Edition originale de la traduction française, un des 30 exemplaires numérotés sur chiffon blanc de lana.
Bel exemplaire.
Préface d'Eleanor Roosevelt.
Edition originale de la traduction française, un des 30 exemplaires numérotés sur chiffon blanc de lana.
Bel exemplaire.
Préface d'Eleanor Roosevelt.
Edition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur chiffon d'Annonay pour le premier volume et un des 120 exemplaires numérotés sur pur fil Johannot pour les deux suivants, seuls grands papiers pour le premier volume et tirage de tête pour les deux autres.
Très bel et rare trilogie dont le premier tome, Prix Goncourt 1948, a été magistralement porté à l'écran dix ans plus tard par Denys de La Patellière avec une prestigieuse distribution dont Jean Gabin, Pierre Brasseur, Bernard Blier et Jean Desailly sur des dialogues de Michel Audiard.
Edition originale, un des 110 exemplaires numérotés sur vergé pur fil d'arches, tirage de tête.
Bel exemplaire à toutes marges de cet ouvrage illustré de photographies.
Bel envoi autographe signé de Pierre Clostermann : "... en cordial hommage d'un "chasseur" des FADL qui maniait plus facilement son avion que la dédicace. Pierre Clostermann."
Edition originale sur papier courant.
Agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de Gabriel Matzneff à son ami le critique littéraire belge Pol Vandromme : "Pour Pol Vandromme, toujours si fraternel, ce pèlerinage aux sources, avec mon amitié. Gabriel Matzneff."
Edition originale, un des 54 exemplaires sur vergé de lana, seuls grands papiers.
Dos légèrement froissé en tête.
Bel exemplaire.
Première édition dite populaire de ces oeuvres illustrées de Balzac. L'exemplaire que nous proposons contient bien les deux tomes des oeuvres de jeunesse qui manquent la plupart du temps. Impression sur double colonne. Illustration abondante sur bois de Daumier, Johannot, Beaucé, Nanteuil, Andrieux... Ces oeuvres sont reliées en 2 tomes par volume, avec pages de titre spécifiques et faux-titres. Cependant, aucune page de titre ne contient de tomaison, la succession des parties suit l'ordre des livraisons. Les 2 tomes formant les oeuvres de jeunesse sont reliés dans le tome V. Le théâtre complet se trouve à la fin du quatrième tome. Cette édition sera rééditée par Michel Lévy en 1867, lequel avait racheté le fond du libraire éditeur Maresq.
Reliure en demi chagrin rouge d'époque. Dos lisse à faux nerfs plats orné de 4 fleurons, de filets gras en place des nerfs et de filets pointillés dorés, titres et tomaisons dorés. Plats de papier chagriné rouge. Traces de frottement. Quelques pâles rousseurs éparses, mais dans l'ensemble d'une bonne fraîcheur. Bel exemplaire.
Second tirage de la première édition illustrée du chef d'oeuvre de Victor Hugo.
Quelques petites rousseurs.
Reliure néogothique de l'éditeur en pleine toile noire, dos lisse orné d'une allégorie dorée de Notre-Dame de Paris, plats illustrés d'un grand décor doré représentant des scènes de Notre-Dame de Paris, gardes et contreplats de papier jaune, pages de garde blanches ombrées, toutes tranches dorées, cartonnage romantique de l'éditeur.
Ouvrage orné d'illustrations de Charles François Daubigny, Valentin Foulquier, Thoedor Josef Hoffbauer, Tony Johannot, Aimé de Lemud, Ernest Meissonier, Célestin Nanteuil, Camille Roqueplan, Louis Henri de Rudder et Louis Steinheil...
Très bel exemplaire du chef d'oeuvre intemporel de Victor Hugo présenté dans un magnifique cartonnage romantique parfaitement conservé.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Bel exemplaire.
Envoi autographe signé de Gabriel Matzneff au critique littéraire belge Pol Vandromme : "Pour vous, cher Pol Vandromme, ces cinquante ans de vie publique, en très amical souvenir."
Très rare édition originale imprimée à 50 exemplaires qui consiste en un tiré à part de la Revue Indépendante.
Reliure à la bradel en plein papier à motifs abstraits, dos lisse, couvertures comportant des manques angulaires comblés, reliure signée Thomas Boichot.
Envoi autographe daté et signé de Charles Maurras : "A Joseph Gayda en souvenir d'un rapport trop élogieux mais très encourageant cet "Aubanel" un peu modifié. Charles Maurras. Paris 24 Septembre 1889.
Une correction manuscrite de Charles Maurras en marge de la page 43.
Nouvelle édition parue l'année de l'originale comportant la célèbre troisième couverture caractéristique des éditions du scorpion.
Reliure à la bradel en plein papier à motifs abstraits, dos lisse, titre et nom de l'auteur de palladium, couvertures et dos conservés, couvertures comportant quelques pliures et salissures, reliure signée Boichot.
Rare envoi autographe signé de Boris Vian : " Pour Jean Minier, le traducteur. Boris Vian."
Seconde édition, la première ayant paru en 1714 (avec une collation identique : 6 ff.n.ch. et 298 pp.).
Ouvrage illustré de 8 planches hors-texte gravées en taille-douce (cf Gay, 2858bis).
Le titre entier complet : Relation du voyage du royaume d'Issyny, Côte d'Or, Païs de Guinée en Afrique. La description du païs, les inclinations, les moeurs, & la religion des habitans : avec ce qui s'y est passé de plus remarquable dans l'établissement que les François y ont fait. Le tout exactement recueilli sur les lieux, par le R. Pere Godefroy Loyer, préfet apostolique des Missions des FF. Prêcheurs, aux Côtes de Guinée en Afrique, Religieux du Convent de Bonne-nouvelle de Rennes en Bretagne.
Reliure en demi basane brune, dos à cinq nerfs sertis de frises dorées et orné de caissons dorés et décorés, frises dorées en tête et en queue, pièce de titre de chagrin rouge, plats de cartonnage marron comportant des épidermures, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, tranches rouges partiellement estompées ; le dos de la reliure a été habilement refait et orné à l'imitation.
Rares rousseurs sans aucune gravité, la première garde ayant tendance à se détacher, les deux dernières pages blanches sont salies.
Godefroy Loyer (né à Rennes en 1660, mort à Paris en 1715), était préfet apostolique des missions des frères prêcheurs aux côtes de Guinée, et religieux du couvent de Bonne-Nouvelle de Rennes en Bretagne. Il passa deux années en Assinie (partie de l'actuelle Côte d'Ivoire) de juin 1701 à mars 1703, et fut le premier préfet apostolique de cette région de l'Afrique occidentale, où les Français eurent seulement le temps de créer l'établissement de Fort Saint-Louis, qui ne dura que jusqu'en 1704, abandonné pour des raisons économiques, les négociants étant plus intéressés par le commerce des esclaves que par l'or et se créa alors un autre fort, qui sera alors le plus grand établissement européen, à Ouidah (actuel Bénin) sur la côte des Esclaves.
"Cette relation est précieuse, en ce qu'elle fait bien connaître un petit pays de la Guinée, qui n'avait été décrit en particulier par aucun voyageur (…) Les moeurs et les usages d'Issyny ont des points généraux de conformité avec ceux des autres nations de la Guinée ; mais beaucoup de nuances distinguent ceux de ce petit royaume, et le voyageur les a bien saisies". Cf. Boucher de La Richarderie, IV, 143.
La description des moeurs guerrières des Assiniens (= Issyniens dans la relation) est l'occasion pour l'auteur de décrire le rôle des esclaves noirs des princes locaux (pp. 260-261). Tout au long de sa carrière, Godefroy Loyer séjourna à la Martinique, à la Grenade, aux Caraïbes et en Afrique. Au cours de son voyage de retour en France, l'auteur s'arrêta au Brésil où, malade, il séjourna une année entière [pp. 283-284]. Après avoir recouvré ses forces, il s'embarqua sur le navire Setouval de la flotte du Brésil du capitaine Antoine Sauza.
Provenance : de la bibliothèque de John Perceval, premier comte d'Egmont (1683-1748), de la Pairie d'Irlande, avec belle vignette ex-libris héraldique datée de 1736, encollée sur un contreplat.
Très rare edition originale éditée par Comité français de défense des immigrés en hommage et à la mémoire des 23 membres du "Groupe Manouchian-Boczov-Rayman" exécutés par les nazis le 21 février 1944 au Mont Valérien.
Préface de Justin Godart (président du Comité français de défense des immigrés), post-face de Charles Tillon (commandant en chef des F.T.P.F.).
Iconographie.
Deux ombres horizontales sur le premier plat, dos très légèrement insolé, petites déchirures et manques marginaux sur les pages du dernier cahier.
Edition originale recensant exhaustivement tous les Compagnons de la Libération tombés au champ d'honneur.
Reliure de l'éditeur en demi toile verte traversée par une bande verticale de soie moirée marron, dos lisse, premier plat frappé de la reproduction dorée de la médaille de l'Ordre de la Libération.
La bande de soie moirée est légèrement éclaircie en tête et en pied de chaque plat, bel exemplaire.
Exceptionnel et très émouvant envoi autographe daté et signé du Général De Gaulle : "En mémoire de Raymond Lasserre héroïque fils de France qui par son sacrifice pour l'honneur et la liberté inscrivit son combat sur les plus hauts sommets de la grandeur et de la dignité humaine. Que ses parents recoivent les très respectueux hommages du général de Gaulle. C. de Gaulle 7/8/70."
La biographie du sous-lieutenant Raymond Lasserre (18 février 1922 - 26 mai 1944) se situe page 317 de ce volume.
Edition originale imprimée sur alfa.
Petites déchirures marginales sans gravité sur les plats.
Bel envoi autographe signé d'Albert Londres ; "Donc, Ahasvérus, le vieux marcheur ose présenter ses hommages à Madame Vanéry. Albert Londres."
Edition originale illustrée de 101 dessins de Benett et d'une carte. Catalogue BR in fine pour 1884.
Cartonnage d'éditeur dit "Aux deux éléphants" de couleur vert sapin (plaque signée Souze, Lenègre relieur en queue). Très belle première plaque, aux ors bien brillants. Second plat avec traces de frottement. Percaline bien brillante. Traces de frottements aux coins, bordures, coiffes et mors. Une rayure sur le dos, avec une légère coupure en tête. P.145, une déchirure en marge sans manque. Deux feuillets un peu ressortis. Papier exempt de rousseurs, frais. Bel exemplaire, rare dans cette couleur.
Édition originale, respectivement un des 27 (pour le premier volume) et des 23 (pour les deux suivants) exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête pour chacun des volumes.
Une très légère éraflure en tête du premier plat du premier volume.
Rarissime et bel ensemble formant la trilogie complète intitulée Frère Océan.
Edition originale, un des exemplaires numérotés sur alfa et réservés au service de presse.
Agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de André Gide au critique littéraire et historien de la littérature Fortunat Strowski.
Rare édition originale.
Quelques petites rousseurs affectant principalement les tranches.
Reliures en plein maroquin marron chocolat, dos à cinq nerfs sertis de triples filets noirs, petits frottements sans gravité sur certains nerfs, dates et armoiries dorées en queues des dos, roulettes dorées sur les coiffes, triples encadrements de filets noirs sur les plats décorés en angles d'armoiries dorées, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement de dentelle dorée sur les contreplats, doubles filets dorés sur les coupes, têtes dorées, élégantes reliures de l'époque en plein maroquin et aux chiffres du baron Schikler.
En tête du premier volume, envoi autographe signé de Jules Delaborde au baron Schikler.
Bel exemplaire parfaitement établi en plein maroquin et au chiffre de la famille Schilker, célèbre famille de banquiers protestants de Gironde.
Nouvelle édition augmentée d'une postface originale de Francis Jeanson.
Dos légèrement insolé, sinon agréable exemplaire.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliure de l'éditeur en plein cartonnage blanc, bel exemplaire complet de sa jaquette illustrée.
Envoi autographe signé d'Emmanuel Le Roy Ladurie à G. Charbonnier : "... en souvenir d'une sympathique rencontre à France Culture, amicalement..."
Edition illustrée de dessins de J. Férat, gravés par Barbant.
Rare cartonnage d'éditeur dit "aux deux éléphants" bleu marine signé Lenègre, du type 1, dos à trois caissons ornés, second plat ne portant pas de macaron, mention dorée en queue du dos Engel rel., gardes et contreplats marron, toutes tranches dorées.
Coiffes frottées, un petit manque de toile en queue du dos, taches blanches de décoloration sur les contreplats. coins légèrement émoussés, rousseurs pâles éparses., éraflures en marge droite du second plat.
Un des plus célèbres romans d'aventure de l'auteur dans lequel Michel Strogoff, courrier du tsar de Russie, de Moscou à Irkoutsk (capitale de la sibérie orientale), doit avertir le frère du tsar de l'arrivée des hordes tartares qui ont décidé d'envahir la Sibérie.
Edition illustrée de 172 vignettes par Riou et gravées par Pannemaker.
Cartonnage de l'éditeur bleu roi sur fond rouge dit "à la bannière", plaque du premier plat signée Souze, plats biseautés du type 7, second plat du type Lenègre 3 à froid, reliure signée Lenègre en queue du dos, catalogue HF en fin de volume.
Coiffes très légèrement affaissées comme souvent, coins et tranche inférieure un peu effilochés, rares rousseurs, premier cahier ayant tendance à se dérelier.
Agréable exemplaire.
La trame de cet ouvrage, un des grands classiques de l'auteur, met en scène deux enfants partis à la recherche de leur père naufragé, de l'Écosse à la Nouvelle-Zélande en passant par des îles Canaries, le Cap-Vert, le détroit de Magellan, la cordillère des Andes, la pampa argentine, le cap de Bonne-Espérance, l'île Amsterdam, et l'Australie.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliure à la bradel en demi chagrin bleu marine, dos lisse, plats de papier oeil-de-chat, couvertures conservées.
Envoi autographe signé d'Emil Michel Cioran, à l'encre verte, à Georges Linhent.
Première édition illustrée en tout premier tirage et en un seul volume ; il y aura en effet un tirage en 3 volumes, plus courant et plus tardif au cours de l'année 1836. Un titre frontispice et 11 hors-texte sur acier imprimés sur velin fort de Johannot, Boulanger, Raffet, Rogier & Rouargue gravés par Finden, Staines... Elle est bien imprimée dans une typographie aérée à grandes marges, et proche de l'originale parue en 1831. La planche "De l'utilité des fenêtres" est bien présente ; elle manque la plupart du temps selon Clouzot, car son tirage a été plus tardif que la première sortie de l'ouvrage.
Reliure en demi maroquin marine verss 1860. Dos à nerfs orné, pièces de titre et de datation de maroquin marine. Tête dorée. Quelques rares rousseurs, notamment sur le frontispice, mais dans l'ensemble frais, notamment les gravures qui se trouvent le plus souvent brunies. Bel exemplaire.
Ex libris, tampon rené Dumont.
Nouvelle édition ornée de 79 Illustrations par Riou et De Montaut ainsi que d'une carte sur double page.
Cartonnage d'éditeur dit "Aux initiales" de couleur rouge ; premier tirage dans ce cartonnage et dans ce nouveau décor après les éditions aux "bouquets de roses", Charles Magnier relieur en queue du dos, second plat de type Magnier C1 avec encadrement de frises grecques à l'intérieur de la rosace en noir et cercles noirs délimitant les différentes couronnes.
Petites taches noires sur le dos aux coiffes légèrement frottées comme généralement, une petite tache claire en marge gauche du second plat qui comporte aussi de toutes petites taches noires en marge droite, 2 coins du second plat légèrement émoussés, rousseurs éparses, deux petites étiquettes dont une décollée sur le premier contreplat.
Quelques rousseurs.
Cinq semaines en ballon est le premier roman de Verne édité par Hetzel. Le roman établit un bon résumé des connaissances de l'Afrique, qui était alors en grande partie inconnue du public. L'auteur y met au point les éléments de son oeuvre à venir, mêlant habilement la narration d'aventures et les informations scientifiques et techniques. Un savant explorateur et son ami chasseur survole l'Afrique orientale, de Zanzibar aux sources du Nil, régions quasi inexplorées jusqu'alors.
La profonde amitié et admiration qui unit les deux écrivains polémistes se manifesta par nombre d'écrits et articles laudateurs inaugurés par la première critique littéraire de Daudet :
« Demain le premier livre, le premier roman d'un jeune écrivain, M. Georges Bernanos auteur de Sous le soleil de Satan, sera célèbre. Je dirai de lui, comme je le disais naguère de Marcel Proust – hélas ! – qu'une grande force, intellectuelle et imaginative, apparaît au firmament des lettres françaises. Mais cette fois synthétique, et non plus analytique, et dans un genre à ma connaissance encore inexploré et qui est le domaine de la vie spirituelle, des choses et des corps commandés par les âmes. »
Cinq ans plus tard, Bernanos réalise cette exceptionnelle dédicace sur le plus important texte politique de sa période monarchiste qui rend, en sous-texte, un vibrant hommage à son dédicataire. Léon Daudet, cité une vingtaine de fois, y est présenté comme l'ultime héritier de cette pensée subversive censée effrayer les bien-pensants. La dédicace reprend d'ailleurs un passage entier en son honneur.
Bernanos insère cependant dans la citation une infime variation qui modifie le sujet même de la louange. « Le "jeune écrivain" » de la page 363 est ici remplacé par « Au jeune étudiant », qui ne se réfère plus à son vieil ami, mais à la « mémoire de Philippe », le très jeune fils de Léon Daudet suicidé ou assassiné quelques années auparavant.
Cette association entre le portrait du père et du fils est d'autant plus surprenante que l'enfant de 14 ans avait épousé une idéologie à l'opposé de celle de l'Action française, trouvant la mort dans des circonstances troubles alors qu'il rejoignait les milieux anarchistes.
Or, en cette année 1931, Bernanos compose justement un roman dont Philippe est, sous les traits d'un dandy désenchanté, l'un des principaux protagonistes. L'écrivain conserve d'ailleurs le prénom du jeune homme et sa fin tragique dont il résout fictivement le mystère. Abandonné, Un mauvais rêve sera l'objet d'une tentative de reprise en 1934 et retravaillé « en 1935. Cet ambitieux roman, resté inachevé, tentait de répondre à l'incompréhension de la génération de Daudet et Bernanos – enfermée dans une vision du monde manichéenne dont on connait les conséquences tragiques – face au bouleversement social amorcé par la jeunesse rescapée de la Grande Guerre. Bernanos réinterprète les moeurs et choix politiques du jeune Philippe en « malaise profond ressenti par une jeune génération d'après-guerre qui tente de combattre sa panique intérieure par la frivolité ou la frénésie idéologique, le crime comme épanouissement du mensonge » (François Angelier, Georges Bernanos, la colère et la grâce).
Plus qu'une dédicace de vieille et fidèle amitié, l'exceptionnel envoi de Bernanos à Daudet est le témoin iconique de son époque, entre violence pamphlétaire d'intellectuels inconscients de la tragédie à venir et excès suicidaires d'une jeunesse perdue.
Première édition in-12, collective et en partie originale parue dans les oeuvres complètes de l'auteur à la même date et chez le même éditeur que l'édition in-8 (cf Clouzot, Le guide du bibliophile page 84).
Quelques petites rousseurs.
Dans cette édition in-12 en trois volumes, les nombreux poèmes inédits occupent l'entièreté du troisième volume (cf Clouzot, Le guide du bibliophile page 84).
Reliures en demi maroquin de Russie noir à petits coins, dos lisses ornés de frises et de fleurons dorés, encadrement de filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliures pastiches romantiques signées Yseux successeur de Simier.
Notre exemplaire ne comporte que 3 des 4 figures hors-texte, l'ouvrage est également illustré de vignettes sur les pages de titre et dans le texte.
Cette première, belle et excellente édition collective des oeuvres poétiques établie dans une jolie reliure romantique pastiche d'Yseux, présentant de nombreux poèmes inédits, est la préférée de la plupart des amateurs d'éditions originales.
Edition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur japon, seuls grands papiers après 25 chine.
Quelques déchirures marginales sans gravité sur les plats.
Agréable exemplaire de cet album de dessins croquant les personnages de ce procès concernant une affaire d'escroquerie de la fin du XIXème siècle.
Edition originale du premier numéro de cette revue animée notamment par Albert Camus et René Char.
Contributions d'Albert Camus "Le meurtre et l'absurde", René Char "Recherche de la base et du sommet", Georges Braque "Suite aux cahiers", Hermann Melville "Dialogue sur le créateur et la critique", Jean Grenier "L'histoire a-t-elle un sens ?", Louis Guilloux "En mon bel âge", Yves Battistini "Empédocle"...
Plats légèrement et marginalement salis.
Nouvelle édition, un des 1000 exemplaires numérotés sur vergé d'arches.
Reliure en plein chagrin rouge, dos lisse agrémenté, en queue, d'une pièce mosaïqué de chagrin noir formant un triangle, petits frottements sans gravité sur le dos, plats agrémentés d'un jeu de trois bandes de chagrin mosaïqué noir se poursuivant sur le dos ainsi que d'un décor de filets dorés formant une composition géométrique terminée par des cercles et triangles dorés, gardes et contreplats de feutre à effets moiré et doré, couverture conservée, tête dorée, belle reliure Art Déco de l'époque.
L'exemplaire est protégé sous un étui en plein papier marbré.
Précieux envoi autographe signé de Francis Carco à son ami Raoul Dufy qui n'est pas nommément cité : "A monsieur Raoul avec tous les sourires de F. Carco. P.L.V."
Edition originale sur papier courant.
Une claire mouillure sur la tranche supérieure, deux traces de papier adhésif en regard de la page de faux-titre.
Envoi autographe signé d'André Malraux à Edouard Caen.
Edition originale complète de la première série de la plus importante revue littéraire de la fin du XIXème siècle, qui contient les poèmes du recueil de Rimbaud Les Illuminations en édition pré-originale. Il n'a pas été tiré de grands papiers de cette revue au tirage très confidentiel, sauf 5 Japon pour la dernière livraison.
Reliures à la bradel en demi percaline marron, dos lisses ornés d'un fleuron central doré, doubles filets dorés en queues, date dorée en queue du premier volume, pièces de titre de chagrin rouge présentant de légères éraflures, coiffes supérieures affaissées, plats de papier à la cuve comportant des frottements, couvertures conservées pour chaque numéro, tranches inférieures frottées, étiquettes de description de libraires encollées en têtes des gardes du premier volume, reliures de l'époque.
Toute première parution des Illuminations rimbaldiennes, dans cette revue qui fut le refuge des poètes maudits, et fit découvrir Walt Whitman aux lecteurs français. La revue renferme le plus important ensemble de poèmes de Rimbaud jamais publiés de son vivant, la majorité paraissant pour la première fois.
Nombreuses contributions dont celles de Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Auguste Villiers de L'Isle Adam, Charles Morice, Paul Adam, René Ghil, Jules Laforgue, Léo d'Orfer, Stendhal, Charles Henry, Stuart Merrill, Edouard Dujardin, Joris-Karl Huysmans, Félix Fénéon, Paul Bourget, Walt Whitman, Théodore de Wyzewa, Fedor Dostoïevski, Porphyre Kalouguine, Charles Vignier, Alfred Dehodencq, Jean Ajalbert, Jacques Casanova de Seingalt, Emile Verhaeren.
Edition originale sur papier courant.
Dos très légèrement insolé sans gravité.
L'année suivante, l'ouvrage fut adapté au cinéma par son auteur avec, dans les rôles principaux, Jean Rochefort, Jacques Perrin, Jacques Dufilho et Claude Rich.
Bel envoi autographe signé de Pierre Schoendoerffer à une amie prénommée Violette : "A Violette qui sait ce qu'est la marine. Une histoire d'alsacien, de chats, de bretons... et de mer - bien sûr ! Avec mon amitié."
Nouvelle édition postérieure de quelques mois à l'originale.
Bel exemplaire.
Très bel envoi autographe signé d'Henri Charrière à René Lafon créateur, en 1927, du célèbre restaurant de Montparnasse "La coupole" : "René Lafon, s'appeler Lafon peut quelque fois n'avoir pas beaucoup de résonance, mais que ce Latour soit le fondateur de "La Coupole" c'est in titre très important. Car à "la Coupole" seulement non seulement l'on mange bien, mais le service, l'accueil, l'âme, les attentions sont exceptionnelles et tout cela c'est à vous que le public le doit je vous en félicite.. Papillon".
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Coupures de presse jointes, deux petites taches d'encre bleue sur la tranche inférieure, une étiquette encollée en marge inférieure droite de la première garde, agréable exemplaire,
Bel envoi autographe signé de Robert Badinter : "Pour monsieur Charles Carré cette vie d'un grand défenseur des Droits de l'homme, en toute amitié, R. Badinter" enrichi de la signature manuscrite d'Elisabeth Badinter.
Édition originale de ce recueil, un des trois ou quatre exemplaires sur peau de vélin, tirage de tête, avant quelques exemplaires sur Japon, 12 sur Whatman, 12 sur Chine, et 350 exemplaires sur vergé. Publié sous la direction de Philippe Burty, l'ouvrage met en regard quarante-deux sonnets et autant d'eaux-fortes originales.
Reliure de l'époque en plein maroquin aubergine, dos à cinq nerfs au titre estampé à l'or, contreplats et gardes soie moirée aubergine, gardes suivantes de parchemin, encadrement de dentelle dorée sur les contreplats, double filet doré sur les coupes, roulettes dorées sur les coiffes, toutes tranches dorées, étui de papier marbré bordé de maroquin aubergine, reliure signée Auguste Petit.
Nous n'avons trouvé que deux autres exemplaires en peau de vélin (Melot et Delteil parlent de « deux ou trois exemplaires », Carteret en annonce quatre). L'un provient de la bibliothèque de Philippe Burty (encore en feuilles à l'époque de sa vente puis, relié entre 1891 et 1897 par Marius Michel, bibliothèque Béraldi, désormais MAK Museum, Vienne), l'autre est passé par la bibliothèque de Raphaël Esmerian (relié par Marius Michel autour de 1895-1900, désormais à la Wormsley Library). Notre exemplaire a été strictement relié à l'époque par Auguste Petit.
Exceptionnel exemplaire entièrement sur parchemin de ce luxueux livre-album, « qui doit être considéré comme le premier livre de peintre dans l'esprit de ce qui va devenir une riche tradition en France, d'Ambroise Vuillard à André Maeght en passant par Henri Kahnweiler » (Roselyne Pirson). L'ouvrage est entièrement composé de gravures originales des plus grands maîtres du temps, tels Manet, Corot, Millet, accompagnant le renouveau de la forme poétique du sonnet par les poètes parnassiens, notamment Paul Verlaine, José Maria de Hérédia, Théodore de Banville.
L'ouvrage demeure la plus grande entreprise orchestrée par Philippe Burty, ardent collectionneur, exécuteur testamentaire d'Eugène Delacroix, grand critique de la Gazette des Beaux-Arts, et commentateur attitré de la gravure au Salon. Cet érudit a fortement contribué à l'éclosion de l'eau-forte originale et l'a investie des mêmes codes d'originalité et d'authenticité jusqu'alors affectés à la peinture.
L'ouvrage débute par un charmant titre gravé par Alfred Prunaire, le graveur de Manet, d'après une composition d'Édouard Renard. De nombreux bandeaux, lettres ornées et culs-de-lampe du même accompagnent les poèmes. Dans les 42 diptyques suivants, peintres et poètes rivalisent de dextérité, initiant le poème à partir de l'image ou l'image à partir du poème. Par la volonté révolutionnaire de Burty, tous les graveurs et les peintres ont dessiné directement sur le cuivre. Parmi les eaux-fortes, 41 sont des gravures originales, à l'exception de l'encre originale de Victor Hugo gravée par Coutry. Le recueil renferme d'ailleurs la toute première eau-forte publiée de Gustave Doré, qui signe un magnifique lion à la demande de Burty, en illustration d'un poème de Cladel. Parmi les plus grands chefs d'œuvres de l'ouvrage figure la fameuse Manola d'Edouard Manet, revêtue d'une mantille et inspirée des Caprichos de Goya, ou encore le paysage normand de Camille Corot. L'école de la nature est bien représentée, avec Jongkind, et Jean-François Millet en illustration d'un poème qui lui est dédié. On relève les noms d'Edmond Morin, Giacomotti, Célestin Nanteuil, Léopold Flameng, Bacquemond, ou encore Daubigny.
Bon nombre des poètes choisis pour le recueil font cénacle autour du Parnasse : Paul Verlaine, José Maria de Hérédia, Théodore de Banville, Anatole France, Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, Catulle Mendès, Albert Mérat. Les autres sonnets sont l'œuvre des principaux poètes de l'époque tels que Théophile Gautier, Jean Aicard, Joseph Autran, Antoni et Émile Deschamps, Arsène Houssaye, Victor de Laprade, Laurent-Pichat, Sainte-Beuve, Joséphin Soulary, Armand Sylvestre...
Burty sollicita les meilleurs artistes et poètes du temps pour ce recueil mais la popularité de cette initiative dépassa bientôt les ambitions de son directeur - le poète Stéphane Mallarmé en fut même évincé. Même s'il ne figure pas dans l'ouvrage, c'est grâce à ce projet que vit le jour un chef d'œuvre symboliste mallarméen, le célébrissime sonnet en -yx, considéré comme une véritable « eau-forte en prose » (Emmanuel Martin). Cazalis sera absolument furieux de ce refus : « Burty, l'impressario de cette sotte affaire, avait maintenant plus de sonnets que d'aquafortistes, et n'en acceptait plus, fût-il un sonnet de Dieu lui-même. Je lui ai répondu qu'il était un sot » (Lettre à Mallarmé), démontrant l'importance d'être inclus dans cette anthologie poétique.
L'élaboration de l'ouvrage sera ponctuée par de multiples rebondissements, désistements et âpres négociations, notamment avec Victor Hugo qui décline l'offre de préfacer l'ouvrage. Il collabore ici non pas en tant que poète mais en tant qu'artiste : « ce dessin, c'est encore de la poésie », écrira Paul Mantz dans la Gazette des Beaux-arts, à propos de la magnifique encre hugolienne illustrant le poème éponyme de son ami Paul Meurice.De fait, l'œuvre se place au-delà de la poésie hugolienne, comme le proclame son titre. Si « Sonnets et eaux-fortes » semble aujourd'hui une appellation très prosaïque, ce titre se réclame pour Paul Burty et les artistes qui participent à son œuvre, d'une esthétique résolument moderne. La revendication de ces deux formes artistiques délaissées depuis la Renaissance, marquent une rupture avec les grandes figures poétiques et artistiques du Romantisme : « Victor Hugo n'a point fait de sonnets. Il n'est pas de ceux qui, captifs volontaires, se plaisent à s'enfermer dans une étroite cellule », ni d'ailleurs Lamartine ou Chateaubriand.
A l'opposé, Baudelaire, promoteur passionné de ces nouvelles esthétiques, est une figure tutélaire de l'œuvre : « plane sur ce livre rare l'ombre de Baudelaire (mort l'année précédente), absent parmi les poètes, mais présent en creux dans la mesure où il a largement participé à la mise en valeur du sonnet et à la célébration du renouveau de l'eau-forte dans les années 1860 » (Joël Dalançon). Si la mort du poète rend impossible sa participation à cette œuvre vivante, il est toutefois remplacé par son héritier, un jeune poète de 24 ans qui n'a encore publié qu'un recueil, Paul Verlaine.
« Sonnets et eaux-fortes », bien plus qu'une description physique des œuvres réunies, est donc un titre manifeste, à la fois rencontre des artistes de la modernité : « Ces deux formes, la nouvelle poésie et l'eau-forte nouvelle ne pouvaient longtemps s'ignorer » et invention du livre de peintre, qui pour la première fois réunit l'Art et le Vers, non comme simple illustration ou commentaire d'une œuvre passée, mais dans un échange vivant et fécond, à l'instar du poème de Gautier, écrit à partir de l'eau-forte de Leys : « De là est né le recueil que nous annonçons et qui, par la nouveauté du spectacle qu'il présente aux yeux, par l'intérêt qu'il éveille pour l'esprit, paraît devoir faire quelque bruit dans Paris. » (Paul Mantz, Gazette des beaux-arts, janvier 1869).
Ce rare exemplaire sur peau de vélin participe de la vive réaction du monde du livre parisien à la production industrielle de masse. Provoquée par la reproduction de la photographie à grande échelle dans le dernier tiers du siècle, cette popularisation engendra à l'inverse des initiatives éditoriales d'un luxe et d'une rareté inouïs, définies par une attention portée aux procédés de fabrication artisanale et au maintien des traditions. Plus encore, les quelques exemplaires sur parchemin, réservés sans doute à Lemerre et Burty, se veulent une réhabilitation de l'œuvre publiée élevée au rang d'œuvre d'art unique et intemporelle. Ils sont le direct héritage du livre d'Heures médiéval qui unissait déjà l'enluminure et la calligraphie et dont les plus précieux exemplaires étaient réalisés sur ces inaltérables peaux de vélin - assurant par leur nature même, l'immortalité des mots et images qu'elles abritent. Cette vertu de conservation s'avère d'une importance capitale ici, puisque les planches des eaux-fortes originales ont été détruites après publication, (comme mentionné dans la justification du tirage) et de nombreux exemplaires sur vergé démantelés pour satisfaire l'appétit des amateurs d'estampes.
L'édition « courante » à 350 exemplaires se voulait déjà un livre pour happy few, ce tirage quasiment unique sur peau de vélin que les éditeurs n'annoncent même pas dans le colophon sera l'apanage de la préciosité fin-de-siècle. On se souvient du goût immodéré de Des Esseintes pour ses exemplaires de Barbey d'Aurevilly ou Mallarmé sur cette matière exquise et décadente. Par ses pratiques bibliophiliques extravagantes - cet exemplaire en est un parfait exemple - Burty sera lui-même comparé aux frères Goncourt ou au fameux héros d'A Rebours.
Le plus rare tirage de cette anthologie illustrée, véritable florilège de talents graphiques et poétiques considéré comme un incontournable jalon de l'histoire de l'art et du livre. Il s'agit du seul exemplaire connu sur parchemin habillé d'une reliure strictement de l'époque.
Edition originale.
Reliure de l'éditeur en pleine toile blanche, caractéristique du tirage réservé aux Compagnons de la Libération, réalisée d'après la maquette originale de Massin.
Légères piqûres en marges des plats.
Citation manuscrite et signée d'André Malraux sur la page de faux-titre : "... tenter de donner conscience aux hommes, de la grandeur qu'ils ignorent en eux... 1934. André Malraux 1967."
Extrêmement rare édition originale de la méthode de mandoline de Gabriele Leone, 67 pages de musique entièrement gravées, contenant 26 airs de danse, 6 menuets, 2 duos, une sonate et quelques airs. Exemplaire bien complet de son frontispice-dédicace illustré, et d'une planche représentant une mandoline napolitaine.
Reliure en demi chagrin marron chocolat avec reprise de teinte, dos lisse orné de quintuples filets dorés habilement restauré, plats de papier marbré, quelques manques de papier sur le second plat, tranches mouchetées, coins émoussés, reliure XIXème. Anciennes restaurations avec un papier encollé en marge intérieure des deux premiers feuillets, taches et mouillures. Une étiquette de libraire encollée sur la page de titre, masquant le lieu et le nom de l'éditeur.
Relié à la suite : une transcription manuscrite de la méthode de Giovanni Fouchetti (Méthode pour apprendre facilement à jouer de la mandoline à 4 et à 6 cordes dans laquelle on explique les différents coups de plume nécessaires pour cet instrument...) probablement publiée quelques années après celle de Leone, entre 1770 et 1780. Elle est signée par Louis Cerclier et datée du 6 juillet 1836, et comprend une encre en pleine page signée par Victor Cerclier représentant une Cistre, sans doute reproduisant une planche du livre publié.
Relié à la suite : 22 pages de partitions musicales manuscrites signées des initiales de Léon Cerclier.
Superbe réunion de deux des plus anciennes méthodes de mandoline. La copie manuscrite de la seconde méthode a été réalisée en 1836 et signée par Léon Cerclier - probablement un parent de Jules Cerclier, professeur au Conservatoire national de Musique, qui publiera une méthode à l'usage de ce même instrument en 1876.
Le mandoliniste virtuose Gabriele Leone joue un rôle particulièrement crucial dans la popularisation de la mandoline en France, qui devient un signe de raffinement et de bon goût au milieu du XVIIIe siècle. Il dédie sa méthode à son plus illustre élève, le duc de Chartres, futur Philippe-Egalité - cet ouvrage fondateur est considéré comme "the earliest known tutor for the four course violin-tuned mandoline" (Grove) et était destinée à aider les violonistes à passer à la mandoline, « de l'archet à la plume » sans avoir besoin d'un professeur. Les plumes étaient utilisées comme plectres à cette époque, comme elles l'avaient été pour jouer de la mandore, ancêtre de la mandoline. L'ancien possesseur de cet exemplaire, Louis Cerclier, l'a reliée avec une copie manuscrite d'une autre célèbre et très rare méthode de mandoline par Fouchetti ainsi qu'un ensemble d'airs de musique sur vingt-deux pages.
Répertoire International des Sources Musicales, A/IL 1980.
The New Grove dictionary of musical instruments, II, 607.
Lettre autographe signée d'Alexandre Dumas, adressée à un magistrat de la deuxième Chambre du Tribunal de Commerce de Paris. Une page à l'encre noire sur un bifeuillet de papier bleu, adresse autographe de l'écrivain en partie inférieure.
Discrets plis inhérents à l'envoi. Quelques taches en marge extérieure, sans gravité.
Intéressante lettre de Dumas, en pleine débâcle après la faillite de son théâtre. S'apprêtant à comparaître devant le tribunal, il fait appel à son correspondant magistrat pour tenter d'intercéder en sa faveur.
En 1846, Dumas avait fait construire son propre théâtre à Paris, le « Théâtre-Historique » sis au boulevard du Temple. Le théâtre est inauguré en février 1847 et devient un haut lieu du drame romantique. On y joue du Shakespeare, Goethe, Calderon, Schiller mais également ses pièces qui rencontrent un vif succès : La Reine Margot sera jouée 93 fois, Les Trois Mousquetaires tout autant, et Monte-Cristo connaîtra pas moins de 123 représentations. Ses gains servent à financer sa malheureuse campagne électorale, puis son journal politique "Le Mois", mais surtout à édifier le château de Monte-Cristo, cette "folie du temps de Louis XV, mais exécutée en style Louis XIII, et avec des ornements Renaissance" selon les dires de Balzac. Lorsque la Révolution éclate, les recettes se font rares et le 23 novembre 1850, quatre de ses acteurs l'assignent en faillite devant le Tribunal de Commerce de la Seine. Malgré cette lettre, il sera condamné, neuf jours après le coup d'état de Louis-Napoléon - et évitera l'incarcération par l'exil politique.
Monsieur,
Vous rappelez vous que le jour où j'eus l'honneur de vous rencontrer chez M. Vauquelin je vous racontai quelques uns des détails de cette malheureuse faillite du théâtre historique et alors vous m'offrîtes vos services par de mes juges.
Je suis en cause mercredi. Je vais devant la seconde Chambre où vous êtes substitut. Pouvez-vous quelque chose pour moi ? - mes juges sont MM. Delahaye [président de la cour d'appel], Espivan, Desparties, Partharieu-Lafosse, Monsarrat, Pierron et Pinard.
Pouvez-vous me revenir, un de ces jours de cinq heures du soir à minuit. Je serai heureux de vous voir, et de vous montrer des pièces d'une certaine importance. Veuillez agréer (...)
Superbe témoin manuscrit sonnant le glas de l'ambitieuse entreprise théâtrale de Dumas, écrivain prolifique qui participa à deux révolutions, fonda quatre journaux et construisit un château à la mesure de son extravagance.
Rare exemplaire de toute première émission pour Du côté de chez Swann (faute à Grasset, premier plat à la date de 1913, absence de la table des matières, présence du catalogue in fine) ; exemplaire de première émission sans mention pour À l'ombre des jeunes filles en fleurs, dont il n'a été tiré qu'environ cinq cents exemplaires. Les 2 000 exemplaires suivants présentent une mention fictive sur la couverture, étiquette collée "majoration temporaire cinquante pour cent" au dos de la couverture souple conservée ; exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers avec les réimposés, pour les volumes suivants.
L'exemplaire de Du côté de chez Swann porte bien la célèbre " faute à Grasset" : la plus importante erreur d'impression, présente uniquement sur les services de presse et les tout premiers exemplaires. En effet, cette barre typographique « | » qui s'est glissée entre le E et le T de Grasset en bas de la page de titre fut corrigée très rapidement en cours de tirage. Les quelques grands papiers, ne présentant plus les coquilles de cette première émission, ont donc été imprimés après correction. Véritable indication des exemplaires de première émission, A l'ombre des jeunes filles en fleurs ne comporte pas de mention de tirage. Bien que portant le même achevé d'imprimé du 30 novembre 1918, les 128 exemplaires réimposés ne seront imprimés qu'un an plus tard, avec les grands papiers de la réédition de Swann.
L'édition originale complète de La Recherche du temps perdu comprenant les deux premiers volumes sur papier ordinaire avec les particularités mentionnées ci-dessus, puis des exemplaires de luxe pour les volumes suivants. Ces exemplaires de luxe sur pur-fil sont de même format que les deux premiers volumes.
Discrètes restaurations au premier volume, dos légèrement ridé comme habituellement pour le deuxième volume, une petite tache sur le dos du troisième volume, deux légers manques en pied des troisième et quatrième volumes, quelques rousseurs sans gravité sur certaines tranches.
Cette collection complète de La Recherche comprend les titres suivants : Du côté de chez Swann, A l'ombre des jeunes filles en fleurs, Le Côté de Guermantes (2 volumes), Sodome et Gomorrhe (3 volumes), La Prisonnière (2 volumes), Albertine disparue (2 volumes) et Le Temps retrouvé (2 volumes).
Bel ensemble tel que paru intégralement en édition originale.