Agréable exemplaire.
Envoi autographe signé d'Yves Bonnefoy à Diane de Margerie.
Edition originale illustrée de 11 gravures originales sur bois en noir de Paul-Emile Colin et de 15 gravures et ornements typographiques originaux tirés en bistre de Pierre-Eugène Vibert, un des 25 exemplaires numérotés sur japon ancien comportant une collection d'épreuves d'artiste des deux peintres-graveurs sur chine.
Reliure en plein maroquin mauve, dos éclairci à cinq nerfs, date dorée en queue, quelques frottements sur les nerfs et les mors, gardes de soie moirée mauve, contreplats de maroquin marron agrémentés d'une frise végétale et florale réalisée à l'aide de pièces de maroquin mosaïqué marron et violet, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de maroquin mauve éclairci, plats de papier marbré, reliure signée Canape.
Exemplaire parfaitement établi dans une reliure en plein maroquin doublé de Canape.
Edition illustrée de 15 compositions originales de Jacques Wagrez gravées à l'eau-forte par L. Boisson, un des 150 exemplaires numérotés sur vélin du Marais.
Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos lisse orné de cartouches dor agrémentés de motifs typographiques dorés enrichis de pièces de maroquin mosaïqué jaune, vert et bleu, lieu et date dorés en queue, encadrement de filets sur les plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée Ruban.
Bel exemplaire parfaitement établi dans une reliure en demi maroquin mosaïqué de Ruban.
Edition originale illustrée de 38 gravures hors-texte (dont 10 en couleurs) d'après Fragonard, Eisen, Boucher, Moreau le jeune, Huet, Schall, un des 275 exemplaires numérotés sur Hollande, seul tirage après 25 Japon.
Reliure en plein maroquin bleu nuit, dos à cins nerfs sertis de pointillés dorés orné de doubles caissons dorés agrémentés de motifs typographiques dorés enrichis de pièces de maroquin mosaïqué rouge, lieu, nom de l'éditeur et date dorés en queue, roulettes dorées sur les coiffes, trois petits accrocs sur les mors et les nerfs, encadrement de triples filets dorés sur les plats, gardes et contreplats de papier marbré, encadrement de dentelle dorée sur les contreplats, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée Stroobants.
Bel exemplaire parfaitement établi dans une reliure en plein maroquin mosaïqué de Stroobants.
Très importante lettre autographe signée de Constantin Brâncusi adressée au Ministère roumain des cultes, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier blanc. Timbre à sec et timbre postal à l'encre. Pliures transversales inhérentes à l'envoi.
Dans cette lettre datée de janvier 1914 et adressée au ministre des Cultes, le sculpteur demande l'autorisation de faire entrer certaines de ses sculptures en Roumanie à l'occasion de l'exposition de la société « Tinerimea Artistica » (La Jeunesse artistique). Brâncusi se trouve alors à Paris comme en témoigne son adresse : « 54 rue du Montparnasse ». Une liste des œuvres étaient visiblement jointe à cette lettre mais elle a, hélas, disparu.
Cette missive témoigne des liens étroits entretenus entre Brâncusi et les artistes roumains de la « Tinerimea Artistica » qui organise depuis 1908 des expositions regroupant peintures et sculptures. En mars 1914 Brâncusi présente six œuvres dont La Prière (1907), Le Baiser (1907-08), Mademoiselle Pogany (1913) à la quatorzième exposition de cette importante société artistique. Il est déjà à cette époque un sculpteur de renom : la présence de cinq de ses œuvres à l'Armory Show à New York (17 février - 15 mars 1913), où sa sculpture Mademoiselle Pogany a provoqué un scandale par sa modernité au côté du Nu descendant un escalier de Marcel Duchamp et lui a permis de devenir l'un des artistes majeurs de la deuxième décennie du XXè siècle.
Tapuscrit complet d'un projet de scénario de film intitulé « Le Cow-boy de Normandie ». Quatorze pages tapuscrites sous une couverture de papier quadrillé sur laquelle est inscrite, de la main de Boris Vian : « Projet de scénario – Boris Vian 6 bis Cité Véron Paris 18e ». On joint l'enveloppe de la S.A.C.D.
Ce scénario a été retranscrit dans le recueil Rue des ravissantes et réalisé sous la forme d'un court métrage par Clémence Madeleine-Perdrillat en 2015.
Cette parodie de western narre l'histoire de Jim Lacy, un cowboy désabusé quittant son Nevada pour une terre plus authentique : Fleurville en Normandie.
Provenance : Fondation Vian.
Portrait à l'encre et à l'aquarelle du poète Paul Verlaine par son amie Marie Crance, portant la signature de l'artiste et la mention manuscrite « Paul Verlaine à l'hôpital ».
Une feuille sous cadre et marie-louise. Une inscription au dos du cadre « écrit en marge (par l'encadreur) : « Pour Messieurs Thénot et Lercey, 25 avril 1894 » indique le probable terminus post-quem du dessin.
Marie Crance (1860-1945), surnommée Marie-aux-fleurs, était à l'époque la compagne du dessinateur Frédéric-Auguste Cazals, qui l'épousera en 1912. Tour à tour blanchisseuse, bonne, et chanteuse dans les tripots préférés du poète, elle fut pour Paul Verlaine une amie et une protectrice dévouée. Elle lui pansait sa jambe malade lorsque le poète se dérobait aux médecins pour s'installer seul dans des hôtels des faubourgs parisiens. Gaie, simple et pétillante, elle lui rendit également visite durant ses séjours hospitaliers à Broussais, Tenon, Cochin, ou Saint-Antoine où elle réalisa ce portrait en buste de Verlaine, au regard perçant du poète, raidi par d'antiques rhumatismes. Verlaine lui consacra un sonnet dans la deuxième édition des Dédicaces qu'il accompagne aussi d'un charmant dessin (Verlaine, Lettres inédites [...], éd. Georges Zayed, 1976, p. 45) :
« Je veux donc dire de ma voix la mieux timbrée,
Et les tracer du bec de ma meilleure plume,
Vos mérites et vos vertus dans l'amertume
Douce de vous savoir d'un autre énamourée
Mais d'un autre... »
Émouvant portrait du poète vagabond étrangement robuste, dont la silhouette se noie dans les douceurs de l'aquarelle.
Rarissime édition originale pour Le Gouté des porcherons, ayant pour titre complet Nouv. ed. augm. des Citrons de Javotte, histoire de carnaval. Et enrichie d'une Lettre amoureuse de M. Jambe de Creux, charbonnier à mademoiselle Catau, ravaudeuse. Le tout pour servir de Dessert au Déjeuner de La Rapée.
Troisième édition de La Pipe cassée et quatrième pour Bouquets poissards et Bouquets galants.
Reliure de l'époque en demi basane, dos lisse orné de filets dorés ainsi que d'une pièce de titre de basane blonde, plats de papier à la colle. Quelques frottements et infimes manques de papier sur les plats. Premiers feuillets un peu tachés sans gravité.
Les Porcherons est un ancien quartier des faubourgs de Paris entre La Pologne à l'Ouest et le faubourg Montmartre à l'Est.
Tous les textes de ces chansons poissardes sont très précieux pour l'étude de l'argot parisien du XVIIIème siècle.
Seulement trois exemplaires sur le continent américain : Newberrry, Toronto et Montréal.