Bristol manuscrit adressé à son grand ami le journaliste bruxellois, grand ami et biographe de Georges Brassens, André Tillieu
Enveloppe jointe.
"Vieux,
Merci de ton aimable petit mot...
Enfin j'ai fait ce que j'ai pu et si le résultat a été bon, tant mieux.
Je n'arrive plus à remettre la main sur un exemplaire de la Méthode (la Méthode à Mimile, la Bible argotique écrite par Alphonse Boudard). Si je t'en trouve un je l'envoie à ta filleule en priorité. De toutes façons les éditions du Pré-aux-clercs vont relancer le livre à la fin de l'année... avec une nouvelle présentation et de nouvelles illustrations... + qqs chapitres de rajeunissement. Si nous pouvions en faire autant... Vivra verra... à quoi bon se mettre la rate au court bouillon ! Toute mon amitié. Aboudard."
André Tillieu le bruxellois, très proche ami et biographe de Georges Brassens, entretint une correspondance épistolaire avec Alphonse Boudard sur presque trente ans, de 1972 jusqu'à la mort de ce dernier en 2000.
L'écrivain gouailleur parisien lui témoigna très rapidement son amitié, le considérant comme l'un des rares critiques à le comprendre parfaitement au point d'expliquer clairement dans ses chroniques ce que lui-même exprimait qu'incomplètement et parfois confusément dans ses livres.
André Tillieu fit dès lors partie du petit cercle des véritables amis d'Alphonse Boudard au même titre que le Gros Georges (Georges Brassens), le Niçois (Louis Nucéra) et René Fallet avec lesquels il aimait partager de plantureux repas bien arrosés et les virées cyclistes. A mesure que la camarde lui enlevait petit à petit ses meilleurs amis, André Tillieu restera l'un des tous derniers potos d'Alphonse.