Journal du Voleur
Signature autographe de l'auteur à la justification du tirage.
Bel exemplaire.
Edition originale, un seul exemplaire au CCF (Dijon).
Notre exemplaire est présenté dans son brochage d'origine et sous couverture muette d'attente bleue, étiquette de titre encollée en tête du dos.
Quelques rousseurs.
Unique édition de cette compilation à finalité essentiellement fiscale : les droits réunis tombaient essentiellement sur les boissons.
Le libraire Louis Rondonneau (1759-1834) est célèbre comme auteur, compilateur ou éditeur de nombreux codes, recueils, manuels et répertoires de législation et de jurisprudence.
Nouvelle édition, en partie originale, car revue, corrigée & augmentée.
Reliures en plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées et ornés de caissons dorés décorés de "LL" couronnés, roulettes dorées sur les coiffes, triples filets doré encadrant les plats, armoiries dorées frappées aux centres des plats, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, liserés dorés sur les coupes, tranches jaspées, coins légèrement émoussés, reliures de l'époque.
Quelques feuillets jaunis, petit défaut de papier page 101 du deuxième volume.
Volumineuse et fort utile table des matières en fin du second volume. Jean-Antoine Soulatges, avocat au parlement de Toulouse, mort en cette ville vers 1780, est également l'auteur d'un Traité des crimes.
Bel exemplaire, en maroquin rouge, au chiffre et aux armes de Louis XV (OHR pl. 2495, fers 12 et 30).
Seconde édition en partie originale car refondue et très augmentée (cf. Ferguson 7152a. Lacassagne 47.)
Reliyres en demi chagrin noir, dos à quatre nerfs ornés de filets et de doubles caissons dorés, encadrement d'un simple filet à froid sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures de l'époque.
Quelques petites rousseurs.
Cette seconde édition se déclinait simultanément en un volume à pagination continue ou en deux volumes à pagination séparée ( notre exemplaire , voir Ferguson 7152).
Bénigne-Ernest Poret, marquis de Blosseville (1799-1886), était un homme politique et de lettres légitimiste. Il s’occupa de politique tout au long du XIXe siècle.
En tête de la page de faux-titre du premier volume, envoi autographe signé de Bénigne-Ernest Poret, marquis de Blosseville à Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873), alors ministre de l'Algérie et des colonies (de 1860 à 1867).
Ce dernier a fait apposer sa vignette ex-libris sur les contreplats, et son cachet humide sur les pages de titre.
Très rare édition originale et bilingue, au format in-4 et sur papier vergé du cahier des doléances de la Corse.
(Cf. Starace 4747. Pas dans Roland Bonaparte. Conlon, xxiv, 89:1617 (qui ne signale que l'éd. in-8 en 32 pp.). Aucun exemplaire au CCF ou au Worldcat.)
Notre exemplaire est présenté sous couverture muette de papier gris, menus défauts intérieurs, quelques restaurations de papier en marge inférieure droite des premiers feuillets et sans atteinte au texte.
"Les cahiers des Tiers, en même temps que des mesures spécifiques, exigent les mêmes réformes que le reste du royaume. Cette imbrication du régional et du national est jalonnée d'événements illustrant la dynamique révolutionnaire: agitation lors des assemblées primaires, émeute de Bastia le 1er mai 1789, "révolution municipale" du mois d'août à l'annonce du 14 Juillet parisien et sous le signe de la cocarde tricolore..." Soboul Dict. hist. de la Révolution française.
Parmi ces mesures spécifiques, on notera : Permission aux bâtiments corses de porter la tête de Maure sur le pavillon blanc françois (de même que plusieurs villes ou provinces du royaume y portent leurs armes) ; Etablissement d'une université à Corte avec pour revenus ceux des biens des Chartreux, Jacobins, et Olivétains ; Etablissement d'un Lazaret pour faciliter le commerce avec le Levant ; Etablissement d'un port franc, Donner pour les emplois la préférence aux Corses ou François établis dans l'isle, etc.
Tache de rousseurs en angle inférieur et supérieur droits des feuillets sans atteinte au texte.
Bel exemplaire, bien conservé.
Édition originale ornée, en fin de volume, de tableaux, imprimés sur deux grandes planches dépliantes comprises dans la pagination (cf. Ferguson 2165a.)
Reliure en demi chagrin bordeaux, dos très légèrement décoloré à cinq nerfs sertis de filets noirs, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures marginalement salies et comportant de petites restaurations conservées, non rogné, reliure moderne signée Laurenchet.
Botany Bay, sur la côte orientale de l'Australie, avait été choisie en 1787 par le gouvernement anglais comme lieu de déportation. Cette étude a pour objet de démontrer l'inefficacité des colonies pénales, alors que le projet d'en créer une avait alors, en France, de nombreux partisans.
Agréable exemplaire.
Edition originale de ce très rare mémoire justifiant la création d'une chaire de Droit naturel au collège d'Autun (confié à l'avocat Bouheret).
Aucun exemplaire ni au CCFr ni au Worldcat.
Les auteurs de ce texte publié à Dijon, soucieux de leur mission d'éducation, étudient sous plusieurs facettes l'Utilité du Droit naturel, relativement à la Religion, au Gouvernement et aux différentes conditions de la société. Sont cités l'abbé Gédouin et sa Dissertation sur l'éducation, Mably avec ses Entretiens de Phocion et La Chalotais avec son Essai d'Éducation nationale ou Plan d'études pour la jeunesse, tous deux publiés l'année précédente. Les Principes du droit naturel et politique de Burlamaqui (1694-1748), qui venaient également d'être publiés (de manière posthume), sont évoqués ainsi que les Loix naturelles de Cumberland traduites en 1744, dont les thèses, proches de Pufendorf et réfutant les théories de Hobbes, viennent appuyer celles des auteurs. Ce texte, imprimé à Dijon, témoigne de la profondeur et de l'importance du débat concernant alors le droit naturel, principe essentiel pour les Physiocrates dont les théories seraient développées et formulées peu de temps après par Quesnay et sa célèbre Physiocratie ou constitution naturelle du Gouvernement le plus avantageux (Leyde et Paris, 1767-1768).
Bel exemplaire, tel que paru et présenté sous couverture muette d'attente comportant de petites déchirures sur le dos.
Edition originale.
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF, Versailles et Bar-le-Duc.
Reliure en demi chagrin vert bouteille, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et orné de filets et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats de toile chagrinée vert bouteille, initiales dorées frappées au centre du premier plat, gardes et contreplats de soie moirée blanche, toutes tranches dorées, coins très légèrement émoussés sans gravité, reliure de l'époque.
L'Affaire du Courrier de Lyon remontait à la période du Directoire (avril-octobre 1796), mais la condamnation à mort de Joseph Lesurques fut considérée très tôt comme une erreur judiciaire majeure, et la famille s'efforça pendant plus de 60 ans de faire revenir la justice sur sa décision, en l'absence même d'une loi existante sur la réhabilitation.
Et l'arrêt de la cour de cassation de décembre 1868 clôt définitivement l'affaire sur le plan judiciaire, dans un sens négatif.
Néanmoins, la confiscation des biens de Lesurques, habituelle en cas de condamnation à mort, a été révoquée, et les biens rendus aux héritiers. Actuellement, certains historiens sont convaincus de l'innocence de Lesurques tandis que l'enquête récente du commandant de gendarmerie Éric Dagnicourt ou de l'historien Éric Alary penche pour sa culpabilité en tant que commanditaire financier.
Provenance: précieux exemplaire du célèbre avocat et homme politique de la Monarchie de Juillet Odilon Barrot (1791-1873), avec un bel envoi autographe signé de Louis Méquillet, en date du 15 février 1864, et chiffre doré (O. B.) poussé au centre des plats.
Odilon Barrot faisait partie des soutiens actifs aux demandes de la famille Lesurques, ce qui explique cet envoi.
Recueil de rarissimes prospectus, préfaces, prolégomènes, appendices à un monumental ouvrage de philosophie politique et économique de l'avocat havrais J.-B.-J. L'Aignel (1741-1806), ancien maire du Havre.
Il était prévu pour être publié en plusieurs volumes mais la maladie empêcha l'auteur de mener cette œuvre à terme.
Reliure en plein veau blond marbré, dos à cinq nerfs sertis de liserés dorés en partie estompés et orné de doubles caissons dorés et décorés, pièces de titre de maroquin noir, frise dorée sur les coupes en partie estompées, tranches rouges, reliure de l'époque.
Travaux de vers dans la marge inférieure de la dernière partie du volume sans atteinte au texte, petites restaurations sur les plats.
Imprimées au Havre ou à Montivilliers, non loin, ces pièces étaient destinées à être débitées séparément et elles ont été très rarement conservées (Frère n'en connaissait que 3).
C'est l'auteur lui-même qui les a réunies dans le présent exemplaire qui est un des deux plus complets avec celui que conserve la Bibliothèque municipale du Havre (avec un contenu légèrement différent toutefois) : 1) Souscriptions proposées au public par le jurisconsulte L'Aignel,… Pour ses deux Ouvrages intitulés : le premier, les Loix commerciales : le deuxième, la France commerçante. 1er Avril 1797. 4 pp. 2) Loix commerciales et France commerçante. Adresse Aux deux Conseils du Corps Législatif. 1er Avril 1797. 12 pp. (Lechevalier, Biblio. arr. du Havre, 4698) 3) Discours historique sur le commerce (par Savary). 44 pp. (Lechevalier 4699) 4) Discours sur la navigation (par L'Aignel). 71 pp. (Lechevalier 4697) 5) Les Phares de Normandie et du Havre, Allumés à l'avénement de Louis XVI (par L'Aignel) ; Ode… Présentée à Sa Majesté étant aux Phares du Havre, le 28 Juin 1786. 8 pp. (Frère II 133, Lechevalier 1496) 6) Les Livres XX, XXI & XXII, de l'Esprit des Loix Par Montesquieu : Relatifs au Commerce, Considéré comme une des bases de l'Ordre Social. Montivilliers, Imprimerie des Administrations municipales, s.d. 112 et 6 pp. (Lechevalier 4700) 7) Analyse satyrique de l'Esprit des loix Par M. de Bonneval. 1 f.n.ch. 8) L'Ordre Social. Prospectus. - L'Ordre Social, Propre à tout Gouvernement quelqu'il soit, républicain ou Monarchique ; distribué en neuf Législations proposées : précédé de l'Examen des loix hébraïques, romaines, françaises, et autres, tant anciennes que modernes… Par le Jurisconsulte l'Aignel,… Au Havre, Chez l'Auteur, de l'imprimerie de Patry, (1795). 1 f.n.ch. et 27 pp. (Frère II 134, Lechevalier 4690 : autre éd. en 24 pp. ?) 9) La Confédération générale de l'Europe : ou Extrait du projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre. Montivilliers, de l'Imprimerie du District (vers 1796). 15 pp. (Lechevalier 4700 (2)) 10) L'Ordre social, propre à tout gouvernement, Et distribué en neuf Législations …Par le Jurisconsulte l'Aignel,… S.l., (1795). 4 pp. 11) Les Pairies populaires et leurs assemblées Proposées par le Jurisconsulte l'Aignel… S.l., (1796). 20 pp. (Lechevalier 4696) 12) Le Comice patriotique et universel. Au Havre, de l'Impr. de Le Picquier, (vers 1795). 23 pp. (Frère II 134, Lechevalier 4693) 13) Les Hospices, Ci-devant dits Hôpitaux, Aumôneries, Maladreries, Léproseries, Hôtels ou Maisons-Dieu. S.l. (vers 1795). 32 pp. (Lechevalier 4695 : autre éd. en 32 pp. ?) 14) Les Tributs directs et fixés. Observation préliminaire. Au Havre, de l'Impr. de Le Picquier (vers 1795). 27 pp. (Lechevalier 4694) 15) L'Appendice de la France commerçante en 1789 Par le Jurisconsulte l'Aignel… Au Havre, chez l'Auteur, de l'Imprimerie de Patry, (1796). 2 ff.n.ch., 4 pp. 16) Le Spectacle de la France, lors de la convocation des États Généraux en 1789. S.l., (1796). xij pp. 17) Remarques particulières sur le gouvernement français Par le Président Hénault. Montivilliers, de l'Imprimerie des Administrations municipales, (vers 1795-1796). 54 pp. (Lechevalier 4700 (3)) 18) Histoire sommaire du droit français Par Gabriel Argou,… Montivilliers, de l'Imprimerie du Disctrict, (vers 1795-1796). 56 pp. (Lechevalier 4700 (4)) 19) Le Spectacle de la France, lors de la convocation des États Généraux en 1789. S.l. (vers 1795). 107 pp. (Lechevalier 4688) 20) Commerce général de la France en 1789 S.l.n.d. 23 pp. (Lechevalier 4691) 21) Salines et sel, Particulièrement en France S.l.n.d. 44 pp. (Lechevalier 4692) L'Aignel a pris soin de coller à la première garde un f. imprimé in-8 contenant 2 de ses poèmes en l'honneur du Premier Consul et de Joséphine lors de leur visite officielle au Havre le 15 Brumaire an 11 (6 novembre 1802).
Le présent exemplaire est resté dans la famille de l'auteur jusqu'au moment où son petit-fils René, avocat au Havre comme lui, en fit cadeau le 6 novembre 1882 à un nommé E. Seguin, comme en fait la mention au crayon au contre-plat.
Rare édition originale avec texte bilingue (français et traduction italienne en regard)
Notre exemplaire est présenté dans sa condition d'origine : broché sous couverture d'attente de papier dominoté (comptes et essais à la plume et encre noire au recto de la seconde couverture). Quelques petites rousseurs.
Un seul exemplaire au CCF (Avignon). Absent de Starace.
Recueil très rare qui documente une partie très méconnue des fameux "arrêtés Miot", lesquels ont fait couler beaucoup d'encre, mais seulement dans leur partie purement fiscale et douanière.
Mais l'activité réglementaire de ce commis de l'État sans états d'âme s'exerça dans bien d'autres domaines. Quand il débarqua de l'Hirondelle le 25 mars 1801 à Bastia, c'était la seconde mission que Miot (1762-1841) exerçait en Corse pour y acclimater la législation continentale (la première avait eu lieu en 1796-1797).
Installé à Ajaccio dans la maison des Bonaparte, il détenait exceptionnellement la totalité des pouvoirs militaire, administratif et judiciaire avec comme mission de plier, tant que faire se pouvait, les insulaires au régime juridique français, le régime constitutionnel ayant été provisoirement suspendu dans l'île par le Premier Consul.
La tâche n'était pas aisée, traversée de maintes oppositions de personnes, et, jusqu'à son départ le 14 septembre 1802, il fut obligé de beaucoup adapter les exigences légales en faveur des habitudes et régimes locaux.
Edition originale.
Reliure de l'éditeur, dos lisse de toile vert olive partiellement décoloré, coiffe supérieure arasée, plats de cartonnage crème mouchetés de rose, coins émoussés, gardes ombrées.
Envoi autographe signé de Thomas Nelson Page en tête de la page de titre.
Edition originale de la traduction française, un des 75 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Reliure en demi maroquin marron à bandes, dos lisse, date dorée en queue, plats, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, élégante reliure signée Alix.
Bel exemplaire agréablement établi.
Carte de visite autographe signée à la metteuse en scène Simone Benmussa, 8 lignes au feutre noir, enveloppe jointe.
"Chère Simone Benmussa, quel succès ! J'en reçois les échos de tous côtés ! Nous vous devons tous cette merveilleuse soirée. Laiseez-moi vous dire encore Merci et Bravo. En toute amitié. R. Badinter."
Conseillère littéraire de la Compagnie Jean-Louis Barrault - Madeleine Renaud, puis, en 1957, rédactrice en chef des Cahiers Renaud-Barrault, Simone Benmussa dirigea aussi, depuis le théâtre de l'Odéon, le service culturel et les Cahiers de la compagnie Renaud-Barrault. Elle adapta au théâtre des ouvrages de son amie Nathalie Sarraute dont "Enfance" en 1984 (avec la voix enregistrée de Nathalie Sarraute( et "Pour un oui ou pour un non" en 1987, Pierre Klossowski, Jean Cocteau, Gertrude Stein, Samuel Beckett... Elle fut la compagne de l'actrice Erika Kralik.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de Robert Badinter à son cousin et ancien président de Médecins du monde : "Pour Claude Moncorgé, affectueusement, son cousin. Robert."
Edition ornée d'illustrations originales en couleurs d'Alain Tercinet.
Reliure de l'éditeur en pleine toile brique, dos lisse, exemplaire complet de sa jaquette ilustrée qui comporte de petites déchirures marginales et dont le dos est bruni.
Exemplaire légèrement gauchi, agréable état intérieur.
Envoi autographe signé d'Alain Tercinet à Robert Sabatier.
Edition originale de la traduction française, un des 51 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Dos et plats légèrement et marginalement éclaircis comme habituellement.
Rare et bel exemplaire de cet ouvrage qui fut magnifiquement porté à l'écran, en 1967, par Richard Brooks avec, dans les rôles principaux : Robert Blake, Scott Wilson, John Forsythe et John MacLiam.
Richard Brooks alla même jusqu'à à filmer dans la propre maison du crime, ainsi que dans le même palais de justice, où 7 des 12 jurés interprètent leur propre rôle.
Édition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur vergé à la forme numérotés et justifiés par l'éditeur, seuls grands papiers.
Reliure à la bradel en demi maroquin marron chocolat à coins, dos lisse, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures illustrées par Manuel Orazi et dos conservés.
Ouvrage illustré de 136 dessins in et hors-texte en noir et en couleurs de Georges Bottini.
Ex-libris encollé.
Notre exemplaire est enrichi d'un dessin original, à pleine page, signé de Georges Bottini et rehaussé à l'encre noire représentant Jacques Beaudarmon coiffé d'un melon devisant avec la « môme ». Ce dessin se retrouve sous forme de bois gravé en illustration de la page 133.
Le dessin est dédicacé par Georges Bottini à M. Casanove « en grande sympathie ».
Très rare exemplaire en grand papier du chef-d'œuvre de Jean Lorrain.
Edition originale de ce traité sur les privilèges de juridiction accordés à la France par la Porte, véritable système d'exemptions au profit des ressortissants français.
Reliures en pleine toile noire, dos lisses restaurés, pièces de titre de maroquin rouge, encadrement de filets à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve.
En plus de la limitation des droits de douane, les intéressés étaient dispensés de l'essentiel des impôts locaux et soumis seulement à la justice de leurs consulats et non à la justice ottomane.
Petites taches de décoloration sur les plats, quelques rousseurs.
Édition originale en espagnol, imprimée en même temps que l'édition française (Non cité par Sabin, qui ne recense, sous le n° 39838, que la version en langue française)
Reliures en basane fauve marbrée, dos à quatre nerfs ornés de dentelles et feurons dorés, pièces de titre et de tomaisons de veau rouge, coiffes arasées, dentelle dorée en encadrement sur des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins émoussés, reliures de l'époque signée "Felipe Montilla, Merida de Yucatán"
Mors fendus en tête et en pied du premier volume, mors frottés, accrocs dans les marges de quelques pages du premier tome sans atteinte au texte, claires mouillures sur les tranches des deux volumes .
Cette collection de documents forme une histoire complète de l'intervention française au Mexique et de la malheureuse aventure impériale de Maximilien.
Edition originale, un des 27 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers.
Une vertigineuse plongée dans l'univers du L.S.D par « l'archange Gabriel », personnage légendaire de Saint-Germain-des-Prés et l'un des fondateurs du Lettrisme. En 1950, Boris Vian le décrivait ainsi : « Vingt-quatre ans, un mètre 68, cheveux hirsutes, yeux noirs, poids 50 kg ; il fut successivement parasite, prisonnier, étudiant, résistant, écrivain, gigolo, puis époux. (...) Pomerand fut un des éléments surprenants du Tabou, du temps de ces beaux soirs. Il avait une façon bien personnelle de vociférer ses œuvres lettristes à la face du monde. »
Rare et bel exemplaire complet de sa bande annonce : "Autopsie du L.S.D. 25".
Edition originale.
Reliures en demi chagrin vert, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs et ornés de fleurons dorés, noms dorés d'un précédent propriétaire en queues des dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures conservées.
Quelques rousseurs, deux coins supérieurs comportant des quelques petits accrocs sur les coupes et légères éraflures sans gravité sur certains plats.
Ex-libris manuscrits à la plume en têtes des premiers plats de couverture, tampons à froid de bibliophile sur les pages de garde.
Agréable ensemble de ces importants mémoires d'Empire.
Edition originale au format in-4, de troisième tirage (celui qui ne présente pas la table des matières "in fine" ; les deux autres donnant cette table sous forme de 28 ff.n.ch. ou de 42 pp.), cf Polak 7161.
Chacun des 23 livres composant l'ordonnance est séparé du précédent par 8 ff. vierges, laissés probablement pour complémenter le texte à la main, mais qui ne furent pas renseignés
Reliure en pleine basane fauve, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés et décorés, pièce de titre de cuir fauve, roulettes dorées sur les coiffes en partie estompées, nom d'un ancien propriétaire poussé à l'or sur le premier plat, gardes et contreplats de papier à la cuve, filets dorés en partie estompés sur les coupes, tranches rouges, reliures de l'époque.
Epidermures sur les plats épidermés, restaurations sur les mors, petite déchirure aux pages 167-68, sans perte de lettre.
Édition originale comprenant 113 tableaux statistiques fournis par le docteur Chassinat, chirurgien du Ministère de l'Intérieur.
Dos manquant, petits manques angulaires sur les plats.
Edition originale de la traduction française, par Jean-Baptiste Dupuy-Demportes, de l'ouvrage paru originellement en 1689 sous le titre "La Morale dei principi osservata nell'istoria di tutti gl'imperadori, che regnarono in Roma" (cf Quérard II, 260. Barbier III, 353b. Conlon VII, 54-572. Hoefer XI, 314.)
Reliures en plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs sertis de frises dorées et ornés de doubles caissons dorés décorés de motifs floraux dorés, roulettes dorées à motifs de fleurs et d'oiseaux encadrant les plats, liserés dorés sur les coupes, gardes et contreplats de papier peigné, toutes tranches dorées sur marbrure, reliures de l'époque.
Quelques feuillets intervertis aux tomes 1 et 3, accrocs à la coiffe de tête du tome 4, quelques petits trous de vers, principalement au bas des reliures.
Bel exemplaire de cet ouvrage peu commun.
Historien, poète et théoricien politique italien, Giovanni Battista Comazzi (Mantoue, 1654 - Vienne, 1711) étudie ici l'histoire des empereurs romains depuis César jusqu'à Constantius Chlorus : "Il prend les traits principaux de la vie de chaque prince, il en cherche les vues et les causes, et juge, d'après les principes, s'ils ont eu tort ou raison, et pourquoi ; ainsi chaque fait historique donne occasion à une maxime morale" (Nouvelles littéraires, 20 juillet 1754).
Rare édition originale illustrée d'un portrait-frontispice de l'auteur lithographié par Légé d'après J. Philippe.
Seulement trois exemplaires au CCF (BnF, Pau, Toulouse).
A été reliée à la suite de la seconde partie qui porte un titre différent : Cour d'assises de la Haute-Garonne. Affaire Lesnier. Deuxième partie. publié à Bordeaux et Toulouse chez Métreau et Delboy en 1855, 88 pp.
Quelques rousseurs principalement en début et fin de volume.
Reliure en demi chagrin marron chocolat, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure moderne.
Édition originale de la traduction française de England, The United States and the Southern Confederacy parue l'année précédente à Londres (Sabin 76968.)
Exemplaire du philosophe Charles Renouvier (1815-1903), avec ex-dono manuscrit en tête du premier plat de couverture.
Dos fendillé comportant de petits manques et des déchirures. quelques petites rousseurs, légères déchirures marginales sur les plats.
Édition originale de cet important ouvrage sur la coutume du Maine. Divisé en seize parties, il comprend en outre deux précieuses tables alphabétiques, l'une des Principales matières contenues tant en cette Coûtume du Maine qu'es Coûtumes d'Anjou & Paris reformée..., l'autre, des Principales matières contenuees (sic) de remarques et observations sur cette coutume.
Mouillures marginales à quelques feuillets, quelques rousseurs.
Ex-libris manuscrit sur la page de titre: Berthereau.
Reliure en plein veau marbré, dos à six nerfs orné de doubles caissons dorés et décorés, pièce de titre de maroquin rouge, roulettes dorées sur les coiffes en partie estompées, gardes et contreplats de papier à la cuve, doubles filets dorés sur les coupes, tranches rouges, coins légèrement émoussés, reliure de l'époque.
Edition originale, un des 34 exemplaires numérotés sur japon, le nôtre un des 5 hors commerce nominatifs, tirage de tête après 1 japon unique.
Ouvrage illustré de 9 bois gravés originaux de Maurice Savin.
Un petit manque en pied du dos dos, légères piqûres sur certains témoins, bel exemplaire à toutes marges.
Notre exemplaire comporte bien, ainsi qu'il l'est stipulé à la justification du tirage, de sa suite sur vieux japon à la forme des bois gravés.
Envoi autographe signé d'André Spire à Claude Aveline pour qui l'exemplaire a été imprimé
Edition originale d'un des derniers traités du grand juriste sarde Domenico Alberto Azuni (1749-1827), l'un des meilleurs experts en droit maritime de son temps et qui fut juge au Tribunal de commerce et maritime de Nice (cf Mc Culloch 126. Quérard I 144. Pas dans Polak.)
Reliure en pleine basane racinée, dos lisse orné de frises et de motifs typographiques dorés, frises dorées en tête et en queue, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement des plats d'une frise à la roulette bordée d'un filet dentelé, gardes et contreplats de papier à la cuve, filets dorés sur les coupes, tranches jaunes, reliure de l'époque.
Petits accidents avec manques en pied du premier plat, quelques salissures sur les gardes, sinon agréable état intérieur.
Dans les dernières années de sa vie, Domenico Alberto Azuni s'occupa des problèmes relatifs à la piraterie à une époque où les corsaires barbaresques infestaient encore la Méditerranée.
Dans cet ouvrage il préconise une réglementation juridique de la guerre de course pour sécuriser la libre navigation des navires neutres en temps de guerre et ne pas entraver le commerce.
Edition originale de la plus importante des contributions de Pinson de Ménerville (1808-1876) à la connaissance du droit spécifique de l'Algérie sous la domination française.
Elle fut rapidement complétée par des suppléments qui seront intégrés à l'édition définitive de 1872 (en trois volumes). Arrivé dans la colonie dès 1831, Ménerville fut successivement avocat, juge d'instruction; procureur, et finit sa carrière au poste prestigieux de premier président de la Cour d'Alger (1874).
Ouvrage illustré d'un tableau dépliant hors-texte en fin de volume.
Reliure en demi chagrin cerise, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et orné de triples caissons dorés, frottements sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, ex-libris encollé sur un contreplat, reliure de l'époque.
Provenance : Exemplaire de Charles Cousin-Montauban (1796-1878), alors général de brigade commandant la subdivision de Mostaganem, avec vignette ex-libris héraldique contrecollée sur un contreplat.
Quelques rousseurs.
Première édition de la traduction française sous ce titre et établie par Louis-Gabriel Galdéric Aubaret ; une première édition a paru à Saïgon en 1862 sous le titre de "Code pénal annamite". (Cordier, Indosinica, 1847.)
Quelques rousseurs affectant principalement le second volume qui comporte aussi une petite déchirure en tête du dos.
Le Code Pénal Annamite, basé sur le modèle du Code Chinois, qui régissait la dynastie des Qing, se compose de deux parties dont l'une, nommée Luât en annamite et Lu en chinois, est la représentation de la loi fondamentale, et l'autre, nommée Lê en annamite et Li en chinois, que l'on peut rendre par l'expression "Règlements Supplémentaires". C'est dans celle-ci que se trouvent les dispositions spécifiques à l'Annam.
Rare collection (complète ?) de cet hebdomadaire populaire chilien imprimé à Valparaiso qui ne figure pas au catalogue des périodiques de la Bibliothèque nationale.
Reliure en demi basane rouge, dos lisse orné de doubles filets noirs et dorés, pièce de titre de chagrin noir, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, reliure moderne.
Bien que les sujets abordés soient essentiellement historiques et politiques (avec de nombreuses attaques contre l'Espagne et le Pérou), cette feuille provinciale affiche aussi des prétentions littéraires : on y trouve notamment un grand nombre de poèmes, illustrés parfois de petits bois gravés. Les "petites annonces", très intéressantes, et les programmes des spectacles, nous renseignent sur la vie quotidienne d'une ville chilienne au milieu du XIXe siècle.
La dernière page de chaque numéro contient les annonces publicitaires. Quelques petits rousseurs sans gravité.
Très rare.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Dos et plats insolés, petits manques angulaires sur les plats, et en marges de certains feuillets, papier cassant et jauni, première garde détachée, exemplaire fragile.
Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé de Raymond Guérin : "Pour vous mon cher Calet ces Poulpes où vous savez tout ce que j'ai mis de foi et de désespoir. avec l'admiration et l'amitié du grand Dab. R. Guérin 11.5.53. P.S. Nous sommes au Madison jusqu'au 15 mai, puis, du 29 mai au 5 juin. R.G."
Edition originale collective pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliures de l'éditeur en pleine toile vert amande, dos lisses, exemplaires complets de leurs jaquettes qui comportent de très légères déchirures marginales sans gravité.
Rare hommage autographe signé d'Alexandre Soljenitsyne daté du 1 mai 1992 à un émigré de l'URSS, le journaliste Sam Yossman, sur la page de titre du premier volume.
Edition originale de la traduction française, un des 50 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Infimes manques marginaux sans gravité sur les plats, une pliure en angle supérieur droit du premier plat, dernière page ombrée en raison de la présence d'un fac-similé dépliant.
Cet ouvrage consiste en trois chapitres inédits du roman "Les possédés.
Rare édition originale de la traduction française pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Dos légèrement insolé, une ombre verticale sur le second plat, agréable état intérieur.
Rare édition originale illustrée de 3 tableaux dépliants hors texte.
Dos restauré en sa marge droite à l'aide d'une pièce adhésive, petites déchirures sur le dos, agréable état intérieur.
A l'instar des recueils départementaux du même genre qui existent en France métropolitaine, l'auteur liste les "usages" juridiques sans force de loi, mais adoptés dans la pratique, en vigueur dans la colonie. Né à Saint-Denis de la Réunion, Georges Garros (1860 - après 1919) partit en Cochinchine en 1892 pour ouvrir un cabinet d'avocats à Saïgon, afin de s’occuper notamment des affaires commerciales de ses amis commerçants vietnamiens. Il fut accessoirement le père du célèbre aviateur Roland Garros (1888-1918).
Envoi autographe de Georges Garros : "Monsieur Foulé, greffier en chef de la Cour d'appel hommage de cordiale sympathie. G. Garros"
Edition originale, un des 125 exemplaires numérotés sur B.F.K. de rives, le nôtre portant le numéro 1, enrichi d’une suite des dessins sur pur chiffon.
Quelques petites piqûres sans gravité sur les plats, agréable exemplaire.
Deux claires mouillures marginales sur l'étui légèrement frotté en angles.
Signature manuscrite de Sacha Guitry en tête du premier volume.
Edition originale, un des 30 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers avec quelques hors-commerce également sur alfa.
Bel exemplaire de cet ouvrage dédié au souvenir de Simone Weil : "qui, si elle était morte assassinée, aurait consacré son dernier instant à prier pour ses bourreaux."
Deuxième édition de la traduction française, postérieure d'un an à l'originale, un des 300 exemplaires numérotés sur vélin de renage, seuls grands papiers.
Bel et rare exemplaire.
Edition originale, un des exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Bel exemplaire.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Agréable exemplaire en dépit deux petites pliures en pied du premier plat.
Envoi autographe signé de Jean Favier au critique littéraire belge Pol Vandromme.
Edition originale sur papier courant, mention de quatrième édition.
Reliure à la bradel en demi percaline vert amande, dos lisse légèrement éclairci orné, filet doré en queue, pièce de titre de chagrin marron, plats de papier marbré, couvertures conservées, coins très légèrement émoussés, reliure de l'époque.
Envoi autographe signé de Guy de Maupassant à Paul Hervieu.
Edition originale de la traduction française pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Bel exemplaire complet de sa jaquette illustrée qui comporte de petites déchirures en tête du dos et des plats.
L'ouvrage fut adapté au cinéma en 2006 par Tom Tykwer, avec, dans les rôles principaux, Ben Whishaw et Dustin Hoffman.
Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Octave Mirbeau, datée de sa main du 4 Mars 1901. Deux pages à l'encre noire sur un bifeuillet.
Trace de pli horizontal inhérente à l'envoi postal.
Publiée dans sa Correspondance, t. X, p. 242.
Précieuse lettre de Zola à son grand soutien Octave Mirbeau, qui avait payé pour lui son amende au terme de son deuxième procès pour "J'accuse !".
Désormais amnistié, l'écrivain tente - en vain - de récupérer la somme pour le rembourser.
Après son historique cri du cœur dans l'Aurore, Zola est condamné une première fois par le jury de la Seine le 23 février 1898 à un an de prison et trois mille francs d'amende. Le jugement est annulé en cassation, et l'affaire est renvoyée devant les assises de Versailles, qui ne retiennent que trois lignes sur les huit cent que comptent "J'accuse !" comme chef d'accusation. Pour ne pas accepter un tel étouffement des débats, la défense de Zola décida de faire défaut, et la condamnation fut confirmée le 18 juillet - Zola part le soir même pour Londres afin d'éviter la prison. Le tribunal lui réclame par ailleurs 7555 francs, que Mirbeau décide spontanément de payer de ses propres deniers. C'est aussi Octave Mirbeau qui permit d'éviter la saisie des meubles de Zola, en obtenant de Joseph Reinach les 40 000 francs de dommages qu'on avait condamné Zola à payer aux trois pseudo-experts en écriture qu'il avait "diffamés" dans J'accuse!...
Suite à la loi d'amnistie qui met fin aux poursuites judiciaires de « tous les faits criminels ou délictueux connexes à l'affaire Dreyfus », Zola est relaxé mais n'est pas remboursé pour autant. Cette lettre atteste du désir de l'écrivain de rétribuer Mirbeau pour son acte de générosité : "Labori [son avocat] va tenter une démarche pour tâcher de rattraper les sept mille et quelques francs que vous avez versés en mon nom, pour l'affaire de Versailles. Il désire seulement à avoir une lettre de vous, afin de la montrer et d'être ainsi autorisé à parler en votre nom. Vous n'avez certainement pas là bas le reçu qui vous a été délivré. Peut-être vous en rappelez-vous les termes. En tous cas, s'il faut attendre, on attendra, car rien ne presse en somme. L'important est seulement aujourd'ui de tâter le terrain, pour voir si l'on nous rendra l'argent". Pourtant, le parquet lui refusera sa requête. Furieux, Zola écrira deux jours plus tard une lettre à Labori lui demandant de renoncer à réclamer le moindre centime - il la publiera dans L'Aurore sous le titre "Qu'ils gardent l'argent" : "on torture le texte de la loi et l'Etat lui aussi garde l'argent. Si le parquet s'entête à cette interprétation, ce sera une monstruosité encore, dans l'indigne façon dont on m'a refusé toute justice [...] Je ne veux pas être complice en acceptant quoi que ce soit de leur amnistie [...]". Selon Pierre Michel, ces tentatives infructueuses de recouvrement, dont atteste cette lettre, ont "incité Zola à adopter une attitude qui souligne davantage encore son désintéressement et celui de son "ami", qui n'est pas désigné [dans l'article de L'Aurore], sans doute à la demande de Mirbeau."
La grâce de Dreyfus et l'amnistie de ses soutiens ne satisfait pas l'écrivain, mais marque néanmoins la fin de longues années de lutte : "J'ai fini mon écrasante besogne, et je vais me reposer un peu car je suis fourbu". Frappé en pleine gloire l'année suivante, il ne pourra être témoin de la réhabilitation du capitaine Dreyfus.
De belles lignes de Zola à Mirbeau qui lui a donné les moyens de poursuivre son combat pour la justice.
Lettre autographe très probablement inédite signée adressée par Juliette Drouet à son amant Victor Hugo, quatre pages rédigées à l'encre noire sur un bifeuillet.
Pliures transversales inhérentes à l'envoi, pli unifiant les deux feuillets renforcé d'une fine bande de papier encollé à peine perceptible.
Absente de la très complète édition en ligne des lettres de Juliette Drouet à Hugo du Centre d'Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen-Normandie).
Très belle déclaration d'amour et d'admiration de Juliette Drouet, le lendemain de la plaidoirie d'Hugo défendant son fils. Charles Hugo avait été traduit devant les assises, et condamné malgré l'intervention de son père, pour avoir vaillament fustigé la mise à mort de Claude Montcharmont.
Le grand amour d'Hugo adresse cette lettre en des temps troublés, où père et fils se retrouvent au devant de la scène pour leurs prises de position abolitionnistes. Scandalisé par l'exécution de Montcharmont, un braconnier du Morvan de 29 ans, Charles Hugo fait paraître un article dans l'Evénement qui lui vaut un procès pour atteinte au respect dû aux lois : la Seconde république n'existe déjà plus que de nom, et la presse fait l'objet d'attaques fréquentes, encore aggravées ici par la notoriété des Hugo. Victor tient à défendre son fils et livre un plaidoyer resté célèbre : "Mon fils, tu reçois aujourd'hui un grand honneur, tu as été jugé digne de combattre, de souffrir peut-être, pour la sainte cause de la vérité. A dater d'aujourd'hui, tu entres dans la véritable vie virile de notre temps, c'est-à-dire dans la lutte pour le juste et pour le vrai. Sois fier, toi qui n'est qu'un simple soldat de l'idée humaine et démocratique, tu es assis sur ce banc où s'est assis Béranger, où s'est assis Lamennais !"
Malgré l'historique intervention d'Hugo, Charles est condamné à six mois de prison et 50 francs d'amende - une décision que fustige amèrement Juliette, submergée par l'angoisse à l'issue du procès : "J'ai beau savoir que cet arrêt inique est non seulement supporté avec courage par vous tous, mais accepté avec orgueil et avec joie par le plus directement intéressé dans cette malheureuse condamnation, la fatigue et l'inquiétude que j'ai éprouvé pendant toute cette interminable journée d'hier m'a laissée une douloureuse courbature physique et morale".
12 juin jeudi matin 7h [1851]
Bonjour, mon pauvre sublime petit homme, bonjour, mon pauvre généreux homme. [...] Pourvu que l'émotion et la fatigue ne t'aient pas fait mal. [...] Jusque là ma pensée sera si souvent de la crainte à l'espérance et de l'espérance à la crainte avec cela que j'ai la tête brisée depuis hier. J'ai beau savoir que cet arrêt inique est non seulement supporté avec courage par vous tous, mais accepté avec orgueil et avec joie par le plus directement intéressé dans cette malheureuse condamnation, la fatigue et l'inquiétude que j'ai éprouvé pendant toute cette interminable journée d'hier m'a laissée une douloureuse courbature physique et morale dont je n'ai pas encore pu triompher jusqu'à présent. Je compte beaucoup sur la salutaire réaction que me causera le bonheur de te savoir pas plus satisfait que ce jour dernier [...] Ce que je sais ce qui ne s'embrouille jamais dans mon cœur c'est que je t'aime à l'adoration et que tu es le soleil de mon âme et la joie de mes yeux.
Superbe lettre, témoignage du désir commun de justice qui habitaient les plus célèbres amants du XIXe siècle.
Édition originale de ce recueil d'articles qu'Émile Zola écrivit durant l'Affaire Dreyfus, notamment le fameux « J'Accuse...?! » qui paraît pour la première fois en volume. La dernière partie intitulée Mon Père est une compilation d'articles en hommage à François Zola.
Reliure en demi , dos lisse, couvertures conservées, reliure signée C. Vilaine.
Envoi autographe d'Émile Zola à l'historien et journaliste Maurice Dreyfous.
Poème quatrain autographe signé du poète François Coppée intitulé "Lied".
Petites rousseurs en marge gauche du feuillet.
Le poème signé, 14 lignes à l'encre noire sur un feuillet, fut intégré dans le recueil "L'exilée" publié en 1877 sous le même titre :
"Rougissante et tête baissée,
Je la vois me sourire encor.
Pour le doigt de ma fiancée*
Qu'on me fasse un bel anneau d'or.
Elle part, mais bonne et fidèle ;
Je vais l'attendre en m'affligeant.
Pour garder ce qui me vient d'elle
Qu'on me fasse un coffret d'argent.
J'ai sur le coeur un poids énorme ;
L'exil est trop dur et trop long.
Pour que je me repose et dorme
Qu'on me fasse un cercueil de plomb."
François Coppée.