Le jardin des Plantes
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Très bel exemplaire.
Lutèce, la Ville-Lumière, la Capitale de la mode, de la Gastronomie, de l'Art de Vivre, Babylone, Paname, Pantin, Pantruche... Des Bas-fonds aux quais de Seine, Paris fut décrit, illustré, chanté, raconté, aimé, honni, mais souvent avec originalité et talent.
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Très bel exemplaire.
Edition originale, un des 35 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Deux ex-libris encollés sur une garde.
Très bel exemplaire.
Septième édition augmentée de notes nouvelles et d'un appendice contenant des détails descriptifs et historiques sur tous les monuments récemment élevés dans la Capitale par J.-L. Belin, avocat.
Reliures en demi maroquin bleu nuit de Russie, dos lisses ornés d'arabesques romantiques dorées, encadrement d'un filet doré sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, un coin inférieur émoussé, reliures de l'époque.
Rousseurs.
Ouvrage illustré de 58 planches (dont 11 planches archéologiques) ainsi que de 5 plans en couleurs dépliants hors-texte.
Exemplaire joliment établi en reliure romantique de l'époque.
Edition originale publiée anonymement par Delaporte, secrétaire-souffleur de la Comédie-Française.
Reliure à la bradel en toile noire, dos lisse, pièce de titre de chagrin rouge comportant des manques, plats de papier peigné, coins supérieurs émoussés, reliure du XIXe s.
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF et à Rouen.
Initiales imprimées en pied de la page de titre.
Rare récapitulatif, par le secrétaire-souffleur de la Comédie-Française, des griefs que la Compagnie nourrissait envers l'acteur Talma, et qui se concentraient sur les représentations de la pièce Charles IX de Marie-Joseph Chénier.
Cette dernière rencontra un immense succès public, mais suscita les réserves de l’Église gallicane, qui fit interdire la pièce à la 33e représentation.
Le 21 juillet 1790, la pièce fut de nouveau jouée malgré l'interdiction. La troupe de la Comédie-Française se divisa alors entre les "révolutionnaires" et les autres sociétaires, qui refusèrent de jouer avec Talma.
Édition originale sur papier courant.
Reliure en demi maroquin noir à grain long, dos lisse, titre, nom de l'auteur et date au palladium, plats de papier gris anthracite, couvertures et dos conservés (dos comportant deux taches en tête et en pied), gardes et contreplats de papier gris anthracite, reliure signée Thomas Boichot.
Précieux et exceptionnel envoi autographe signé de Louis-Ferdinand Céline : « A Mac Orlan son admirateur et ami fidèle. LFerd »
Rare et luxueux carton d'invitation pour l’exposition organisée par le critique d’art André Warnod sur l'« art nègre », terme qu'il invente en 1910 dans la revue Comœdia pour désigner originellement la statuaire africaine et océanienne. Du 20 janvier au 20 février 1926, quatre peintres sont invités à exposer à la galerie d'art de la Grande Maison de Blanc, place de l'Opéra à Paris. Il s’agit très probablement des Français Marguerite Guy-Lemm (née Lemaire) et Luc-Albert Moreau, de l'Uruguayen Pedro Figari et du Hollandais Kees van Dongen.
Bel état de conservation, lettrage en creux gris clair sur un papier doux gris foncé, traces de pliure au coin supérieur droit.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée d'Achille Lemot dit Uzès : "L'honneur est satisfait".
Contributions littéraires d'Albert Samain "Une", Rodolphe Darzens avec le poème "Crainte d'aimer", George Auriol "La mort du démon d'oubli", Paul Cary "Les deux sorties de ma tante", Rodolphe Salis...
Bel exemplaire malgré de petites auréoles marginales.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale imprimée à 220 exemplaires numérotés sur vélin du marais.
Frottements sur l'étui et la chemise, agréable état intérieur.
Ouvrage illustré de 25 gravures en taille-douce par Elisabeth-Mary Burgin.
Édition originale imprimée sur vélin d’Angoulême, exemplaire bien complet des six pièces condamnées et comportant les coquilles habituelles.
Reliure en demi chagrin noir, dos à quatre nerfs orné de doubles filets dorés et décorés de motifs typographiques dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier marbré, reliure de l’époque. Rares rousseurs éparses, légers frottements sur les coupes.
Très bel exemplaire.
Edition originale, un des 150 exemplaires numérotés, seuls grands papiers.
Envoi autographe signé de Jean-Pierre Abel à Paul Devivat.
Rare et bel exemplaire à toutes marges.
Edition originale, un des 85 exemplaires numérotés sur pur fil, tirage de tête après 26 hollande.
Dos et plats légèrement insolés, déchirures marginales sur les plats en en pied du dos.
Rare exemplaire à toutes marges.
Édition originale, illustrée de 22 planches dépliantes et d'un tableau dépliant gravées par Prévost et Defehrt.
Reliure en plein veau marbré d'époque. Dos à nerfs orné. Pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge. Tranches marbrées. Triple filet d'encadrement à froid sur les plats. Coiffe de tête du tome II fragile. Quelques feuillets un peu jaunis. Deux coins émoussés. Bel exemplaire.
Ouvrage fondamental sur le sujet dans lequel l'auteur propose une nouvelle classification : les coléoptères, les hémiptères, les tétraptères à ailes farineuses, les tétraptères à ailes nues, les diptères et les aptères. L'ouvrage rassemble également les crustacés, Cloportes avec écrevisses.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une dessinée de Steinlen : "Le plus vexé des trois".
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "Absinthes" et dédié à Adolphe Willette, Rodolphe Darzens avec le poème "Le conseil de la chair", Camille de Sainte-Croix "Paul Margueritte", Louis Marsolleau "Villon"...
Bel exemplaire en dépit d'un petit manque en tête de la Une dû à un défaut de fabrication.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré de dessins de Jean-François Raffaëlli.
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "Episode", Georges d'Esparbès "Délila", George Auriol "Chroniques de province", Rodolphe Darzens "Pour celle qui boude"...
Bel exemplaire en dépit d'une petite mouillure affectant le milieu de la revue.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'un dessin de Steinlen : "Coqs et poule".
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "Le pauvre bougre et le bon génie" et dédié à Henry Somm, François Villon avec le poème "Rondel", George Auriol "Au diable vert" dédié à Steinlen, Rodolphe Salis...
Bel exemplaire.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée d'Albert Robida : "Vient de paraître ! ".
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "La bonne fille", George Auriol "La statue de César Dupeauprez", Gaston Méry "Au parc Monceau" dédié à Albert Tinchant...
Agréable exemplaire en dépit de quelques taches claires en marges.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée de Godefroy : "Question de cabinet".
Contributions littéraires de Victor Meusy "Les prunes de monsieur" Alphonse Allais "Le médecin (monologue pour Cadet)", Rolla "Tombes de fleurs"...
Une claire mouillure en marge gauche du journal, sinon agréable exemplaire.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée de Louis-Christian dit Döes : "La bonne galette".
Contributions littéraires de Francisque Sarcey à propos de "La Terre" d'Emile Zola, Charles Cros "Psaume CCCCXXXIV", Alfred Béjot "Epitre à Allais", Georges Auriol "Malabar", ...
Une déchirure avec manque et quelques taches claires en marges des plats.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée de Steinlen: "Du dernier bien avec le général " ainsi que de dessins d'Henry Somm sur la page en regard.
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "La forêt enchantée" dédié à George Auriol, Raoul Gineste "Les vieux chats", José Rolla "A l'église"...
Agréable exemplaire en dépit de quelques auréoles claires en marges du journal.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'un grand dessin de Steinlen en double page intérieure.
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "Bébert", Pimpinelli "Pose de lapin" dédié à Albert Tinchant, Narcisse Lebeau "Paravent"...
Quelques déchirures et taches marginales.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale et premier tirage des 24 lithographies en couleurs.
Chemise de l'éditeur en cartonnage souple, dos lisse muet de toile rouge, dos restauré, encadrement de toile rouge sur les plats qui comportent des salissures, les lacets sont bien présents et d'origine.
Quelques rousseurs.
Edition illustrée de 15 lithographies originales de Jean-Louis Boussingault et imprimée à 170 exemplaires numérotés sur Arches.
Quelques petites rousseurs marginales sur certains feuillets, , sinon agréable exemplaire.
L'étui est manquant.
Fac-similé imprimé à 1000 exemplaires numérotés de la rarissime édition originale de 1931 parue chez Jeanne Walter.
Introduction de Fernand Léger.
Magnifique ouvrage illustré de 80 photographies de Moï Ver.
Rare et bel exemplaire complet de sa chemise étui en pleine toile grise.
Edition originale de ce très important document sur l'état des hôpitaux parisiens à la fin du règne de Louis XVI, donné par le chirurgien de la Salpêtrière Jacques Tenon (1724-1816), et qui demeurera une source d'inspiration pour la politique hospitalière française jusqu'à la IIIe République incluse.
L'ouvrage est bien complet de ses 17 planches dépliantes hors-texte (dont 2 tableaux et 14 plans et élévations d'hôpitaux).
Quelques petites rousseurs, l'exemplaire semble avoir été réemboîté dans cette nouvelle reliure.
Reliure en demi basane havane, dos lisse cloisonné et orné du chiffre et des armes dorés des Chodron de Courcel, plats de cartonnage vert, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure pastiche moderne.
L'élaboration de ce texte prit place dans le cadre d'un débat public sur ce qu'il fallait faire de l'Hôtel-Dieu de Paris.
Au XVIIIe siècle, ce dernier était notoirement surpeuplé, insalubre et sujet aux incendies. Il était utilisé presque exclusivement par des patients démunis qui n'avaient pas d'autres options. Il avait la réputation d'être un "piège mortel" en raison de ses conditions sordides et de son taux de mortalité élevé. Deux incendies graves s'étaient produits en 1737 et 1772, celui-ci ayant détruit une grande partie des bâtiments. Dans ce contexte, le baron de Breteuil, secrétaire de la Maison du Roi, chargea l'Académie des sciences de se pencher sur la question ; les Mémoires de Tenon sont le résultat de cette consultation. Notre texte se compose de cinq mémoires :
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Première garde légèrement et partiellement ombrée sans gravité.
Bel exemplaire à toutes marges.
Edition originale dont les volumes sont très difficiles à réunir, le tome III ayant été publié huit ans après les deux premiers.
Reliures en plein veau granité vert bronze, dos lisses richement ornés de caissons dorés et décorés de motifs floraux dorés, pièces de titre et de tomaison rouges, roulettes dorées sur les coiffes, mors un peu frottés, encadrement de roulettes dorées sur les plats entièrement recouverts de motifs géométriques oblongs en réserve, gardes et contreplats de papier à la cuve, frises grecques dorées en encadrement des contreplats, ex-libris encollé sur un contreplat du premier volume, liserés dorés sur les coupes, toutes tranches dorées, reliures de l'époque.
On y trouve des anecdotes sur Rousseau, Poivre, Turgot, Helvétius, Benjamin Franklin, Holbach, le cardinal de La Rochefoucauld, la marquise de Pompadour, Calonne, Necker, Beaujon…
Agréable exemplaire joliment établi dans une reliure décorée de l'époque.
Lettre autographe signée de Jean-Jacques Henner à son ami Castagnary, 18 lignes à l'encre noire sur un bi-feuillet.
La lettre est preque dénuée de ponctuation.
Une date inscrite à l'encre violette, probablement celle de la réception, par le destinataire, de la missive.
"Mon cher ami,
votre très aimable invitation m'est arrivée malheureusement un peu en retard vous aviez l'adressé place Clichy au lieu de place Pigalle et à mon grand regret je ne suis pas libre j'en suis désolé vous savez tout le plaisir que j'ai a venir chez vous soyez donc mon interprète auprès de madame Castagnary et excusez moi. Votre tout dévoué JJHenner."
Billet autographe signé de Caran d'Ache adressé à une amie, 18 lignes au crayon de papier sur un bi-feuillet, chaque lettre étant inscrite en majuscule.
Déchirures restaurées à l'aide de pièces adhésives, petits manques angulaires sans gravité.
"Admirable madame ! Grandpierre & non Dampierre est votre proche voisin rue d'Offemont. Je me traîne à vos pieds heureux de baiser la pointe de vos pieds. Caran d'Ache."
La rue d'Offemont, située plaine Monceau, est désormais la rue Henri Rochefort.
Edition originale de ce rare et fragile objet publicitaire pour les Galeries Lafayette constitué de 47 pièces cartonnées avec une illustration en médaillon dessiné par Jack Roberts et une chanson pour enfant de huit vers.
Agréable exemplaire bien complet de son enveloppe d'origine en papier cristal imprimé.
Willy Ronis m'avait donné rendez-vous à 10 h. 30, au coin de la rue Tiquetonne et de la rue Montorgueil. Paraît qu'il y photographiait des sportifs. Ah ! c'était ce restaurant où, jadis, on allait manger avec Vaillant-Couturier, et il y avait des types de l'AF [Action Française] qui nous fusillaient du regard...
En fait de sportifs, Willy était là, dans son veston de velours, avec ses bésicles, qui prenait de droite et de gauche, au comptoir, un couple d'amoureux. Gentils, les amoureux... La petite, surtout...
C'est peut-être un sport.
[...]
Il n'y a rien de plus solennel que Caroline Reboux. C'est le temple des chapeaux. S'il vivait de nos jours, c'est ici qu'Aristote écrirait. Caroline Reboux, elle, a fait les bibis de Nana et d'Eugénie de Montijo ; chez elle, Bel-Ami se tortillait la moustache en regardant dans les glaces les dames essayer leurs coiffures... La cour d'Angleterre n'a été, pendant trois règnes, chapeautée que de ces mains-là... Enfin, un photographe ici, c'est un scandale. J'ai laissé le mien dans l'antichambre.
Mlle Paule, Dieu merci, était là ! Ah ! si je pouvais vous décrire Mlle Paule ! C'est la magie, Mlle Paule... Un jour, les Sardou de l'avenir mettront en scène Caroline Reboux, et Mlle Lucienne, et Mlle Paule... En attendant, que ne puis-je vous montrer les vitrines avec les chapeaux d'avant le déluge, c'est-à-dire ceux de 1900 ou de 1910, le chapeau de Réjane pour la première d'Alsace, ou si ce n'est pas lui... Elle m'a tout de suite compris.
[...]
Merveille du printemps, avenue Montaigne. Cette avenue qui va des fontaines de Lalique à une statue de Bourdelle. Le beau temps de Paris s'accroche aux lourdes fleurs blanches des marronniers. Le bitume est propre comme un sou neuf, et devant les maisons, consulats, ministères, commerces de luxe, hôtels, et cette porte cochère d'où s'échappent des soldats britanniques, il y a des petits jardins en banquettes, grilles et fusains, ici lilas, là magasins de luxe... Par quel bout la prendre, cette avenue du diable, pour ne faire de réclame gratuite à personne, ni à cette lingère, ni à ce couturier, ni à Kodak, ni aux ballets espagnols de cette gitane qui vient d'arriver ?
Willy Ronis met Mlle X... en scène. Devant une porte, entre deux plates-bandes de fusains. Allez, tournez sur vous-même, que la robe s'envole et que je vous prenne en mouvement. Un drôle de demi-tour à droite, pas très militaire. Il s'agit d'atterrir devant l'objectif. Mais non, Mademoiselle, avec plus de laisser-aller... Je vous prends en mouvement... De la gaîté, Mademoiselle, de la joie... Willy Ronis montre comment faire, il pivote des omoplates dans son veston de velours. Et les gens s'arrêtent, un facteur sort de la porte cochère, la concierge, dans l'entrebâillement, secoue un chiffon... Une Antillaise regarde Mlle X..., elle est de toutes les couleurs, elle, pas de drame pour les chaussures...
[...] Tandis que Mlle X... pirouette et que sa robe fait fleur, si vous voyiez l'air de fantôme de l'égoutier, pas du tout classique, qui descend dans la trappe : un fantôme rouquin qui ressemble à mon ami le peintre Pignon, avec un chandail à raies transversales jaunes et vertes, du dernier Sing-Sing...
Mais Willy Ronis est insatiable. On revient devant le théâtre des Champs-Elysées, avec ses bas reliefs, on demande à un jeune homme habillé en battle-dress de ficher le camp du seul banc ensoleillé, et ici c'en est d'une autre. Mlle X... doit grimper sur le banc et en sauter, tandis que Willy accroupi la prend d'en bas. Voyons, voyons moiselle, de la joie, du dégagement... Il faut voir Willy Ronis, ses verres sur le nez, mimer l'affaire en lançant ses bras de tous les côtés...
[...]
J'ai été rechercher le cliché vers les 15 h. 30 chez Willy, à Sèvres-Lecourbe, une petite maison dont l'escalier est décoré de filets de pêcheurs. L'embarras du choix. Devant les contacts mouillés, Willy Ronis préfère cette épreuve-çi à cause du mouvement. [...] Et c'est au marbre que je retrouve Morgan, Daix et Marcenac. La photo où Mlle X... saute du banc a failli l'emporter — ça fait plus Giraudoux, c'est vrai. Mais il s'agit de l'article de Chéronnet, et à la fin des fins c'est le choix du photographe qui triomphe : l'élégance se déplace vers l'ouest...
A vrai dire, Mlle X... quittait le trottoir ouest de l'avenue Montaigne, entre une Buick et une Cadillac, toutes voiles vers l'est... Mais tout de même, la démonstration est faite : et du Palais
Royal où rêvait Restif de la Bretonne, le chic de Paris s'est esbigné rue Montaigne [...]
Edition originale.
Revue de littérature et de poésie fondée par Emile Goudeau, qui eût pour collaborateurs, entre autres, Cros, Allais, Ponchon, Rollinat, Bloy, Bourget, Coppée, Maupassant, Laforgue, Kahn, Moréas, Rollinat, Tailhade.
Ce journal, issu des réunions qui avaient lieu dans le café parisien du même nom, annonce le symbolisme et servira de modèle au Chat Noir.
Au sommaire de ce numéro, dont la couverture représente une caricature en couleur d'Alphonse Lafitte par Cabriol (pseudonyme de Georges Lorin), des contributions d'Alphonse Lafitte, d'Emile Taboureux ou encore d'Emile Goudeau.
Importante déchirure marginale affectant le dessin.
Seconde édition, en partie originale, notablement augmentée de plusieurs pièces, complète du portrait caricatural de la veuve Oudot au frontispice, sur bois et imprimé en vert, comme le titre. Selon Barbier, le portrait burlesque aurait été gravé par l'un des auteur, le comte de Caylus lui-même.
Reliure d'époque en plein veau brun tacheté, dos lisse richement doré de fleurons, palmes et rinceaux, pièce de titre en maroquin brun-rougeâtre, triple filet doré, avec fleurons aux coins, en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, toutes tranches dorées, chasses dorées, contreplats et gardes de papier marbré au motif petit peigné.
Petits manques aux coiffes, mors inférieur du premier plat fendu sur 2,5 cm, usures d'usages discrètes sur les mors, épidermures en marge des plats, premier plat baillant légèrement, coins émoussés.
Tache marginale à la p. 19.
Édition originale de cet ouvrage publié par la Société du Bout-du-Banc, le célèbre salon littéraire animé par Mademoiselle Jeanne-Françoise Quinault et le comte de Caylus. Ce cercle restreint, formé de huit membres à l'origine, se réunissait les lundis à l'heure du dîner pour échanger mais aussi pour écrire ; en fin de repas, chacun des illustres convives devait coucher quelques lignes, poissardes ou raffinées, sur le papier. C'est dans ce contexte que Les Fêtes roulantes, ou les regrets des petites rues vit le jour, à la suite des célèbrations qui eurent lieu à Paris en l'honneur des secondes noces du Dauphin avec Marie-Josèphe de Saxe.
Reliure pastiche en demi-chagrin prune, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et à six caissons ornés de filets et fleurons dorés, plats de papier marbré, tranche de tête dorée, contreplats et gardes de papier marbré à la coquille.
Quelques frottements marginaux au papier du second plat, coins émoussés.
Cinquième édition de la « Nouvelle édition, augmentée de la Description de tous les nouveaux Monumens, Edifices & autres Curiosités, avec les changemens qui ont été faits depuis environ vingt ans », à laquelle est joint un volume complémentaire, par le même auteur, imprimé également en 1771, issu de la « dernière édition ». Le premier ouvrage serait à l'origine l'œuvre de Claude-Marin Saugrain, avant d'être repris par Georges-Louis Le Rouge.
Exemplaire complet de ses 44 gravures, certaines dépliantes, notamment celle de la carte de la France, de taille importante. Dans cet ouvrage figure la Bastille, à qui il ne reste plus que vingt-huit anniversaires, ainsi que le château de Saint-Cloud, encore debout.
Reliures d'époque en plein veau brun tacheté, dos à cinq nerfs dorés, également ornés de caissons richement dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin brun, légèrement plus foncé pour le premier, filet doré sur les coupes, tranches rouges, contreplats et gardes de papier marbré au motif coquille.
Plats baillant légèrement sur les trois volumes, coins émoussés.
Quelques discrets manques aux coiffes des volumes 2 et 3. Petites épidermures marginales au volume 1. Deux taches en relief au dos du volume 2.
Dans le volume 1, gravure en regard de la p. 464 légèrement mal rognée.
Dans le volume 2, petite tache affectant le texte à la p. 104.
Première édition illustrée en tout premier tirage et en un seul volume ; il y aura en effet un tirage en 3 volumes, plus courant et plus tardif au cours de l'année 1836. Un titre frontispice et 11 hors-texte sur acier imprimés sur velin fort de Johannot, Boulanger, Raffet, Rogier & Rouargue gravés par Finden, Staines... Elle est bien imprimée dans une typographie aérée à grandes marges, et proche de l'originale parue en 1831. La planche "De l'utilité des fenêtres" est bien présente ; elle manque la plupart du temps selon Clouzot, car son tirage a été plus tardif que la première sortie de l'ouvrage.
Reliure en plein chagrin lie-de-vin d'époque signée en queue Ulmann-Herzog. Dos lisse orné de deux plaques rocaille en miroir reliés par des filets. Plats décorés d'une plaque doré fifurant une grande urne avec fleurs, oiseaux et angelots. Dos insolé devenu brun clair uniformément. Traces de frottement. Présence des serpentes. Brunissures éparses. Tranches dorées. Quelques feuillets légèrement ressortis. Bon exemplaire.
Comme tous les grands romans de cette période, très rare en pleine reliure, notamment signée.
Plaquette du « menu rabelaisien » proposé le « diemenche 26 de oiteuvre 1952 » à la carte du restaurant parisien Au Mouton de Panurge, siège gastronomique des Amis de Rabelais et de La Devinière, dont les murs furent habillés par Albert Dubout, également l'auteur des illustrations proposées ici. À la dernière page, figurent plusieurs signatures en fac-similé d'illustres habitués de l'enseigne. Notre plaquette est enrichie d'un envoi autographe de l'un de ces signataires, Albert Schweitzer : « à Andrée [Eekman, sa filleule, également la nièce de sa grande amie Tata (Adèle Herrenschmidt)] et son cher mari [le peintre-graveur Nicolas Eekman] / Albert Schweitzer », ainsi que de quatre signatures — également autographes — de Michel de Bry, éditeur de la plaquette, d'un certain « Devilly » et enfin de deux noms non identifiés.
Discrète trace de pliure verticale au centre de la plaquette.
Edition illustrée de dessins en couleurs de Chas Laborde, un des exemplaires numérotés sur vélin.
Agréable exemplaire malgré une petite déchirure en marge supérieure droite de la première garde blanche.
Sur la page suivant la page de titre, bel envoi autographe signé de Colette : "A monsieur F. Porlier. Nantes, février 1933. Colette. J'aime beaucoup "et autres" ! Colette.", Colette ayant ironiquement entouré les mots "et autres" contenus dans un paragraphe expliquant sa prétendue collaboration avec son ex-mari Willy dans l'écriture de l'ouvrage.
Edition illustrée de dessins en couleurs de Chas Laborde, un des exemplaires numérotés sur vélin.
Agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de Colette : "A monsieur F. Porlier en souvenir d'une passante. Colette."
Edition originale imprimée à petit nombre.
Reliure en demi maroquin rouge à coins, dos lisse orné d'un caisson et de fleurons dorés agrémentés d'une pièce de maroquin mosaïqué gris, date dorée en queue, encadrement de filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorée, reliure signée Charles Lanoë.
Ouvrage illustré d'un beau frontispice dessiné et gravé par Félix Bracquemond.
Agréable exemplaire joliment établi.
Premier tirage des illustrations en couleurs d'Albert Dubout imprimé à 600 exemplaires nominatifs et numérotés sur vélin de rives.
Reliure à la bradel en demi maroquin marron chocolat à coins, dos lisse, date dorée en queue, plats de papier à effet moiré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée Bernasconi.
Quelques petites rousseurs.
Bel exemplaire joliment établi du premier ouvrage illustré par Albert Dubout.
Edition originale sur papier courant.
Dos légèrement insolé comme généralement, papier cassant en marges de certains feuillets ayant occasionné quelques légers manques.
Envoi autographe signé de Raymond Queneau à Yvon Belaval.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée de Steinlen : "La mauvaise aventure de Maigriou".
Contributions littéraires de Charles Cros "Pour en avoir le coeur net", Charles Chincholle "Les jours d'absinthe", George Auriol "La saint Charlemagne", François Coppée "L'esclave ivre", ...
Bel exemplaire.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliure de l'éditeur en plein cartonnage rouge, dos lisse, exemplaire complet de sa jaquette illustrée.
Ouvrage illustré de nombreuses photographies.
Bel envoi autographe signé de Daniel Pennac à son ami Franklin Rist sur la page de titre, chaque groupe de mots étant entouré d'une bulle façon bande dessinée : " Nemo par Pennac et POUR FRANKLIN / nom d'un chien / avec / mon / amitié / de toujours / et d'aujourd'hui. Je t'embrasse Daniel" ; l'envoi autorgaphe étant terminé par un dessin représentant, à la manière du titan Atlas, un petit bonhomme portant un stylo plume.
Edition originale tirée à 1100 exemplaires divisés en quatre éditions fictives dans la même année, pour donner l'illusion d'un succès commercial. Elles furent remises en vente avec un nouveau titre portant une mention d'édition et le nom de l'auteur, ainsi qu'une mention de tomaison sur les faux-titres (Cf Clouzot), la nôtre avec la mention "troisième édition". Trace d'ex-libris aux contreplats supérieurs. Habiles restaurations aux coiffes et mors, un minuscule manque en pied du mors inférieur du vol. I. Exemplaire sans rousseurs.
Reliures en demi veau chocolat, dos lisses ornés de filets dorés et de fleurons romantiques aux motifs gothiques dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, toutes tranches marbrées, reliures strictement de l'époque.
Pages de titres illustrées de deux vignettes de Tony Johannot gravées sur bois par Poiret, représentant Esmeralda donnant à boire à Quasimodo (vol. I), et L'Amende honorable (vol. II).
Précieux exemplaire, en reliure de l'époque de grande qualité et sans rousseurs, ce qui se rencontre rarement. « Cette édition originale, en bel état, est la plus rare de toutes les œuvres de l'auteur ; elle a eu un retentissement mondial, et c'est une des plus difficiles à se procurer de la période romantique » (Carteret).
Edition originale de ce rare et fragile objet publicitaire pour les Galeries Lafayette constitué de 47 pièces cartonnées avec une illustration en médaillon dessiné par Jack Roberts et une chanson pour enfant de quatre vers.
Agréable exemplaire bien complet de son enveloppe d'origine en papier cristal imprimé.
« Chose curieuse, c'est la presse gaulliste qui attendait le discours de Compiègne avec la curiosité et l'impatience la plus marquées. [...] En fin de compte, le discours de Compiègne n'a apporté rien de neuf. Il a fait entendre que toutes ses mesures étaient arrêtées, et que sans doute aussi ses hommes étaient choisis. Il a déclaré que la situation était trop critique, en France, en Europe et dans le monde, pour permettre qu'on différât davantage. Mais il a persisté cependant à affirmer - c'est du moins ainsi que j'interprète un texte volontairement obscur [biffé : ambigu] - qu'il ne gouvernerait pas dans le cadre des institutions présentes [biffé : anciennes], et qu'il n'accepterait qu'un pouvoir taillé à sa mesure [...] Rien de bon ne peut en sortir, a-t-il conclu ; il n'est que temps de tirer la France de ce marécage pour l'installer sur le sol ferme et salubre de l'Etat fort.
Tout cela va fort bien. Seulement à l'heure même où le général prononçait contre les partis et les institutions parlementaires le réquisitoire altier, l'Assemblée nationale siégeait au Palais Bourbon. Elle promouvait l'examen des propositions relatives au prélèvement René Mayer. Et là, on voyait la coalition du parti gaulliste, avec ces mêmes « séparatistes » que le discours de Compiègne dénonçait comme des traîtres, s'étaler avec une impudence plus scandaleuse de jamais [...] Dénoncer l'impuissance parlementaire tout en l'organisant, stigmatiser la malfaisance et l'immoralité des partis tout en en fournissant l'exemple éhonté, c'est une attitude commode, mais qui brave par trop violemment le bon sens et l'honnêteté.
[...]
Certes, la situation intérieure est sérieuse, et la situation internationale ne l'est pas moins. Mais le redoutable hiver s'achève, le ravitaillement s'améliore. La tendance s'améliore vers la baisse des produits alimentaires s'accentue et s'accentuera dès que le courant parti des Etats-Unis aura atteint l'Europe. A Londres, pour la première fois, des possibilités d'accord sont apparues pour les problèmes allemands, même sur les Réparations, comme j'essaierai de le montrer à Charles Ronsac. A Bruxelles, Grande-Bretagne, France et Bénélux organisent la première cellule de la Fédération des Etats Européens. A Paris, dans quelques jours, les seize nations adhérentes au plan Marshall - qui sera voté avant la fin d'avril, sans restrictions graves ni conditions inapplicables - poseront les bases et étudieront les moyens de la planification économique européenne. Il n'y a qu'à persévérer dans cet effort dont les premiers résultats sont déjà tangibles. Le pays se sauvera lui-même. Il se sauvera par sa confiance en lui-même et par son courage. Il sauvera la Liberté. Il sauvera la Paix."
Edition originale, un des 6 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête, celui-ci le numéro 1.
Reliure en demi maroquin bleu marine à coins, dos très légèrement éclairci à cinq nerfs, date dorée en queue, plats, gardes de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tête dorée sur témoins, infimes frottements sur les coupes. couvertures et dos conservés, reliure signée Lavaux.
Exemplaire à toutes marges agréablement établi.
Ex-libris encollés sur une garde.
Exemplaire personnel de l'auteur, abondamment truffé, de cette magnifique chronique montmartroise. On y a monté sur onglet un portrait original de Roland Dorgelès à l'encre noire par Gus Bofa humoristiquement légendé : "Monsieur Roland Dorgelès dans son uniforme de rédacteur à la petite semaine"
ainsi que deux photographies originales, représentant le célèbre montmartrois Francisque Poulbot dans son théâtre de Guignols (Agence Rol, 1910) et une très rare photographie de la mémorable « Fête des Dernières Cartouches » organisée par Poulbot le 23 mai 1913. Nous n'avons trouvé qu'une seule autre photographie de cette soirée. On y voit la joyeuse bande des participants, chez Poulbot rue de l'Orient, déguisés en soldats de la guerre de 1870. Cette fête qui eut un retentissement considérable, est immortalisée par Dorgelès dans ce livre :