
Edition originale de la traduction française ornée d'1 frontispice lithographié ainsi que de 11 planches lithographiées hors-texte (reliées entre les pp. 360-361) cf. Brunet, I, 787. Chadenat, 5323.
Reliure en plein veau raciné, dos lisse orné de motifs décoratifs dorés, roulettes dorées sur les coiffes, pièce de titre de maroquin rouge, roulettes dorées en encadrements des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, liserés sur les coupes, tranches rouges, reliure de l'époque.
Restaurations sur le dos, restaurée, une autre en pied de la page de titre.
Relation, sous forme épistolaire, d'un voyage effectué en 1802 chez les Kalmouks, peuple nomade de la province d'Astrakhan (Nord-Caucase).
L'édition originale allemande, en quatre volumes, fut publiée à Riga en 1804.
La présente édition en est un extrait : "[L'auteur] veut nous faire connaître le peuple qu'il a visité, tel qu'il est; il cherche à s'oublier lui-même et à se mettre à la place d'un kalmuk, pour voir, agir et sentir comme lui, afin de mieux nous dire ce qu'il a éprouvé…" (Préface du traducteur).
On y trouve ainsi de nombreux renseignements sur les coutumes, la religion et la langue de cette peuplade d'Asie centrale.
À cette étude sont jointes onze planches lithographiées représentant l'alphabet kalmouk, ainsi qu'un texte dans cette langue accompagné de sa transcription en caractères latins. Le dernier quart de la traduction contient le récit de l'un des épisodes majeurs de l'histoire de ce peuple : Essai sur la fuite des Kalmuks des bords du Volga : il s'agit de la migration, en 1771, de 300000 personnes qui fuirent cette région pour s'établir dans le nord du Caucase, alors sous domination chinoise. A la fois ethnographique et linguistique, l'ouvrage a fait l'objet d'une longue analyse par Abel-Rémusat dans le Journal des savants de juin 1825 (pp. 363-370).