Le guetteur mélancolique
Ouvrage illustré d'un frontispice de Pablo Picasso, préface d'André Salmon.
Rare et agréable exemplaire en dépit d'une petite déchirure en marge du second plat.
Vous disposez d'informations sur ce lieu d'édition ?
Édition originale.
Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés décorés en angles, date et mention « Ex. de J. Drouet » dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée de René Aussourd.
Quelques petites rousseurs principalement en début et fin de volume.
Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie : « à vous, ma dame. Humble hommage. V. »
L'exemplaire provient de la bibliothèque de Pierre Duché. Ce dernier avait acheté en bloc la bibliothèque de Juliette Drouet et avait confié les volumes à René Aussourd pour les faire relier de manière uniforme avec l'inscription permettant leur identification en queue.
Ex-libris encollés sur un contreplat et une garde.
C'est à la fin de l'année 1878, soit après plus de quarante ans de relation, que Victor Hugo et son amante emménagent enfin ensemble avenue d'Eylau, dans le petit hôtel où le poète finira sa vie. « À partir de ce moment, on peut dire que la vie de Juliette ne fut plus guère qu'une tristesse ininterrompue, une servitude de toutes les heures. Elle souffre elle-même d'un cancer à l'estomac, elle sait qu'elle est condamnée, condamnée à mourir de faim ! » (Louis Guimbaud, Victor Hugo et Juliette Drouet, Paris, 1927). Malgré ses souffrances et sa grande faiblesse physique, elle tient toujours avec fidélité le rôle de garde-malade de son « Toto ». C'est d'ailleurs à cette époque que Bastien Lepage peint d'elle un portrait d'un réalisme frappant : « De son visage de déesse, sérieux et calme, la maladie impitoyable a fait une pauvre figure humaine, tirée et creusée, sillonnée de rides dont chacune semble conter quelque douleur. » (op. cit.)
Religions et religion paraît deux ans avant la disparition de Juliette ; il s'agit de l'un des derniers ouvrages qu'Hugo dédicace humblement au grand et dévoué amour de sa vie. Hugo rendra d'ailleurs hommage au dévouement sans faille de sa compagne en lui offrant une photographie sur laquelle il inscrit : « Cinquante ans, c'est le plus beau mariage. ».
Exemplaire de la plus intime provenance.
Edition originale.
Reliure en pleine basane brune marbrée d'époque. Dos à nerfs richement orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Un trou en queue. Coins frottés et repliés. Ensemble frotté. 2 feuillets blancs destinés aux notes ont été intercalés tous les 2 feuillets, la plupart sont restés vierges, ceux portant des notes concernent le baillage de Dourdan. Le feuillet 7 a été relié par erreur après les pages préliminaires. Travaux de vers de la p. 160 à 192 en marge basse, au centre.
Mention de dixième édition, après l'originale parue en 1700. Elle est illustrée de 38 planches numérotées dont deux dépliantes, 17 pour le premier volume et 21 pour le second et de 35 figures sur bois in-texte.
Reliure en pleine basane blonde marbrée d'époque. Dos à nerfs orné de filets. Pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin noir (manque la pièce de tomaison du tome I, les dorures restant apparentes). Ensemble frotté. Certaines planches sont coupées plus courtes. Ensemble frais. Manque en tête du tome I. Accroc au mors inférieur en queue du tome I. 4 coins émoussés. Estafilades sur les plats.