
Marius Julien Antonin Roque est né le 24 septembre 1893 à Toulon. À sa naissance, son père, François Jacques Roque, est âgé de 43 ans et il exerce les fonctions de mécanicien principal de première chaîne; sa mère, Marie-Jeanne Burguès, 40 ans, ne travaille pas.
Marius Roque participe au premier conflit mondial et s'y fait remarquer. Son dossier matricule nous apprend qu'il mesure 1 mètre 69. Il est incorporé le 11 août 1914. On le trouve au 311 RI le 21 janvier 1917. Il est caporal le 18 mai 1915, sergent le 1er août 1916, sous-lieutenant le 13 avril 1917, lieutenant le 13 août 1918. Il est au 21 RT le 27 mars 1919. Il sert le 112 RI du 22 septembre 1919 au 10 août 1919 puis se retire à Toulon. Le 10 mars 1920, il s'engage pour 5 ans au 141 RI. Il est promus capitaine le 22 juin 1931.
Il est décrit, je cite, comme un jeune aspirant plein d'allant et de belle humeur, d'un courage et d'une bravoure exceptionnelles. L'auteur anonyme continue de la manière suivante: «Le 6 avril 1917, étant chef d'un groupe d'élite, chargé de l'exécution d'un coup de main, a entraîné sa troupe dans un élan irrésistible dans les tranchées ennemies et a capturé avec ce groupe 7 prisonniers dont 3 aspirants.>> II poursuit: «Du corps d'armée numéro 124 du 20 octobre 1918: officier très brave ayant maintes fois fait ses preuves.» Et enfin: «Le 2 octobre 1918, au cours d'un violent combat qui précéda la marche en avant de toute sa division, a fait 6 prisonniers de sa propre main. A donné aussi à tous les mitrailleurs l'exemple d'une endurance et d'un sang-froid qui ne se départirent jamais au cours des violentes réactions de l'ennemi dont l'échec est en grande partie imputable aux feux de sa SM.>>>
On apprend qu'il a reçu la Croix de Guerre, avec une palme de bronze et une étoile vermeille.
Prisonnier en 1940, Marius Roque est resté 5 ans en Allemagne. Cette lettre est un superbe témoignage de la fraternité entre militaires résistants et prisonniers