Agréable exemplaire.
Notre exemplaire est incomplet de l'oeuvre originale de François Féret qui accompagne normalement les 40 exemplaires du tirage de tête.
Signatures manuscrites de Charles Dobzynski et François Féret à la justification du tirage.
Edition imprimée à 50 exemplaires numérotés et justifiés sur Arches par Bonaventure Fieullien, le nôtre imprimé pour André Bocquetin avec son ex-libris encollé sur une garde.
Agréable exemplaire.
Cet album de 4 linogravures à pleine page, d'une lettrine et d'un en-tête coloriés par Madeleine Smets-Lefrancq a été calligraphié, gravé et imprimé sur ses presses à bras par Bonaventure Fieullien (moine franciscain qui étudia à l'Académie de Bruxelles sous la direction du peintre belge Oswald Poreau et qui travailla dans la sculpture, le vitrail et la peinture, mais qui fut surtout reconnu pour ses remarquables et spectaculaires livres illustrés aux étonnants lettrages idiosyncrasiques) a été enluminée par Madeleine Smets-Lefrancq.
Signatures de Bonaventure Fieullien et Madeleine Smets-Lefrancq en dessous de la justification du tirage.
Insolite manuscrit de Guy de Maupassant, donnant une fausse composition du vaccin contre la rage, qu'il appelle « Élixir Pasteur », fabriqué entre autres avec « sept larmes de candidat académique repoussé », « cinq gouttes de bave de journaliste » et « un centimètre d'orgueil de romancier ».
« Elixir Pasteur
Vous prenez un chien enragé que vous faites manger par un lapin ; vous faites ensuite dévorer ce lapin par un mouton, le mouton par un rat, le rat par une mouche, la mouche par une araignée et l'araignée par une grenouille.
Ce dernier animal reçoit donc le virus rabique à sa septième puissance et il enrage instantanément.
Vous lui enlevez alors l'œil gauche dont vous extrayez le fluide visuel au moment d'une seringue à morphine. Vous mettez ce fluide dans un petit pot de granit avec cinq gouttes de bave de journaliste, quarante gouttes de salive d'avocat, dix-huit gouttes nasales d'un invalide, sept larmes de candidat académique repoussé, deux milligrammes de sang froid du général Brière de Lille, un centimètre d'orgueil de romancier - vous faites bouillir pendant dix-huit heures et puis vous communiquez ce remède au malade au moyen d'un petit clystère.
C'est par cette méthode que tout accident a été évité pendant le dernier congrès. »
Cette amusante prescription est adressée à la comtesse Potocka, riche aristocrate mondaine et intellectuelle dont la grande beauté et la personnalité volage apparaissent en filigrane de nouvelles et de chefs-d'œuvre romanesques de l'auteur (Mont-Oriol, Notre cœur, humble drame).