La Léda sans cygne suivi d'un envoi à la France
Légers manques en pied du dos au niveau des témoins, cinq petites taches de décoloration sur le premier plat.
Rare exemplaire à toutes marges.
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Portrait photographique d'Auguste Destouches, grand-père paternel de Louis-Ferdinand Céline, d'après une peinture du temps, au format carte cabinet sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio J. Couturier.
Carton un peu rogné en marge basse. Légende manuscrite au dos.
Première édition illustrée par Gustave Doré. 142 vignettes et 12 hors-texte.
On joint : Envoi autographe de l'auteur sur une carte avec son cachet rouge sur la gauche de la carte, pour un rendez-vous.
Reliure en demi chagrin brun d'époque. Dos à nerfs orné de 4 fleurons et de filets. Dos légèrement éclairci. Quelques rousseurs. Bon exemplaire.
Un des premiers livres illustrés par Gustave Doré après Les contes drolatiques de Balzac. Roman populaire qui eut un grand succès en son temps et qui demeure un des classiques des romans d'aventures pour la jeunesse.
Édition originale illustrée de 19 lithographies originales d'Alexandre Lunois, un des 140 exemplaires numérotés sur Japon, seul tirage avec 60 autres Japon contenant les tirages à part des illustrations.
Deux auréoles claires sur le premier plat, petites piqûres sur le second plat.
Agréable exemplaire.
Trois lettres autographes signées par Gérard de Nerval (2 pages signées « Gérard »), Théophile Gautier (1 page) et un troisième scripteur qui n'a pas signé (1 page), adressées à Louis Desessart. La troisième lettre a été rédigée par un certain « Robert » (cf. la lettre de Nerval)
Louis Desessart, éditeur attitré de Théophile Gautier, publia avec Barba la pièce Léo Burckart de Nerval en 1839. À la suite d'ennuis financiers, il fut contraint de se réfugier « dans cette triste et charmante ville de Bruxelles ».
Les trois amis rédigent ce courrier à Paris, où ils se sont retrouvés au retour du long voyage en Orient qu'entreprit Nerval : « J'ai vu l'Égypte 6 mois ; puis j'ai séjourné en Syrie 3 mois – à Constantinople 4 mois le reste en route. C'est assez beau. Je ne m'amuse plus qu'en voyage et je vis double autant que je puis. »
Ce voyage force l'admiration de Théophile Gautier qui ne se rendra que des années plus tard en Turquie et en Egypte : « Je suis à Paris et voudrais être au Caire d'où Gérard arrive. » L'exotisme des voyages lointains contraste ici violemment avec la tristesse et l'austérité de l'Europe : « Quelle tristesse que Paris quand on revient des pays éclairés du soleil. » (Nerval) D'autant plus que, loin des rêves d'évasion, Paris rime avec travail et mélancolie :
« Nous sommes comme les gens malades qui ne se trouvent bien nulle part. Je crois que le bon temps est passé et que les bonnes heures d'autrefois où nous disions tant de sages folies ne reviendront plus. À quoi sert de vivre puisqu'il faut travailler et qu'on ne peut ni voir ses amis ni leur écrire ni rien faire de ce qu'on voudrait ? » (Gautier)
Les deux écrivains sont très compatissants quant à l'exil belge de leur ami, Bruxelles apparaissant ici comme la capitale du spleen : « Quoi ! Vous êtes encore dans cette triste et charmante ville de Bruxelles ! [...] Bruxelles est encore plus noir, pauvre garçon ! » (Nerval)
Cette triple lettre a en réalité été rédigée à l'initiative de « Robert » :
« N'est-ce pas, mon cher ami, que je suis habile à faire oublier mes torts ? [...] je trouve le moyen en compensation, de t'envoyer ces autographes de deux de tes [...] camarades, de tes plus doux souvenirs, de deux célébrités qui malgré toutes leurs sympathies, toute leur affection pour toi, ne t'eussent jamais écrit un mot, si je ne leur avais pas taillé leurs plumes, affrété leur papier, comme à de petits enfants boudeurs, et si je ne leur eusse dit : écrivez tout de suite, tout de suite à l'exilé que vous aimez le mieux. »
Édition originale, un des 796 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 109 réimposés.
Reliure à la bradel en plein cartonnage vert forêt, dos lisse, pièce de titre de veau glacé jaune, couvertures et dos conservés, reliure de l'époque.
Envoi autographe signé d'André Breton : « à Edmond Jaloux, hommage très dévoué. André Breton ».
Edmond Jaloux qui fut l'un des plus précoces promoteurs du surréalisme, rédigea à la sortie de ce roman atypique et incompris par la plupart de ses contemporains, l'article le plus laudateur de l'époque, concluant par cet admiratif aveu de l'impuissance de la critique face à la modernité de l'œuvre de Breton ; « cet examen, je le sens bien, demeure extérieur au livre et ne vous donne en rien le sentiment de poésie intense, de grande, libre et vraie poésie qui se dégage de Nadja et qui agit sur votre esprit [...] comme un alcool extrêmement capiteux, avec cette différence qu'aucun alcool ne vous donne les rêves qu'excite la prose émouvante de Monsieur André Breton. »
Précieux exemplaire sur grand papier enrichi d'un envoi autographe de l'auteur et truffé de l'article original d'Edmond Jaloux contrecollé sur deux double-feuillets libres.
Lettre autographe signée de Jules Romains adressée à André Dignimont, deux pages rédigées à l'encre noire sur un feuillet à en-tête portant l'adresse de l'écrivain.
Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli de la missive.