
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, fausse mention de neuvième édition.
Petites déchirures marginales sans gravité sur les plats de couverture salis.
Hommage autographe signé de la militante féministe Yvonne Netter sur son important essai en faveur de la réforme sociale pour l'émancipation des femmes ainsi que pour la fin de leur exclusion du droit de vote.
Après son admission au barreau en 1920, Netter s’est consacrée à la lutte contre l’injustice de la situation juridique des femmes. Tout en élevant son fils, elle militait au sein d’organisations féministes et sionistes, et menait une carrière juridique florissante. Elle a rédigé des centaines d’articles sur des sujets juridiques pour *La Femme de France* et a publié des articles sur le droit de la famille et le droit civil dans une douzaine d’autres journaux.
Outre sa campagne pour le droit de vote, car en 1936 "la femme française n'est pas citoyenne", Le présent ouvrage reprend avec clarté et éloquence les thèmes fondamentaux du droit de la famille qui constituent son cheval de bataille : les contrats de mariage, le divorce, l’autorité paternelle, les actions en reconnaissance de paternité, le droit des femmes mariées à disposer de leurs revenus (loi de 1907) et les enfants illégitimes mais s'offusque aussi des grandes difficultés pour les femmes à obtenir un passeport, qui ne leur est seulement délivré qu'avec l'accord de leur mari. Elle intègre au sein du livre des exemples tirés de faits divers et affaires judiciaires d’actualité.
Cet essai, entre revendication et manuel juridique, constitue une réponse directe aux difficultés et questions qui lui étaient sans cesse posées au cours de ses décennies d’exercice en cabinet privé : "Femmes françaises, qui que vous soyez, mère de famille ou célibataires, commerçantes ou employées, chefs d'industrie, bourgeoises ou bien ouvrières, voici votre plaidoyer !" (p. 6).
"Yvonne Netter a âprement milité pour le droit de vote [...] : conférences, manifestations, jet de bouquets de myosotis (forget-me-not en anglais) accompagnés de chaussettes aux sénateurs, lancer de poudre de riz à la tête des agents de police (elle fait parler la poudre !)" (Christine Bard, "Yvonne Netter (1889-1985) : itinéraire d’une avocate féministe et sioniste dans le première moitié du siècle en France")