En état de Poésie
Reliure de l'éditeur en pleine toile verte, dos lisse, gardes et contreplats de papier vert.
Agréable exemplaire.
Envoi autographe daté et signé de René Depestre à l'écrivain Christian Giudicelli.
Edition illustrée en premier tirage par Robida, de 90 illustrations originales. Tirage limité à 300 exemplaires numérotés, celui-ci non numéroté sur vélin spécialement offert par l'éditeur à Mr E. Gruter manuscritement et enrichi d'une suite de toutes les gravures en noir sur chine, et d'un double état en bleu.
Reliure en plein maroquin brun, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés, quatre filets dorés en encadrement des plats, double filet doré sur les coupes, doublure de maroquin brun et bleu avec des listels dorés et fleurons aux angles, tête dorée, couvertures conservées. Légères traces de frottement sur quelques nerfs. P. 295, partie inférieure jaunie. Exemplaire non rogné, à toutes marges. Intérieur parfaitement frais.
Très bel exemplaire, parfatement établi.
Carte postale autographe signée de Georges Polti adressée au poète Jean Ott, rédigée à l'encre noire (8 lignes) au verso de la reproduction photographique d'un tableau de Nicolas Lancret intitul "L'été".
Georges Polti souhaite à son coréligionnaire poète un prompt rétablissement ainsi qu'une excellente année 1913 : "... je vous envoie toujours un peu de soleil : ce la ne peut nuire. Belle et saine et triomphale année !"
Édition originale, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse.
Reliure en demi maroquin marron, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier à motifs abstraits, gardes et contreplats papier bleu-gris, tête dorée sur témoins, couvertures et dos en parfait état conservés, reliure signée T. Boichot.
Second recueil majeur du poète-soldat aux innovations graphiques inédites et illustré, en frontispice, d'un portrait de Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso.
“Quelques-uns des meilleurs poèmes de guerre, toutes langues confondues, sont réunis dans ce recueil, à côté d'oeuvres expérimentales comme Les Fenêtres (proche du cubisme) et La Jolie Rousse, qui étaient très en avance sur leur temps” (Cyril Connolly, Cent livres-clés de la littérature moderne, nº 32).
Bel exemplaire au papier non cassant ce qui est peu fréquent, rare et étonnant envoi autographe signé de Guillaume Apollinaire : « à monsieur le critique littéraire de La Libre Parole, hommage de Guill. Apollinaire. »
Qui pouvait être le destinataire de cette dédicace non nominative mais adressée à un collaborateur du célèbre journal antisémite fondé par édouard Drumont ?
On connait la position ostensiblement philosémite de Guillaume Apollinaire qui s'enorgueillit dans une lettre de 1899 auprès de Toussaint Luca d'avoir tenté de provoquer Henri Rochefort lisant justement La Libre parole, en déployant devant lui L'Aurore mais sans oser, regrette le jeune dreyfusard, engager la polémique. En 1902, il marque publiquement sa fraternité avec le peuple juif avec une nouvelle parue dans La Revue blanche, Le Passant de Prague : « J'aime les juifs car tous les juifs souffrent partout ». Puis dans Alcools, il dédiera un poème à la religion hébraïque : La Synagogue. Mais c'est sans doute à travers son poème « Le Juif latin », paru dans L'Hérésiarque et Cie qu'Apollinaire dévoile, poétiquement, l'essence de son lien particulier avec la judaïté, dont il partage la condition d'éternel étranger, le sentiment de déracinement et la recherche d'identité.
Il peut donc paraître très surprenant que ce poète, dont la seule trace d'engagement politique fut en faveur de Dreyfus, dédicace son œuvre à un journaliste de La Libre parole, fut-il critique littéraire. Et de fait, La Libre Parole ne contient aucune rubrique littéraire !
A quelques mois de la disparition du poète, ce laconique envoi se révèle ainsi être un formidable et ultime pied de nez de l'impertinence poétique à l'intolérance politique...