L'épingleur de haïkaï
Envoi autographe signé de René Druart à monsieur Boisseau.
Préface de Paul Fort.
Dos muet insolé, petites piqûres sur les plats.
Rare.
Les échanges artistiques entre le Japon et la France à partir de 1854 furent parmi les plus fructueux de l’histoire des arts. La fascination qu’exercèrent les arts orientaux sur les écrivains français et la capacité d’assimilation des techniques occidentales par les artistes japonais ont été à la source d’une formidable créativité donnant naissance à de nombreux chefs- d’œuvre, prisés par les collectionneurs depuis près de deux siècles.
édition originale, rare, de ces deux volumes parus à deux années d'intervalle et dont la suite ne verra jamais le jour. Un frontispice et un grand tableau dépliant généalogique.
Exemplaire aux armes de Louis XV frappées sur les plats, et au chiffre répété sur le dos, exemplaire de présent.
Reliures en plein veau brun marbré d'époque. Dos à nerfs orné du chiffre de Louis XV répété quatre fois avec des fleurs de lys angulaires. Pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge. Plats aux armes. Triple filet d'encadrement sur les plats. Coiffes restaurées. Plusieurs fentes le long du mors supérieur du tome I et du tome II. Coins et certains endroits des coupes restaurés. Manque le coin droit de la première page de garde. Trace de mouillure très pâle en marge et débordant sur le texte de la page 217 à la fin ; de la page viiij à xxxviij en marge ; idem sur les feuillets de garde de la fin du tome II. Malgré les défauts annoncés, rare exemplaire aux armes et au chiffre de Louis XV.
L'ouvrage contient une longue introduction qui précise le projet du Chevalier d'Arcq en tant qu'historien. Sa méthode critique d'examen des textes est scrupuleuse, il rejette ce qui n'est pas prouvé et se range en l'annonçant aux hypothèses les plus sûres. Cette méthode et son travail seront loués par Le Journal des scavants qui fit le compte-rendu du premier livre en 1756 puis du second en 1758, avec de nombreux éloges, notamment sur le style élégant de l'auteur et sur sa façon d'installer un récit aux vives couleurs à partir de faits abrupts. Au-delà de l'histoire et de la géographie, l'auteur cherche l'aspect essentiellement militaire et montre comment les guerres, entre victoires et défaites, ont façonné la géographie des peuples, et précipité la fin et la naissance de royaumes. Le tome I traite de la Grande et de la Petite Arménie (Cappadoce, etc.), le second des royaumes autour du Pont (Phrygie, Paphlagonie, Héraclée, Pergame...). Bien que l'ouvrage traite d'une rare histoire ancienne et que sa lecture soit passionnante, le livre ne rencontra pas le succès, et le projet éditorial ne fut pas mené à son terme.
Edition originale, ornée d'un frontispice signé L.F.D.B. Page de titre en rouge et noir.
Reliure en pleine basane brune marbrée. Dos lisse orné de fers au gland encadrés de feuillages. Pièce de titre en maroquin rouge. Un manque en tête. Un accroc avec manque en queue. Coins émoussés. Manque les 2 pages de garde marbrée au début de l'ouvrage.
Un Turc est envoyé par son souverain dans les principales cours de l'Europe pour en porter témoignage. Le narrateur commence son voyage par la Russie, Moscou et Saint-Petersbourg, puis passe en Pologne, enfin à Vienne... Les lettres s'occupent de sujets variés, affaires européennes, puissance de l'Autriche, affaires françaises, opinions sur les eunuques, Amsterdam et la Compagnie des Indes Orientales. l'ouvrage contient d'intéressantes descriptions des villes visitées, s'attarde sur les moeurs et l'histoire des peuples, notamment russes...
Edition originale française, après la première anglaise de 1763.
Exemplaire aux armes de Anne-louis-Alexandre de Montmorency, (D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 4 et 4) lieutenant-général des armées du roi, capitaine des grades corps du roi.
Reliure en plein veau granité d'époque. Dos lisse orné de 5 alérions des Montmorency. Armes frappées sur les plats. Pièce de titre en maroquin rouge. Frottement. Dos bruni. 2 coins émoussés. Brunissures en marge du faux-titre et de la page de titre, petites piqûres dans les marges. Bel exemplaire.
Milady Montagute était l'épouse de l'ambassadeur anglais à Constantinople. Le principal intérêt de ces lettres est de porter un témoignage direct sur les moeurs de la Turquie contemporaine. Les relations que contiennent la correspondance sont intéressantes, elles sont sans aucun doute le seul témoignage féminin sur la Turquie d'alors et sur les contrées qu'elle traversa pour s'y rendre, notamment la Grèce, et la Hongrie. Elle y aborde les moeurs des turcs mais aussi la vie dans les harems dans lesquels elle est la première Européenne à pénétrer et à visiter des bains maures. Son corset était alors tellement serré que les baigneuses orientales furent convaincues qu'il s'agissait d'une sorte d'instrument de torture dans lequel son mari l'avait enfermée. Lady Montagute envia non seulement la nudité de ces femmes, symbole d'émancipation et de luxe, mais fut aussi séduite par l'apparente liberté de certains aspects de leur vie. Elle semble également avoir été séduite par l'amour et la poésie amoureuse, et elle cite les vers du sultan à sa bien aimée. Le succès de ces lettres fut tel qu'on surnomma l'auteur "la Sévigné d'Angleterre". Voltaire fit un compte rendu relativement élogieux de cet ouvrage dans la gazette littéraire de 1764, évoquant l'érudition et la culture de l'auteur : "Il règne surtout dans l'ouvrage de Milady Montague un esprit de philosophie et de liberté qui caractérise sa nation."
Edition originale, un des 2250 exemplaires numérotés sur pâte chataignier, seuls grands papiers.
Envoi autographe signé de Serge à Pierre Loiselet et sa femme Suzanne enrichi d'un petit dessin représentant une ancre de marine et un coeur et une étoile.
Ouvrage illustré de 72 dessins inédits de l'auteur ainsi que d'un dessin en couleurs sur la jaquette.
Jaquette défraîchie au dos manquant, une déchirure en pied du second plat de l'ouvrage, agréable état intérieur.
Edition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête après 5 chamois.
Reliure en demi maroquin rouge à coins, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, deux coins légèrement émoussés, tête dorée, reliure signée Canape & Corriez.
On a relié en tête de l'ouvrage, l'édition originale, également sur Hollande, de la lettre du capitaine Tanera sur la Débâcle parue chez Alphonse Lemerre en 1892.
Agréable et rare ensemble.
Envoi autographe signé d'Emile Zola : "A M. Rubattel, en remerciement de la très aimable idée qu'il a eue de publier cette élégante plaquette".
Edition originale de la traduction française imprimée sur vergé.
Reliure de l'éditeur en plein cartonnage sable, dos lisse passé agrémenté de motifs décoratifs arabisants dorés, noirs et turquoises, coiffes légèrement frottées, premier plat richement orné de motifs décoratifs arabisants dorés, noirs et turquoise, le tout encadré d'un jeu de filets dorés et noirs, gardes et contreplats de papier turquoise, coins légèrement émoussés, toutes tranches dorées, quelques petites taches sans gravité sur le deuxième plat, reliure arabisante de l'époque signée de A. Lenègre.
Texte de Alfred Edmund Brehm & Johannes Dumichen.
Ouvrage illustré de 24 aquarelles d'après nature de Charles Werner.
Quelques petites rousseurs affectant essentiellement les gardes.
Rare exemplaire.
Nouvelle édition (troisième ?) et première en 6 volumes. L'édition originale date de 1746. Les Songes philosophiques sont en édition originale.
Reliures en plein veau brun moucheté d'époque. Dos lisses ornés. Pièces de titres et de tomaisons en maroquin rouge. Triple filet doré et étoiles en écoinçons sur les plats. Toutes tranches rouges. Trois coiffes de tête et trois de queue élimées. Quelques coins très légèrement émoussés.
Les Lettres chinoises, inaugurées par le même auteur que les Lettres juives ont ce dessein typique des Lumières de comparer les mœurs et coutumes de plusieurs civilisations ; l'œuvre reprend le schéma, toujours humoristique, du premier ouvrage de ce type : L'espion de la cour de Marana, puis les Lettres persanes de Montesquieu. Un narrateur chinois écrit à ses congénères des différents lieux de l'Europe (Moscou, Stockholm, Paris...). L'œuvre est toujours censée nous interroger sur l'étrangeté de nos propres pensées et coutumes. D'Argens décrit également plusieurs voyages en Orient, avec des informations intéressantes sur les mœurs et institutions des pays orientaux. A l'instar des Lettres cabalistiques ou juives du même auteur, les Lettres chinoises furent publiés en périodiques.
Les songes philosophiques, au nombre de vingt, relations de rêves, sont d'authentiques utopies ; le premier conte une terre habitée et gouvernée par des singes, la Singimanie ; le second entraîne un singe et le narrateur chez les Changijournes, peuple qui change continuellement d'habits et de mode... Dans le quinzième songe, le narrateur reçoit la visite de Racine, et le dialogue expose la matière des belles-lettres à l'époque de l'auteur.
Édition originale sur papier courant.
Reliure en demi chagrin sapin, dos à cinq nerfs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur une garde, reliure de l'époque.
Quelques légères rousseurs sans gravité.
Rare envoi autographe signé de Gustave Flaubert à (Louis) de Carné, journaliste et historien dont Flaubert possédait plusieurs ouvrages référencés dans l'inventaire de sa bibliothèque.
L'intérêt que portait Flaubert à l'œuvre de Carné n'était toutefois pas toujours bienveillant. On retrouve en effet des notes critiques sur ses articles dans les dossiers de Bouvard et Pécuchet.
D'autre part, la parution de Salammbô coïncide avec l'élection controversée de Louis de Carné à l'Académie Française, qualifiée de coup d'état clérical par une partie de l'opinion publique. Elle était en effet le résultat de la fronde organisée par Mgr Dupanloup contre l'autre candidat, Emile Littré, auteur d'une définition matérialiste de l'homme qui déchaîna la fureur des partis religieux et Orléanistes. Flaubert évoque le scandale de cette élection dans une lettre aux Goncourt du 6 mai 1863 : « Avez-vous suffisamment vitupéré Sainte-Beuve et engueulé l'Académie à propos de la nomination Carné ? »
Bien qu'il précède sans doute légèrement cette élection, cet envoi de Flaubert à Carné est un curieux hommage d'un écrivain accusé naguère « d'offense à la morale publique et à la religion » à un futur représentant du pouvoir religieux au sein même de la prestigieuse Académie.
Précieux exemplaire comportant un envoi autographe et agréablement établi en reliure de l'époque.