
Edition originale ornée, en fin du second volume, d'une carte dépliante hors-texte (cf. Gay 3608. Numa Broc 307. )
Reliures en demi basane cerise, dos à quatre faux-nerfs orné de filets dorés et noirs, plats de cartonnage rouge, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures de l'époque.
Rousseurs éparses, restaurations sur les mors et le dos des reliures, une claire mouillure en pied des feuillets affectant le premier volume au 2/3.
Adepte de Saint-Simon, Maurice Tamisier (1810- 1875) se rendit en Égypte au lendemain de la révolution de 1830, avec un petit groupe dirigé par le Père Enfantin, qui, après son séjour en prison, désirait s'unir au Caire avec LA femme archétypale pour refonder une société neuve.
Dès décembre 1833, alors qu'il n'a que vingt-trois ans, Enfantin l'envoya avec Lamy explorer les côtes de la Mer Rouge : le Hedjaz à partir de Djeddah, le Yémen à partir de Moka, Assir, etc., faisant ainsi de lui un des premiers Européens à parcourir ces contrées reculées alors fortement travaillées par la montée du Wahabisme.
Enfantin qui prévoyait l'ouverture proche de l'isthme de Suez et envisageait la conquête pacifique de l'Orient, voulait ainsi poser les jalons sur la route des Indes.
Après 1837, date du retour de son deuxième voyage en Ethiopie en compagnie d'Edmond. Combes, Maurice Tamisier cessa de s'intéresser à l'Afrique et aux explorations pour se lancer dans les affaires.