De l'âme
Agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de François Cheng à Jean Clair.
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Premier tirage des nombreuses illustrations, en noir, in-texte, et des 8 compositions hors-texte et en couleurs, encadrées dans un large médaillon, de Lucien Laforge.
Reliure à la bradel en plein papier à motifs floraux rehaussés à l'or, dos lisse, pièce de titre de maroquin rouge, gardes et contreplats de papier rose aux ajouts de peintures argentée, dorée et verte, couvertures conservées, ex-libris encollé sur un contreplat, reliure de l'époque.
Ce recueil comprend : La belle au bois dormant, Le petit chaperon rouge, Barbe bleue, Le chat botté, Les fées, Cendrillon, Riquet à la houpe, Le petit poucet.
Provenance : de la bibliothèque de Paul Eluard avec son ex-libris "Après moi le sommeil" dessiné par Max Ernst.
Première édition illustrée par Benett.
Le texte est suivi de De Rotterdam à Copenhague à bord du yacht à vapeur "Saint-Michel" par Paul Verne, illustrée par Riou.
Catalogue AP relié in-fine.
Cartonnage d'éditeur "aux deux éléphants" signé Lenègre de couleur rouge de "type 2" selon Jauzac, second plat de type Lenègre "d" à froid.
Nom d'un ancien propriétaire gratté en tête d'une garde, dos éclairci comportant de petites taches, deux restaurations en marges droites des pages 207-208 et 209-210.
La Jangada est l'un des rares titres de Verne appartenant au genre policier, avec une enquête à mener et une énigme à résoudre. Une famille, en vue d'un mariage au Brésil, descend l'Amazone sur une embarcation appelée Jangada, sorte de train sur bois. Le protagoniste s'étant réfugié au Pérou pour un crime qu'il n'a pas commis
Seconde édition en grande partie originale, augmentant considérablement le nombre d'illustrations. L'édition de 1845 était illustrée de 212 gravures sur bois hors-texte de Gavarni, à l'exception des 4 dernières qui sont de Bertall, ainsi que de 800 vignettes in texte. A cette illustration, cette édition porte les hors-texte de Gavarni à 580 et 20 in-texte, ajoute 70 hors-texte de Grandville (certains ont été utilisés dans des livres précédents comme Un autre monde) et 42 in-texte, 54 hors-texte de Bertall, 34 hors-texte de Henry Monnier et 2 in-texte. Parmi les auteurs nouveaux, on compte Victor Hugo, Auguste Barbier, Jules Verne, Erckmann-Chatrian, Gustave Droz et quelques autres. On y retrouve divers petits livres que Hetzel avait auparavant publié sur Paris, tel que Paris sous l'eau...
On notera l'étonnante diversité typographique en matière d'illustration (encadrements de texte, cul-de-lampe...). Les bois de Gavarni légendés et satiriques constituent une incroyable profusion illustrative, comme une précoce bande dessinée, ainsi que celles de Bertall constituées de multiples vignettes. Cette édition constitue réellement une nouvelle édition, la mise en page et l'illustration ont été entièrement repensées pour intégrer l'abondante illustration.
Reliure en demi chagrin rouge d'époque. Dos à nerfs janséniste. Traces de frottement. Bordures frottées. Rousseurs éparses. Tampon bleuté sur les pages de titre : E. Aubrion; Medaillier reversible, 139 rue Lafayette, Paris. La page de titre du tome 3 se trouve après le 4e feuillet.
Livre extraordinaire et typiquement romantique, le Diable à Paris réunit des textes à la signature prestigieuse (la philosophie de la vie conjugale de Balzac ; Mimi Pinson de Musset...) et les dote d'une illustration abondante. Ce type de livre fait suite au succès énorme que rencontra les Physiologies et qui croque des caractères parisiens au moral et au physique. Ce tableau de la capitale est des plus intéressants car il relate les grands bouleversements que connaît Paris sous le second empire. La première édition en 1845 était antérieure et précédait le second Empire, cette nouvelle édition corrige la nouvelle vision qu'on peut avoir de Paris en 1868. À cette fin, Hetzel a joint à sa nouvelle édition de nombreuses gravures du Paris actuel, on n'y voit même un état de l'opéra de Garnier qui ne sera inauguré qu'en 1875.
Nouvelle édition, en partie originale car enrichie de 5 poèmes nouveaux, et la seule complète.
Reliure en demi percaline bleue, dos lisse, pièce de titre et nom de l'auteur de maroquin marron, plats de papier caillouté, reliure de l'époque.
Très légères petites taches de décoloration sur le dos.
Signature de Jules Le Petit sur le contreplat en dessous de l'ex-libris. Deux vers autographes signés au crayon de Jules Janin à la page 182.
Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à l'un des ténors de la critique littéraire : "A mon vaillant et éloquent confrère Jules Janin. Victor Hugo."
Les rapports entre Jules Janin - l'un des critiques littéraires les plus influents de l'époque notamment au Journal des Débats - et Victor Hugo furent, à leurs débuts, conflictuels. Pendant longtemps il n'eut de cesse dans ses critiques littéraires d'esquinter Victor Hugo, notamment en 1827, le « prince des critiques » se moqua du Dernier jour d'un condamné et en publia une parodie intitulée « L'Âne mort ou la femme guillotinée ». A la sortie de Marion Delorme, il alla même jusqu'à estimer que le dramaturge « n'entend[ait] rien à l'expression des passions ». Cependant, au tournant des années 1850, lors de l'exil d'Hugo, Janin se montra solidaire du proscrit et les deux sommités littéraires débutèrent l'échange d'une correspondance. Hugo ne manquera pas de lui adresser des exemplaires enrichis d'un envoi, notamment La Légende des Siècles, la nouvelle édition de Ruy Blas ou encore Actes et Paroles.
Le présent envoi est écrit sur une nouvelle édition augmentée de son chef-d'oeuvre poétique, parue le 20 octobre 1870, en plein siège de Paris, scellant la fin du Second Empire. Dans une capitale bloquée depuis un mois, "Le livre fut donc, à cette époque, enfermé dans Paris comme le peuple même. Les Châtiments furent mêlés à ce siège mémorable, et firent leur devoir dans Paris pendant l'invasion, comme ils l'avaient fait hors de France pendant l'Empire" (Depuis l'exil, Hetzel, p.61). Hugo fera même usage des bénéfices pour contribuer à l'achat de canons. Janin aura bien conscience du jalon politique que représente l'exemplaire qui lui a été offert, dont la parution coïncide avec la déchéance de leur ennemi commun, Napoléon III. Il ajoutera de sa main quelques vers au vitriol au bas du violent poème d'Hugo intitulé "Napoléon III" : "N. III, ta mère était une guenille, / Car fille elle était femme, et femme elle était fille / J. Janin" (p.182). Il avait déjà lu avec délectation le "merveilleux et terrible pamphlet" d'Hugo Napoléon le Petit et applaudit encore une fois, par ces vers ajoutés, la verve de l'immense poète.
Exceptionnel exemplaire avec envoi à l'un de ses importants soutiens, sur son chef-d'oeuvre poétique de l'exil, alors qu'Hugo rentre enfin à Paris sous les acclamations.
Provenance : de la bibliothèque de Jules Janin avec son ex-libris encollé sur un contreplat.
Rare réunion de ces trois romans composant la trilogie des Valois en édition illustrée.
La reine Margot, en 2 parties avec faux-titres et pages de titre. 1860. Lécrivain et Toubon. Seconde impression après celle de 1857 chez Maresq. 74 gravures à mi-page, dont 2 pour les pages de titre.
La dame de Montsoreau : 3 parties avec faux-titres et 3 pages de titre. La première à la date de 1867 chez Michel Lévy, les 2 suivantes en première édition illustrée chez Lécrivain et Toubon à la date de 1860. 75 gravures à mi-page dont trois pour les pages de titre. Une déchirure à la p. 111 sans manque.
Les quarante-cinq. Sans date, 1860. Première édition illustrée chez Lécrivain et Toubon. Trois parties avec faux-titres et pages de titre. 75 gravures à mi-page dont trois pour les pages de titre. Pages 67 et 69 avec une déchirure de quelques centimètres sans manque. Ensemble plutôt frais, mais la 3e partie de La dame de Montsoreau avec des brunissures. Des pages brunies dans Les quarante-cinq. Des rousseurs dans La reine Margot à certaines pages.
Reliure en demi maroquin vert sapin d'époque. Dos à faux nerfs orné de filets et une étoile. Traces de frottement. Plats frottés. Coins repliés et émoussés.
Edition originale imprimée à petit nombre de ce tiré à part des Annales de Chimie et de Physique.
Brochure illustrée de 5 planches dépliantes en fin de volume.
Exemplaire présenté dans son rare brochage d'origine et recouvert d'une couverture d'attente beige qui comporte des manques angulaires.
Extrêmement rare exemplaire du premier mémoire d'Ampère sur l'électrodynamique, première expression analytique rendant compte des observations entre courant et magnétisme.
Edition originale, un des quelques exemplaires hors commerce imprimés pour Joseph Kessel sur papier maïs, tirage en grand papier le plus restreint après 2 hollande également hors commerce.
Ces très rares exemplaires sur papier maïs sont nominatifs, le nôtre imprimé spécialement pour le grand ami et complice d'aventures de Joseph Kessel, Charles Edouard Lablache Combier.
Reliure en demi chagrin gris à grain long, dos lisse, auteur, titre et date estamés au palladium, plats de papier gris métalisé rappelant une carlingue d'avion, gardes et contreplats de papier, plats de couverture conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Ouvrage complet de sa carte dépliante in-fine.
Touchant envoi autographe signé de Joseph Kessel en dessous de la justification du tirage : "Te souviens-tu de Mermoz sur la péniche ? Son ami Jef."
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C'est en 1926, dans un bordel indigène de Palmyre, que Kessel rencontre pour la première fois ce jeune lieutenant de vaisseau arabisant. « une nuit de déchainement à Beyrouth » suffit à Kessel pour lier « une solide amitié » avec cet « officier de marine aux yeux de velours et à la voix de jazz », comme il le décrit trois ans plus tard dans Vent de sable.
Premier compagnon de la grande aventure de Kessel sur les traces des marchands d'esclaves dont l'idée était justement née à Palmyre, lors de leur rencontre, Lablache Combier est aussi celui qui introduira Henry de Monfreid dans le petit groupe d'aventuriers :
« Non seulement j'ai retrouvé sa trace, mais je l'ai eu au téléphone ! Henry de Monfreid est pour quelques jours à Paris. Je l'ai invité sur ma péniche. Messieurs, ce soir, nous dînons avec le pirate de la mer Rouge. La chance est avec nous !
Que Lablache habitât sur une péniche, que Kessel voulût percer les secrets des marchands d'exsclaves, qu'il eût les moyens de monter une expédition avec rien de moins qu'un officier de marine, un médecin méhariste [Emile Peyré] et un poète opiomane [Gilbert Charles] ravit l'aventureux quinquagénaire ». (Yves Courriere , Joseph Kessel ou sur la piste du lion). C'est lors de ce grand périple à travers les déserts issas et danakis avec Lablache que le reporter Joseph Kessel se transforme en aventurier : « Je pourrais dire aussi, et longuement, comme dans un étrange conte d'aventures, les marches au clair de lune, les campements à la belle étoile, le feu de broussailles qu'on allume entre trois pierres, les pistes perdues, retrouvées, l'ivresse de la fatigue et cet étonnant bien-être physique qui permet, après dix heures de route, après un repas fait de riz et d'eau trouble, après un sommeil sur un lit de cailloux, de se réveiller à l'aube sans une courbature et de repartir avec joie vers des risques nouveaux. Mais, en vérité, nous n'avions qu'un seul but, un seul dessein, et que le soleil, le désert, la fatigue portaient jusqu'à l'obsession : rejoindre la caravane d'esclaves. »
(Joseph Kessel, Marchés d'esclaves)
Le titre de Fortune carré fut d'ailleurs inspiré par le talent de marin de Lablache qui, grâce à cette voile de tempête, sauva Joseph Kessel lors d'une traversée de la Mer Rouge, vers le Yémen. Une manœuvre héroïque que le romancier attribuera ensuite fictivement à Henri de Monfreid, plus connu du grand public.
Dans sa biographie, Yves Courrière évoquera la nostalgie de ces années d'aventures et d'amitié de l'écrivain en 1956 :
« Des reportages d'une vie, celui qui lui avait laissé le meilleur souvenir restait La piste des esclaves. Non seulement par l'intensité du sujet, l'âpre beauté des contrées traversées, mais parce qu'il l'avait vécu en compagnie d'amis aujourd'hui disparus ou éloignés. recréer une si magnétique équipe [...] était devenu impossible. »
En effet, son ami Lablache Combier disparut mystérieusement en 1941 après avoir rallié la France Libre puis la Royal Navy. Il effectua, sous le nom de Paul Lewis Claire, de nombreuses missions en Espagne et à Gibraltar où il aurait embarqué subrepticement sur le paquebot Empire Hurst, coulé le 11 aout 1941 par l'aviation nazie. Il existe cependant une autre version de sa mort. Lablache aurait ainsi été capturé et tué par les anglais après avoir confié à un attaché militaire français son refus de retourner en Angleterre. Digne d'un roman policier avec enlèvement au chloroforme par le MI6, évasion, poursuite et assassinat du fugitif avant maquillage de son décès en noyade, cette rocambolesque affaire d'agent double aurait ensuite été étouffée par un agent de la naval intelligence nommé Ian Fleming. L'ami de Kessel sera toutefois déclaré Mort pour la France et sa veuve recevra une pension du gouvernement britannique jusqu'à sa mort.
Dans cette dédicace complice, Kessel nous révèle que c'est justement sur la péniche de Lablache, qu'il conduit Mermoz, tout juste rencontré en 1930, à la veille de leur grande aventure d'Abyssinie.
Exemplaire unique qui réunit sur l'un des quelques rarissimes papiers maïs nominatifs, deux grandes amitiés de Joseph Kessel et sa plus belle aventure.
Edition illustrée de 9 eaux-fortes originales hors-texte d'Eugène Decisy ainsi que de nombreux bois en couleurs in texte de Serge de Solomko, un des 800 exemplaires numérotés sur vergé d'arches.
Bel exemplaire.
Edition originale de cet ouvrage considéré comme le chef-d'œuvre de Grandville et premier tirage des illustrations.
Ouvrage illustré d'un frontispice, de 36 superbes planches hors-texte coloriées ainsi que de 146 bois en noir in-texte.
Reliure de l'époque en demi veau glacé bleu, dos lisse éclairci orné d'arabesques romantiques dorées, petits trous en pieds des mors, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées.
Quelques petites rousseurs, légers manques de papier affedtant essentiellement le revers des plats
Agréable exemplaire de ce beau livre précurseur du surréalisme.
Cette délirante et prodigieuse production de Grandville et de Delord (dont le nom est imprimé en bas de la page 292), jugé par ses contemporains comme déjà fou, fut redécouverte par les surréalistes.
« Paru en 1844 aux éditions Fournier, Un autre monde est le chef-d'œuvre de Grandville. Le livre a pour sous-titre Transformations, visions, incarnations, ascensions, locomotions, explorations, pérégrinations, excursions, stations, cosmogonies, fantasmagories, rêveries, folâtreries, facéties, lubies, métamorphoses, zoomorphoses, lithomorphoses, métempsycoses, apothéoses et autres choses. Avec ses transformations, ses inventions et ses fantasmagories, l'ouvrage se veut le reflet d'une époque en pleine mutation. Un autre monde raconte et illustre les voyages extraordinaires de trois néo-dieux, Puff, Krackq et Hahblle. [...] C'est bien un voyage philosophique que nous propose Grandville [...] Le lecteur, conduit sur une étrange planète imaginée par l'artiste, est convié, tel Gulliver au pays de Laputa, à un parcours parodique de ses idéaux philosophiques, scientifiques, économiques et religieux, de ses engouements, inventions et préoccupations : le romantisme, le machinisme, le socialisme, l'argent, le feuilleton, la réclame, l'anglomanie, la philanthropie, la phrénologie, etc. » (Annie Renonciat, La Vie et l'œuvre de Grandville, Paris, ACR-Vilo, 1985).
Ouvrage le plus recherché de Grandville.