Nouvelle édition de la traduction française et de cette version originellement parue en 1731 en deux volumes in-4 (cf. Brunet IV, 456.)
Cettte édition est illustrée de 8 planches hors-texte dépliantes, dont 3 cartes et 5 vues.
Reliures en plein veau fauve marbré, dos lisses ornés de caissons décorés de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de veau bronze, petits trous sur les dos, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de simple filet à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, liserés dorés sur les coupes, tranches rouges, reliure de l'époque.
Restaurations sur les charnières, quelques rousseurs.
Le traducteur de cette version française, faite "en un style aisé, clair, même élégant", est l'abbé Nicolas Gédoyn [Orléans, 1667 - Près de Beaugency, 1744], à qui l'on doit donc des traductions mais aussi des travaux d'érudition.
Issu d'une famille ancienne et distinguée de l'Orléanais, il a fait ses études au collège des jésuites et devient novice dans la Compagnie de Jésus en 1684. Il remplit les fonctions de professeur d'humanités et de rhétorique au collège de Blois.
Sa santé l'oblige à rentrer dans le clergé séculier. Il se rend à Paris, où il obtient un canonicat à la Sainte-Chapelle en 1701.
Par sa vieille parente, Ninon de Lenclos, il est alors en relations amicales avec M. Arouet, père de Voltaire, et il découvre le grand homme dans les premiers essais de l'écrivain. Nommé abbé de Sainte-Sauve de Montreuil (diocèse d'Amiens), il se démet de ce bénéfice pour l'abbaye de Notre-Dame de Beaugency.