
Edition originale ornée, en fin de volume, de 6 planches hors-texte.
Seulement 3 exemplaires au CCF (BnF, Institut, Strasbourg)
Notre exemplaire est présenté broché sous couverture d'attente de papier factice.
Dos restauré en tête et comportant de petits manques, quelques manques marginaux sur les plats salis, deux petites bandes adhésives zen marges droites de la dernière gravure, nom de l'auteur et titre inscrits au crayon de papier sur le premier plat.
Médecin militaire de carrière, secrétaire du conseil de santé des armées puis orientaliste reconnu, Auguste-Célestin Judas (1805-1873) consacra une part importante de ses travaux à l’épigraphie sémitique d’Afrique du Nord, en lien avec la Société archéologique de la province de Constantine. C’est dans cette dynamique de recherche qu’il publie cette études sur une série d’inscriptions numidico-puniques inédites, consacrée à un problème précis de grammaire comparée : l’emploi de l’aleph comme marque de la première personne du singulier au prétérit. Quelques années plus tard, Judas publiera la première série des célèbres stèles funéraires puniques dites de Cirta, aujourd’hui pour la plupart conservées au Louvre et devenues une référence du corpus épigraphique nord-africain ; le présent ouvrage documente une étape antérieure de ce même chantier philologique, au croisement de l’orientalisme savant et de l’archéologie coloniale française en Algérie.
Un jalon peu commun de l’épigraphie punique du XIXe siècle, dans son état d’origine.