier marron épais et protégées par un calque, avec légende imprimée, ainsi que 30 dessins au trait imprimés en noir dans le texte, un des très rares 30 exemplaires sur japon, enrichis d’un signature autographe d’Arthur Rackham en justification, tirage de tête.
Reliure à la bradel de l’éditeur en plein vélin, dos lisse titré à l’or, premier plat estampé à l’or du titre et d’une illustration représentant un arbre, tête dorée, le lacet de soie du second plat est manquant.
Provenance : Maurice Feuillet, ex-libris manuscrit sur la page de faux-titre. Illustrateur de presse, notamment pour les grandes affaires judiciaires, mais aussi critique d’art et fondateur du Figaro artistique, Feuillet est resté célèbre pour avoir réalisé les croquis d’audience lors des procès d’Émile Zola en 1898 et d’Alfred Dreyfus en 1899.
Très bel exemplaire, un des rarissimes du tirage de tête sur papier japon.
Seconde édition en grande partie originale car très augmentée (cf Caillet 2273.)
Cette édition est non citée par Quérard. Pas dans Blake. NUC : 3 exemplaires.
Rare ouvrage présenté dans son brochage d'origine avec couvertures roses et muettes, étiquette de titre imprimée au dos, non rogné, couvertures un peu usées avec quelques manques angulaires, dos fendillé en pied.
La première édition, anonyme et sans adresse d'éditeur, a été publiée en 1784 [i.e. 1785].
"C'est dans cet ouvrage que le marquis de Puységur fit connaître la découverte qu'il venait de faire (mai 1784) des phénomènes qu'il désigna sous la nom de somnambulisme artificiel. Plusieurs cures importantes minutieusement observées et dûment certifiées, sont relatées dans ces Mémoires indispensables à consulter. L'arbre magnétisé qui fit tant de bruit a sa page historique. L'auteur, l'un des hommes les plus honorables et les plus bienfaisants de son temps, a sans doute émis sur certaines parties de la science en général des idées que celle-ci ne peut accepter aujourd'hui ; mais on ne peut lui refuser une connaissance réelle de ce que l'on savait alors de l'électricité, et personne n'a su mieux tirer parti des ressources offertes par le somnambulisme artificiel" [Caillet].
Bon exemplaire broché et à toutes marges.
Édition illustrée de 24 compositions d’Arthur Rackham en couleurs contrecollées sur carton fort sous serpentes légendées et 8 compositions à pleine page en noir ainsi que de nombreux ornements et vignettes dans le texte par Arthur Rackham, un des 300 exemplaires imprimés sur vélin fort à la forme enrichis d’une signature autographe d’Arthur Rackham dans la justification.
Reliure de l’éditeur à la bradel en demi vélin, dos lisse titré à l’or, premier plat estampé à l’or du titre et d’une illustration représentant des animaux fantastiques et un filet doré vertical, gardes et contreplats illustrés, tête dorée, témoins conservés.
Provenance : Maurice Feuillet, ex-libris manuscrit sur la page de faux-titre. Illustrateur de presse, notamment pour les grandes affaires judiciaires, mais aussi critique d’art et fondateur du Figaro artistique, Feuillet est resté célèbre pour avoir réalisé les croquis d’audience lors des procès d’Émile Zola en 1898 et d’Alfred Dreyfus en 1899.
Exemplaire en très bel état de conservation du spectacle baroque et dionysiaque du célèbre poète anglais John Milton, superbement illustré des compositions d’Arthur Rackham.
Édition originale rare (cf Caillet 3017).
Reliure en plein veau porphyre, dos lisse orné à la grotesque, petits manques et frottements en pied du dos, pièce de titre veau fauve comportant un petit manque et une restauration, triple filet doré en encadrement des plats, roulettes dorées sur les coiffes en partie estompées, tranches marbrées, reliure de l'époque,
Intéressante dissertation écrite par le Président de Brosses (1709-1777) pour l'Académie des inscriptions et des belles-lettres, "sur les mythes anciens, la théurgie, la magie et les cultes secrets".
Édition originale, un des 52 exemplaires numérotés sur montval, le nôtre le deuxième exemplaire des 12 hors commerce, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin à grain long gris anthracite, dos lisse, nom de l’auteur, titre de l’ouvrage, date et mention au palladium « exemplaire j. kessel », plats de papier à motifs abstraits, gardes et contreplats de papier gris souris, couvertures et dos conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Quelques petites rousseurs affectant principalement les premiers et derniers feuillets.
Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé à pleine page de Maurice Druon à Joseph Kessel : « Il fallait bien, mon grand Jef, que le premier livre que je t’envoie depuis que tu es Immortel soit les mémoires de Zeus. Je remercie les Destins de m’avoir donné un tel oncle et d’avoir permis que nous nous aimions si bien. Je t’embrasse. Maurice Mai 1963. »
Edition originale, un des 160 exemplaires numérotés sur vélin lana, le nôtre un des 60 hors commerce, seuls grands papiers.
Reliure en demi maroquin noir à grains longs, dos lisse, nom de l'auteur, titre de l'ouvrage, date et mention au palladium "EX. JOSEPH KESSEL 1958", plats de papier façon bois, gardes et contreplats de papier gris souris, couvertures et dos conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Quelques rousseurs affectant principalement les plats de couverture ainsi que premiers et derniers feuillets.
Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé de Maurice Druon à Joseph Kessel : "A toi mon grand Jef, cet Alexandre le grand né lui aussi sous le signe du Lion en même temps que du Bélier et que tu as aidé de tes conseils et de ton exemple en t'embrassant très fort. Maurice Juin 58."
Édition originale, un des 95 exemplaires hors commerce numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Reliure en demi maroquin fauve, dos lisse, nom de l’auteur, titre de l’ouvrage, date et mention dorés « ex. j. kessel », plats de papier fauve, gardes et contreplats de papier rouille, couvertures et dos conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Quelques rousseurs affectant principalement les plats de couverture ainsi que premiers et derniers feuillets.
Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé de Maurice Druon à Joseph Kessel : « À toi mon grand Jef, prince des Cavaliers, avec la joie de t’avoir rejoint parmi les Immortels, cette histoire de famille en t’embrassant pour tous les jours des hommes. Maurice 1967. »
Edition originale illustrée de 11 planches doubles au format in-folio, dont 2 plans sur papier calque. (Absent de Hage Chahine.)
Le Fascicule de texte est broché ou le recueil de gravure en feuilles, le tout sous dans chemise demi-toile noire à coins de l'éditeur, dos lisse muet, titre au centre du premier plat, plats de cartonnage sable comportant des taches et des éraflures, rabats et lacets.
Sur le rabat intérieur de la chemise de l'éditeur, envoi autographe signé d'Henri Chevrier à Pierre Glénat : "... dans l'espoir de faire un jour sa connaissance sous le soleil der Thèbes..."
Édition originale, cf Blackmer 133. Manque à Atabey.
Reliure en demi basane bleu nuit, dos lisse orné de motifs décoratifs romantiques dorés, roulettes dorées quasiment estompées siur les coiffes, encadrement d'un filet doré sur les plats décorés à froid d'arabesques romantiques estampées à froid, plaque du "Lycée impérial du Mans" frappée sur le premier plat, quelques accrocs en marges des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, liserés dorés en têtes et en pieds des coupes en partie effacés, reliure romantique de l'époque.
Exemplaire quasi exempt de rousseur joliment établi dans une agréable reliure romantique de l'époque.
Edition originale rare.
Reliure en plein vélin rigide à rabats, dos lisse, titre à la plume partiellement effacé en tête du dos, quelques taches sur les plats, tranches mouchetées de rouge.
Agréable et rare exemplaire.
Etiquettes de descriptions de libraires encollées sur une garde.
Backer & Sommervogel VIII, 1339-1340 (considère les deux parties comme deux ouvrages séparés). Willems, 490 (explique bien que les deux parties ne forment qu'un seul titre, paru en une seule fois) et 477 (pour la grammaire persane, qui, elle, forme un titre séparé, et forme la seconde tentative du genre à l'usage de l'Occident).
Edition originale de la traduction française par le Père F. Le Comte (cf Cordier, Bibl. Indosinica, 1046. Streit BM, V 1719. Sommervogel V, 583.)
Reliure en plein veau brun granité, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées et orné de doubles caissons dorés décorés de fleurons dorés, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Dos habilement refait, les pages 181-184 sont répétées et la pagination saute de 284 à 289 sans lacune.
La première partie (pp. 1-327) contient la "Relation du Royaume de Tunquin" et la seconde la "Relation du Royaume de Lao" (pp. 329-436). Le Jésuite italien G. F. de'Marini (né à Taggia (Gênes) en 1608 - mort à Macao en 1682) s'embarqua pour les Indes en 1638, prêcha l'Evangile pendant 14 ans dans le Tonkin et fut recteur du collège de Macao.
A partir de 1674 il gouverna en qualité de Provincial la mission du Japon. Sa relation est remplie d'informations très intéressantes et curieuses sur le Tonkin et le Laos dans la première moitié du XVIIe siècle.
En haut de la page de titre, ex-libris manuscrit de la Maison Professe des Jésuites à Paris (XVIIe siècle).
Très rare.
Edition originale rare de cette somme surtout folklorique et littéraire : la Forêt de Bréchéliant ou Forêt de Paimpont étant assimilée dans la tradition bretonne à la mythique Forêt de Brocéliande des récits arthuriens.
Ouvrage illustré de 14 planches hors-texte pour le premier volume et de 21 planches hors-texte pour le second.
Notre exemplaire a été exceptionnellement truffé à l'époque de 59 cartes postales et 2 tirages photographiques contrecollés sur carton souple reliées dans les volumes.
Reliures en demi chagrin noir, dos lisses ornés d'un haut caisson doré et décoré de motifs typographqiues dorés, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, têtes dorées, couvertures conservées, reliures de l'époque.
L'auteur de notre texte n'était nullement préparé à enrichir la légende d'une localisation qui fait désormais "autorité", si l'on peut ainsi parler d'un mythe rajouté à un mythe : chimiste de formation, le Rennais Félix Bellamy (1828-1907) se lassa des cornues et se lança dans le cornu.
Bel exemplaire exceptionnellement enrichi.
Édition originale de cet ouvrage publié « par ordre de S.M. l'Empereur et par les soins du Ministre de l'Instruction publique » (cf Leclerc (1878) 2283.)
L'ouvrage est illustré, dans le premier volume, de 70 planches gravées en couleurs et hors-texte.
Reliures en demi chagrin rouge, dos à quatre nerfs ornés de doubles filets et de fleurons dorés, frises dorées en têtes et en queues, quelques frottements, plats de percaline à encadrement et motif central estampés à froid, reliures de l'époque.
Quelques frottements sur les plats, mouillures aux coins supérieurs affectant les 10 premiers feuillets des 2 tomes, un cahier du premier volume tendant à se dérelier,plats marginalement décolorés ou salis en leurs marges droites, deux coins légèrement émoussés.
Charles Etienne Brasseur, dit Brasseur de Bourbourg (1814-1874), missionnaire français au Mexique et en Amérique centrale, est considéré comme l'un des pionniers de l'archéologie et de l'histoire précolombiennes. S'étant tout spécialement attaché à l'étude des langues locales indigènes, il annonça en 1863 avoir découvert la clé de la transcription de l'écriture maya. Il révéla ensuite, dans le présent ouvrage sur le Manuscrit Troano, ses principes de décryptage.
Le tome Ier comprend l'exposé du système graphique des Mayas, pour lequel 600 caractères ont été fondus à l'Imprimerie Impériale. Vient ensuite la reproduction du Manuscrit Troano en 70 planches imprimées en lithochromie. Le tome II contient la grammaire, la chrestomathie et le vocabulaire maya-français-espagnol.
Très rare.
Nouvelle édition de la traduction française.
A la suite de cet ouvrage, les deux textes suivants ont été reliés :
Édition originale ornée d'une carte repliée ainsi que de 11 lithographies teintées hors-texte (cf Gay 3137.)
Reliure en demi basane aubergine, dos lisse orné de filets dorés, quelques frottements sur les mors, un mors fragile, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Quelques restaurations sur le dos, rousseurs éparses.
Arbousset, missionnaire protestant et explorateur, raconte la découverte du Mont des Sources, et décrit les peuplades parmi lesquelles il vécut : Bastaards ou sangs-mêlés, Hottentots, Bushmen, Cafres, etc.
Rare.
Édition originale accompagnée du texte avec traduction interlinéaire, analyse grammaticale et vocabulaire maya-français publié par le comte H. de Charencey.
Agréable exemplaire.
Reliure en pleine percaline verte, dos lisse légèrement bruni, titre doré, gardes et contreplats de papier marbré, reliure de l'époque.
Etude grammaticale et lexicographique réalisée à partir d'un court texte en langue maya rédigé vers 1562 par un chroniqueur indigène nommé Nakuk-Pech.
De la bibliothèque de l'orientaliste Emile Sénart, avec son cachet à l'encre et un papillon imprimé : "Avec tous les compliments de l'auteur. De Charencey".
Carte postale autographe signée adressée à son ami Ariel Denis depuis sa résidence estivale de Vendée, 22 lignes à l'encre noire.
La carte postale représente une vue générale de la corniche de Saint-Hilaire-De-Riez en Vendée.
Julien Gracq se félicite de ses bons conseils prodigués à son ami tout en regrettant les petits calculs étriqués de la vie administrative : "j'avais décidément raison de vous recommander une saine stratégie syndicale : faute ce cet appui je crains qu'il n'y ait plus de belle carrière dans l'enseignement ! J'espère tout de même que la stabilité au moins va venir couronner vos efforts (il y en a un de ma part sous le beau style ! malgré les vacances)"
L'écrivain evoque ensuite une adaptation de L'Or du Rhin de Richard Wagner qu'il a vue tout récemment à la télévision : "bonne direction d'acteurs, costumes qui en définitive ne gênent pas, décors plutôt catastrophiques, aussi bien le barrage style Génie Rural, que le Walhalla dont on espère tout de même qu'il n'a pas épuisé l'imagination du décorateur. Mis à part l'excellent jeu des acteurs, que la télévision met en relief, il n'y pas de quoi se récrier. (Comme vous je ne pourrai voir le reste du Ring, et je m'en consolerai ! )"
Julien Gracq s'autorise un dernier conseil à son ami : "tâchez d'aller voir Saint François du Désert que j'ai manqué autrefois et dont Barrès dit merveille."
Édition originale de la traduction française illustrée d'un portrait-frontispice lithographié, de 6 planches gravées par Ambroise Tardieu, et d'une grande carte dépliante, le tout hors-texte (cf Schwab, p.48, n° 360.)
Quelques rousseurs affectant principalement les débuts et fins des volumes, agréable exemplaire joliment établi.
Reliures en demi chagrin aubergine, dos éclaircis à cinq nerfs ornés de filets noirs et de fleurons dorés, dates dorées en queues, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, tranches peigne jaspées, quelques épidermures, reliures de l'époque.
L'originale, A History of Persia, était parue en 1815.
Important ouvrage sur la Perse pour lequel l'auteur a "consulté avec soin tous les auteurs européens de quelque considération qui ont écrit sur l'histoire et la littérature des peuples orientaux", et a pris des renseignements auprès des spécialistes et ambassadeurs divers.
Ecossais entré au service de la Compagnie des Indes, John Malcolm (1769-1833) avait lui-même dirigé deux missions en Perse, secondé par des officiers de valeur comme les capitaines Grant et Christie, le lieutenant Pottinger, le major Pasley, les capitaines Frédéric et Josias Stewart, John Briggs, John M'Donald Kinnier, Messieurs Henry Ellis, Andrew Jukes etc.
Edition originale, un des 165 exemplaires numérotés sur pur fil d'arches, tirage de tête.
Bel exemplaire.
Édition originale, illustrée d'un frontispice, d'un portrait de l'auteur et de 14 vignettes gravées sur cuivre dans le texte, représentant pour la plupart des habitants du Nord (cf Sabin, 38711.)
Reliure restaurée en pleine basane granitée, dos à cinq faux nerfs orné de filets et de doubles caissons dorés et décorés, roulettes dorées sur les coiffes partiellement estompées, petites restaurations sur les mors, lisérés dorés sur les coupes, coins légèrement émoussés, reliure de l'époque.
Annotations à la plume sur la garde blanche et en tête de la page de faux-titre
Né à Rouen en 1634, La Martinière embarqua vers 1670, en qualité de chirurgien, sur un navire de la Compagnie du Nord à destination de la Norvège et visita la Laponie, la Nouvelle-Zemble, les côtes de Sibérie et l'Islande.
Son récit contient de nombreux détails sur la manière de vivre, les mœurs et les superstitions des peuples de ces contrées, ainsi que sur l'histoire naturelle (renne, ours, pingouin, etc.). On y trouve aussi des passages sur la chasse et la pêche. Auteur de plusieurs ouvrages de médecine, notamment sur la transfusion du sang, La Martinière publia aussi "L'Heureux esclave", Paris, 1674, dans lequel il relate sa captivité par les corsaires de Barbarie quelques années avant son voyage en Norvège. Bon exemplaire de ce livre rare.
Provenance: de la bibliothèque du château de Menneval avec son ex-libris gravé encollé sur un contreplat.
Edition originale, un des 249 exemplaires numérotés sur B.F.K. de Rives, seul tirage avec 1 Hollande et 24 vélin crème de Renage.
Ouvrage illustré de 4 lithographies en couleurs de Rufino Tamayo.
Notre exemplaire est enrichi d'une suite in-fine des 4 lithographies de Rufino Tamayo habituellement réservée aux exemplaires du tirage de tête.
Tampons imprimés aux versos de chaque gravure : "Annulation d'estampille pour annulation de vente".
Rare et agréable exemplaire.
Exceptionnel et surréaliste envoi autographe signé de Benjamin Péret à Toyen s'inspirant du panthéon aztèque : "A Toyen la fille de Pilzintacutli, son ami Huitzilopochtli. Rectifions : son père est Xochipilli, l'autre n'est qu'un intrus. Benjamin Péret 2 juin 1953.
Seconde édition, en partie originale (cf Gay, 3227. Grandidier, I, 1776. Ryckebusch, 3188. Boucher de La Richarderie, IV, 269-271. Brunet, II, 1278.)
L'ouvrage, deux volumes reliés en un, est illustré de 15 cartes et planches gravées : carte de l'île de Madagascar, plan du Fort Dauphin, carte de l'île Sainte-Marie, carte de l'île Bourbon, habitants en costumes, scènes de genre, plantes et animaux.
Les planches et cartes ont été montées sur papier fort, réparations anciennes aux pages 27 et 47.
Reliure en plein veau brun, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées et orné de doubles caissons dorés et décorés, quelques frottements sur les mors et les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, lisérés à froid sur les coupes, reliure de l'époque.
Neveu de Jules de Loynes, secrétaire général de la Marine et membre de la Compagnie de l'Orient créée en 1642 par Richelieu, Etienne de Flacourt (1607-1660) fut nommé, en 1648, gouverneur de Fort-Dauphin à Madagascar. Il resta sept ans dans l'île, cherchant à en exploiter les ressources et à convertir les habitants au christianisme. Il explora aussi les îles avoisinantes et prit possession de l'île Mascareigne à laquelle il donna le nom d'île Bourbon. De retour en France en 1655, il fut le premier voyageur à donner une description détaillée de Madagascar, où les parties ethnographiques et botaniques sont particulièrement importantes : "Sa relation comprend deux parties. Dans la première, Flacourt fait une description générale de Madagascar, puis des descriptions particulières des provinces avec leurs rivières et les îles voisines : ces descriptions sont complètes et portent sur la religion, le langage, les usages et le gouvernement des habitants et aussi sur les plantes, les métaux et les animaux. La seconde partie est le récit des événements qui se sont passés depuis l'arrivée des Français dans l'île en 1642 : elle est complétée par la relation de quelques voyages qui ont été faits dans les îles voisines et dans les Mascareignes […]. Sans doute, il n'a pas tout vu et il ne peut pas tout rapporter : mais, après avoir bien étudié, il en arrive aux mêmes conclusions que son prédécesseur Cauche, dont il connaissait la relation, et, comme lui, il fait une peinture très enthousiaste des ressources végétales et minérales de Madagascar. Lorsque l'on a lu son livre, qui est le premier ouvrage sérieux sur la grande île, on comprend pourquoi la colonisation française n'a pas alors réussi malgré les grands avantages que l'on pouvait retirer de Madagascar. Dans l'édition de 1658 est une addition de 42 pages relative aux causes de l'insuccès que la Compagnie a eu : cette addition ne se trouve pas dans l'édition de 1661". Cf. Bourgeois & André, XI, 475.
Cependant, le présent exemplaire possède, relié à la fin, un opuscule de 17 pp. in-8 intitulé "Cause pour laquelle les interessez de la Compagnie n'ont pas fait de grands profits à Madagascar". Ce texte, extrait de l'Appendice de l'édition originale de 1658, a été ajouté au volume et ne fait pas partie de l'édition de 1661.
Agréable exemplaire de cet ouvrage rare, complet de toutes ses cartes et planches.
Edition originale de la partition pour chant et piano réduite par Camille Saint-Saëns.
Quelques annotations au crayon de papier en marge de certaines portées.
Notre exemplaire est présenté sous une chemise étui en demi chagrin rouge à coins, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées et orné de fleurons dorés, mention dorée en queue du dos "Inscribed by composer", plats, gardes et contreplats de papier marbré. Dos de la chemise légèrement éclairci.
Envoi autographe daté et signé de Camille Saint-Saëns au journaliste musical Edouard Beaudu.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Bel exemplaire.
Précieux envoi autographe signé de Claude Levi-Strauss à Jean-François Revel.
"A Cause du mécanisme moderne, qui permet de reproduire le rare à d'innombrables exemplaires, le rare se meurt et, entre autres, on fait du mot merveilleux un emploi abusif [mot biffé].
Le merveilleux cesse de l'être s'il se désingularise, et l'on a une tendance à le confondre avec tout ce qui nous étonne encore : la radio, la vitesse, la bombe atomique.
Or, le merveilleux se trouve beaucoup plus en nous que dans les objets qui nous surprennent. Le véritable merveilleux, c'est la faculté d'émerveillement, qui s'émousse si vite chez l'homme. L'enfance le quitte. Il se blinde contre elle. Il juge, il préjuge. Il repousse l'inconnu [phrase biffée]. S'il laisse agir en lui cette faculté atrophiée, c'est pour fuir les fatigues qu'il s'impose. Il en use comme d'une drogue et se plonge, pour quelques heures, dans un livre ou dans un film.
9 peintures sur soie dans un recueil dépliant avec biographies en chinois et en anglais. Ce recueil était certainement destiné aux Anglais pour une connaissance de la mythologie chinoise.
Reliure à la chinoise en dépliant pouvant s'ouvrir par la droite ou la gauche. Recouvert de soie rouge moirée XXe. 9 peintures traditionnelles à la colle sur soie (11,2x16,3). Encadrement de bandes de soie grège. En regard de la peinture sur la gauche, texte en chinois puis en anglais. Dans la marge au dessus du texte en chinois, le nom manuscrit au crayon gris de chaque divinité en italien. les pages de texte avec la trace d'une pliure centrale. Il semble manquer la légende de la première peinture, à moins que cette première peinture serve de frontispice général, puisque le personnage représenté est Chung Li Chuan (ou Zhong Li-Quan), on l'appelle le chef des 8 immortels.
Rare réédition de deux œuvres parues à l'origine en 1669, regroupées ensemble par le fabuliste dès cette première date.
Reliure d'époque en pleine basane brune, dos à cinq nerfs soulignés d'une frise dorée et orné de cinq caissons à fleurons dorés en forme de pissenlit, pièce de titre en maroquin rouge, un filet estampé à froid en encadrement des plats, une frise dorée sur les coupes, tranches rouges. contreplats et gardes de papier marbré coquille.
Coiffes supérieures et inférieures légèrement fendues, discret manque de cuir et griffures sur les plats, coins émoussés.
Déchirure marginale à la p. 197, faibles rousseurs éparses, sinon bel état.
Edition originale.
Quelques petites rousseurs, agréable exemplaire.
Le joaillier romain Alessandro Castellani (1823-1883) fut aussi un collectionneur éclairé de pièces antiques et médiévales, dont il s'inspirait parfois pour ses créations de bijoux.
Jean de Witte (1808-1889), archéologue et numismate deviendra membre de l'Institut en 1886.
Edition originale.
Quelques rousseurs.
Reliure en demi chagrin vert, dos légèrement éclairci à quatre faux-nerfs orné de filets et triples caissons dorés et décorés, mors fendus en têtes, coins en vélin vert, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Ce volume de la collection du Panthéon littéraire témoigne à merveille de la vision occidentale de l'Orient prédominante au XIXe siècle, par son effort à rechercher l'équivalent de "livres saints" pour des courants religieux et philosophiques qui, à l'exception de l'Islam, ne rentrent pas du tout dans ce cadre.
L'orientaliste Jean-Pierre-Guillaume Pauthier (1801-1873) travailla sur plusieurs domaines, mais sa spécialité furent ses traductions du chinois.
Nouvelle édition de la traduction française et de cette version originellement parue en 1731 en deux volumes in-4 (cf. Brunet IV, 456.)
Cettte édition est illustrée de 8 planches hors-texte dépliantes, dont 3 cartes et 5 vues.
Reliures en plein veau fauve marbré, dos lisses ornés de caissons décorés de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de veau bronze, petits trous sur les dos, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de simple filet à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, liserés dorés sur les coupes, tranches rouges, reliure de l'époque.
Restaurations sur les charnières, quelques rousseurs.
Le traducteur de cette version française, faite "en un style aisé, clair, même élégant", est l'abbé Nicolas Gédoyn [Orléans, 1667 - Près de Beaugency, 1744], à qui l'on doit donc des traductions mais aussi des travaux d'érudition.
Issu d'une famille ancienne et distinguée de l'Orléanais, il a fait ses études au collège des jésuites et devient novice dans la Compagnie de Jésus en 1684. Il remplit les fonctions de professeur d'humanités et de rhétorique au collège de Blois.
Sa santé l'oblige à rentrer dans le clergé séculier. Il se rend à Paris, où il obtient un canonicat à la Sainte-Chapelle en 1701.
Par sa vieille parente, Ninon de Lenclos, il est alors en relations amicales avec M. Arouet, père de Voltaire, et il découvre le grand homme dans les premiers essais de l'écrivain. Nommé abbé de Sainte-Sauve de Montreuil (diocèse d'Amiens), il se démet de ce bénéfice pour l'abbaye de Notre-Dame de Beaugency.
Edition originale.
Petits manques en tête et en pied du dos légèrement insolé, quelques petites rousseurs.
Outre une brillante carrière dans les troupes coloniales, au Sénégal et en Indochine, le général Henri Frey (1847-1932) se piquait d'écriture et d'érudition. Cette étrange thèse ne fut évidemment pas confirmée ni reprise par la suite ...
En tête de la page de faux-titre, envoi autographe d'Henri Frey au commandant Etienne Lunet de Lajonquières [ici orthographié Jonquières] (1861-1933), de l'infanterie de marine, archéologue et ethnographe, et aussi organisateur de la conservation des Monuments historiques de l'Indochine.
Edition originale illustrée, en fin de volume, de 2 planches d'inscriptions sur fond teinté.
Quelques déchirures et manques angulaires sur le dos et les plats, agréable état intérieur.
L'abbé Bargès (1810-1896), originaire d'Auriol, connut une carrière atypique par son excellente connaissance des langues orientales (hébreu, arabe), et se spécialisa tout particulièrement dans l'épigraphie, sans négliger d'autres disciplines.
Le monde phénicien l'intéressait tout particulièrement parce qu'il soutint longtemps l'origine punique de Marseille, et il publia six monographies sur les inscriptions en langue phénicienne de 1847 à 1888 ; la nôtre fait partie de ce cycle, puisque le terme étrange d'"égypto-araméen" désignait alors des monuments épigraphiques écrits en caractères phéniciens, mais découverts en Egypte.
Exemplaire de l'archéologue et diplomate Charles-Jean-Melchior de Vogüé (1829-1916), avec envoi autographe signé de l'abbé Bargès en tête du premier plat de couverture.
Édition originale ornée de trois planches dépliantes hors-texte ainsi que de nombreux hiéroglyphes dans le texte.
Notre exemplaire est présenté dans son brochage d'origine sous couverture d'attente de papier vert, étiquette de titre encollée en tête du dos.
Quelques rousseurs.
Le voyageur et orientaliste allemand Julius von Klaproth (1783-1835), un des plus grands linguistes de son temps, étudia essentiellement les langues asiatiques qu'il pratiquait presque toutes.
Dans cette violente critique de Champollion, publiée six mois après la mort prématurée de ce dernier, il essaie, avec quelque mauvaise foi, de prendre en défaut la méthode et les résultats du découvreur grenoblois, contestant en particulier l'antériorité et l'intérêt de sa découverte.
Rare édition originale illustrée, en fin de volume, de 2 planches dépliantes.
Seulement deux exemplaires au CCF (BnF et Strasbourg). Backer & Sommervogel III, 1242 (59).
Notre exemplaire est présenté sous couverture d'attente de papier jaune,
Quelques petites rousseurs sur les planches dépliantes.
Le Jésuite napolitain Raffaele Garrucci (1811-1885) se consacra à l'étude des Pères de l'Église ainsi qu'aux antiquités païennes et chrétiennes.
Il est devenu un des principaux disciples du père Giuseppe Marchi avec le célèbre Giovanni Battista De Rossi.
Lettre autographe datée et signée de Georges Dumézil à Thierry Maulnier qui n'est pas nommément cité, quatre pages sur un bifeuillet au stylo bille bleu et à en-tête de l'Académie française concernant son récent ouvrage "Le dieu masqué".
En tête des feuilles, traces de rouille laissées par un trombone les retenant.
Georges Dumézil partage le point de vue de son immortel coréligionnaire ; "Je reconnais pour moi cet agnoticisme indulgent (156 - 787) ce scepticisme sans découragement dans son "léger sourire" (324, - et la fin de 604, 611...) [...] Le Dieu masqué suppose un dieu, ou l'équivalent. Je pense moi, au conte d'Edgar Poe, "Le spectre de la mort rouge" : quand on l'a dépouillé de ses voiles, démailloté, démasqué, il ne reste rien de palpable ni d'imaginable. Le mystère de son mouvement, de son être est néant. Et pourtant, il tue, donc il est."
L'historien des religions poursuit tout en affinant son raisonnement : "Chez l'homme, le foisonnement des neurones, le langage qui en est sorti (voir 163, 172 et surtout 242, où vous rejoignez Hagège), commandent, réclament l'exercice, et tout s'ensuit. Et puis, il y a ce que j'ai envie d'appeler le besoin de confort, chaque individu est engagé pour une part minime, dans le mouvement d'évolution dont il est produit, et dont, pro parte nirili, sans en avoir connaissance, il prépare la suite le corps humain, (si des inventions à double effet lui en laissent le temps) travaille volens nolens pour on ne sait quoi, qui se règlera dans des centaines, des milliers de siècles." et en apportant quelques légères divergences.
Il achève sa missive en lui décernant ce beau compliment : "Vous rejoignez sur ma tablette intime Marc Aurèle (en mieux habillé) et Sénèque (sans sa réthorique). J'attends le quatrième troupeau des vaches sacrées. Tel est, pour 1986, mon premier voeu..."
Rare suite de bois gravés d'Itchô Hanabusa (英一蝶) sur les contes folkloriques japonais, imprimés à l'encre noire. Un des trois volumes seulement, possible retirage du XIXe siècle.
Reliure à la japonaise, pages assemblées reliées par une couture, couverture bleue avec étiquette de titre, pliures, petites taches et manques de papier bleu aux coins, tache d'encre en pièce de titre sans atteinte au texte.
Itchô Hanabusa a fait parti de l'école Kanō et a étudié sous la direction de Kanō Yasunobu, cependant il a rejeté cette formation pour devenir un peintre lettré et calligraphe de renom.