Carton d'invitation à l'exposition Auguste Herbin à la galerie "L'effort moderne"
Invitation illustrée d'une lithographie originale d'Auguste Herbin.
Bel exemplaire.
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Rare édition originale du programme d'invitation au tout premier concert du futur « Groupe des Six », donné le 6 Juin 1917.
Cet exceptionnel document annonce le premier concert d'avant-garde produit dans l'atelier du peintre suisse Émile Lejeune au 6 de la rue Huygens, à Montparnasse, avec les œuvres d'Erik Satie, Louis Durey, Georges Auric, et les poèmes de Jean Cocteau et Guillaume Apollinaire. Il fut la première d'une longue série de mémorables représentations qui se poursuivirent jusqu'en 1920, parfois présentées sous le titre « Société Lyre et palettes » mêlant musique, lectures poétiques et expositions de peintures modernes (de Modigliani, Picasso, Matisse, ou encore Kisling).
Les œuvres musicales furent interprétées par leurs jeunes compositeurs et Erik Satie lui-même, qui venait célébrer le succès de Parade, produit avec Jean Cocteau et Picasso. Ce concert donna à Satie l'idée de réunir ce groupe de compositeurs et les appela « Les Nouveaux jeunes » - embryon du futur « Groupe des Six », formé en 1920 par le poète Jean Cocteau.
Petites déchirures et traces de pliures en marges du programme, un manque en tête du premier plat.
Ce concert, en quatre parties, se compose ainsi : « Pièce en trio » par Georges Auric, Hélène Jourdan-Morhange et Félix Delgrange ; « Carillons » par Louis Durey, Georges Auric et Juliette Meerovitch ; « Parade » par Erik Satie, Juliette Meerovitch sur un texte de Jean Cocteau ; « Trois poèmes (« Saltimbanques », « Adieu » et « Les cloches ») de Guillaume Apollinaire par Arthur Honegger, Rose Armandie et Andrée Vaurabourg.
Le programme du concert est illustré, en regard, d'un portrait de Jean Cocteau par Pablo Picasso, posant de profil à Rome le dimanche de Pâques 1917.
Mention de quatrième édition.
Reliure en plein veau brun d'époque. Dos à nerfs orné de 4 petits fleurons. Pièce de titre en maroquin rouge. Coiffe de tête en partie élimée. Mors supérieur restauré. Mors inférieur fendu avec manques aux nerfs. 2 coins restaurés, 2 coins émoussés. papier jauni.
Edition imprimée suivant les nouveaux caractères curvilignes inventés par Pierre Moreau. Typographie proche d'une écriture manuscrite. Pierre Moreau publie un traité de calligraphie en 1626. Conscient que les pratiques manuscrites ont changé depuis le XVe siècle et que l'italique et le romain ne sont plus en phase avec l'écriture de l'époque, Moreau décide d'imiter les écritures cursives françaises de son temps. Il grave donc les poinçons de cinq fontes typographiques : deux rondes (moyen et petit modules) et trois bâtardes (gros, moyen et petit modules). Ses caractères sont parmi les plus étonnants, les plus innovants et les plus beaux de l'époque. À sa mort, ses caractères tomberont dans l'oubli, et ne seront ressuscités qu'éphémèrement par Fournier dans son Manuel typographique (1764), comme représentants de la « Ronde ». Moreau ayant obtenu un privilège du roi pour ses caractères, ils ne seront que peu diffusés.
Édition originale sur papier courant.
Exemplaire broché tel que paru, dos insolé restauré.
Précieux et rare envoi autographe signé d'Alfred Jarry : « Exemplaire offert à Louis Dumur. P. Ubu, Alfred Jarry. »