Rare réédition illustrée du XVIIe siècle de la traduction française établie par l'abbé Claude Picot des Principia Philosophiæ, parus pour la première fois à Amsterdam en 1644. Sur la page de titre figurent un ex-libris à l'encre noire, signé « C.J. Bidey Sacerdotis de Dola in utroque lege Licentiam », probablement un prêtre de Dole dans le Jura, et un ex-dono à l'encre brune par « L.F. de Moriat ».
Reliure d’époque en plein veau brun glacé et moucheté, dos à cinq nerfs orné de quatre caissons richement dorés, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, légèrement effacée, tranches rouges mouchetées.
Anciennes restaurations aux coiffes et aux mors, deux petits trous de vers au dos, légères épidermures et discrètes taches sur les plats, coins émoussés.
Deux déchirures marginales, n'affectant pas le texte, aux pp. 209, 401 et 483 et un infime trou à la p. 371. Neuf lignes manuscrites à l'encre brune à la p. 4, éventuellement par la même plume que l'auteur de l'ex-dono.
Plusieurs figures parsèment cet exemplaire, dont une planche en regard de la p. 119.
Dans la première moitié du XVIIe siècle, l'abbé Claude Picot s'illustre, selon Philippe-Jean Quillien, en tant que « prince des débauchés et des athées », aux côtés d'autres libertins zélés, comme Des Barreaux. Malgré ces penchants épicuriens, Picot devint l'ami intime de René Descartes, chrétien fervent. Dès la parution des Principia Philosophiæ, l'ecclésiastique s'attela à la traduction française, qu'il mena à bien en travaillant auprès du grand philosophe, dans sa demeure hollandaise à Egmond aan den Hoef.
Précieux exemplaire du XVIIe siècle de l'ouvrage Les principes de la philosophie de René Descartes, traduit en français par l'un de ses plus proches confidents, l'abbé Claude Picot, « plus préoccupé de physique que de métaphysique », pour reprendre les propos de Quillien.