La coalition
Rare et agréable exemplaire.
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Edition originale de la traduction de Langlès depuis l'Allemand, accompagnée de 2 grandes cartes dépliantes sur papier fort. Langlès est également responsable des diverses notes et du mémoire sur les oasis, composé d'après les auteurs arabes. Une autre édition française parue en 1802 et fut faite d'après la traduction anglaise, fautive. Introduction par William Young, président de la Société Africaine de Londres. Plusieurs mémoires viennent enrichir l'édition : Eclaicissements sur la géographie de l'Afrique par Rennel. Mémoire sur les oasis. Observations sur la langue de Syouah. Notice sur la langue berbère (Conjugaison, grammaire, vocabulaire).
Reliure en demi veau vert d'époque. Dos lisse orné. Titre doré. Fente au mors inférieur en tête sur 3 cm. Pertes de papier marbré sur le plat inférieur. Bon exemplaire, bien frais.
Hornemann se mit au service de la Société Africaine de Londres avec pour mission de parachever la découverte de l'Afrique du nord par l'Egypte. Après avoir appris l'Arabe, il se rendit au Caire et rencontra le Général Bonaparte qui lui facilita son entrée en Afrique du nord. Se faisant passer pour un marchand mahométan, il joignit une caravane en 1798, ce qui lui permit d'atteindre les oasis de Siwa, Aujilla et Mourzouq. il y vécut jusqu'en juin 1799, puis il rejoignit Tripoli d'où il expédia le récit de ses aventures à Londres. Le consul britannique à Tripoli fut amené à penser qu'en juin 1803, Hornemann était à Caina (Katsina), dans le Nord du Nigeria, en bonne santé et vénéré comme marabout. Un rapport dira plus tard (en 1819) que l'explorateur s'était rendu parmi le peuple Nupe, où il était mort.
Première édition collective, en partie originale, de loin la plus importante et la plus recherchée (cf Clouzot), Chateaubriand ayant remanié et revu une grande partie de ses œuvres.
Dans cet ensemble apparaissent également en édition originale plusieurs textes dont Les Natchez, Le Dernier Abencérage, Le Voyage en Amérique, Moïse (placé en fin du XXIIè volume et qui fait souvent défaut).
Chaque volume est illustré d'un frontispice de Charles Thompson.
Reliures en demi chagrin bleu marine, dos à cinq nerfs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve.
Quelques rousseurs.
Il est joint à ces œuvres complètes, en reliures uniformes, un volume intitulé Œuvres diverses (volume relié dans lequel ont été regroupés plusieurs brochures politiques en édition originale), Le Congrès de Vérone (2 volumes parus chez Delloye en 1838), Essai sur la littérature anglaise et Paradis perdu, de Milton, tous les deux parus chez Gosselin en 1839).
Dans le volume intitulé œuvres diverses, précieux envoi autographe signé de François-René de Chateaubriand à monsieur (Henri) Bayart sur la page de faux-titre de « La nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille ».
Cet envoi datant des dernières années de l'écrivain est adressé à Henri Bayart (1825-1892), filleul de la duchesse de Berry et frère de Sophie-Josèphe Bayart, une amie intime de François-René et de son épouse. Les Chateaubriand et la famille Bayart nouèrent des liens d'amitié et d'affaires au moment des Cent-Jours et restèrent proches jusqu'à la fin de leur vie. Ces légitimistes voués corps et âme à la cause bourbonnienne tentèrent d'ailleurs l'impossible pour faire nommer l'écrivain gouverneur du jeune comte de Chambord, prétendant au trône de France. Lorsqu'il rédige cet envoi, probablement vers 1843, Chateaubriand est au crépuscule de sa vie politique et d'écrivain ; proches du comte de Chambord alors en exil en Angleterre, les Bayart tentent à nouveau d'intercéder en faveur de Chateaubriand et envoient sans succès Henri Bayart prier le dernier descendant des Bourbons de convier le vieil écrivain à sa suite.
Rare et bel ensemble établi en reliure uniforme, comportant de nombreuses éditions originales et enrichi d'un précieux envoi autographe.