
Rare édition originale de la traduction française établie par d'Alègre (cf. Brunet V, 25. Barbier II, 596.)
Reliure en plein veau marbré, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés décorés de fleurons dorés, pièce de titre de chagrin rouge, gardes et contreplats de papier à la cuve, liserés dorés sur les coupes qui sont quasi estompés, tracnhes mouchetées de rouge, reliure de l'époque.
Restaurations sur le dos et les mors, une mouillure marginale en pied d'une dizaine de feuillets, annotations et un dessin à la plume sur une garde.
Il s'agit de la deuxième traduction de ce chef d'oeuvre du poète et philosophe persan Saadi, un des grands maîtres soufis du XIIIe siècle.
La première, due à André Du Ryer, remonte à 1634.
Elle ne correspond qu'à une partie du texte du Golestân, mais elle initia l'Occident à la poésie persane.
Approuvée par Fontenelle, la traduction de d'Alègre, partielle, elle aussi, concerne le premier des sept traités, celui relatif aux moeurs des rois.
Ex-libris manuscrit de l'époque révolutionnaire en fin de volume, daté Paris 23 juin 1798 (Clément Lemoine, perruquier).