Les folies amoureuses
Reliure en demi toile marron, dos lisse orné de filets à froid, plats de papier marbré, couvertures conservées.
Rousseurs affectant principalement les tranches.
Précieux envoi autographe signé de Catulle Mendès à Léon Gambetta.
Edition originale très rare et très recherchée selon Clouzot et pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliure en plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats de maroquin blanc cassé enrichi d'un listel de maroquin mosaïqué rouge et d'un jeu de quintuples filets dorés, le listel et les quintuples filets dorés s'entrelaçant en écoinçons, encadrement d'un filet doré sur les contreplats, gardes de soie moirée ivoire, couvertures gris fer et dos conservés (Clouzot signalant deux états des couvertures : celles gris fer - les plus rares - et celles gris bleuté), toutes tranches dorées, doubles filets dorés sur les coupes, chemise en demi maroquin rouge à bandes, dos à cinq nerfs, plats de papier caillouté, étui bordé de maroquin rouge, intérieur de cuir beige, plats de papier caillouté, magnifique reliure signée Huser.
Provenances : des bibliothèques Raoul Simonson et José Peraya avec leurs ex-libris encollés sur un contreplat.
Superbe exemplaire, complet de ses rares couvertures gris fer et du catalogue de l'éditeur qui manque très souvent, établi dans une splendide reliure en plein maroquin doublé et mosaïqué de Huser.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Agréable exemplaire en dépit du dos légèrement insolé.
Ouvrage illustré d'un frontispice de Pierre Getzler.
Envoi autographe signé de Georges Perec à son amie l'écrivaine Chantal Labre qui signera l'article "Je me souviens" du Cahier de l'Herne consacré au maitre Oulipien.
Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline adressée à son avocat Maître Thorvald Mikkelsen. Deux pages rédigées au stylo bille bleu sur un grand feuillet de papier blanc ; numéro "583" de la main de Céline en haut à gauche au crayon rouge.
Pliures transversales inhérentes à l'envoi.
Cette lettre a été très partiellement retranscrite dans l'Année Céline 2005.
Céline, après s'être beaucoup plaint des conditions de vie difficiles dans le cabanon de Mikkelsen, remercie ce dernier : "Merci pour le petit Noël mon cher maître on va passer ça gentiment ! Le chauffage électrique est installé." Il est toujours en attente du précieux passeport qui lui permettra de regagner la France : "Votre frère a une magnifique tête de Héros des Glaces. Je lui vois une sacrée place à prendre : celle de Nansen à l'ONU ! Quelle autorité ! lui, m'aurait un passeport !" Philosophe, il conclut : "Et c'est la rigolade qui compte en ce monde "où tout au fond des choses le Ridicule et la folie sont à l'ordre du jour et où il ne convient de prendre au sérieux que les apparences". Ces lignes sont de Telly auteur très peu connu du 19eme s. (amant prétendu de Marie Antoinette)."
En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. C'est en mai 1948, accompagné de Lucette et Bébert qu'il arrive chez son avocat Maître Thorvald Mikkelsen à Klarskovgaard. Ce dernier possède une grande propriété au bord de la mer baltique et invite l'exilé à y séjourner. Le 21 février 1950, dans le cadre de l'épuration, l'écrivain est condamné définitivement par contumace par la chambre civique de la Cour de justice de Paris pour collaboration à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark). Le consul général de Suède à Paris, Raoul Nordling, intervient en sa faveur auprès de Gustav Rasmussen, ministre des Affaires étrangères danois, et parvient à retarder son extradition. Le 20 avril 1951, Jean-Louis Tixier-Vignancour, son avocat depuis 1948, obtient l'amnistie de Céline au titre de "grand invalide de la grande guerre" en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches sans qu'aucun magistrat ne fasse le rapprochement. Céline quittera le Danemark l'été suivant, après trois ans passés chez son avocat.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers de cet ouvrage pour enfants se présentant comme une carte postale touristique des Iles Baladar à expédier à des amis.
Reliure de l'éditeur en plein cartonnage, plats illustrés.
Ouvrage illustré de dessins d'André François.
Inévitables traces de frottements sur le dos en raison du fait que Jacques Prévert expédiait par voie postale les envois autographes réalisés sur cet ouvrage.
Envoi autographe signé et daté au feutre de Jacques Prévert à Catherine Drimet : "A Catherine avec plaisir Jacques Prévert Paris Février 1962." enrichi d'un dessin original au feutre noir rehaussé aux feutres vert, marron et orange représentant un jovial bonhomme brandissant deux fleurs, ainsi que d'un second dessin original au verso de la page de titre, repésentant une file de bateau sous le soleil, avec le nom de la dédicataire inscrit dans un fanion. Noms et adresses manuscrits par Jacques Prévert en bas du premier plat et au milieu du second plat.
Edition originale collective des deux voyages en Afrique d'André Gide parus successivement en 1927 et 1928, première et luxueuse édition illustrée de 64 photographies originales de Marc Allégret, tirées en sépia, et de quatre cartes, un des 28 exemplaires numérotés sur Japon impérial, tirage de tête.
Notre exemplaire comporte bien l'achevé d'imprimer de 1928 propre aux exemplaires de tout premier tirage sur Japon et qui sera corrigé dans les exemplaires sur Arches (Bibliographie des écrits d'André Gide, Arnold Naville).
La grande qualité d'absorption de l'encre du papier Japon et son affinité avec la couleur en fait le support idéal pour les fameuses photographies de Marc Allégret héliogravées en sépia.
Reliure doublée à tiges en plein veau aniline blanc, décor peint à l'encre en nuances de vert, de jaune et de rouge, couleurs du drapeau de la République du Congo-Brazzaville, tiges de titane dorées, décor se poursuivant sur les doublures bords à bords, gardes volantes en papier japonais teinté au Kakishibu par la relieuse, couvertures et dos conservés, titrage en long sur le dos. Chemise rigide décorée, titrée sur le dos, étui. Reliure signée de Julie Auzillon, titrage au film doré de Geneviève Quarré de Boiry et tranche de tête dorée à l'or jaune par Jean-Luc Bongrain. (2022).
Très rare tirage de tête sur japon de ce chef-d'oeuvre du livre de photographies et première relation de voyage dans ces territoires très reculés de l'Afrique centrale par un intellectuel critique à l'égard du colonialisme.
Unique exemplaire établi dans une somptueuse reliure d'art, aux couleurs de la République du Congo-Brazzaville.
Edition originale, un des 17 exemplaires numérotés sur alfa mousse, seuls grands papiers.
Plats légèrement et marginalement salis, sinon agréable exemplaire.
Rare exemplaire.
Henri Alleg décrit ici ses trois années passées en détention préventive à Barberousse, la prison civile d'Alger, parmi ses compagnons de lutte.
Edition illustrée en premier tirage de 32 illustrations en couleurs au pochoir par Sureda et gravés par Aubert (hors-texte, en-tête et belles lettrines) dont de nombreuses rehaussées à l'encre dorée ou argentée. Tirage limité à 400 exemplaires, dont 35 hors commerce. Celui-ci, marqué H. C. V, un des rares en premier papier sur le plus beau Japon (seulement 15 exemplaires), contenant une double suite sur Vieux Japon et Japon Impérial de tous les bois, des couvertures et du dos.
Envoi sur la page de faux-titre des auteurs : "Quel plaisir pour vous, ô lecteur, si La fête arabe vous plait !" Jérôme et Jean Tharaud. Décembre 1928.
Reliure en plein maroquin doublé bleu nuit mosaïqué de compositions orientalistes polychromes signée Yseux, successeur de Simier en bas du contreplat. Sur le premier plat, sceau de Salomon (ou Sulaymân ; étoile de David entouré d'un cercle avec les branches entrelacées) portant des pointillés dorés et mosaïqué de pièces de maroquin olive, beige, gris, orange et grenat rehaussées, ainsi qu'à chaque pointe, de fleurons dorés. En pied, bandeau horizontal à fond orange et grenat mosaïqué de motifs alternés de maroquin vert, gris et beige, portant des fleurons dorés et encadré de pointillés dorés, ce bandeau surmonté de fleurons dorés. Dos lisse, auteur, titre, lieu et date dorés dans des compositions mosaïquées polychromes avec fleurons dorés, étoile en maroquin gris mosaïqué avec fleuron doré aux pointes. Sur le second plat, composition centrale mosaïquée de maroquin vert, orange et gris dans laquelle s'entrelace un décor doré, avec aux extrémités une étoile reprenant la même exécution que celle ornant le dos. Double filet doré sur les coupes, doublures de maroquin orange agrémentées de 4 triangles délimités d'un fleuron doré et d'un filet à froid avec au centre une composition à froid en noir, en encadrement, filet doré et pointillés dorés venant s'insérer dans les compositions triangulaires. Gardes de moires bleues, doubles gardes de papier à la cuve, coiffes guillochées dorées, tranches dorées, couvertures et dos illustrés conservés. Etui de papier bleu bordé de chagrin bleu.
Dos légèrement assombri. Trace brune sur 3 cm au verso blanc d'une planche de la suite, froissure modérée/mauvaise manipulation du papier en marge de pied d'une autre planche de la suite, léger défaut de papier semblant d'origine en marge de gouttière sur 1 ou 2 autres planches, menues et petites salissures pâles sur 2 feuillets blancs. Grandes marges, superbe état du papier.
La fête arabe est le récit d'un voyage en Algérie.
Édition originale, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse.
Reliure en demi maroquin marron, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier à motifs abstraits, gardes et contreplats papier bleu-gris, tête dorée sur témoins, couvertures et dos en parfait état conservés, reliure signée T. Boichot.
Second recueil majeur du poète-soldat aux innovations graphiques inédites et illustré, en frontispice, d'un portrait de Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso.
“Quelques-uns des meilleurs poèmes de guerre, toutes langues confondues, sont réunis dans ce recueil, à côté d'oeuvres expérimentales comme Les Fenêtres (proche du cubisme) et La Jolie Rousse, qui étaient très en avance sur leur temps” (Cyril Connolly, Cent livres-clés de la littérature moderne, nº 32).
Bel exemplaire au papier non cassant ce qui est peu fréquent, rare et étonnant envoi autographe signé de Guillaume Apollinaire : « à monsieur le critique littéraire de La Libre Parole, hommage de Guill. Apollinaire. »
Qui pouvait être le destinataire de cette dédicace non nominative mais adressée à un collaborateur du célèbre journal antisémite fondé par édouard Drumont ?
On connait la position ostensiblement philosémite de Guillaume Apollinaire qui s'enorgueillit dans une lettre de 1899 auprès de Toussaint Luca d'avoir tenté de provoquer Henri Rochefort lisant justement La Libre parole, en déployant devant lui L'Aurore mais sans oser, regrette le jeune dreyfusard, engager la polémique. En 1902, il marque publiquement sa fraternité avec le peuple juif avec une nouvelle parue dans La Revue blanche, Le Passant de Prague : « J'aime les juifs car tous les juifs souffrent partout ». Puis dans Alcools, il dédiera un poème à la religion hébraïque : La Synagogue. Mais c'est sans doute à travers son poème « Le Juif latin », paru dans L'Hérésiarque et Cie qu'Apollinaire dévoile, poétiquement, l'essence de son lien particulier avec la judaïté, dont il partage la condition d'éternel étranger, le sentiment de déracinement et la recherche d'identité.
Il peut donc paraître très surprenant que ce poète, dont la seule trace d'engagement politique fut en faveur de Dreyfus, dédicace son œuvre à un journaliste de La Libre parole, fut-il critique littéraire. Et de fait, La Libre Parole ne contient aucune rubrique littéraire !
A quelques mois de la disparition du poète, ce laconique envoi se révèle ainsi être un formidable et ultime pied de nez de l'impertinence poétique à l'intolérance politique...