Le fou de Bergerac
Belle couverture photographique.
Inévitables rides et petits manques angulaires sur le dos et les plats, sinon agréable exemplaire au regard de la fragilité de cette édition populaire.
Rare édition originale d'un ouvrage du « Beccaria allemand », absent des bibliothèques françaises selon WorldCat, composé par ce dernier alors qu'il exerce en tant que professeur de droit féodal à l'université de Leipzig, une chaire obtenue à trente ans, trois ans auparavant.
Reliure d'époque en pleine basane brune, dos lisse à fleurons dorés, pièce de titre en maroquin brun clair, tranches rouges. Ex-libris du comte Giacomo Manzoni, ancien ministre des finances de la République romaine, cachant un second ex-libris, celui-ci manuscrit rédigé à l'encre brune.
Coiffe supérieure manquante, épidermures sur le dos et les plats, pièce de titre en partie manquante, discrètes galeries de vers sur les contreplats.
Brunissures marginales en début et fin de volume, rousseurs éparses, trou de ver à l'angle droit inférieur sur les premiers feuillets.
Edition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers.
Vignette photographique sur le premier plat de couverture.
Rare et bel exemplaire.
Edition originale, un des 26 exemplaires numérotés sur alfa, le nôtre un des 14 hors commerce, seuls grands papiers.
Rare et bel exemplaire.
Edition originale, un des 26 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers.
Rare et bel exemplaire.
Nouvelle édition en partie originale car revue et augmentée.
Traces de pliures verticales sur le premier plat, agréable exemplaire.
Ouvrage illustré d'une photographie de l'auteur en frontispice ainsi que de 3 autres photorgaphies hors-texte.
Rare fascicule publié par le comité de secours aux prisonniers politiques des bagnes russes à Grenoble.
Rare recueil de pièces imprimées à Toulon ou Marseille, notamment pendant la Restauration et incriminant pour certaines les hauts personnages militaires du Premier Empire.
La première pièce est : "Ordonnance du Roi, Portant réglement sur les Franchises du Port de Marseille et Suite de l'Ordonnance... " imprimée à Toulon, chez Alx (sic) Curet, en (1815), de 16 pages, et consistant en un extrait du Moniteur du 24 Février 1815.
Reliure en demi vélin ivoire à coins, dos lisse, inscription manuscrite à l'encre noire au dos, plats de cartonnage bleu comportant des épidermures, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs. quelques accrocs sur les coupes.
Ont été reliés à la suite:
1) Jugement rendu par la Chambre des Pairs qui condamne à la peine de mort, le Maréchal Ney, ex-Pair de France. à Toulon chez Impr. de Calmen, s.d. (1815), 4 pages.
Consistant en un Extrait du Moniteur du 7 décembre 1815. Rare pièce publiée à Toulon le jour même de l'exécution de Ney. "Maladroit et susceptible, Ney ne veut pas être traité comme un tambour. Il veut être jugé par la Chambre des pairs… Quelle erreur! il se retrouve condamné à mort malgré la déposition de Davout en sa faveur - Davout qu'il a si mal traité (Tulard, 1237).
2) Ordonnance du Roi…. à Toulon, chez Alex. Curet, (1815), 8 pages.
Extrait du Moniteur du 8 décembre 1815, reprenant les termes de l'amnistie accordée à tous ceux qui, directement ou indirectement, ont pris part à la rébellion et l'usurpation de Napoléon Bonaparte (illustration de la tentative par Louis XVIII de mener une politique de réconciliation), ainsi que d'émouvants (même si ce n'était pas leur objet!) détails sur la mort du maréchal Ney, publiés au lendemain de son exécution.
3) Pétition lue à la Chambre des Députés sur la haute trahison du Maréchal Masséna. à Toulon, chez Impr. de Calmen en (1816), 8 pp., toujours extrait du Moniteur du 7 février 1816.
Cette pétition, apparemment menée par les habitants des Bouches-du-Rhône, accable le maréchal, l'accusant surtout d'avoir aidé au retour de l'Ile d'Elbe. "Affaibli par une maladie de poitrine, taraudé par le chagrin" (Tulard 1151), Masséna devait mourir un an plus tard.
4) Mémoire de M. le Maréchal Masséna. à Toulon chez Alex Curet en (1816), 8 pages.
Extrait de la Quotidienne du 2 mars 1816, résumant le mémoire de Masséna en réponse aux accusations menées par la pétition des citoyens de Marseille.
5) de Robert Louis-Joseph-Marie : "L'Hermite de St. Jean, ou Tableau des Moeurs et fêtes marseillaises, depuis la Restauration des Bourbons, n° 39." publié à Marseille chez Antoine Ricard, s.d. (1815), 16 pages.
Un fascicule seul de cette série rare, dont la BNF n'a pas d'exemplaire complet.
6) de Dupin Charles : "Des Intérêts de Marseille et de toutes les villes maritimes de la France." Ibid., id., s.d. (1815), 8 pages.
7) de BARÈRE : "Convention nationale. Rapport sur l'assassinat de Collot-d'Herbois, représentant du peuple, lu à la Convention Nationale, au nom du Comité de Salut Public". Impimé à (Paris), cgez Charpentier, s.d. (An II-1794), 15 pages.
8) de Honoré-Pelletier : "Honneur aux dames, ou Leur apologie, Épître à Juvénal et Boileau." à Paris, chez l'auteur, Martinet, s.d., 14 pages.
9) du comte de Salaberry : "Concernant les épurations dans plus d'un ministère et dand les grandes administrations" imprimé à Toulon, chez Calmen, s.d., 24 pages.
Rare et curieux recueil de pièces, presque toutes imprimées à Toulon ou Marseille à la chute de l'Empire.
Les fascicules concernant Ney et Masséna sont particulièrement saisissants.
Rare recueil de pièces condamnant certains ce principaux maréchaux du Premier Empire.
Lettre autographe datée du 26 septembre 1955 et signée de Georges Simenon adressée depuis Cannes à André David.
18 lignes à l'encre noire sur un feuillet indiquant son adresse américaine de Lakeville dans le Connecticut.
Trace de pliure inhérente à la mise sous pli.
Georges Simenon s'excuse du retard de sa réponse : "mais j'étais en plein roman. Parbleu ! si je me souviens de vous ! " et indique ses prochaines disponibilités à son correspondant en lui précisant même sa future adresse cannoise.
Il autorise le projet d'adaptation à l'écran, par André David, de son roman "Maigret et la Grande Perche" tout en posant ses conditions : "vous pouvez travailler sur La Grande Perche mais, bien entendu, mon acceptation ne peut dépendre que du résultat (duquel, d'ailleurs, je ne doute pas). Tenez-moi au courant."
Edition originale de la traduction française, un des 200 exemplaires numérotés sur vélin blanc, seuls grands papiers.
Reliure en plein chagrin gris souris, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, encadrement d'un filet noir sur les plats, gardes et contreplats de papier oeil-de-chat, couvertures (un petit manque de papier en pied du second plat) et dos conservés, tête dorée, reliure de l’époque.
Agréable exemplaire.
Edition originale de la traduction française, un des 350 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers.
Bel exemplaire en dépit d'une petite trace d'insolation en tête et en pied du dos.
Edition originale de la traduction française établie par Alexandre Vialatte, un des exemplaires du service.
Ex-dono manuscrit gratté en angle supérieur droit de la page de faux-titre ce qui a occasionné un petit manque de papier.
Envoi autographe signé d'Alexandre Vialatte à Albert Thibaudet.
Lettre autographe signée de François Vidocq, datée de sa main du 12 novembre 1837, sur un double feuillet, dont l'adresse autographe du correspondant figure sur la quatrième page "Monsieur Pujol ancien directeur des Postes de Vendôme à Gournay, Enbray [Gournay-en-Bray] (Seine-Inférieure)". Nombreux plis inhérents à l'envoi.
Bel en-tête imprimé déclinant les services rendus par son agence de détectives privés : "20 FRANCS PAR ANNEE, Et l'on est à l'abri de la ruse des plus adroits fripons" ! On y trouve l'adresse de son agence, récemment installée "présentement Rue Neuve St Eustache, N°39" (mention autographe). Vidocq avait gardé ses anciens bureaux "Rue du Pont-Louis-Philippe, N°20" (en-tête imprimé).
Deuxième édition consistant en la réimpression des deux premiers volumes du Bulletin, pas moins rares que les exemplaires de première édition, et qui correspondent au début de l'activité législative et réglementaire propre à Bourbon, mine de renseignements non seulement juridiques, mais sur tous les aspects de la vie concrète de l'île (cf. Ryckebusch, 1224.)
Reliures à la bradel en demi basane fauve marbrée, dos lisses ornés de doubles filets dorés, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marbré, tranches jaunes, trois coins légèrement émoussés, reliures de l'époque.
Le troisième et dernier volumes est manquant, quelques rousseurs, deux taches noires sur le second plat du premier volume.
Edition originale.
Reliure en demi maroquin vert à coins, dos à cinq nerfs orné de caissons à froid, quelques frottements sur le dos, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, tranches peignées, reliure de l'époque.
Georges Perrot (1832-1914), helléniste et archéologue français, avait effectué, en 1861, avec l'architecte Edmond Guillaume et le médecin voyageur Jules Delbet, une mission scientifique et littéraire en Grèce et en Asie Mineure pour le ministère français de l'Instruction publique, dont les résultats furent publiés en 1872.
Il sera l'auteur, avec Charles Chipiez, d'une monumentale Histoire de l'art dans l'Antiquité, Égypte, Assyrie, Perse, Asie mineure, Grèce, Etrurie, Rome (Paris, Hachette et Cie, 1882-1914). E
Notre joignons, sur un feuillet volant, une lettre manuscrite datée et signée adressée à M. J. Jahègue, docteur en droit, qui annonce le présent d'un livre (certainement celui-ci) provenant de la vente Plocque.
Exemplaire joliment établi en reliure de l'époque.
Édition originale peu commune (cf. Palau, 92 173. Barbier, IV, 1072. Quérard, II, 40. Cioranescu, XVIII, 28675-28678.)
Reliure en plein veau fauve marbré, dos lisse orné de doubles caissons dorés et décorés, pièce de titre de veau noisette, coiffes manquantes, encadrement de simple filet à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins émoussés, filets dorés sur les coupes, tranches rouges, reliure de l'époque fragile : coiffes rognées, mors et charnière supérieure entièrement fendus.
L'adresse est supposée : le pamphlet ne fut pas imprimé à Saint-Malo.
Cette satire, dirigée contre le gouvernement, la religion et les mœurs des Espagnols, d'une insigne mauvaise foi (Fleuriot n'a jamais mis les pieds en Espagne), fut condamnée en France à être brûlée de la main du bourreau par arrêt du Parlement de Paris du 26 février 1786, à la demande du roi Charles III. Fort de ce succès, Jean-Marie-Jérôme de Fleuriot (1749-1807) poursuivit sa carrière de pamphlétaire anti-religieux. Son ouvrage connut six éditions jusqu'en 1803 (la dernière recensée par le DLF, XVIIIe s., p.38) et des traductions en quatre langues.
Édition originale de la traduction française (cf. Sabin 8048. Quérard I, 521 : donne la date de 1825.)
Reliures en demi basane maroquinée aubergine, dos lisses légèrement éclaircis ornés de filets et points dorés, quelques frottements sur les dos, plats de papier marbré, tranches jaunes mouchetées, reliures de l'époque.
Quelques petites rousseurs sans gravité.
John Bristed, né en Angleterre (Dorsetshire) en 1778, est mort en 1855 aux États-Unis.
Après des études de médecine et de droit, il entra dans le clergé. "Before leaving England he began writing and seems to have held ideas considered radical at the time (…) In 1806 Bristed came to New York City and there practised law, lectured, and wrote books and magazine articles (…) His writings show diligent and exhaustive study ; interest in history, economic questions, and religion ; a strong personal point of view, frequently amounting to prejudice ; and a rather ornate style". Cf. Dict. of American Biography.
Très rare édition originale.
Rép. biblio. des livres imprimés en France au XVIe. Aix, t. 1, p. 36:5. Lindsay & Neu French political pamphlets 1547-1648. Un seul exemplaire au Worldcat (Chicago Newberry).
Notre exemplaire est présenté dérelié, en feuilles et sous couverture muette papier marbré, étiquette manuscrite ancienne sur le premier plat.
Rép. biblio. des livres imprimés en France au XVIe. Aix, t. 1, p. 36:5. Lindsay & Neu French political pamphlets 1547-1648. Un seul exemplaire au Worldcat Rare exemplaire portant sur le titre la mention manuscrite de l'époque : du 11 avril 1598.
Édition originale peu commune, publiée sous le couvert de l'anonymat : dès 1817, la seconde édition porte le nom de l'auteur (cf. Davois III, 117. Tulard 1194.)
Reliure en demi basane blonde, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, mors fendus et recollés, plats de cartonnage bleu comportant quelques épidermures, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Intéressant témoignage sur la campagne de Russie, que l'auteur, le vicomte de Puybusque ou Puibusque (1792-1841) fit comme intendant militaire : elle fourmille de détails peu connus sur la Grande Armée et la Garde impériale.
A été relié à la suite, de Thomas Lindley : "Voyage au Brésil ; où l'on trouve la description du pays, de ses productions, de ses habitans, et de la ville et des provinces de San-Salvadore et Porto-Seguro. Avec une table correcte des latitudes et longitudes des ports de la côte du Brésil, ainsi qu'un tableau de change, etc. Traduit de l'anglais par François Soulès" publié à Paris chez Léopold Collin en 1806 (xiv-216 pp. Borba de Moraes I, 485. Rodrigues 416)
Raré édition originale de la traduction française.
Le marchand anglais Thomas Lindley affréta un cargo et se rendit au Brésil pour vendre lui-même ses propres marchandises, mais fut arrêté et condamné pour contrebande.
Il passa une année dans les prisons brésiliennes.
Edition illustrée par George Roux de 12 grandes chromotypographies, 2 cartes ainsi que de nombreuses vues photographiques.
Cartonnage d'éditeur Hetzel signé Engel dit "au globe" de type 4, dos au phare, deuxième plat de type Engel "h" selon Jauzac, toutes tranches dorées.
Coiffes très légèrement affaissées sans gravité, gardes bleues d'origine marginalement décolorées comme habituellement, quelques petites rousseurs .
Les Frères Kip est un roman policier et d'aventures, sans doute inspiré d'une affaire judiciaire de la fin du XIXème siècle : les frères Rorique.
Exemplaire non référencé par Jauzac.
Edition originale sur papier courant.
Envoi autographe signé, au crayon de papier, de Sacha Guitry à madame Simone Gerbert.
Édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Envoi autographe signé d'Henri Charrière au journaliste et historien Gilbert Guilleminault.
Henri Charrière, dit Papillon, pupille de la nation et petit délinquant, avait été condamné au bagne en 1931 pour un meurtre qu'il a toujours nié. Plus de trente ans après, il relate sa terrible expérience dans ce texte autobiographique. Il y décrit la violence, l'injustice, les maladies ou les tentatives d'évasion, couronnées par des années d'exil en Amérique du Sud : « Pur de tout contact, notera son éditeur, et de toute ambition littéraire, ce qu'il écrit c'est "comme il vous le raconte", on le voit, on le sent, on le vit [...]. » Le livre rencontre un immense succès avant d'être adapté au cinéma avec Steve McQueen dans le rôle principal.
Manuscrit autographe original de 8 pages sur 4 feuillets quadrillés, abondamment corrigé et signé par Boris Vian. Discrets plis transversaux.
Cette nouvelle écrite le 7 juin 1948, selon Noël Arnaud, a été publiée dans la revue Dans le train n°2, puis reprise dans le recueil Le Loup Garou. Le manuscrit présente quelques petites variantes avec les versions imprimées.
Lettre autographe datée et signée de Jacques Mesrine, datée du samedi 22 Septembre1976, 67 lignes à l'encre bleue sur une page recto verso adressée à son amour de l'époque, Jeanne Schneider, grâce à qui le manuscrit de l'Instinct de mort fut discrètement sorti de prison.
Jacques Mesrine, alors incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis et privé de chaleur humaine, s'enthousiasme de toutes les visites qu'il reçoit au parloir, battant ainsi en brèche le mythe du bandit asocial et dénué de sentiments humains : "Et après cela on dira que je suis un sauvage ! non justement et les gens qui ont eu un contact avec moi, désirent me revoir. Cela m'a fait un immense plaisir et sais-tu la suite... elle va demander aussi pour te voir. Parait-il que je suis regretté par les infirmières "monsieur sourire" voilà le secret."
Il a apprécié tout particulièrement la visite de l'infirmière de la prison de la Santé qui sera également leur témoin de mariage avec Jeanne Schneider et qu'il encense : "... une énorme surprise ! tu ne devineras jamais qui est venu me voir ! Mon infirmière de la santé... oui ma puce... cette charmante dame aux cheveux blancs que tu avais vu au parloir à la santé et qui doit être notre témoin à notre mariage [...] C'est une femme exceptionnelle, ancienne infirmière militaire et assez bien placée au ministère. Pendant mes 2 ans et demi à la santé je l'ai considérée comme une mère, cette femme est dévouée, que cela n'en est pas pensable. Malheur à celui qui toucherait un seul de ses cheveux."
L'ennemi public N°1 en profite encore pour briser cette réputation de fauve sanguinaire qui lui colle à la peau : "Si les journalistes savaient que toutes les infirmières entraient seules dans ma cellule et en toute confiance, on serait loin du "fauve" et de la prise d'otages à la Buffet. Les infirmières ont toujours été sacrées pour moi. Elles sont intouchables comme pas mal d'autres personnes, mais cela les pédés de journalistes l'ignorent ; car ils ne sont pas dans mes pensées et c'est regrettable parfois. "
Jacques Mesrine le révolté se surprend à apprécier sa solitude carcérale : "Sais-tu que je commence à me plaire ici... Quel calme tu sais manou, mon isolement, je le supporte dans la mesure où j'ai la paix. En détention il n'est pas prouvé que je l'aurais. C'est de mes réactions que j'aie peur... et la mentalité des prétendus truands est de plus en plus dégueulasse ! [...] dans mon isolement, il y a du bon et du mauvais... mais personnellement, je ne veux pas me plaindre... car il n'y a pas de motif à le faire." et achève sa lettre par des considérations paternelles pour sa fille peu assidue à l'école et pour laquelle il se fait du mouron : "Je vais savoir si Sabrina a été régulièrement à ses cours... je fais le vœu que oui car si le cas contraire se présentait... pas de pitié cette fois-là... Mais que de souci peut représenter cette môme et quelle impuissance j'ai à la contrôler en étant ici !"
Rare et très belle lettre de Jacques Mesrine débordant de révération pour la corporation des infirmières et de regrettable détestation pour celle des journalistes.
Lettre autographe datée et signée d'Henri II de Bourbon, prince de Condé et père du Grand Condé, 2 pages sur un feuillet, 27 lignes à l'encre noire.
Petites restaurations et mouillure en marge gauche du feuillet. Discrète annotation d'un ancien possesseur en tête du verso de la lettre.
Bien qu'il reconnaisse toute l'atrocité du crime perpétré par le sieur Cardinet sur la personne du fils de l'un des plus importants magistrats de la ville de Bourges, Henri II s'engage à intervenir en faveur de l'assassin : "... l'action qui sest passee a Bourges est très méchante estant un assassinat très inhumain fait en plein jour contre le fils dun des principaus magistras de la ville. Japorteray pour vostre respect tout mon pouvoir pour ledit Cardinet et espère pour lamour de vous et pour lobeissance que je vous veus rendre le tirer daffaire..." mais en aucun cas pour ses complices : "Je dis lui seul car pour les autres complices je tiens la chose impossible sans une abolition du Roy principalement estants tous prisonniers presentement je despescheray à Bourges a cet effet est en ceste petite occasion que je voudrois estre plus grande..."
"Ce soir je suis très mal foutu... il est 19 heures et je me couche juste après la fin de ta lettre... de rien de grave... juste une grande fatigue (à rien faire)"
"Comme cela la puce veut prendre la religion juive... encore une idée à elle... oui je sais elle a fait croire à ses copains qu'elle était juive... car eux l'étaient...si cela l'amuse je la laisse libre... mais ça démontre aussi un dédoublement de personnalité..."
"Aujourd'hui j'ai eu la visite du juge Madre. Tu aurais rigolé, car il a eu droit à tout mon vocabulaire... il en perdait la parole (j'ai pris mon pied (sic)) A un moment il me dit "mais c'est quand même moi qui commande... Réponse de ton bibi : "Ici pédé" c'est moi ton patron". Il était vert et les flics se marraient comme des perdus."
et contre toute soumission à une quelconque forme de pouvoir ou de violence :
"Le pire que l'on puisse faire à un juge, c'est lui enlever toute autorité devant les autres et crois moi il l'a bien compris. Il était venu avec 5 anti-commandos... L'un avait la bombe de gaz à la main... au cas où? Loin d'être impressionné... cela me rend con..."
"Là ma puce je vais prendre mon lit en marche...Ton vieux voyou pose ses lèvres sur le tiennes en une douce caresse d'amour. je t'adore petite fille... car nous sommes réellement le "couple" et plus encore. Bonne nuit chaton."
Edition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur pur fil de lana, seuls grands papiers.
Rare et agréable exemplaire complet de sa jaquette illustrée qui comporte de petites éraflures en tête et en pied du dos.
L'ouvrage fut adapté au cinéma, en 1957, par Phil Karlson avec, dans les rôles principaux, Dianne Foster et Richard Conte.
Poèmequatrain autographe signé du poète Franc-Nohain intitulé "Du pays tourangeau".
Traces de pliures inhérent à la mise sous pli.
Le poème signé, 31 lignes à l'encre noire sur un feuillet, fut intégré dans le recueil "Inattentions et sollicitudes" publié en 1894 sous le même titre avec quelques variantes :
"Du pays tourangeau
Lai médiévite.
Du pays tourangeau
La belle châtelaine
Garnit de blanche laine
Son agile fuseau.
C'est Yette qu'on l'appelle,
Et Yette est la plus belle...
A tourné, pour se voir,
Les yeux vers son miroir :
Rajuste sa cornette,
Et se voit si proprette
Dedans ses, beaux atours,
- se fait une risette...
Ris, Yette,
Ris, Yette de Tours !
Un chant mélodieux
Chante sous sa fenêtre,
Et puis voici paraître,
Gentil page aux doux yeux.
- Oh ! dit-il, ô ma Dame,
Moult (1) amour ai dans l'âme ;
Si ne m'écoutez pas,
Pour moi c'est le trépas ! -
Mais point ne s'inquiète
La cruelle coquette :
Et rit de ses amours...
- Il s'est coupé la tête...
Ris, Yette,
Ris, Yette de Tours !
Franc-Nohain."
(1) moult (mot souligné), beaucoup
Nouvelle édition de la traduction française d'après la dernière édition anglaise en partie originale.
Reliures en demi basane marron, dos lisses ornés de filets noirs et dorés, frises dorées en têtes et en queues des dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliures romantiques.
Quelques épidermures sur les plats et petits frottements sur les dos, coiffes supérieures des deux premiers volumes comportant de petits manques.
Rare et agréable exemplaire de cet ouvrage qui fait office de premier roman policier de l'histoire de la littérature.
William Golding est considéré comme l'un des plus importants précurseurs des pensées anarchiste et utilitariste, il est le père de Mary Wollstonecraft Godwin, plus connue sous le nom de Mary Shelley.