Le Coran
Reliure de l'éditeur en plein mouton grainé gris, tête mauve, dos lisse orné de filets dorés.
Bel exemplaire complet de son rhodoïd, de sa jaquette ; l'étui souple est manquant.
Les échanges artistiques entre le Japon et la France à partir de 1854 furent parmi les plus fructueux de l’histoire des arts. La fascination qu’exercèrent les arts orientaux sur les écrivains français et la capacité d’assimilation des techniques occidentales par les artistes japonais ont été à la source d’une formidable créativité donnant naissance à de nombreux chefs- d’œuvre, prisés par les collectionneurs depuis près de deux siècles.
Edition illustrée en premier tirage de 32 illustrations en couleurs au pochoir par Sureda et gravés par Aubert (hors-texte, en-tête et belles lettrines) dont de nombreuses rehaussées à l'encre dorée ou argentée. Tirage limité à 400 exemplaires, dont 35 hors commerce. Celui-ci, marqué H. C. V, un des rares en premier papier sur le plus beau Japon (seulement 15 exemplaires), contenant une double suite sur Vieux Japon et Japon Impérial de tous les bois, des couvertures et du dos.
Envoi sur la page de faux-titre des auteurs : "Quel plaisir pour vous, ô lecteur, si La fête arabe vous plait !" Jérôme et Jean Tharaud. Décembre 1928.
Reliure en plein maroquin doublé bleu nuit mosaïqué de compositions orientalistes polychromes signée Yseux, successeur de Simier en bas du contreplat. Sur le premier plat, sceau de Salomon (ou Sulaymân ; étoile de David entouré d'un cercle avec les branches entrelacées) portant des pointillés dorés et mosaïqué de pièces de maroquin olive, beige, gris, orange et grenat rehaussées, ainsi qu'à chaque pointe, de fleurons dorés. En pied, bandeau horizontal à fond orange et grenat mosaïqué de motifs alternés de maroquin vert, gris et beige, portant des fleurons dorés et encadré de pointillés dorés, ce bandeau surmonté de fleurons dorés. Dos lisse, auteur, titre, lieu et date dorés dans des compositions mosaïquées polychromes avec fleurons dorés, étoile en maroquin gris mosaïqué avec fleuron doré aux pointes. Sur le second plat, composition centrale mosaïquée de maroquin vert, orange et gris dans laquelle s'entrelace un décor doré, avec aux extrémités une étoile reprenant la même exécution que celle ornant le dos. Double filet doré sur les coupes, doublures de maroquin orange agrémentées de 4 triangles délimités d'un fleuron doré et d'un filet à froid avec au centre une composition à froid en noir, en encadrement, filet doré et pointillés dorés venant s'insérer dans les compositions triangulaires. Gardes de moires bleues, doubles gardes de papier à la cuve, coiffes guillochées dorées, tranches dorées, couvertures et dos illustrés conservés. Etui de papier bleu bordé de chagrin bleu.
Dos légèrement assombri. Trace brune sur 3 cm au verso blanc d'une planche de la suite, froissure modérée/mauvaise manipulation du papier en marge de pied d'une autre planche de la suite, léger défaut de papier semblant d'origine en marge de gouttière sur 1 ou 2 autres planches, menues et petites salissures pâles sur 2 feuillets blancs. Grandes marges, superbe état du papier.
La fête arabe est le récit d'un voyage en Algérie.
Edition originale bien complète de ses 72 pages de textes japonais en couleurs reliées en fin de volume.
Reliure de l'époque en demi chagrin bleu, dos à cinq nerfs richement orné de caissons à la grotesque, double filet doré sur les plats de papier à la cuve, tête dorée sur témoins. Coins émoussés (l'un un peu cassé) et épidermures.
Rare.
Un album comtenant 14 gouaches sur soie, dont 12 peintures érotiques. La première des peintures sur chaque côté dépliant représente un oiseau et de l'autre côté des feuilles d'érable masquant ainsi sur chacune des premières pages l'aspect érotique du recueil. Shunga est le terme générique japonais qui désigne l'art érotique, il signifie littéralement Image du printemps, le printemps étant un euphémisme et une figure de style exprimant la sexualité. Le terme Shunga ayant été réservé longtemps aux estampes, les recueils ou albums ont souvent été désignés par l'appellation Livres de l'oreiller, ou notes pour l'oreiller, etc. (Utamaro : Le chant de l'oreiller, 1788).
Album japonais en accordéon revêtu de soie damassé à fleurs et oiseaux d'un doré pâle. Bande de soie sur le premier plat servant d'étiquette mais muette. Chaque peinture 12,8x16cm est contrecollé sur carton. Les dépliants en carton sont recouverts d'un papier crème moucheté de doré. Très bel état, les bordures frottées, avec de petits manques de tissus.
Les peintures respectent les canons de la représentation érotique japonaise : sexes surdimensionnés, pilosité, femmes à la peau blanche et hommes de couleur chair. Aucun élément de décor ne vient distraire l'oeil de l'acte sexuel (une seule peinture contient un miroir), les corps étant la plupart du temps vêtus de riches kimonos. Ces recueils étaient encore à l'époque moderne offerts aux jeunes mariés, particulièrement aux femmes. L'ensemble est d'une facture fine, les 2 peintures d'introduction, l'oiseau et les feuilles d'érable sont particulièrement réussies.
Ce type de représentation était interdit au Japon et ne contient donc pas de signature, il est cependant évident qu'il existait des peintres dont c'était le métier et la spécialité et qu'on allait voir pour des commandes privées ; il n'est pas non plus interdit de penser que le peintre en réalisait de son propre chef plusieurs et qu'il les proposait à la vente, comme l'on fit des recueils de photographies colorisées à la fin du XIXe siècle.
Précieux et rare ensemble en superbe condition.
Rare suite de bois gravés d'Itchô Hanabusa (英一蝶) sur les contes folkloriques japonais, imprimés à l'encre noire. Un des trois volumes seulement, possible retirage du XIXe siècle.
Reliure à la japonaise, pages assemblées reliées par une couture, couverture bleue avec étiquette de titre, pliures, petites taches et manques de papier bleu aux coins, tache d'encre en pièce de titre sans atteinte au texte.
Itchô Hanabusa a fait parti de l'école Kanō et a étudié sous la direction de Kanō Yasunobu, cependant il a rejeté cette formation pour devenir un peintre lettré et calligraphe de renom.
Edition originale de la traduction française, des corrections, des additions et des éclaircissements, établis par Joseph Toussaint Reinaud en 1845, d'après le texte arabe imprimé en 1811 par les soins de Louis Langlès.
Reliure à la bradel en plein papier marbré, plats de couverture conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Très rare exemplaire sans rousseur.