Exemplaire probablement unique, constitué de tirages d'épreuves d'illustrations maçonniques contenant 38 planches, la plupart sur double page, numérotées de 1 à 40 au crayon rouge (numérotation discontinue, avec planches bis).
Non mentionné dans Caillet et Dorbon.
Reliure en pleine toile noire, dos lisse muet, étiquette de titre encollée sur le premier plat, reliure moderne.
Une déchirure restaurée en parge gauche de la planche 10, deux déchirures angulaires en marge gauche de la planche 12 mais sans atteinte à la gravure. Editées par la librairie maçonnique Teissier et Cie, elles ont été lithographiées par J. Rigal et Cie et Cie, parfois par A. Appert.
Très intéressant document sur la Franc-Maçonnerie au XIXe siècle.
Au début du volume, plusieurs planches représentant des allégories de la Franc-Maçonnerie sont signées Rambert, certaines datées 1862.
Tirées au format in-folio (le tirage habituel est petit in-4), elles servaient à illustrer Le Rameau d'or d'Eleusis, ouvrage du Grand Maître du Rite de Memphis (l'un des rites maçonniques égyptiens), Jacques-Etienne Marconis de Nègre (1795-1868).
L'illustrateur, Charles-Désiré Rambert (1824-1877), est décrit par Alfred Fournier, cité par Beraldi (Les graveurs du XIXème siècle, t. XI, pp. 167-169), comme un "Hercule, à la physionomie singulièrement expressive et étrange : tête de mulâtre rappelant Alexandre Dumas [...] et des yeux, absolument particuliers, des yeux d'inspiré".
D'autres illustrations, non signées, se rapportent à des modèles de diplômes de francs-maçons : plusieurs planches concernent le Grand Orient d'Haïti, d'autres Rome ou le Venezuela.
La mention "à effacer" a été ajoutée au crayon sur certaines lithographies. Libraire, éditeur et commerçant en ornements maçonniques,
Charles-Adolphe Teissier (1801-1863) était officier du Grand Orient de France.
Après sa mort, sa veuve et ses deux fils continuèrent l'activité sous la raison "Teissier et Compagnie", à l'adresse du 37, rue de Grenelle-Saint-Honoré (qui deviendra le 37, rue Jean-Jacques Rousseau en 1868).
Les deux adresses sont mentionnées dans le présent recueil, que l'on peut situer entre 1860 et 1870.