Plaisir à la tempête
Agréable exemplaire en dépit d'une toute petite déchirure en pied du dos.
Edition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur vergé Ivoire, seuls grands papiers.
Initiales manuscrites de Marcelin Pleynet en dessous de la justification du tirage.
Agréable exemplaire.
Edition originale, très rare. On distingue 3 états : le premier, le nôtre, se distingue par la page de titre intitulée Oeuvres posthumes, comme pour le faux-titre. Le second état substitue une nouvelle page de titre intitulé Album d'un pessimiste, le faux-titre indiquant toujours Oeuvres posthumes (c'est l'état connu et décrit par Clouzot). Le troisième état connaît une nouvelle page de titre à la date de 1836, à nouveau intitulé Album d'un pessimiste, avec le faux-titre oeuvres posthumes (c'est l'état le plus courant) ; par contre la mention d'une notice de L'Héritier a disparu pour laisser la place à la mention d'une notice biographique (extraite de la Biographie universelle de Michaud). La notice de L'Heritier a été ôtée dès le premier état, en effet, de crainte de froisser certains contemporains cités, l'éditeur a préféré ne pas l'insérer.
Les oeuvres de Rabbe sont précédés du poème de Victor Hugo : A Alphonse Rabbe, qu'on retrouvera dans Les chants du Crépuscule, parus en 1836.
Ces Oeuvres posthumes furent réunies et éditées par le neveu de l'écrivain Charles Rabbe, qui bénéficia pour ce faire d'une subvention du ministère de l'instruction publique.
Reliures en demi chagrin noir d'époque. Dos à faux nerfs orné de filets gras à froid. Titre et tomaison dorés. Nom du possesseur en queue : Gauger. Petites traces de frottements en coiffes. 2 coins un peu émoussés. Rousseurs très pâles éparses. Bon exemplaire.
Ecrivain noir et sombre, marqué par l'échec et l'inanité des choses, mort en 1829 des excès de l'opium (on ne sait si sa mort fut un suicide ou un dosage malencontreux d'opium), Rabbe enchantera Baudelaire, rencontrera la sollicitude touchante de Victor Hugo, et André Breton ne l'oubliera pas dans son anthologie. Toutes les pages de Rabbe sont pleines d'un romantisme maladif et fiévreux, hantées par le pessimisme et le désespoir dont la principale oeuvre qui fera sa renommée : Philosophie du désespoir, est emblématique de sa profonde mélancolie et de son culte pour la mort. Les essais, commentaire et maximes, poèmes en prose jalonnent ces Oeuvres posthumes, modèle du romantisme noir.
On retiendra avec le plus grand intérêt la rareté exceptionnelle de ce tout premier état de l'oeuvre majeure de Alphonse Rabbe inconnu à Clouzot et à la plupart des bibliographes. La Bibliothèque Nationale de France ne possède que le second état, et les catalogues français ne possèdent que des exemplaires à la date de 1836.
Edition originale, un des 75 exemplaires numérotés sur papier couleurs surfine, le nôtre un des 25 comportant les trois aquatintes de Mimi Parent retouchées à l'aquarelle qu'elle a signées et justifiées, tirage de tête.
Envoi autographe signé de José Pierre à Paul Aveline.
Signatures de José Pierre et Mimi Parent en dessous de la justification du tirage.
Ouvrage illustré de 3 aquatintes de Mimi Parent.
Dos très légèrement insolé sans gravité, sinon agréable exemplaire.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Précieux envoi autographe signé de Paul Eluard à Benjamin Fondane.
Dos comportant trois petits accrocs restaurés et sans gravité.
Emouvante dédicace de poète à poète, réalisée à l'aube de la guerre durant laquelle les deux amis participeront ensemble à des revues de résistance poétique telle que l'Honneur des poètes.
La déportation et la mort de Fondane en 1944 avec celle de nombreux autres amis artistes et poètes marquera profondément Eluard qui composera en leur honneur un superbe hommage poétique, "Eternité de ceux que je n'ai pas revus", égrénant le nom de chaque disparu :
"Visages clairs souvenirs sombres
Puis comme un grand coup sur les yeux
Visages de papier brûlé
Dans la mémoire rien que cendres
La rose froide de l'oubli
Pourtant Desnos pourtant Péri
Crémieux Fondane Pierre Unik
Sylvain Itkine Jean Jausion
Grou-Radenez Lucien Legros
Le temps le temps insupportable
Politzer Decour Robert Blache
Serge Meyer Mathias Lübeck
Maurice Bourdet et Jean Frayse
Dominique Corticchiato
Et Max Jacob et Saint-Pol Roux
Rien que le temps de n'être plus
Et rien que le temps d'être tout"
Véritable édition originale, dont il n'a été tiré que 100 exemplaires hors commerce, de la version intégrale en 138-[6] pages et parue avant celle de 1954 aux Editions de Minuit.
Auparavant, seules des parties furent publiées à quelques exemplaires, à partir de 1949.
Par ailleurs, une nouvelle édition "belge", similaire à cette première édition paraîtra encore en 1958, qui ne comportera plus que 80 pages et la mention "de 1958" sur la couverture.
En exergue, l'auteur a fait imprimer l'appréciation d'André Gide auquel il avait adressé la première partie de son ouvrage en 1949: "L'intense et bizarre joie que j'éprouve à la lecture (et relecture) de ces pages remarquables entre toutes. André Gide".
Généralement datée de 1952, cette très rare première édition complète, serait, selon une note autographe de l'auteur au colophon l'un des exemplaires en main privée, "imprimé à Périgueux par Pierre Fanlac, fin 1950 [à] 100 exemplaires".
(Nous remercions le précédent détenteur de cet exemplaire annoté de nous avoir communiqué cette précieuse note d'Augiéras).
Édition originale.
Reliure en demi cuir rouge de Russie à coins, dos à quatre nerfs orné de filets et de doubles caissons dorés, date en queue dans un cartouche, contreplats et gardes de papier à la cuve, rares couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure signée de Bernasconi.
Le feuillet de nomenclature des œuvres de Victor Hugo est bien présent. Quelques traces de pliure sur certains feuillets.
Un précieux poème autographe de Victor Hugo intitulé « La pauvre fleur disait au papillon céleste », sur deux feuillets repliés, a été monté sur onglet en regard de la version définitive adoptée par l'auteur et imprimée page 223 du recueil. Il s'agit d'une première version, composée de quatre quatrains. Ces vers seront repris avec quelques variantes par Hugo dans la version définitive, augmentée toutefois de quatre nouveaux quatrains.
Ce poème a été composé par Hugo pour sa maîtresse Juliette Drouet, rencontrée deux ans auparavant. Il symbolise la nature de leur relation - le poète pris dans sa vie conjugale et littéraire, la jeune femme condamnée à l'attendre -, et aura une grande importance dans leur imaginaire commun : Juliette Drouet citera fréquemment le vers « Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre / À mes pieds ! » dans ses lettres d'amour à Victor Hugo. On retrouve également le double motif de la fleur et du papillon aux côtés de leurs initiales entrelacées, dans le décor peint du salon chinois provenant de Hauteville Fairy, résidence de Juliette Drouet à Guernesey, décor conçu par l'écrivain lui-même et aujourd'hui conservé à la Maison Victor Hugo à Paris.
Bel exemplaire non rogné, établi dans une charmante reliure signée, enrichi d'un très rare poème autographe de Victor Hugo écrit pour Juliette Drouet.
Second tirage de l'édition originale de la traduction française, un des 100 exemplaires numérotés sur Ingres, le nôtre un des 50 réimposés, tirage de tête après 10 Japon et 5 Canson réimposés.
Un minuscule accroc en tête du dos avec deux petits manques, claires mouillures en angle supérieur gauche du premier plat.