Iconographie.
Agréable exemplaire à toutes marges.
Édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse.
Précieux et rare envoi autographe signé sur ce texte de Boris Vian à Teymour Nawab : « Pour mon Timsy Printsy un jour où il ne dormira pas trop. »
Incontournable figure de Saint-Germain, Teymour Nawab, alias Timsy Pimsy de son nom de scène, fut brièvement un des Frères Jacques à leurs débuts avant de devenir le premier musicien et chanteur du Tabou, la plus célèbre cave de Saint-Germain et le quartier général de Bison Ravi. Ce personnage emblématique du quartier latin était un riche excentrique Irlando-Persan passant pour être le neveu du Shah d'Iran. Généreux mais toujours fauché, on le croisait au petit matin dans les ruelles parisiennes, vêtu de loques et traînant sa guitare au bout d'une ficelle, après avoir enchaîné les balades et les bœufs avec Boris Vian jusqu'aux aurores.
Très bel exemplaire d'une superbe provenance, témoin des folles nuits germano-pratines.
Edition originale de la traduction de Antoine Pecquet.
Reliure en plein veau brun marbré d'époque. Dos lisse orné de fers au gland. Coiffe de tête arrachée. un coin très émoussé. Frottements. Queue épidermée. trace de mouillure au coin bas droit de la p. 161 à la fin. D'après la collation, il est possible que le faux-titre soit manquant, à moins que le premier feuillet compté soit blanc ; l'exemplaire de la bibliothèque de Lyon présente ces mêmes caractéristiques.
Publiée en 1604, et composé entre 1481 et 1484, Arcadie est sans doute le premier roman pastoral. Il donnera naissance à une grande vague littéraire qui s'amenuisera au premiers tiers du XVIIe, mais continuera dans d'autres formes d'expression baroques, comme l'opéra. Le genre puise ses racines dans la littérature latine avec Théocrite et Virgile. Des bergers, qui sont de nobles personnes ayant quitté le monde plein de vanités, parlent et s'occupent d'amour dans un monde abstrait et idéal, cet univers se voulant le reflet d'une antiquité rêvée. L'oeuvre est composée de 12 passages en prose alternant avec 12 églogues en vers (la traduction ayant opté pour la prose poétique).
Carte autographe signée datée du 18 novembre 1897 de Joris-Karl Huysmans, 18 lignes à l'encre noire, enveloppe jointe, correction manuscrite de l'auteur.
Dans cet élégant billet, Huysmans encense La Nuit, recueil d'une grande puissance symboliste, loin des vers fades que l'auteur méprise dans la production contemporaine.
Aperçu exemplaire de la correspondance que Huysmans entretient avec les poètes de La Jeune Belgique, la missive suit un double mouvement d'éloge et de blâme conduit par la plume acérée de l'auteur : « le livre contient vraiment des pièces de premier ordre, des sonnets d'une forme impériale, impeccable, comme personne maintenant n'est de taille à en faire ». Alors que la poésie de la fin du XIXème siècle aspire à s'émanciper des contraintes de versification, Huysmans s'oppose à cette facilité littéraire : « En attendant, c'est bon de lire de fermes et puissants vers et dans un temps de niaiseries amorphes, sans idées et sans rimes, cela régale »
Poèmes uniques dans la production d'Iwan Gilkin, étapes d'un « pèlerinage lyrique de l'Enfer » influencé par Baudelaire et Lautréamont, « Les hymnes infernales de votre nuit » répondent à l'esthétique décadente et à l'attraction pour les sciences occultes et satanistes centrales dans l'évolution littéraire de Huysmans, déjà exprimées en 1891 dans Là-Bas : « mais il faudrait citer aussi les grandes et sombres pièces, telle que « et eritis sicut dii », tout le dessert empoisonné de ce satanisme brûlant ».
Admirable témoignage de la révérence avec laquelle Huysmans est considéré par la jeune génération de poètes.