Ouvrage illustré d'un frontispice et de vignettes gravées sur bois par Jules Léon Perrichon.
Deux légères déchirures et une petite tache sans gravité sur le dos.
Edition originale.
Reliure en plein velin de réemploi à rabats circa 1920. Dos lisse. Titre calligraphié en rouge et Noir. Ecriture manuscrite sur les plats, sans doute fin XVIIIe. Relié sur brochure non rognée, telle que parue. Piqûres en page de titre.
Mémoires autobiographiques d'un pou, lequel passant de tête en tête, agrémentant ses confessions de réflexions philosophiques, se retrouve sur la tête de la reine, puis sur celle de Benjamin Franklin. Il s'agit essentiellement d'une satire politique des affaires entre la France et les Etats-Unis, on y assiste à des dialogues fictifs, notamment entre le ministre de la marine et Benjamin Franklin. Il y est dévoilé un grand projet qui consiste à s'emparer de l'Angleterre pour la partager entre la France, l'Espagne et les Etats-Unis. Cette curiosité fut écrite après la délégation que fit Benjamin Franklin en France en 1778, mandaté par le Congrès américain ; c'est à cette occasion que Louis XVI signa le traité qui reconnaissait l'indépendance des Etats-Unis en tant que nation, et que l'Angleterre signa l'indépendance des treize colonies.
Ex libris gravé du XXe avec la devise Nec ridendo vellicat.
Edition originale, rare.
Reliure en pleine basane blonde mouchetée d'époque. Dos lisse orné, roulette en queue et tête. Pièce de titre en maroquin beige. Plat inférieur largement affecté par une ancienne mouillure ayant blanchi et noirci le cuir. 4 coins émoussés. Bon exemplaire, au dos élégant.
Édition originale.
Reliure en demi cuir rouge de Russie à coins, dos à quatre nerfs orné de filets et de doubles caissons dorés, date en queue dans un cartouche, contreplats et gardes de papier à la cuve, rares couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure signée de Bernasconi.
Le feuillet de nomenclature des œuvres de Victor Hugo est bien présent. Quelques traces de pliure sur certains feuillets.
Un précieux poème autographe de Victor Hugo intitulé « La pauvre fleur disait au papillon céleste », sur deux feuillets repliés, a été monté sur onglet en regard de la version définitive adoptée par l'auteur et imprimée page 223 du recueil. Il s'agit d'une première version, composée de quatre quatrains. Ces vers seront repris avec quelques variantes par Hugo dans la version définitive, augmentée toutefois de quatre nouveaux quatrains.
Ce poème a été composé par Hugo pour sa maîtresse Juliette Drouet, rencontrée deux ans auparavant. Il symbolise la nature de leur relation - le poète pris dans sa vie conjugale et littéraire, la jeune femme condamnée à l'attendre -, et aura une grande importance dans leur imaginaire commun : Juliette Drouet citera fréquemment le vers « Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre / À mes pieds ! » dans ses lettres d'amour à Victor Hugo. On retrouve également le double motif de la fleur et du papillon aux côtés de leurs initiales entrelacées, dans le décor peint du salon chinois provenant de Hauteville Fairy, résidence de Juliette Drouet à Guernesey, décor conçu par l'écrivain lui-même et aujourd'hui conservé à la Maison Victor Hugo à Paris.
Bel exemplaire non rogné, établi dans une charmante reliure signée, enrichi d'un très rare poème autographe de Victor Hugo écrit pour Juliette Drouet.