Edition originale sur papier courant.
Petites déchirures en tête et en pied du dos.
Précieux envoi autographe signé d'Henri de Montherlant à Georges Bataille.
Classique, de boulevard, vaudeville, drame, comédie... Avant d'être un spectacle, sur scène, une pièce de théâtre est un texte : dialogues & didascalies se retrouvent dans des ouvrages précieux, éditions originales, signées, reliées ou non.
Edition originale sur papier courant.
Petites déchirures en tête et en pied du dos.
Précieux envoi autographe signé d'Henri de Montherlant à Georges Bataille.
Edition originale publiée anonymement par Delaporte, secrétaire-souffleur de la Comédie-Française.
Reliure à la bradel en toile noire, dos lisse, pièce de titre de chagrin rouge comportant des manques, plats de papier peigné, coins supérieurs émoussés, reliure du XIXe s.
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF et à Rouen.
Initiales imprimées en pied de la page de titre.
Rare récapitulatif, par le secrétaire-souffleur de la Comédie-Française, des griefs que la Compagnie nourrissait envers l'acteur Talma, et qui se concentraient sur les représentations de la pièce Charles IX de Marie-Joseph Chénier.
Cette dernière rencontra un immense succès public, mais suscita les réserves de l’Église gallicane, qui fit interdire la pièce à la 33e représentation.
Le 21 juillet 1790, la pièce fut de nouveau jouée malgré l'interdiction. La troupe de la Comédie-Française se divisa alors entre les "révolutionnaires" et les autres sociétaires, qui refusèrent de jouer avec Talma.
Édition originale très rare (tirée à 125 exemplaires d'après Quérard) de cet exposé remarquable des principes dramaturgiques de Talma, encore considéré comme acteur "révolutionnaire" en dépit de son immense succès (son amitié pour Napoléon ne se démentit jamais) ; le texte fut inséré la même année 1825 en tête de la nouvelle édition des Mémoires de Henri-Louis Caïn, dit Lekain (1729-1778), qui était encore au début du XIXe siècle considéré comme l'un des plus grands tragédiens du XVIIIe.
Cf. Quérard IX, 333.
Rousseurs éparses.
Reliure en plein maroquin cerise à long grain, dos lisse orné de filets, guirlandes et fleurons dorés, frises dorées en tête et en queue du dos, encadrement de simple filet, d'une guirlande et de pointillés dorés ainsi que de palmettes à froid sur les plats, piqûres noires sur le premier plat, gardes et contreplats de papier bleu, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, filets dorés sur les coupes, toutes tranches dorées, reliure de l'époque.
Exemplaire joliment établi en reliure romantique de l'époque en plein maroquin.
Edition originale, un des 1050 exemplaires numérotés sur alfa.
Deux très légères insolations sans gravité en tête des plats, agréable exemplaire.
Cartonnage d'après la maquette originale de Mario Prassinos.
Edition originale de la traduction française.
Notre exemplaire est présenté broché sous couverture d'attente de papier bleu, dans double emboîtage en demichagrin marine, dos lisse, plats de papier à la cuve, reliure moderne signée Devauchelle.
Rare et agréable exemplaire.
Au CCF, exemplaires seulement à la BnF.
Unique édition de cette facétie théâtrale, qui n'a pas grand chose à voir avec la Chine, en dépit de la scène supposée des événements : "La scène se passe à Pé-King, l'an du monde 100, 857, et de Con-Fou-Tsée 6550".
En réalité, il s'agit d'une pièce sur la passion du jeu et ses ravages, et il n'était certainement pas nécessaire de convoquer la Chine pour la décrire ; au demeurant, les personnages parlent et agissent comme de parfaits petits bourgeois de France.
Première édition collective des œuvres de l'auteur des Etourdis ou le Mort supposé, comédie qui eut beaucoup de succès juste avant la Révolution.
L'ensemble est illustré d'un portrait en frontispice du premier volume, de 4 planches gravées ainsi que de 10 en-têtes gravés.
Reliures en plein veau brun glacé et tacheté à décor doré, dos lisses à 6 faux-nerfs soulignés de filets entre lesquels est répété un fleuron doré, encadrement des plats au filet bordé d'une guirlande à la roulette, roulettes dorées sur les coiffes, pièces de titre et de tomaison de basane vert sapin, gardes et contreplats de papier à la cuve, filets dorés sur les coupes, tranches marbrées, reliures de l'époque.
Quelques pages du volume 4 comportent des rousseurs ainsi que sur les gardes blanches des volumes, quelques épidermures sur les plats.
Poète et auteur dramatique, F.-G.-J.-S. Andrieux (1759-1833) fut un temps tenté par la politique sous le Consulat.
C'est lui qui eut cette réplique célèbre à Bonaparte qui lui reprochait sa résistance au Tribunat : « Citoyen Premier Consul, on ne s'appuie que sur ce qui résiste ».
Mais en littérature ses goûts ultra-classiques ne lui permirent pas de déceler le génie d'un Balzac dont il dit, après avoir entendu le Cromwell : « Ce jeune homme doit faire quoi que ce soit, excepté de la littérature » Superbe exemplaire en reliures de Bradel-Derome le jeune (cf. Coligny, Bradel-Derome, type A-T2) avec étiquette encollée sur un contreplat du premier volume avec, en-dessous, l'ex-libris encollé de la bibliothèque du vicomte E. de Bourbon-Busset (1799-1863).
Manuscrit autographe signé de la « Ballade du fou » de Victor Hugo, chantée par le bouffon Elespuru dans Cromwell (IV, 1). 2 pages sur un feuillet remplié contrecollé sur papier glacé vert.
Superbe manuscrit de la plus célèbre chanson poétique de Victor Hugo, chantée par le fou Elespuru dans sa retentissante pièce Cromwell.
Grotesque et sublime, cette œuvre incarne la liberté du théâtre romantique prônée par Hugo dans la fameuse préface de la pièce : comme le souligne la Bibliothèque nationale de France, cette chanson « est le seul passage de la pièce qui peut rivaliser avec sa préface pour la notoriété ».
Édition originale.
Quelques petites rousseurs.
Reliure en demi basane aubergine, dos lisse orné de filets dorés et à froid, frises dorées en tête et en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Notre exemplaire est enrichi d'un portrait photographique de Victor Hugo (Souvenir du 16 septembre 1862) qu'il a contresigné à l'encre, en guise de frontispice ; ainsi que d'un envoi autographe signé de Victor Hugo ajouté sur un feuillet de papier bleu : "A mon vaillant et cher compagnon d'épreuve C. Berru",
Camille Berru (1817-1878), journaliste français, fut rédacteur à l'Indépendance belge, quotidien de Bruxelles dirigé depuis 1856 par le marseillais Léon Bérardi (1817-1897), qui en fit ensuite son secrétaire particulier. Il était très lié à la famille Hugo, non seulement à Victor, mais également à son fils Charles et à Adèle Foucher. Pendant ses séjours à Bruxelles, c'est chez Berru que l'exilé de Guernesey descendait régulièrement, avec sa femme, qui y mourut d'ailleurs d'une congestion cérébrale le 27 août 1868.
Deuxième édition de la traduction française établie par François-Victor Hugo.
Reliures en demi chagrin rouge, dos légèrement éclaircis à quatre nerfs ornés de triples caissons dorés et décorés de fleurons centraux dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures de l'époque.
Quelques rousseurs, petites piqûres noires sans gravité sur certains dos, coins supérieurs du tome 10 accidentés.
Notre ensemble, joliment établi en reliure uniforme de l'époque, est bien complet en 18 volumes et donc, de ses trois derniers volumes d'écrits apocryphes, qui manquent souvent.
Edition originale dédiée à Louis Jouvet, un des 108 exemplaires numérotés sur vergé Lafuma Navarre et réimposés au format in-quarto tellière, tirage de tête.
Reliure en demi chagrin maroquiné rouge, dos à cinq nerfs sertis defilets à froid, date dorée en queue, plats e papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée D.H. Mercher.
Créée par Louis Jouvet à la comédie des Champs-Elysées le 14 décembre 1923. L'acteur s'occupa également de la mise en scène et des décors ; en 1933 la pièce étant ensuite adaptée au cinéma par Roger Goupillières avec toujours dans le rôle principal Louis Jouvet.
Édition originale rare.
Reliure en demi maroquin caramel, dos à cinq nerfs, contreplats et gardes de papier peigné, couvertures restaurées conservées, toutes tranches peignées. Rousseurs.
Important envoi autographe signé d’Honoré de Balzac sur la page de faux-titre à son meilleur ami Laurent-Jan, dédicataire de Vautrin, modèle de Bixiou, de Léon de Lora et de nombreux autres personnages de La Comédie humaine.
Il fut pour Balzac à la fois son meilleur ami, son secrétaire fondé de pouvoir, son nègre littéraire et peut-être même... son « dilectus ».
Edition originale, un des exemplaires numérotés du tirage spécial reservé aux amis, collaborateurs et abonnés des Lettres Nouvelles.
Dos insolé, rousseurs marginales éparses.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Exemplaire bien complet de sa jaquette marginalement et légèrement insolée sur le dos et les plats, petites déchirures en tête du premier plat.
Précieux envoi autographe daté et signé de Elias Canetti à Raymond Queneau : " Für Raymond Queneau aus Freude über eine unerwartete Begegnung, Juni 1951 ", "Pour Raymond Queneau, joie d'une rencontre inattendue".
Edition originale, un des 60 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 17 hollande.
Reliure à la bradel en pleine toile beige, dos lisse, pièce de titre de chagrin rouge, premier plat de couverture conservé, tranches mouchetées, modeste reliure.
Edition originale ; aucun exemplaire au CCF ni au Worldcat et un exemplaire conservé à la Real Academia Española.
Chemise en plein chagrin rouge, dos lisse muet, encadrement de double filet à froid et de guirlandes dorées avec rosaces en écoinçon sur les plats, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur, gardes er contreplats de soie moirée blanche, reliure de l'époque.
Envoi autographe signé d'Albertus Frederik Johan Reiger au au baron Joseph Louis Heinrich Alfred Gericke van Herwynen (1814-1899), ministre du roi des Pays-Bas près la cour de Bruxelles, et accompagnée d'un B.A.S. au même, en date du 12 décembre 1881 et envoyé de Lunteren (Gueldre).
Édition originale.
Reliure en plein maroquin rouge, dos rond à cinq nerfs ornés de fleurons dorés, légers frottements sur les coiffes, double encadrement de filets dorés à froid sur les plats, avec des fleurons aux angles de l’encadrement intérieur, coins légèrement émoussés, gardes et contreplats de papier marbré, tranches et chasses dorées, très élégante reliure du XIXe à la Du Seuil signée Quinet sur la première garde.
Rare édition originale du premier succès théâtral de Marivaux. Cette pièce, représentée au printemps 1722 avant d’être publiée l’année suivante en 1723, contient déjà toute l’essence du marivaudage, toute sa galanterie subtile. Selon le poète romantique Théophile Gautier, elle serait même son chef-d’œuvre.
Ensemble de huit estampes originales en couleur, tirées sur papier vergé et signées en bas à droite et à gauche des planches. Les planches sont introduites par un texte signé Jean Cocteau et représentent des costumes pour la pièce de Shakespeare (deux Bergères, Paulina ou encore Le Temps).
Reliure à la bradel en plein papier à motif décoratif, dos lisse, pièce de titre de chagrin brun, reliure signée de Goy & Vilaine.
Gravures originales réalisées pour l'illustration de La Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco.
Célèbre revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel, La Gazette du bon ton a paru jusqu'en 1925 avec une interruption durant la Guerre de 1915 à 1920, pour cause de mobilisation de son rédacteur en chef. Elle se constitue de 69 livraisons tirées à seulement 2000 exemplaires et est illustrée notamment de 573 planches en couleurs et de 148 croquis représentant des modèles de grands couturiers. Dès leur parution, ces luxueuses publications « s'adressent aux bibliophiles et aux mondains esthètes » (Françoise Tétart-Vittu « La Gazette du bon ton » in Dictionnaire de la mode, 2016). Imprimées sur beau papier vergé, elles utilisent une police typographique spécialement créée pour la revue par Georges Peignot, le caractère Cochin, repris en 1946 par Christian Dior. Les estampes sont réalisées grâce à la technique du pochoir métallique, rehaussées en couleurs et pour certaines soulignées à l'or ou au palladium.
L'aventure commence en 1912 lorsque Lucien Vogel, homme du monde et de la mode - il a déjà participé à la revue Femina - décide de fonder avec sa femme Cosette de Brunhoff (sœur de Jean, le père de Babar) la Gazette du bon ton dont le sous-titre est alors « Art, modes et frivolités ». Georges Charensol rapporte les propos du rédacteur en chef : « En 1910, observe-t-il, il n'existait aucun journal de mode véritablement artistique et représentatif de l'esprit de son époque. Je songeais donc à faire un magazine de luxe avec des artistes véritablement modernes [...] J'étais certain du succès car pour la mode aucun pays ne peut rivaliser avec la France. » (« Un grand éditeur d'art. Lucien Vogel » in Les Nouvelles littéraires, n°133, mai 1925). Le succès de la revue est immédiat, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis et en Amérique du Sud.
À l'origine, Vogel réunit donc un groupe de sept artistes : André-Édouard Marty et Pierre Brissaud, suivis de Georges Lepape et Dammicourt ; et enfin ses amis de l'École des beaux-arts que sont George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, ou Charles Martin. D'autres talents viennent rapidement rejoindre l'équipée : Guy Arnoux, Léon Bakst, Benito, Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Chas Laborde, Jean-Gabriel Domergue, Raoul Dufy, Édouard Halouze, Alexandre Iacovleff, Jean Émile Laboureur, Charles Loupot, Charles Martin, Maggie Salcedo. Ces artistes, inconnus pour la plupart lorsque Lucien Vogel fait appel à eux, deviendront par la suite des figures artistiques emblématiques et recherchées. Ce sont ces mêmes illustrateurs qui réalisent les dessins des publicités de la Gazette.
Les planches mettent en lumière et subliment les robes de sept créateurs de l'époque : Lanvin, Doeuillet, Paquin, Poiret, Worth, Vionnet et Doucet. Les couturiers fournissent pour chaque numéro des modèles exclusifs. Néanmoins, certaines des illustrations ne figurent aucun modèle réel, mais seulement l'idée que l'illustrateur se fait de la mode du jour.
La Gazette du bon ton est une étape décisive dans l'histoire de la mode. Alliant l'exigence esthétique et l'unité plastique, elle réunit pour la première fois les grands talents du monde des arts, des lettres et de la mode et impose, par cette alchimie, une toute nouvelle image de la femme, élancée, indépendante et audacieuse, également portée par la nouvelle génération de couturiers Coco Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas...
Reprise en 1920 par Condé Montrose Nast, la Gazette du bon ton inspirera largement la nouvelle composition et les choix esthétiques du « petit journal mourant » que Nast avait racheté quelques années auparavant : le magazine Vogue.
Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé et signée en bas à gauche de la planche.
Gravure originale réalisée pour l'illustration de La Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco.
Edition originale sour papier courant.
Ouvrage illustré de bois gravés d'Henri Jadoux.
Agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de Sacha Guitry, au crayon de papier, à Henry Sorensen.
Estampe originale en couleur tirée sur papier vergé, signée en bas à gauche dans la planche.
Gravure originale réalisée pour l'illustration de La Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco.
Nouvelle édition ornée d’un portrait de l’auteur par Daullé, de trois fleurons de titre par de Sève gravés par Juste Chevillet, douze figures du même gravées par Jacques Aliamet, Jean-Jacques Flipart, Noël Le Mire, Louis-Simon Lempereur, Dominique Sornique et Jacques-Nicolas Tardieu, et treize vignettes et soixante culs-de-lampe, tous par de Sève gravés par Jean-Charles Baquoy, Jean-Jacques Flipart et Louis Legrand.
Reliures en plein maroquin rouge de l’époque, dos à cinq nerfs et caissons ornés, triple filet doré en encadrement, fleurons aux angles, pièces de titre et tomaison de maroquin citron, double filet doré sur les coupes, gardes et contreplats de papier marbré, double roulette dorée sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Rousseurs majoritairement sur les premiers feuillets des volumes, quelques pages brunies, habiles restaurations aux coins et mors, quelques griffures.
Superbe exemplaire de la première édition luxueuse que l’on fit de Racine, qui compte parmi les plus recherchées de l’auteur, habillée de la plus luxueuse des reliures en maroquin rouge.
Edition originale collective, un des 25 exemplaires numérotés sur japon, tirage de tête.
Reliure en demi chagrin marron à coins, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et orné doubles caissons dorés et décorés, plats de papier à effet moiré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure de l'époque,
Agréable exemplaire joliment établi.
Edition originale imprimée à 500 exemplaires numérotés sur arches et ornée de 48 illustrations en noir dans le texte ainsi que de 32 planches hors-texte d'après des dessins de Iacovleff, tirées en bistre et noir. Magnifique album, composé sous la direction de Jacques de Brunhoff avec la collaboration de Sergueï Grigorievitch Elisseeff (1889-1975).
C'est en 1917 que le peintre russe Aleksander Evgenevitch Iacovleff (1887-1938) passa six mois dans l'île japonaise d'Izu Oshima, après un séjour en Chine ; il ne reviendra jamais en Russie où les Soviets prirent le pouvoir cette même année, mais émigra en France. C'est là que se déroula l'essentiel de sa carrière (il sera le peintre officiel de la Croisière noire, puis de la Croisière jaune). Son intérêt pour l'Extrême-Orient se manifesta dans plusieurs albums illustrés (Dessins et peintures d'Extrême-Orient en 1920 ; Le Théâtre chinois en 1922 ; enfin, cet ouvrage).
Petits manques en tête et en pied du dos, une déchirure restaurée en tête du dos, petites déchirures et taches en sur le second plat, dernière garde légèrement et partiellement ombrée et comportant de petites rousseurs marginales, agréable exemplaire.
Edition originale, un des rares exemplaires sur hollande dont il n'est fait nulle mention.
Reliure à la bradel en demi maroquin noir, dos lisse, date dorée en queue, platd de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque signée Champs.
Envoi autographe signé d'Eugène Manuel à madame Michel Lévy.
Notre exemplaire est enrichi de deux lettres autographes datées et signées d'Eugène Manuel, montées sur onglets en début de volume, probablement adressées à l'un de ses maîtres en littérature à propos de la première représentation da sa pièce "Les ouvriers".
Dans la première missive, toute empreinte de frêle modestie et datée de la veille de la première du 17 janvier 1870, Eugène Manuel écrit tout son désir et espoir de voir son illustre correspondant être présent à la première de "Les ouvriers" : "Vous prendrez peut-être plus d'intérêt à l'auteur, lorsque vous saurez que je suis le neveu d'un de vos amis d'autrefois, Jules Lévy, qui avait pour vous une bien vive et bien sincère affection... [...] J'espère, monsieur, que rien ne vous empêchera d'assister à cette représentation, peu importante peut-être pour vous, puisqu'il s'agit que d'un acte, mais qui est sérieux pour moi..."
Dans la seconde, l'auteur remercie chaleureusement son correspondant pour avoir accordé tout son intérêt à cette pièce : "J'apprends aujourd'hui seulement que vous m'avez fait l'insigne honneur d'entretenir de ma petite pièce des Ouvriers, l'auditoire d'élite qui se presse à vos leçons du Collège de France... [...] le jugement d'un critique aussi considérable est une de ces bonnes fortunes que l'on ose ambitionner..."
Edition originale sur papier courant.
Dos comportant quelques mouillures claires, piqûres marginales sur les plats, papier jauni comme généralement.
Envoi autographe signé de Marguerite Yourcenar à la fille et biographe de Victor Segalen, Annie Joly-Segalen : "A madame Joly-Segalen hommage de l'auteur, Marguerite Yourcenar. Les vivants vont vite."
Billet autographe signé de Pierre Loti adressé à Alphonse Daudet (qui n'est pas nommément cité) l'invitant à la première représentation de son Pêcheur d'Islande, au Grand Théâtre, le 18 février 1893, 8 lignes à l'encre noire sur un bifeuillet.
"Je voudrais bien vous avoir samedi à la première de "Pêcheur", avec madame Daudet. Vous ne pouvez pas me refuser cela. J'irai vous chercher. Tendres respects. Pierre Loti."
Avec la collaboration de Louis Tiercelin, Pierre Loti adapta au théâtre son chef-d'oeuvre et grand succès littéraire.
Ce billet a été précedemment monté sur onglet pour truffer un livre, puis en a été extrait.
Edition originale, un des 125 exemplaires numérotés sur B.F.K. de rives, le nôtre portant le numéro 1, enrichi d’une suite des dessins sur pur chiffon.
Quelques petites piqûres sans gravité sur les plats, agréable exemplaire.
Deux claires mouillures marginales sur l'étui légèrement frotté en angles.
Signature manuscrite de Sacha Guitry en tête du premier volume.
Edition originale, un des 55 exemplaires numérotés sur pur fil d'arches, tirage de tête.
Bel exemplaire.
Envoi autographe daté et signé de Roger Peyrefitte à Maurice Gorrée.
Edition originale, un des 45 exemplaires sur vergé de Voiron, seuls grands papiers.
Très bel exemplaire.
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur pur fil johannot, tirage de tête.
Bel exemplaire.
Envoi autographe signé de Roger Vailland à l'éditeur Jean Chastel.
Edition originale, un des 5 exemplaires numérotés sur japon, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin marron chocolat, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures conservées, tête dorée, élégante reliure légèrement postérieure et non signée.
Bel exemplaire agréablement établi.
Edition originale, un des 10 exemplaires numérotés sur madagascar réservés à l'auteur, tirage en grand papier le plus restreint après les 2 réimposés sur pur fil, également hors commerce, imprimés pour Jacques Hébertot.
Très bel exemplaire.
Lettre autographe datée et signée de Cécile Sorel, 23 lignes à l'encre bleue sur un double feuillet, au chiffre de Cécile Sorel, comtesse de Ségur par son mariage.
Trace de pliures inhérentes à la mise sous pli.
L'actrice remercie son correspondant, journaliste au Théâtre, pour sa critique élogieuse : "Vous savez combien tout ce qui vient de vous touche le plus sensible de mon coeur, jugez de ma joie en lisant les belles lignes que vous me consacrez."
Pour le remercier, elle lui adressé des fleurs et l'invite à lui rendre visite bientôt : "faites-moi la joie de venir déjeuner et causer avec moi de la pièce qui dort dans vos cartons et de laquelle j'attends une revanche."
Edition originale collective de la traduction française, un des 50 exemplaires numérotés sur vélin alfa, seuls grands papiers.
Bel exemplaire malgré de toutes petites piqûres sans gravité sur les tyranches.
Edition originale illustrée d'un frontispice allégorique par Cazes et gravé par Tardieu, une vignette de titre par Humblot répété, et 4 bandeaux de titre du même répétés, ainsi que d'une carte dépliante de la Grèce ancienne, et une planche de médailles. Pages des titres en rouge et noir.
Reliure en plein veau brun marbré glacé d'époque. Dos à nerfs richement orné. Pièce de titre en maroquin rouge, pièce de tomaison de veau brun orné. Manques en tête des tomes I et III. Fentes aux mors en tête du premier tome. Au tome I, de la page 190 à 370, deux trous de vers en marge haute ; à partir de la page 371, ces deux trous deviennent progressivement des petites galeries sur 1,5cm, en marge haute, proche de la tranche. Les 2 pages de garde avant le titre du tome I on été coupés, le livre s'ouvrant direcetement sur la page de titre. Dans l'ensemble frais, mais parfois quelques pages brunies ou portant de pâles brunissures.
Edition originale, un des 62 exemplaires numérotés sur madagascar, tirage de tête.
Quelques petites rousseurs affectant principalement les tranches.
Reliure en demi maroquin bleu nuit, dos à cinq nerfs, plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier peigné, doubles couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée Devauchelle.
Agréable exemplaire joliment établi.
Edition originale, un des 45 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Bel exemplaire.
Edition originale de ce programme de théâtre présentant le Kean de Jean-Paul Sartre d'après Alexandre Dumas adapté, au théâtre Marigny en 1988, par Robert Hossein avec, dans le rôle principal Jean-Paul Belmondo,
Bel exemplaire. Iconographie.
Signature manuscrite de Jean-Paul Belmondo au feutre noir sur la couverture du programme.
Edition originale très rare et recherchée à l'instar de tous les ouvrages de l'auteur, de cette pièce inspirée de l'un des nombreux tumultes de sa vie : l'empoisonnement que Forneret aurait subi des mains de son amante Jeanne Sarrey. Deux petites déchirures marginales restaurées sur le premier plat, titre discrètement inscrit à la plume en tête du dos muet.
Bel exemplaire.
Exemplaire enrichi d'une rarissime lettre autographe signée de Xavier Forneret, un des quelques manuscrits connus de la main de l'Homme noir. Le scandaleux génie tente de faire jouer Mère et fille au théâtre de la Gaîté. Lettre datée par l'auteur du 27 mai 1854, adressée au dramaturge Charles Desolme. Deux pages à l'encre noire sur un bifeuillet, petite déchirure marginale le long du pli du bifeuillet, sans atteinte au texte.
Ce littérateur foncièrement marginal, qui évolua à l'écart des cénacles littéraires parisiens, eut bien des peines à monter ses pièces à Dijon comme à Paris. Mère et fille met à nu "les sentiments de la famille débarassés du mouvement de personnages accessoires et du fracas d'une grande mise en scène" selon les propres mots de l'auteur. Les tentatives de Forneret dans cette lettre pour monter la pièce avec Hippolyte Hostein, alors directeur du théâtre de la Gaîté, demeurèrent vaines. La pièce fut créée l'année suivante au théâtre de Montmartre, et son auteur dépensa une fortune pour en faire la promotion. Elle aurait dû être jouée - avec Jamais, une autre de ses pièces désormais perdue - une nouvelle fois au Théâtre de l'Ambigu, qui revint sur son engagement. Bien familier des cours de Justice, Forneret attaqua avec succès son directeur Charles Desnoyers en 1856, qui se défendit en déclarant qu'il était "impossible de les mettre en scène, parce qu'elles étaient injouables". Près d'un siècle plus tard, ses oeuvres en majorité publiées à compte d'auteur et délaissées par ses contemporains, seront redécouvertes par les Surréalistes, qui proclamèrent enfin l'importance littéraire de Forneret au même titre que celles de Lautréamont et de Raymond Roussel.
"Mon cher Monsieur Desolme,
D'après notre conversation d'hier au sujet du renvoi de mon manuscrit, je regrette que M. Hostein en commettant cette action à la convenance, ne m'avait pas dit qu'il y avait moyen de s'entendre si je consentais à quelques modifications possibles, d'exigence scénique ; car je n'ai point la prétention d'avoir écrit un chef-d'oeuvre auquel il est défendu de retrancher ou d'ajouter un iota. Si donc, M. Hostein voulut bien prendre l'engagement de conserver le titre de ma pièce, les péripéties finales de chaque acte, et convenir entre nous, en une seule séance (si la chose est praticable) des changements à apporter à mon ouvrage [...] si au contraire, M. le Directeur de la Gaîté faisait une autre pièce de mon drame, au point que je dusse rougir de la signer, une oeuvre qui par cela seulement qu'elle ne serait plus la mienne, je me verrais contraint de me retirer ; en effet, que me resterait-il - je le demande - à vous, à tout homme de bonne logique et de bonne foi ? [...] je pars après-demain lundi, toutefois pour revenir bientôt si nous ne tombons pas d'accord, si résolu que je suis à ce que Mère et fille trouve à se caser quelque part [...]
Lettre autographe signée de Roger de Beauvoir. Une page à l'encre noire sur un bifeuillet de papier bleu.
Discrets plis inhérents à l'envoi.
L'écrivain et chroniqueur prépare ses Mémoires de Mademoiselle Mars, immense actrice qui comptait parmi ses intimes. Il invite dans cette lettre son correspondant à se rendre au domicile de la comédienne avec Alexandre Dumas pour y étudier sa correspondance.
"Mon cher ami,
Hier soir à cinq heures j'ai appris une nouvelle si triste qu'elle a influé subitement sur ma santé ; j'ai combattu vainement cette impression, on m'a tant tourné le sang que je viens d'appeler un médecin. Il m'a fait une ordonnant indiquant 3 mois de régime, excusez du peu ! [...] Soyez donc allez bon vous deux Dumas pour venir demain relever dans les lettres de Melle Mars ce qui sera utile [...]
"A Cause du mécanisme moderne, qui permet de reproduire le rare à d'innombrables exemplaires, le rare se meurt et, entre autres, on fait du mot merveilleux un emploi abusif [mot biffé].
Le merveilleux cesse de l'être s'il se désingularise, et l'on a une tendance à le confondre avec tout ce qui nous étonne encore : la radio, la vitesse, la bombe atomique.
Or, le merveilleux se trouve beaucoup plus en nous que dans les objets qui nous surprennent. Le véritable merveilleux, c'est la faculté d'émerveillement, qui s'émousse si vite chez l'homme. L'enfance le quitte. Il se blinde contre elle. Il juge, il préjuge. Il repousse l'inconnu [phrase biffée]. S'il laisse agir en lui cette faculté atrophiée, c'est pour fuir les fatigues qu'il s'impose. Il en use comme d'une drogue et se plonge, pour quelques heures, dans un livre ou dans un film.
Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à l'actrice Marie Laurent, datée de sa main du 16 décembre 1896. Une pages et demi à l'encre noire sur un bifeuillet.
Traces de pli horizontal et vertical, inhérentes à l'envoi. Trace d'encre violette en marge extérieure gauche du premier feuillet, sans atteinte au texte.
Publiée dans sa Correspondance, éd. Bard H. Bakker, Colette Becker, octobre 1893-septembre 1897, p. 371.
Zola tente de venir en aide à l'actrice Marie Laurent qui créa le rôle de Thérèse Raquin au théâtre, et se heurte au refus de Fernand de Rodays, administrateur du Figaro.
Présidente de l'Orphelinat des Arts, l'actrice Marie Laurent avait sollicité l'écrivain pour appuyer la publication d'un article à propos de l'oeuvre de charité dans les colonnes du Figaro. Zola essuie un refus catégorique de la part de l'administrateur du journal Fernand de Rodays :
"Chère Madame,
Je n'ai pas de bonne nouvelle à vous donner. M. de Rodays ne m'a pas même laissé achever, et il m'a déclaré qu'il était résolu à ne publier dans le Figaro aucun article sur l'Orphelinat des Arts. Il m'a été impossible même d'insister, devant son parti pris formel. J'aurais été fort heureux de vous être agréable et je regrette l'obstacle qui m'en empêche. Je le répète, toute insistance est inutile.
Veuillez me croire quand même, chère Madame, votre fidèle et dévoué"
Belle missive d'Emile Zola à l'actrice qui, selon les dires de l'écrivain, "a véritablement créé le rôle de Madame Raquin [...] c'est elle qui a trouvé tout cet admirable personnage du quatrième acte, cette haute figure du châtiment implacable et muet, ces deux yeux vivants cloués sur les coupables et les poursuivant jusque dans l'agonie." (Préface de Thérèse Raquin, Drame en quatre actes, Charpentier, 1875).
Edition originale, un des 1050 exemplaires numérotés sur bouffant alfa.
Cartonnage d'après la maquette originale de Paul Bonet.
Très bel exemplaire complet de son étui en cartonnage souple.