Madame Baringhel
Rare et agréable exemplaire.
Rare édition originale d'un ouvrage controversé dès sa publication, dont Baruch Spinoza, contemporain de l'auteur, possédait un exemplaire dans sa bibliothèque personnelle. Notre exemplaire est complet de sa carte hors-texte de la Terre Sainte et réunit les trois titres de l'ouvrage, reliés ici dans un ordre inverse à l'ordinaire : le Præadamitæ, qui apparaît en dernier, est en réalité le premier texte.
Reliure de l'époque en plein veau brun, dos à cinq nerfs orné de doubles filets et fleurons dorés, double filet doré sur les plats, toutes tranches marbrées.
Coiffes très habilement restaurées, sinon très bel exemplaire.
Timbre à sec de la bibliothèque Gianni de Marco sur la première garde. Ancienne annotation manuscrite sur la page de titre « Fait par le Sr de la Pebere en Hollande et bruslé à Paris ».
Provenance : ex-libris armorié de Balthazar-Henri de Fourcy (1669-1754), abbé de St-Sever au diocèse de Coutances puis de St-Wandrille et du Prieuré des Bons-Hommes.
Réimpression in-12 parue la même année que l'édition originale in-4. Toutes deux sortirent des presses elzeviriennes.
Reliure pastiche en demi-basane blonde, dos à cinq nerfs sertis d'un filet doré et à six caissons ornés de roulettes dorées, l'un renfermant le titre doré, plats de papier à la cuve, tranches jaspées, contreplats et gardes de papier marbré au motif coquilles.
Mors frottés, l'un légèrement fendu en partie supérieure droite sur 2 cm, quelques taches et brunissures à la basane, petit accroc à la coupe supérieure du premier plat.
Quelques discrètes rousseurs éparses, mouillure marginale sur la page de titre.
Dans Systema theologicum, ex prædamitarum hypothesi. Pars prima, la carte en regard de la p. 70 est déchirée sur 3 cm dans la marge. À la p. 295 de ce même texte, figure une autre déchirure sur 2,8 cm, affectant légèrement le texte.
Album de signatures conçu par Cecil Henland, exemplaire de 1908 comportant 36 signatures de grandes figures de la littérature, du cinéma, de la musique, de la presse et du théâtre français, chacune datée entre 1908 et 1910.
Reliure en chagrin rouge, dos lisse avec le titre estampé à l’or, vignette contrecollée sur le premier plat, tranches dorées, reliure de l’éditeur.
Illustrée d’un frontispice reproduit sur une vignette sur le plat représentant un exemple de fantôme (The Ghost of a Celebrated General) tiré de la signature du célèbre général Baden Powell, fondateur du scoutisme.
Un des plus précieux exemplaires de cet album fantomatique, préfigurant le test de Rorschach et les décalcomanies surréalistes, ayant appartenu à Yvonne Redelsperger, future femme de l’éditeur Gaston Gallimard.
Les plus grands figures du Paris artistique y ont laissé d’étranges signatures repliées lorsqu’elles étaient encore humides, révélant 36 squelettiques silhouettes d’encre à partir de leurs noms : Edmond Rostand, Georges Feydeau, Sacha Guitry, Maurice Leblanc et Gaston Leroux, Octave Mirbeau, Camille Saint-Saëns, ainsi que les proches amis de Proust, Paul Hervieu, Robert de Flers et Gaston de Caillavet – ces deux derniers étant passés à la postérité sous les traits de Robert de Saint-Loup dans La Recherche du temps perdu.
Édition originale fort rare.
Notre exemplaire est présenté dérelié.
C'est dans le cadre de ses préoccupations philanthropiques que Piarron de Chamousset (1717-1773), qui exerçait d'ailleurs la médecine sans en avoir obtenu aucun titre, s'efforça de mettre sur pied la première association de secours mutuels, comprenant pharmacie, corps médical, locaux pour héberger les malades.
Ce texte fut repris dans le recueil Vues d'un citoyen (Paris, Lambert, 1757). Du même auteur, nous proposons à la suite : "Lettre à l'auteur de la critique du Plan d'une maison d'association".
S.l.n.d. [1754], 14 pp.
Edition originale franco-chinoise illustrée de six eaux-fortes reproduites par Frédéric Chevalier.
Un seul exemplaire au CCFr (Bulac)
Unique édition de cette curiosité contemporaine de la mode orientale en France : né en 1831, Tin-Tun-Ling (ou Ding Dunling) était un lettré chinois du Shanxi, réfugié politique en France. Théophile Gautier l’avait rencontré à Paris, se prit d’amitié pour lui, et l'embaucha pour donner des cours de chinois à sa fille Judith. Celle-ci, imprégnée de culture extrême-orientale, s’amusait en effet à se faire passer pour la réincarnation d’une princesse chinoise. Il habita alors un pavillon construit sur le modèle de l’architecture chinoise, dans le jardin du Pré aux Oiseaux – la maison de Judith à Saint-Enogat. Après la mort de Gautier, en 1872, Tin-Tun-ling épousa une française, Caroline Julie Liégeois, qui l’accusa ensuite de polygamie (il était vraisemblablement déjà marié en Chine) : suite à un procès en 1873, il fut cependant acquitté. Il existe de Tin-Tun-ling un triple portrait photographique de Nadar, pris en 1874, un an avant la parution de notre ouvrage.
Notre exemplaire est présenté dans son état d'origine sous couverture de toile jaune souple comportant de petites taches et, comme souvent, de légères déchirures marginales
Edition originale illustrée de vignettes in-tetxe (cf. Vicaire 733. Bitting 391. Cagle 273. NUC : 2 exemplaires seulement. Pas dans Oberlé, "Fastes".)
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF et Sainte-Geneviève.
Reliure en demi basane verte, dos lisse bruni et décoloré orné de triples filets à froid, plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
"Une des particularités de ce traité culinaire, c'est qu'il est 'dédié à la Sainte Vierge, mère de Dieu'" [Vicaire].
L'autre est que l'ouvrage, divisé en 1187 paragraphes, est un modèle de méthode et de clarté scientifiques, dignes d'une publication chez Baillière.
Ex-libris manuscrit en pied de la page de titre, quelques rousseurs.
Reculet (nous apprend la page de titre) était "cuisinier de Madame la comtesse d'Auteroche et de Madame la marquise de Courtarvelle aux châteaux de Touchaillon et de Lierville". Ce qui ne suffit quand même pas à expliquer que la Vierge Marie soit la dédicataire d'un ouvrage "qui traite d'une science à laquelle la décence convient si bien" [sic]. Rare et curieux.
Nouvelle édition illustrée de 2 photographies hors-texte, mention de mille.
Reliure à la bradel en demi toile bordeaux, dos lisse, premier plat de couverture illustré et taché conservé, plats de papier marbré, reliure moderne.
Quelques rousseurs marginales.
L'ouvrage est signé de Chevalier X, pseudonyme du capitaine Martin. Envoi autographe daté et signé du capitaine Martin à Hardy (Jean Tardy, 1902-1987, très célèbre illusionniste) : "A mon ami Hardy pour son grand succès du Casino du 12 mars 1929 Alger. Chevalier X alias Martin.
Rare jeu ancien polychrome des sept familles "Les Métiers", bien complet de ses 42 cartes, années 30.
Traitement caricatural de sept métiers : Ramona (fumiste), Lebouif (cordonnier), Lavinasse (bistro), Boudingras (charcutier), Courtepaille (cultivateur), Potard (pharmacien) et Dubifteck (boucher).
Sans sa boite d'origine, quelques traces d'usage, comme les coins frottés, et quelques traces de rousseurs au verso des cartes. Bon état général.
Amusant jeu ancien révèlant les stéréotypes associés à sept métiers pendant la période de l'entre-deux-guerres.
Coupure de presse de la Tribune de Genève avec photographie d'Uri Geller évoquant ses talents de magicien et de tordeur de métal.
Rare signature manuscrite d'Uri Geller au feutre noir sur sa photographie.
Edition illustrée par Grandville, gravée par Geoffroy, constituée de 29 planches hors-texte aquarellées pour le premier volume et pour le second, de 23 planches hors-texte aquarellées et 2 planches botaniques en noir illustrant la physiologie des plantes, "Horticulture des dames" et "Culture des fleurs". Les planches ont été remises en couleurs par Maubert pour cette édition, les coloris y sont plus frais et francs et sont préférables à la première édition. Accompagnée de 3 pages de partitions musicales pour la romance Le myosotis.
Reliures en demi chagrin bleu outremer d'époque. Dos à nerfs orné de 3 caissons décorés. Quelques rousseurs éparses, page de titre du tome 2 avec piqûres. Quelques feuillets légèrement ressortis. Dos un peu assombris. Traces de frottement. La pointe d'un coin manquante. Bon exemplaire.
Textes d'Alphonse Karr, de Taxile Delord et du comte Foelix.
Une des plus célèbres suites de Grandville, connue pour l'extravagance et la finesse de ses femmes-fleurs, et sans doute le plus curieux des livres de botanique.
Édition originale après l'introuvable première version ronéotypée réalisée par l'autrice.
Inévitables petites traces d'usure en marges des plats et sur le dos, restauration en angle supérieur gauche du premier plat, coupure de presse jointe. Etiquette de prix Barnes & Noble encollée sur le premier plat.
Commentaire par Paul Krassner.
Ce sulfureux pamphlet, publié par la marginale et modeste maison d'édition Olympia Press, tout juste réinstallée à New-York, ne fut tiré qu'à un petit nombre d'exemplaires.
Discrimination de genre, discours de haine et appel au génocide, passage à l'acte avec une tentative de meurtre rageur, prémédité et sans repentir sur l'un des plus célèbres artistes du XXè, promotion d'une anarchie violente dans un grand rire scatologique, élimination ou humiliation programmée de la moitié du genre humain...
Dans son pamphlet misandre, Scum manifesto (« Society for Cutting Up Men »), Valerie Solanas ne témoigne d'aucune empathie, ne laisse aucune place à la modération ou à la réconciliation, n'accorde aucune exception à son projet de suppression de tous les hommes sinon pour « les hommes qui s'emploient méthodiquement à leur propre élimination [...] [comme] les travelos qui, par leur exemple magnifique, encouragent les autres hommes à se démasculiniser et à se rendre ainsi relativement inoffensif ». Le premier manifeste du féminisme radical ne s'adresse pas qu'aux femmes, il englobe également dans son combat les identités sexuelles rejetées par la société phallocrate que Solanas veut mettre à bas avec une rage inédite pour un tel combat.
« Life in this society being, at best, an utter bore and no aspect of society being at all relevant to women, there remains to civic-minded, responsible, thrill-seeking females only to overthrow the government, eliminate the money system, institute complete automation and destroy the male sex. »
Introduction qu'en 1971, Emmanuèle de Lesseps, s'attelant à une version française, traduira par :
« Vivre dans cette société, c'est au mieux y mourir d'ennui. Rien dans cette société ne concerne les femmes. Alors, à toutes celles qui ont un brin de civisme, le sens des responsabilités et celui de la rigolade, il ne reste qu'à renverser le gouvernement, en finir avec l'argent, instaurer l'automation à tous les niveaux et supprimer le sexe masculin. »
À la fois programme politique insurrectionnel, délire paranoïaque et texte poétique, le manifeste de Solanas dérange par son refus de se laisser enfermer dans un genre, sérieux, utopiste ou satirique. Car la question que pose un tel ouvrage n'est peut-être pas celle de sa moralité, mais du droit de son autrice à revendiquer l'excès. Publié après sa tentative de meurtre sur Andy Warhol, le terrible manifeste de Solanas est l'affirmation littéraire et littérale que l'homme n'a pas le monopole de la violence.
Bien qu'il s'offre comme un cri de colère rédigé dans l'urgence, SCUM est en réalité le fruit de deux années de réflexion et d'écriture avant d'être, à défaut d'éditeur, ronéotypé par Solanas en 1967 et vendu dans la rue (1 pour les femmes et 2 pour les hommes), sans rencontrer aucun succès.
En quête de reconnaissance, Valérie Solanas évolue alors dans le milieu underground new-yorkais et se lie d'amitié avec le pape de la contre-culture, Andy Warhol, dont elle fréquente la Factory. À défaut de pouvoir faire éditer son manifeste, « le meilleur texte de toute l'histoire, qui ne sera surpassé que par mon prochain livre », Solanas s'attèle à sa première œuvre littéraire : Up your Ass, une pièce de théâtre qu'elle veut faire produire par son mentor. Malheureusement, Warhol refuse la pièce et en égare l'unique manuscrit. En compensation, il offre à son amie un rôle dans deux de ses films. Solanas ne se satisfait pas de ce petit succès artistique et, le 3 juin 1968, fera feu à trois reprises sur Andy Warhol, blessant grièvement l'artiste et accédant du même coup à la célébrité. La jeune femme ne cache pas que son geste meurtrier, plus qu'une vengeance contre l'artiste, est surtout un acte politique et une nécessité artistique pour lui permettre de diffuser son œuvre. Ainsi, interrogée sur les motivations de sa tentative criminelle, elle soumet à la justice et aux médias cette réponse laconique : « Lisez mon manifeste, vous saurez qui je suis ».
Maurice Girodias, le sulfureux éditeur d'Olympia Press, condamné à plusieurs reprises notamment après la publication de Lolita et du Festin Nu, avait déjà remarqué Solanas l'année précédente. Il avait alors rejeté son manifeste mais lui avait proposé un contrat pour ses œuvres à venir. Après l'attentat, il décide finalement de publier également le pamphlet féministe de cette criminelle atypique qui déclare la toute-puissance des femmes et la nocivité du sexe masculin. Comble de la provocation, Girodias reproduit en second plat de couverture la une du New-York Post, relatant la tragique hospitalisation de Warhol.
Le livre de Solanas est-il l'œuvre de cette femme malade, enfant violée, lycéenne et étudiante prostituée, adulte diagnostiquée schizophrène paranoïde, échappée de plusieurs asiles, et qui finira ses jours dans une solitude et une pauvreté extrême ? Ou cette interprétation est-elle justement la démonstration de l'interdiction pour une femme de revendiquer toutes les extrémités du délire et de l'utopie anarchiste que l'on accorde aux hommes ?
En 1968, au cœur de l'interminable guerre du Vietnam, la violence n'est plus l'apanage des oppresseurs et la colère montante des minorités contre les discriminations endémiques des États-Unis se manifeste par de violents affrontements et la naissance de groupes radicaux tels que les Black Panthers. Mais les femmes restent exclues des revendications et leurs droits sont niés par les deux camps, comme le dénonceront également Angela Davis et Ella Baker.
Cependant, contrairement à elles, Solanas n'adhère à aucun combat d'émancipation et refuse toutes les utopies en vogue qui ne libèrent, d'après elle, que l'homme ; la femme restant, au mieux, une récompense :
« Le hippie [...] est follement excité à l'idée d'avoir tout un tas de femmes à sa disposition. [...] L'activité la plus importante de la vie communautaire, celle sur laquelle elle se fonde, c'est le baisage à la chaîne. Ce qui allèche le plus le hippie, dans l'idée de vivre en communauté, c'est tout le con qu'il va y trouver. Du con en libre circulation : le bien collectif par excellence ; il suffit de demander ».
« Laisser tout tomber et vivre en marge n'est plus la solution. Baiser le système, oui. La plupart des femmes vivent déjà en marge, elles n'ont jamais été intégrées. Vivre en marge, c'est laisser le champ libre à ceux qui restent ; c'est exactement ce que veulent les dirigeants ; c'est faire le jeu de l'ennemi ; c'est renforcer le système au lieu de le saper car il mise sur l'inaction, la passivité, l'apathie et le retrait de la masse des femmes ».
Véritable déflagration dans les milieux contestataires, S.C.U.M. divise les mouvements féministes émergeant comme NOW ou Women's Lib et donne naissance au féminisme radical. Pourtant, Solanas refuse toute affiliation et rejette même l'aide de l'avocate militante Florynce Kennedy en plaidant coupable à son procès alors que Warhol n'a pas voulu porter plainte contre elle : « Je ne peux pas porter plainte contre quelqu'un qui agit selon sa nature. C'est dans la nature de Valerie, alors comment pourrais-je lui en vouloir ». (Fascinant témoignage de l'emprise psychologique qu'exerçaient mutuellement ces deux êtres contraires).
Dans un grand feu d'artifice d'obscénité et d'extrémisme rigolard, l'ouvrage de Solanas déconstruit toutefois méthodiquement les propositions des intellectuelles progressistes autant qu'elle dévoile la structure irrémédiablement machiste d'une société faussement moderne. « S.C.U.M. se dresse contre le système tout entier, contre l'idée même de lois et de gouvernement. Ce que S.C.U.M. veut, c'est démolir le système et non obtenir certains droits à l'intérieur du système ».
Cinquante ans après, le manifeste de Solanas reste d'une acuité mordante, et la verve parfois délirante de son autrice ne saurait justifier l'effacement progressif de sa mémoire dans l'histoire sociale, à l'image de sa propre mère détruisant à sa mort tous ses manuscrits.
Outré(e), convaincu(e) ou abasourdi(e) par la cathartique violence du texte, nul(le) ne prétend ressortir indemne de l'expérience S.C.U.M. . Cela est sans doute lié à la force littéraire presque célinienne de la plume de Solanas mais peut-être également à l'indéniable actualité de sa révolte :
« Celles qui, selon les critères de notre « culture », sont la lie de la terre, les S.C.U.M. ... sont des filles à l'aise, plutôt cérébrales et tout près d'être asexuées. Débarrassées des convenances, de la gentillesse, de la discrétion, de l'opinion publique, de la « morale », du « respect » des trous-du-cul, toujours surchauffées, pétant le feu, sales et abjectes, les S.C.U.M. déferlent... elles ont tout vu - tout le machin, baise et compagnie, suce-bite et suce-con - elles ont été à voile et à vapeur, elles ont fait tous les ports et se sont fait tous les porcs... Il faut avoir pas mal baisé pour devenir anti-baise, et les S.C.U.M. sont passées par tout ça, maintenant elles veulent du nouveau ; elles veulent sortir de la fange, bouger, décoller, sombrer dans les hauteurs. Mais l'heure de S.C.U.M. n'est pas encore arrivée. La société nous confine encore dans ses égouts. Mais si rien ne change et si la Bombe ne tombe pas sur tout ça, notre société crèvera d'elle-même. »
Edition originale, un des 300 exemplaires numérotés et justifiés par Frans de Geetere, réservés aux amis de la Marie-Jeanne, seuls grands papiers.
Notre exemplaire est bien complet ainsi qu'il l'est stipulé à la justification du tirage pour les 300 grands papiers, d'un fragment du manuscrit de l'ouvrage et d'un dessin de l'auteur représentant deux femmes nues allongées et qu'il a signé.
Agréable exemplaire complet de sa rare bande annonce : "le livre qu'aucun éditeur n'a osé publier".
Edition originale illustrée de dessins de l'auteur.
Petites piqûres sans gravité sur le premier plat, derniers feuillets un peu cornés en angles supérieurs droits.
Les différents appareils de navigation aérienne, leur construction, historique de l'aviation, aviettes, planeurs, bicyclettes volantes, les avions-jouets.
Rare ouvrage d'Henry de Graffigny qui inspira Louis-Ferdinand Céline pour le personnage de Roger-Marin Courtial des Péreires, inventeur loufoque de génie, dans Mort à Crédit.
Riche recueil de photographies comportant le titre et 65 tirages argentiques ovales contrecollés sur papier fort, le tout monté sur onglets.
Reliure en plein maroquin vert bouteille, dos muet à cinq nerfs sertis de filets noirs, encadrement de double filet à froid sur les plats, roulettes dorées sur les coiffes, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur, gardes et contreplats de papier peigné, large dentelle dorée en encadrement sur les contreplats, toutes tranches dorées, un coin supérieur légèrement émoussé, filets dorés sur les coupes, élégante reliure de l'époque signée Thouvenin fils.
Infimes épidermures.
Une des plus célèbres réalisations du photographe Alophe (1811-1883). Album commémoratif offrant les portraits photographiques de tous les représentants, ainsi que deux clichés de la salle des séances de l'Union : I. France (Adolphe Cochery - 2 portraits -, A. Besnier, Th. Ansault, Elie Roy, Martial Housez). - II. Allemagne (Stephan, Günther, Sachse, Hubert). - III. Argentine (Carlos Calvo). - IV. Autriche-Hongrie (Guillaume Dewez, Michel Gervay, E. Fritsch). - V. Belgique (J. Vinchent, F. Gife). - VI. Brésil (Itajuba). - VII. Chili (Alberto Blest Gana). - VIII. Danemark (J. L. Schou, Petersen). - IX. Egypte (Caillard, Chioffi). - X. Espagne (Gregorio Villaamil, Emilio de Navasqües). - XI. Etats-Unis (James Tyner, Joseph H. Blackfan). - XII. Grande-Bretagne (Adams, Page, Alan MacLean, Hogg, Ham). - XIII. Grèce (N.-P. Delyanni, Mansolas). - XIV. Haïti (Charles Noël). - XV. Hawaï (William Martin). - XVI. Italie (Tantesio). - XVII. Japon (Nanobou Sameshima, Samuel M. Bryan, Muralt). - XVIII. Liberia (Léopold Carrance). - XIX. Luxembourg (Victor de Roebe). - XX. Mexique (Gavino Barreda). - XXI. Norvège (Hefty). - XXII. Pays-Bas (Hofstede, C. W. Sweerts de Landas-Wyborgh). - XXIII. Pérou (Juan de Goyeneche). - XXIV. Portugal (Barros, Ferreira dos Santos). - XXV. Roumanie (Robesco). - XXVI. Russie (Velho, Poggenpohl). - XXVII. Salvador (Torres Caïcedo). - XXVIII. Serbie (Mladen Radoykovitch). - XXIX. Suède (Roos). - XXX. Suisse (Kern, Edmond Höhn). - XXXI. Turquie (Bedros Couyoumgian). - XXXII. Uruguay (Juan Diaz). - XXXIII. Vénézuéla (Antonio Parra Bolivar). - XXXIV. Bureau international (Eugène Borel, Moret, Recoing, Duparcq). Créée le 9 octobre 18741 lors de la Conférence internationale de la poste de Berne, l'Union générale des postes devint, avec l'augmentation importante du nombre de ses membres, l'Union postale universelle en 1878.
Très bel exemplaire parfaitement relié en pleinb maroquin par Thouvenin jeune.
Seconde édition illustrée de 68 bois gravés dans le texte.
Le premier feuillet comporte, au verso, quelques lignes de musique (le recto est blanc). Au dernier feuillet, la même partition révèle, après pliage, des lignes d'écriture : "Les notes musicales qui servent de Frontispice à cet Ouvrage, ressemblent parfaitement au Discours & à la Musique ci-dessus. C'est la manière de plier le papier qui fait paraître l'un & disparaître l'autre" (cf Fechner p. 152.)
Chez l'Auteur, Granger, Bailly, Lesclapart, Hardouin & Gattey, Varin, Lagrange [Imp. de la Veuve Hérissant], 1786, in-8, 2 ff.n.ch., pp. [v] à xix, 328 pp., 1 f.n.ch. en partie replié en accordéon, 68 bois gravés dans le texte.
Reliure en demi veau brun à petits coins de vélin, dos lisse orné de filets et petites dentelles dorés, pièce de titre de maroquin vert, gardes et contreplats partiellement ombrés, tranches rouges, reliure pastiche moderne.
La première édition de ce texte a paru en 1785.
Cet ouvrage forme le troisième volet du célèbre traité de science amusante d'Henri Decremps dont le premier volume, La Magie Blanche dévoilée, fut imprimé en 1784 ; un supplément vit le jour en 1785, suivi de ce Testament, puis d'une quatrième et d'une cinquième parties.
"Henri Decremps, né à Beduer-en-Quercy le 15 avril 1746, décédé en 1826, juriste, mathématicien et licencié en Droit fut attaché à l'Ambassade de France auprès de la Cour d'Angleterre en qualité de secrétaire interprète" [Fechner].
Agréable exemplaire.
Edition originale de la traduction française illustrée de 105 planches hors-texte (2 tableaux dépliants, 21 plans et cartes, 82 vues et reproductions de documents). Étonnant témoignage de l'une des plus importantes manipulations de l'opinion internationale par la Chine et la Corée de Nord, au début de la Guerre de Corée : dès le début de l'année 1952, les officiels nord-coréens et chinois (dont Zhou-Enlai) annoncèrent que l'armée américaine utilisait à grande échelle des "insectes-vecteurs" pour répandre diverses pathologies dans les populations de Corée et de Mandchourie (peste, choléra, etc.).
Tout avait été soigneusement mis en scène, comme le démontrèrent définitivement les documents soviétiques publiés en 1998.
Quelques manques en tête et en pied du dos muet, petites taches et déchirures marginales sur les plats, deux petits trous en pied du second plat qui affectent également la dernière garde, agréable état intérieur.
Rare.
Édition originale de toute rareté du manuel de loteries affirmant contenir des prédictions du célèbre sorcier de salon Joseph Balsamo, comte de Cagliostro, l’une des plus grandes figures de l’occultisme. Cet exemplaire, paru pendant l’emprisonnement de Cagliostro par l’Inquisition papale, est le premier connu du genre portant le nom de Cagliostro, et très certainement le seul imprimé de son vivant.
Seulement deux exemplaires sont connus en institutions (BnF et Goldsmith-Kress Library).
Abondamment illustré d’un frontispice représentant Cagliostro donnant des prédictions de loterie, ainsi que 15 planches hors texte contenant 90 vignettes figurant des rêves, chacune associée à un numéro de loterie. Il contient également un feuillet dépliant sur l’influence du lever et coucher du soleil sur les tirages de la Loterie Royale.
Précédé d’un feuillet avec une coupure de presse encollée, au recto se trouvant la mention à la plume « Combinaisons des Jeux des loteries Royales /Extrait du Paris-Journal du 18 8bre 1878 ».
Relié à la suite : le rare opuscule d’Alexandre Dumas-Fils, Histoire de la loterie : depuis la première jusqu’à la dernière loterie. La loterie des lingots d’or. Précédé d’un feuillet avec une mention à la plume Histoire de la loterie des lingots d’or.
Relié en demi-percaline vert sapin, dos lisse, titre doré encadré d’un rang de double filets, plats de papier marbré. Coiffes, coupes et coins frottés, épidermures sur les plats, rousseurs sur les tranches. Mouillure marginale sur les 6 premiers feuillets du Manuel.
Edition originale.
Sous couverture bleue imprimée. Frottements avec déchirure et manque sur le dos.
Très rare mémoire sur les biberons, du célèbre médecin accoucheur Louis-Charles Deneux, qui assista la duchesse de Berry pour la naissance de l'"Enfant du miracle", dernier espoir de la dynastie des Bourbons.
Cette communication fut présentée à l'Académie de médecine de Paris, dont il était membre de la section de chirurgie, lors des séances des 12 et 19 février 1833. Deneux était le neveu et l'élève du célèbre Baudelocque, dont il suivit des cours de chirurgie et d'accouchements de 1782 à 1789.
Provenance : "Mr Duval", ex-libris manuscrit sur la couverture d'attente ; il pourrait s'agir de François Marie Mathurin Duval, chirurgien élu le 2 janvier 1827 correspondant national de l'Académie de médecine.
OCLC recense seulement deux exemplaires outre-Atlantique (Harvard, Williams College).
Edition originale.
Reliure en plein papier marbré, dos lisse, pièce de titre de maroquin rouge dans la longueur.
Quelques discètes restaurations sur la page de titre.
Extrêmement rare essai sur un « remède » du cancer du sein, publié en pleine Révolution française.
Lettre autographe datée et signée d'Emile Zola, adressée à son ami le médecin Maurice de Fleury, datée de sa main du 15 octobre 1893. 1 page 1/4, 19 lignes à l'encre noire sur un double feuillet. Plis transversaux inhérents à l'envoi. Tache au verso, n'affectant pas le texte.
Une très insolite invitation du maître du Naturalisme, qui souhaite organiser un déjeuner avec ces deux éminents spécialistes des maladies nerveuses : "Vous êtes bien aimable de m'inviter à déjeuner. Mais cela va vous faire perdre du temps et à moi aussi [...] pourquoi ne prendriez-vous pas un rendez-vous pour deux heures et demie par exemple, avec M. Gille de la Tourette, soit jeudi, soit vendredi. Nous irions chez lui, simplement [...]"
Zola s'est appuyé sur l'expertise et la connaissance scientifique de Maurice de Fleury, élève de Charcot, afin de nourrir le travail d'écriture des Rougon Macquart. De Fleury partagea notamment les publications de sa bibliothèque relevant de l'hérédité, sujet au coeur de la grande fresque sociale zolienne - tout particulièrement la transmission générationnelle des maladies nerveuses, des accès de violence et de l'alcoolisme.
Maurice de Fleury est également célèbre pour avoir fait, dix ans après cette lettre, une étude médico-psychologique de Zola lui-même, au prisme de ses habitudes de travail : "De dix heures à midi, Zola rédige encore - moins facilement et moins bien que pendant l'heure initiale - et c'est fini pour toute la journée, il ne sera plus bon qu'à écrire des lettres. C'est là la puissance du plus puissant cerveau dans le domaine littéraire, à la fin du siècle. Avec ce tout petit traintrain modeste, trois heures par jour en deux séances, cet homme dont l'attention est modique [...] trouve moyen de nous donner, tous les dix mois, un de ces livres où ne manquent ni la solidité de la charpente [...] ni rien de ce qui constitue la force créatrice, le génie, pour dire le mot".
"[Maurice de Fleury] entretient des relations étroites avec Émile Zola et Joris-Karl Huysmans, avec lesquels il correspond dans les années 1880-1890. Fervent admirateur de l'auteur des Rougon-Macquart, Fleury conseille Zola pour Le Docteur Pascal (1893) et confie son admiration dans un article du Figaro, en 1896. Très « à la mode » parmi les « intellectuels » (selon le mot de Victor Segalen), le jeune médecin figure également dans la liste des auteurs symbolistes - aux côtés de Paul Adam, Henri de Régnier et Gustave Kahn - dans un essai d'André Barre, en 1911" (Lola Kheyar Stibler)
Lettre autographe datée et signée d'Emile Zola, adressée à son ami le médecin Maurice de Fleury, datée de sa main du 15 octobre 1893. 1 page 1/4, 19 lignes à l'encre noire sur un double feuillet. Plis transversaux inhérents à l'envoi.
Édition originale complète de son étui avec sa loupe intégrée.
Reliure d'éditeur en maroquin rouge, titre doré au dos et sur le premier plat, publicité de « SAVON PEARS' SOAP » dorée sur le second plat, étui argenté à l'intérieur.
Brunissures en tête et queue du dos, ancienne trace circulaire de la loupe sur le premier plat, épidermures marginales sur les plats, discrètes usures à l'étui.
Seconde édition, en partie originale, notablement augmentée de plusieurs pièces, complète du portrait caricatural de la veuve Oudot au frontispice, sur bois et imprimé en vert, comme le titre. Selon Barbier, le portrait burlesque aurait été gravé par l'un des auteur, le comte de Caylus lui-même.
Reliure d'époque en plein veau brun tacheté, dos lisse richement doré de fleurons, palmes et rinceaux, pièce de titre en maroquin brun-rougeâtre, triple filet doré, avec fleurons aux coins, en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, toutes tranches dorées, chasses dorées, contreplats et gardes de papier marbré au motif petit peigné.
Petits manques aux coiffes, mors inférieur du premier plat fendu sur 2,5 cm, usures d'usages discrètes sur les mors, épidermures en marge des plats, premier plat baillant légèrement, coins émoussés.
Tache marginale à la p. 19.
Édition originale de cet ouvrage publié par la Société du Bout-du-Banc, le célèbre salon littéraire animé par Mademoiselle Jeanne-Françoise Quinault et le comte de Caylus. Ce cercle restreint, formé de huit membres à l'origine, se réunissait les lundis à l'heure du dîner pour échanger mais aussi pour écrire ; en fin de repas, chacun des illustres convives devait coucher quelques lignes, poissardes ou raffinées, sur le papier. C'est dans ce contexte que Les Fêtes roulantes, ou les regrets des petites rues vit le jour, à la suite des célèbrations qui eurent lieu à Paris en l'honneur des secondes noces du Dauphin avec Marie-Josèphe de Saxe.
Reliure pastiche en demi-chagrin prune, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et à six caissons ornés de filets et fleurons dorés, plats de papier marbré, tranche de tête dorée, contreplats et gardes de papier marbré à la coquille.
Quelques frottements marginaux au papier du second plat, coins émoussés.
Plaquette du « menu rabelaisien » proposé le « diemenche 26 de oiteuvre 1952 » à la carte du restaurant parisien Au Mouton de Panurge, siège gastronomique des Amis de Rabelais et de La Devinière, dont les murs furent habillés par Albert Dubout, également l'auteur des illustrations proposées ici. À la dernière page, figurent plusieurs signatures en fac-similé d'illustres habitués de l'enseigne. Notre plaquette est enrichie d'un envoi autographe de l'un de ces signataires, Albert Schweitzer : « à Andrée [Eekman, sa filleule, également la nièce de sa grande amie Tata (Adèle Herrenschmidt)] et son cher mari [le peintre-graveur Nicolas Eekman] / Albert Schweitzer », ainsi que de quatre signatures — également autographes — de Michel de Bry, éditeur de la plaquette, d'un certain « Devilly » et enfin de deux noms non identifiés.
Discrète trace de pliure verticale au centre de la plaquette.
L'une des premières éditions collectives de ces sept nouvelles comiques, ces dernières ayant paru séparément avant cette date, par le Sieur de Préfontaine, présenté comme un auteur de premier ordre par Charles Louandre : « sans chercher à rabaisser en rien le mérite de Boileau, sans lui disputer son titre de législateur du goût, on peut dire que Charles Sorel, Furetière, Préfontaine, [...] ont contribué à côté de lui et avant lui à nettoyer le Parnasse français. »
L'édition originale de l'une des pièces de cet ouvrage, L'Assemblée des filoux et des filles de joie, est à ce jour introuvable ; sa version la plus ancienne se trouve ainsi dans les éditions de 1671.
Reliure du début du XIXe siècle en plein maroquin brun à long grain, dos lisse à six caissons dorés ornés d'urnes, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré en encadrement des plats, coupes et chasses décorées d'une roulette dorée à motif de lignes diagonales, tranches dorées, contreplats et gardes marbrés à motif coquille. Ex-libris sur le verso de la première garde de « ED. PETIT ».
Page de garde déchirée en marge intérieure sur 5 cm, page de titre marginalement frottée, très légère mouillure marginale de la p. 297 à la p. 318. Bel et agréable exemplaire.
Edition originale tirée à seulement 250 exemplaires, qui ne fut pas mise en vente mais donnée aux proches de l'auteur. Cet ancien ministre sous Louis XV composa ces essais en 1736, et son fils, le Marquis de Paulmy, les fit publier près de cinquante ans plus tard.
Reliure d'époque demi-veau brun à plats de papier grainé, dos à cinq nerfs orné de cinq caissons à double filet doré, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées de rouge.
Coiffe inférieure manquante, quelques épidermures sur les plats, coins émoussés, petit trou de vers en queue du dos, intérieur en bel état.
Discrètes rousseurs, nom de l'auteur annoté à l'encre brune en page de titre.
Le nom du maître à penser de l'auteur, Michel de Montaigne est orthographié ici, à l'instar de l'édition originale des Essais, sans le « i », originellement muet devant « gn » ; mais après tout « Montagne » n'est-il pas l'un des sommets les plus élevés de la littérature française ?
Curieuse édition originale complète de son frontispice, représentant l'auteur gravé par Giovanni Volpato d'après Domenico Corvi, et de son poème introductif par l'abbé Luigi Godard. Exemplaire absent des bibliothèques non-européennes (selon WorldCat).
Reliure d’époque en plein veau raciné fauve, dos lisse à cinq caissons dorés délimités par des roulettes dorées, pièce de titre en maroquin brun, triple filet doré en encadrement des plats, double filet doré sur les coupes, tranches cailloutées bleues, contreplats et gardes marbrés en coquille.
Coiffe inférieure manquante, épidermures au dos et aux coins, mors du premier plat légèrement fendu sur plusieurs centimètres, quelques discrets trous de vers et manques de cuir aux plats, frottements aux coupes, très bel état intérieur.
Déchirure en marge de la p. 51 affectant très légèrement le texte et tâche marginale à la p. 47.
Edition originale, exemplaire du tirage de luxe illustré d'un frontispice et de 16 planches rehaussées finement à l'aquarelle de Gavarni gravées sur acier par Geoffroy, dans d'élégants encadrements découpés en dentelles et montés sur papier rose. Impression sur beau velin.
Reliure en plein cartonnage historié de l'éditeur, gardes et contreplats de papier jaune d'origine un peu salis en marge, coins inférieurs émoussés, coiffes frottées avec d'infimes manques à la percaline. Rousseurs.
Bel exemplaire.
Les textes de Méry sont des nouvelles autour d'une pierre précieuse ou d'un bijou. Les gravures illustrent divers parements féminins, dans le premier volume autour des joyaux, perle, reliquaire, pendentif, rosaire, saphir, bracelet... dans le second volume, le châle, le manchon, la mantille, le turban, le bouquet, la couronne...
Edition originale, aucun exemplaire outre-Atlantique, seulement quatre exemplaires connus en institutions (Mazarine, Méjanes, BnF, Lausanne).
Illustrée de nombreux bandeaux, lettrines et culs de lampe.
Reliure d'époque en plein vélin, dos lisse orné de double filets dorés encadrant des fleurons dorés, pièce de titre en maroquin, plats encadrés d'un filet doré et ornés d'un médaillon central foliacé doré à motif de palmes, figurant en son centre le christogramme de la Compagnie de Jésus "I.H.S." (Jesus Hominum Salvator), superposé sur un ancien chiffre, "H. D. B", et le second plat portant au centre du même médaillon l'inscription "MA" (Mater Amabilis), trous de lacets, trace d'étiquette de bibliothèque en queue du dos, tranches dorées, quelques piqûres et trous marginaux sur les plats, coin supérieur. Galerie de ver des pp. 11 à 156, mouillures en partie supérieure des pp. 319 à 429.
Rarissime ouvrage de la contre-Réforme par Didière Gillet, "une simple femme de village", autrice quasiment inconnue des chercheurs.
Rare édition originale de ce petit lexique pratique malagasy-anglais donné par le missionnaire protestant Joseph Stickney Sewell (1819-1900), actif à Madagascar entre 1867 et 1876 ; quoique Quaker, il était employé par l'anglicane London missionary society.
Aucun exemplaire au CCF. Absent de Grandidier (qui cite d'autres textes de l'auteur).
Reliure de l'éditeur en demi toile brique modeste, dos lisse muet, titre poussé sur le plat cartonné supérieur, petites piqûres et taches sur les plats.
Page de titre et dernière garde ombrées, quelques petites rousseurs.
Edition originale (seulement trois exemplaires au CCF (BnF, Lyon et Montpellier).
Dos muet fendu et comportant de petits manques, quelques rousseurs, un manque en tête du second plat.
Unique édition de cette petite dissertation érudite et précieuse.
Paul Saint-Olive (1799-1879), graveur et collaborateur à la Revue du Lyonnais, était un dénicheur de curiosités. (Cf. Vingtrinier (Aimé) : Paul Saint-Olive, archéologue lyonnais (Lyon, 1877).
Envoi autographe signé de Paul Saint-Olive au docteur Girard en tête du premier plat de couverture.
Édition originale d'une des nombreuses productions d'un charlatan odontologique (cf. David, p. 245.)
Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice.
Dos malhabilement restauré à l'aide d'une pièce adhésive et comportant de petits manques, manques angulaires sur les plats, rousseurs.
Issu d'une famille juive néerlandaise, Benjamin Cohen (1818-1852) avait adopté un pseudonyme anglicisant afin de faciliter ses affaires en se faisant passer pour un praticien londonien diplômé de la faculté d'Édimbourg, où il affirmait avoir été "reçu" en 1833. Mais il n'avait pratiqué aucune étude.
Il s'établit quand même comme dentiste à Paris en 1836. Dépourvu de tout diplôme, il fut condamné en première instance (décembre 1845) et en appel (février 1846) pour exercice illégal de la médecine à la suite d'une plainte déposée contre lui par Joseph Audibran et plusieurs autres membres de la Société de chirurgie dentaire de Paris. Ce jugement fut cependant cassé en mai 1846, la Cour de cassation ayant jugé que la pratique de la dentisterie ne s'apparentait pas à la médecine si elle ne s'étendait pas au traitement des maladies de la bouche.
Édition originale illustrée, en fin de volume, de 6 planches hors-texte de médailles par L. Dardel (Salmaslian, p. 162, ne mentionne pas les planches.)
Reliure en demi toile marron, dos lisse, initiales dorées en queue, quelques frottements sur les mors, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins émoussés, quelques accrocs sur les coupes, tranches mouchetées, modeste reliure postérieure.
C'est le premier travail d'ensemble sur la numismatique arménienne. De la collection "Bibliothèque historique arménienne", publiée par Edouard Dulaurier.
Edition originale.
Petits manques en tête et en pied du dos légèrement insolé, quelques petites rousseurs.
Outre une brillante carrière dans les troupes coloniales, au Sénégal et en Indochine, le général Henri Frey (1847-1932) se piquait d'écriture et d'érudition. Cette étrange thèse ne fut évidemment pas confirmée ni reprise par la suite ...
En tête de la page de faux-titre, envoi autographe d'Henri Frey au commandant Etienne Lunet de Lajonquières [ici orthographié Jonquières] (1861-1933), de l'infanterie de marine, archéologue et ethnographe, et aussi organisateur de la conservation des Monuments historiques de l'Indochine.
Edition originale.
"Voulons & Nous plaist, qu'à commencer au premier Mars prochain, aucuns de nos Sujets de quelque estat, condition & sexe qu'ils soient, à l'Exception de ceux qui en auront obtenu nostre permission par Ecrit, ne puissent porter des Diamans, Perles et Pierres precieuses, à peine de confiscation & de Dix mille livres d'amende : Faisons deffenses sous la mesme peine, à compter du premier Avril prochain d'en faire entrer dans le Royaume ; N'entendons néantmoins comprendre dans la presente prohibition les Bagues Episcopales & les Pierreries employées aux Ornemens des Eglises".
Rare édition originale de cet album de vignettes tout à la gloire du régime castriste et de la Révolution cubaine.
L'album regroupe 268 petites vignettes en couleurs, contrecollées, légendées et disposées selon l'ordre chronologique des événements, dont 16 portraits des principaux acteurs (les frères Castro, Camilo Cienfuegos, Ernesto "Che" Guevara, Faure Chaumont, Rolando Cubelas, Victor Bordon, Eloy Gutierrez, Crecencio et Faustino Perez, etc.).
Aucun exemplaire au CCF, ce qui ne surprendra pas pour ce genre de productions.
Notre exemplaire, broché sous couverture illustrée en couleurs, est présenté dans un emboîtage oblong moderne, en plein cartonnage décoré aux couleurs du drapeau cubain.
Petites déchirures et manques marginaux sur les plats et le dos, inévitables et nombreuses restaurations l'aide de pièces adhésives transparentes en raison de la grande fragilité de cet album de vignettes pour grands enfants.
Ce très rare album, bien complet de toutes ses vignettes, fut composé en l'honneur des différentes étapes de la révolution cubaine. Il appartient au genre des collections de vignettes pour enfants ou jeunes, très en vogue dans les années 1960 : les images sont récoltées à l'occasion d'achats de produits et forment un produit d'appel (en l'occurrence, les "dulces en conserva" de la marque Felices).
On se doute que la présentation de la révolution est totalement orientée et conforme à l'image héroïque et libératrice que le régime en voulait donner.
Au verso de la dernière couverture, on trouvera d'ailleurs un discours de Fidel Castro du 16 octobre 1953.
Deuxième édition (cf. Quérard IX, 429.)
Notre exemplaire est présenté dans son brochage d'origine sous couverture d'attente qui comporte de nombreux manques et dont le dos est fendillé, marges de certains feuillets jaunis et affectés de petits maqnues.
L'ouvrage traite exclusivement de l'interdiction canonique faite aux ecclésiastiques de porter des perruques ; une partie est consacrée aux coiffes ou liturgiques ou extra-liturgiques : barrettes, mitres, aumusses, capuchons, camails, amicts, bonnets, calottes.
L'abbé Jean-Baptiste Thiers (1636-1703) fut l'un des théologiens les plus originaux et les plus érudits du XVIIe siècle ; il se déclara toujours l'ennemi des superstitions et usages dévoyés.
Edition originale imprimée à 200 exemplaires, le nôtre un des 30 hollande, tirage de tête.
Dos légèrement bruni comportant de petits manques et déchirures en tête et en pied, légers manques et déchirures en marges des plats, agréable état intérieur malgré de claires rousseurs sur la dernière garde.
Rare.
Deuxième édition en partie originale car revue.
Dos légèrement bruni, premier plat marginalement sali, un gri-gri en tête de la première garde, agréable état intérieur.
Rare.
Édition originale de la traduction française établie par Emmanuelle de Lesseps .
Bel et très rare exemplaire.
Présentation de Christiane Rochefort.
Discrimination de genre, discours de haine et appel au génocide, passage à l'acte avec une tentative de meurtre rageur, prémédité et sans repentir sur l'un des plus célèbres artistes du XXè, promotion d'une anarchie violente dans un grand rire scatologique, élimination ou humiliation programmée de la moitié du genre humain...
Dans son pamphlet misandre, Scum manifesto (« Society for Cutting Up Men »), Valerie Solanas ne témoigne d'aucune empathie, ne laisse aucune place à la modération ou à la réconciliation, n'accorde aucune exception à son projet de suppression de tous les hommes sinon pour « les hommes qui s'emploient méthodiquement à leur propre élimination [...] [comme] les travelos qui, par leur exemple magnifique, encouragent les autres hommes à se démasculiniser et à se rendre ainsi relativement inoffensif ». Le premier manifeste du féminisme radical ne s'adresse pas qu'aux femmes, il englobe également dans son combat les identités sexuelles rejetées par la société phallocrate que Solanas veut mettre à bas avec une rage inédite pour un tel combat.
« Life in this society being, at best, an utter bore and no aspect of society being at all relevant to women, there remains to civic-minded, responsible, thrill-seeking females only to overthrow the government, eliminate the money system, institute complete automation and destroy the male sex. »
Introduction qu'en 1971, Emmanuèle de Lesseps, s'attelant à une version française, traduira par :
« Vivre dans cette société, c'est au mieux y mourir d'ennui. Rien dans cette société ne concerne les femmes. Alors, à toutes celles qui ont un brin de civisme, le sens des responsabilités et celui de la rigolade, il ne reste qu'à renverser le gouvernement, en finir avec l'argent, instaurer l'automation à tous les niveaux et supprimer le sexe masculin. »
À la fois programme politique insurrectionnel, délire paranoïaque et texte poétique, le manifeste de Solanas dérange par son refus de se laisser enfermer dans un genre, sérieux, utopiste ou satirique. Car la question que pose un tel ouvrage n'est peut-être pas celle de sa moralité, mais du droit de son autrice à revendiquer l'excès. Publié après sa tentative de meurtre sur Andy Warhol, le terrible manifeste de Solanas est l'affirmation littéraire et littérale que l'homme n'a pas le monopole de la violence.
Bien qu'il s'offre comme un cri de colère rédigé dans l'urgence, SCUM est en réalité le fruit de deux années de réflexion et d'écriture avant d'être, à défaut d'éditeur, ronéotypé par Solanas en 1967 et vendu dans la rue (1 pour les femmes et 2 pour les hommes), sans rencontrer aucun succès.
En quête de reconnaissance, Valérie Solanas évolue alors dans le milieu underground new-yorkais et se lie d'amitié avec le pape de la contre-culture, Andy Warhol, dont elle fréquente la Factory. À défaut de pouvoir faire éditer son manifeste, « le meilleur texte de toute l'histoire, qui ne sera surpassé que par mon prochain livre », Solanas s'attèle à sa première œuvre littéraire : Up your Ass, une pièce de théâtre qu'elle veut faire produire par son mentor. Malheureusement, Warhol refuse la pièce et en égare l'unique manuscrit. En compensation, il offre à son amie un rôle dans deux de ses films. Solanas ne se satisfait pas de ce petit succès artistique et, le 3 juin 1968, fera feu à trois reprises sur Andy Warhol, blessant grièvement l'artiste et accédant du même coup à la célébrité. La jeune femme ne cache pas que son geste meurtrier, plus qu'une vengeance contre l'artiste, est surtout un acte politique et une nécessité artistique pour lui permettre de diffuser son œuvre. Ainsi, interrogée sur les motivations de sa tentative criminelle, elle soumet à la justice et aux médias cette réponse laconique : « Lisez mon manifeste, vous saurez qui je suis ».
Maurice Girodias, le sulfureux éditeur d'Olympia Press, condamné à plusieurs reprises notamment après la publication de Lolita et du Festin Nu, avait déjà remarqué Solanas l'année précédente. Il avait alors rejeté son manifeste mais lui avait proposé un contrat pour ses œuvres à venir. Après l'attentat, il décide finalement de publier également le pamphlet féministe de cette criminelle atypique qui déclare la toute-puissance des femmes et la nocivité du sexe masculin. Comble de la provocation, Girodias reproduit en second plat de couverture la une du New-York Post, relatant la tragique hospitalisation de Warhol.
Le livre de Solanas est-il l'œuvre de cette femme malade, enfant violée, lycéenne et étudiante prostituée, adulte diagnostiquée schizophrène paranoïde, échappée de plusieurs asiles, et qui finira ses jours dans une solitude et une pauvreté extrême ? Ou cette interprétation est-elle justement la démonstration de l'interdiction pour une femme de revendiquer toutes les extrémités du délire et de l'utopie anarchiste que l'on accorde aux hommes ?
En 1968, au cœur de l'interminable guerre du Vietnam, la violence n'est plus l'apanage des oppresseurs et la colère montante des minorités contre les discriminations endémiques des États-Unis se manifeste par de violents affrontements et la naissance de groupes radicaux tels que les Black Panthers. Mais les femmes restent exclues des revendications et leurs droits sont niés par les deux camps, comme le dénonceront également Angela Davis et Ella Baker.
Cependant, contrairement à elles, Solanas n'adhère à aucun combat d'émancipation et refuse toutes les utopies en vogue qui ne libèrent, d'après elle, que l'homme ; la femme restant, au mieux, une récompense :
« Le hippie [...] est follement excité à l'idée d'avoir tout un tas de femmes à sa disposition. [...] L'activité la plus importante de la vie communautaire, celle sur laquelle elle se fonde, c'est le baisage à la chaîne. Ce qui allèche le plus le hippie, dans l'idée de vivre en communauté, c'est tout le con qu'il va y trouver. Du con en libre circulation : le bien collectif par excellence ; il suffit de demander ».
« Laisser tout tomber et vivre en marge n'est plus la solution. Baiser le système, oui. La plupart des femmes vivent déjà en marge, elles n'ont jamais été intégrées. Vivre en marge, c'est laisser le champ libre à ceux qui restent ; c'est exactement ce que veulent les dirigeants ; c'est faire le jeu de l'ennemi ; c'est renforcer le système au lieu de le saper car il mise sur l'inaction, la passivité, l'apathie et le retrait de la masse des femmes ».
Véritable déflagration dans les milieux contestataires, S.C.U.M. divise les mouvements féministes émergeant comme NOW ou Women's Lib et donne naissance au féminisme radical. Pourtant, Solanas refuse toute affiliation et rejette même l'aide de l'avocate militante Florynce Kennedy en plaidant coupable à son procès alors que Warhol n'a pas voulu porter plainte contre elle : « Je ne peux pas porter plainte contre quelqu'un qui agit selon sa nature. C'est dans la nature de Valerie, alors comment pourrais-je lui en vouloir ». (Fascinant témoignage de l'emprise psychologique qu'exerçaient mutuellement ces deux êtres contraires).
Dans un grand feu d'artifice d'obscénité et d'extrémisme rigolard, l'ouvrage de Solanas déconstruit toutefois méthodiquement les propositions des intellectuelles progressistes autant qu'elle dévoile la structure irrémédiablement machiste d'une société faussement moderne. « S.C.U.M. se dresse contre le système tout entier, contre l'idée même de lois et de gouvernement. Ce que S.C.U.M. veut, c'est démolir le système et non obtenir certains droits à l'intérieur du système ».
Cinquante ans après, le manifeste de Solanas reste d'une acuité mordante, et la verve parfois délirante de son autrice ne saurait justifier l'effacement progressif de sa mémoire dans l'histoire sociale, à l'image de sa propre mère détruisant à sa mort tous ses manuscrits.
Outré(e), convaincu(e) ou abasourdi(e) par la cathartique violence du texte, nul(le) ne prétend ressortir indemne de l'expérience S.C.U.M. . Cela est sans doute lié à la force littéraire presque célinienne de la plume de Solanas mais peut-être également à l'indéniable actualité de sa révolte :
« Celles qui, selon les critères de notre « culture », sont la lie de la terre, les S.C.U.M. ... sont des filles à l'aise, plutôt cérébrales et tout près d'être asexuées. Débarrassées des convenances, de la gentillesse, de la discrétion, de l'opinion publique, de la « morale », du « respect » des trous-du-cul, toujours surchauffées, pétant le feu, sales et abjectes, les S.C.U.M. déferlent... elles ont tout vu - tout le machin, baise et compagnie, suce-bite et suce-con - elles ont été à voile et à vapeur, elles ont fait tous les ports et se sont fait tous les porcs... Il faut avoir pas mal baisé pour devenir anti-baise, et les S.C.U.M. sont passées par tout ça, maintenant elles veulent du nouveau ; elles veulent sortir de la fange, bouger, décoller, sombrer dans les hauteurs. Mais l'heure de S.C.U.M. n'est pas encore arrivée. La société nous confine encore dans ses égouts. Mais si rien ne change et si la Bombe ne tombe pas sur tout ça, notre société crèvera d'elle-même. »
Edition originale, illustrée de 21 portrait sur acier de femmes de la société américaine. Ex-dono sur la page de titre.
Reliure d'éditeur en plein chagrin noir d'époque. Dos à nerfs, 5 caissons ornés, roulette en queue te tête. Médaillon central à froid sur les plat erclé d'un riche encadrement ornementé avec feuillages et fleurs. Large frise intérieure. Frottement au mors supérieur en queue, très étroite fente du cuir au mors inférieur en queue le long de 3 caissons. Tranches dorées. Traces de frottement. Exemplaire parfaitement frais, avec ses serpentes, imprimé sur vélin teinté.
Hisdtoire des Etats-Unis après la guerre d'indépendance sous la gouvernance de Washington. Le titre présente un aspect ironique en faisant référence à la monarchie alors qu'il s'agissait pour le premier président élu d'élaborer une constitution et une nouvelle société. La majorité du livre est consacré à la présidence de Washington, d'abord à New York, puis à Philadelphie.
Rufus Griswold (1815-1857) fut un célèbre critique et journaliste américain qui régna sur le monde des lettres, il est resté célèbre pour son conflit avec Edgar Allan Poe.