Voici ou un souffle à travers "Journal du regard" de Bernard Noël
Envoi autographe daté et signé de Bernard Vargaftig à ses amis Eliane et Charles (Dobzynski).
Agréable exemplaire illustré de trois reproductions de dessins d'Olivier Debré.
Édition originale.
Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés décorés en angles, date et mention « Ex. de J. Drouet » dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée de René Aussourd.
Quelques petites rousseurs principalement en début et fin de volume.
Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie : « à vous, ma dame. Humble hommage. V. »
L'exemplaire provient de la bibliothèque de Pierre Duché. Ce dernier avait acheté en bloc la bibliothèque de Juliette Drouet et avait confié les volumes à René Aussourd pour les faire relier de manière uniforme avec l'inscription permettant leur identification en queue.
Ex-libris encollés sur un contreplat et une garde.
C'est à la fin de l'année 1878, soit après plus de quarante ans de relation, que Victor Hugo et son amante emménagent enfin ensemble avenue d'Eylau, dans le petit hôtel où le poète finira sa vie. « À partir de ce moment, on peut dire que la vie de Juliette ne fut plus guère qu'une tristesse ininterrompue, une servitude de toutes les heures. Elle souffre elle-même d'un cancer à l'estomac, elle sait qu'elle est condamnée, condamnée à mourir de faim ! » (Louis Guimbaud, Victor Hugo et Juliette Drouet, Paris, 1927). Malgré ses souffrances et sa grande faiblesse physique, elle tient toujours avec fidélité le rôle de garde-malade de son « Toto ». C'est d'ailleurs à cette époque que Bastien Lepage peint d'elle un portrait d'un réalisme frappant : « De son visage de déesse, sérieux et calme, la maladie impitoyable a fait une pauvre figure humaine, tirée et creusée, sillonnée de rides dont chacune semble conter quelque douleur. » (op. cit.)
Religions et religion paraît deux ans avant la disparition de Juliette ; il s'agit de l'un des derniers ouvrages qu'Hugo dédicace humblement au grand et dévoué amour de sa vie. Hugo rendra d'ailleurs hommage au dévouement sans faille de sa compagne en lui offrant une photographie sur laquelle il inscrit : « Cinquante ans, c'est le plus beau mariage. ».
Exemplaire de la plus intime provenance.
Edition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur vergé Ivoire, seuls grands papiers.
Initiales manuscrites de Marcelin Pleynet en dessous de la justification du tirage.
Agréable exemplaire.
Edition originale, très rare. On distingue 3 états : le premier, le nôtre, se distingue par la page de titre intitulée Oeuvres posthumes, comme pour le faux-titre. Le second état substitue une nouvelle page de titre intitulé Album d'un pessimiste, le faux-titre indiquant toujours Oeuvres posthumes (c'est l'état connu et décrit par Clouzot). Le troisième état connaît une nouvelle page de titre à la date de 1836, à nouveau intitulé Album d'un pessimiste, avec le faux-titre oeuvres posthumes (c'est l'état le plus courant) ; par contre la mention d'une notice de L'Héritier a disparu pour laisser la place à la mention d'une notice biographique (extraite de la Biographie universelle de Michaud). La notice de L'Heritier a été ôtée dès le premier état, en effet, de crainte de froisser certains contemporains cités, l'éditeur a préféré ne pas l'insérer.
Les oeuvres de Rabbe sont précédés du poème de Victor Hugo : A Alphonse Rabbe, qu'on retrouvera dans Les chants du Crépuscule, parus en 1836.
Ces Oeuvres posthumes furent réunies et éditées par le neveu de l'écrivain Charles Rabbe, qui bénéficia pour ce faire d'une subvention du ministère de l'instruction publique.
Reliures en demi chagrin noir d'époque. Dos à faux nerfs orné de filets gras à froid. Titre et tomaison dorés. Nom du possesseur en queue : Gauger. Petites traces de frottements en coiffes. 2 coins un peu émoussés. Rousseurs très pâles éparses. Bon exemplaire.
Ecrivain noir et sombre, marqué par l'échec et l'inanité des choses, mort en 1829 des excès de l'opium (on ne sait si sa mort fut un suicide ou un dosage malencontreux d'opium), Rabbe enchantera Baudelaire, rencontrera la sollicitude touchante de Victor Hugo, et André Breton ne l'oubliera pas dans son anthologie. Toutes les pages de Rabbe sont pleines d'un romantisme maladif et fiévreux, hantées par le pessimisme et le désespoir dont la principale oeuvre qui fera sa renommée : Philosophie du désespoir, est emblématique de sa profonde mélancolie et de son culte pour la mort. Les essais, commentaire et maximes, poèmes en prose jalonnent ces Oeuvres posthumes, modèle du romantisme noir.
On retiendra avec le plus grand intérêt la rareté exceptionnelle de ce tout premier état de l'oeuvre majeure de Alphonse Rabbe inconnu à Clouzot et à la plupart des bibliographes. La Bibliothèque Nationale de France ne possède que le second état, et les catalogues français ne possèdent que des exemplaires à la date de 1836.