Agréable exemplaire.
27 mai 1894
1 juillet 1961
Portrait photographique d'Auguste Destouches, grand-père paternel de Louis-Ferdinand Céline, d'après une peinture du temps, au format carte cabinet sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio J. Couturier.
Carton un peu rogné en marge basse. Légende manuscrite au dos.
Edition originale, un des 85 exemplaires numérotés sur pur fil, tirage de tête après 36 Hollande.
Bel exemplaire.
La première partie de Féerie pour une autre fois n'ayant pas remporté le succès escompté, Céline souhaita encadrer la sortie de la seconde - Normance - d'un maximum de publicité et redorer son blason après ses années d'exil en Allemagne et au Danemark. Souhaitant se détacher de la forme solennelle du prière d'insérer, il propose à Gaston Gallimard cet éloge rédigé à la manière d'une interview imaginaire entre lui-même et le Professeur Y alias Colonel Réséda, vieillard prostatique. Le texte de cette loufoque « interviouwe » sera publié en plusieurs parties dans la Nouvelle Revue française en 1954 avant de paraître en volume en 1955. L'écrivain y parle avec ferveur de son style, de sa conception de la littérature et critique avec véhémence le monde des lettres et les goûts du public.
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers (sauf pour le N°7) pour chacun des volumes.
Notre série complète se compose ainsi :
Cahiers Céline 1 : Céline et l'actualité littéraire 1932-1957.
Cahiers Céline 2 : Céline et l'actualité littéraire 1957-1961
Cahiers Céline 3 : Semmelweis et autres écrits médicaux
Cahiers Céline 4 : Lettres et premiers écrits d'Afrique 1916-1917
Cahiers Céline 5 : Lettres à des amies
Cahiers Céline 6 : Lettres à Albert Paraz 1947-1957
Cahiers Céline 7 : Céline et l'actualité 1933-1961
Cahiers Céline 8 : Progrès suivi de Oeuvres pour la scène et l'écran.
Iconographie.
Première garde du premier volume ombrée en raison d'une coupure de presse.
Rare ensemble complet.
Première édition Gallimard, un des 750 exemplaires numérotés sur vélin labeur, seul tirage en grand papier.
Cartonnage d'après la maquette originale de Paul Bonet.
Dos légèrement pincé en tête et en queue.
Bel exemplaire du plus rare des titres de Louis-Ferdinand Céline en cartonnage Bonet.
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé au stylo à bille bleu sur un feuillet de papier blanc numéroté 83 en angle supérieur gauche, 14 lignes comportant de nombreuses ratures.
Une pliure transversale. Petites rousseurs en marges du feuillet.
« depuis le voyage mon compte est bon ! Si je m'étais pas appelé Destouches ça pouvait s'arranger. Je me serais appelé Ferdingisky pas né à Courbevoie »
Quelques variantes avec le texte définitif.
D'un château l'autre, premier volet d'une trilogie romanesque suivi de Nord et Rigodon, est un roman de Louis-Ferdinand Céline publié en 1957 aux éditions Gallimard.
Louis-Ferdinand Céline y dresse un parallèle entre sa vie contemporaine et son œuvre — en tant que médecin et écrivain, pauvre, maudit et boudé par sa clientèle — et sa vie à Sigmaringen où se sont réfugiés le gouvernement vichyste en exil et de nombreux collaborateurs fuyant l'avancée des Alliés.
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé au stylo à bille bleu sur un feuillet de papier blanc numéroté 265 en angle supérieur gauche, 15 lignes comportant de nombreuses ratures.
Une pliure transversale, taches en tête et en pied du feuillet.
« Montmarte et la Tour Eiffel... et la grande joue l'autre côté le mont Valérien. Vous voyez le panorama.»
Quelques variantes avec le texte définitif.
D'un château l'autre, premier volet d'une trilogie romanesque suivi de Nord et Rigodon, est un roman de Louis-Ferdinand Céline publié en 1957 aux éditions Gallimard.
Louis-Ferdinand Céline y dresse un parallèle entre sa vie contemporaine et son œuvre — en tant que médecin et écrivain, pauvre, maudit et boudé par sa clientèle — et sa vie à Sigmaringen où se sont réfugiés le gouvernement vichyste en exil et de nombreux collaborateurs fuyant l'avancée des Alliés.
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé au stylo à bille bleu sur un feuillet de papier blanc numéroté 566 bis au coin gauche. Une pliure transversale. Quelques trous d'épingles en marge haute, stigmates de l'organisation des manuscrits céliniens en « paquets ».
« Non ! non ! Comme ça : J'hurle... - Je te jure ! ... Brram ! une de ces dégelées, un chapelet ! brrac ! bramm ! que je suis interrompu ! plus de souffle ! je reprends, je suis faux, faux moi-même ! Je te jure ! en ré ! comme elle ! ... que je t'aime de tout ... »
Le passage de notre feuillet présente quelques très infimes variantes par rapport à la version éditée.
Publié en 1954, Normance est une suite directe de Féérie pour une autre fois paru deux ans auparavant. Les deux parties ont été rédigées durant les années d'exil et de prison de Céline au Danemark. A son retour en France en 1951, Céline entreprend un travail de « polissage » et fait paraître de manière indépendante ces deux textes titanesques au départ envisagés comme un seul. « Céline, tandis qu'il y travaillait, pensait à ce roman comme un second Voyage au bout de la nuit, de nature vingt ans après à étonner le public autant que le roman de 1932. » (Henri Godard)
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé aux stylos à bille bleu et rose sur un feuillet de papier blanc numéroté 356 au coin gauche. Quelques taches en marge haute et deux pliures transversales. Quelques trous d'épingles en marge haute, stigmates de l'organisation des manuscrits céliniens en « paquets ».
« ils doivent très bien gafer Jules, de l'Opéra... de la Trinité... ! même de plus loin ... bien plus loin... des banlieues en face... Sud ! ils brûlent aussi très bien par là... Sud ! Robinson... Palaiseau... Villejuif...c'est facile, y'a qu'à regarder le ciel ... c'est réfléchi... autour de Sceaux »
Le passage de notre feuillet est conforme à la version éditée.
Publié en 1954, Normance est une suite directe de Féérie pour une autre fois paru deux ans auparavant. Les deux parties ont été rédigées durant les années d'exil et de prison de Céline au Danemark. A son retour en France en 1951, Céline entreprend un travail de « polissage » et fait paraître de manière indépendante ces deux textes titanesques au départ envisagés comme un seul. « Céline, tandis qu'il y travaillait, pensait à ce roman comme un second Voyage au bout de la nuit, de nature vingt ans après à étonner le public autant que le roman de 1932. » (Henri Godard)
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé au stylo à bille bleu sur un feuillet de papier blanc numéroté 511 au coin gauche. Une pliure transversale. Quelques trous d'épingles en marge haute, stigmates de l'organisation des manuscrits céliniens en « paquets ».
« que son père m'haïssait si dur en plus des histoires "Résistance" parce que qu'il me connaissait "buveur d'eau" ça tient pas souvent à grand chose qu'on veuille supprimer un bonhomme... c'était plausible...»
Le passage de notre feuillet est conforme à la version éditée.
Publié en 1954, Normance est une suite directe de Féérie pour une autre fois paru deux ans auparavant. Les deux parties ont été rédigées durant les années d'exil et de prison de Céline au Danemark. A son retour en France en 1951, Céline entreprend un travail de « polissage » et fait paraître de manière indépendante ces deux textes titanesques au départ envisagés comme un seul. « Céline, tandis qu'il y travaillait, pensait à ce roman comme un second Voyage au bout de la nuit, de nature vingt ans après à étonner le public autant que le roman de 1932. » (Henri Godard)
Edition originale sur papier courant.
Bel exemplaire complet de sa rare bande annonce : "Honni soit".
Édition originale, un des 200 exemplaires du service de presse avec la mention "service de presse" imprimée sur le dos, sans le catalogue de l'éditeur en fin de volume. Tout premier tirage avant même les grands papiers.
Très discrètes restaurations en coiffe, en tête d'un mors et en marge des plats de couverture.
Rare et précieux envoi autographe signé de Louis-Ferdinand Céline à l'écrivain et parolier Henry Jagot plus connu sous les pseudonymes de Raoul Tabosse et Frédéric Valade.
Parolier de cabaret et chansonnier militaire, historien des grandes guerres, mais aussi romancier populaire et auteur de nouvelles pour la jeunesse, Henri Jagot, né en 1858, fut un écrivain aux talents multiples que Céline a pu découvrir dès sa jeunesse. Mais cette dédicace sur un des rares exemplaires du service de presse de son premier roman, témoigne d'une complicité littéraire évidente entre l'inventeur de l'argot littéraire et les maîtres de la langue verte qui l'ont inspiré.
Notre exemplaire est présenté dans un coffret décoré d'une composition originale signée Julie Nadot reproduisant les plats et le dos de l'ouvrage.
« Mais ils étaient trop avachis trop apeurés trop grelotteux les collabos... et trop perclus de gale aussi trop à se gratter dans tous les coins, ils pensaient qu'à bouffer... se gratter...vous regarder, voir le restaurant ils tenaient pas sur leurs tabourets...à se gratter trémousser tellement sursauter...y avait pas seulement la gale... aussi les morpions et les puces et les poux... [...] Les dénonciations elles-mêmes Raumnitz les lisait même plus...je voyais quand j'allais le soigner, il me les montrait, des paquets de papiers repliées (sic) en quatre - en huit ! J'avais vu les mecs les écrire...allant d'un grenier à l'autre pour soigner pour faire une piqûre...poser des ventouses...ils auraient bien voulu que je vois pas mais je pouvais pas faire autrement... [...] là c'était du sérieux c'était pour demander qu'on pende cette saloperie de voisin traître, et l'autre côté de la cloison qu'était non seulement vendu aux puissances ennemies de l'Allemagne et qu'allait et attenter d'un moment à l'autre à la vie du Maréchal...et à la vie d'Adolf Hitler... que c'était lui l'inventeur de la technique « terre brûlée » - qu'il était le chef du « Commando Minotaure »... que c'était lui le responsable de l'opération « Déluge » et qu'il préparait mille fois pire. C'était l'autre de l'autre côté de la cloison, le monstre... j'y allais après celui-là... j'allais le voir lui apporter la bonne parole et lui prendre la température... le thermomètre... je le plaçais moi-même... l'anus... 39°... c'était pas mérité... mais vache !...vous me croierez [sic]... il scribouillait lui aussi malgré son 39 ! oui ! et tout grelottant comme l'autre de l'autre côté de la cloison, tout comme l'autre fiévreux...crevant...et je dois dire : galeux aussi...et il écrivait pas d'amour ! non ! dénonçant de toutes les horreurs un autre crevant...un grelottant d'un grenier voisin sur autre galetas et à la lumière aussi d'une toute minuscule calebombe. J'entrais s'ils sautaient sur le billet, le chiffonnaient vite le rejetaient au loin... C'est que c'est moi qu'on arrangeait, qu'il était en train de dénoncer... C'était moi le monstre qu'il fallait qu'il soit fusillé tout de suite, que c'était pas de perdre une minute ! Que c'était le moment ou jamais en me pendant tout de suite de faire avorter l'effroyable complot. »
« Sa chambre, enfin celle du Höwen, et sa permanence étaient 2 appartements bourgeois pâles que fleurs... juste de fleurs, hortensias, fleurs fushias, azalées... (barré : toujours fraîches toujours des nouv) toujours fraîches ! toujours renouvelées ! vous vous rendez compte du luxe du sybaritisme (barré l'égoïsme) de ce [traître ?] ... ! S'il se foutait comment nous vivions nous ! L'indifférence... Y'aurait eu une mutinerie que tous les damnés réfugiés du Fidelis et des soupentes seraient montés y secouer les pots de fleurs ! (barré : y couper la tête...y enfoncer ses azalées) le cochon (barré : et les tripes et) y couper la tête...Y enfoncer dans les narines comme à un cochon plein de lauriers roses (barré : plein de cerfeuil) et plein de persil c'est tout ce qu'il aurait mérité...je trouve... Raumnitz von Raumnitz ! »
« Pour Tartre encore (barré : y'a le cas qu'il sait rien foutre) la haine s'explique il est imposteur plagiaire [...] dans ces haines les pires les plus vraiment démentielles me venaient surtout d'espèces de Tartres bons à lape, plagiaires, professeurs journalisses (barré : ah l'espèce damnée des ratés), les cracs infiniment méchants je les retrouve vingt ans après renforcés [...] par la radio et l'alcool (barré : et la politique). L'hydre a 40 têtes...mille têtes - on ne sait combien de têtes ! Vous avez quelque chose, Hercule ! Vous pensez que je suis pas de taille... ! travaux d'Hercule ? facilités ! de ce que je connais ! que de têtes ! de la hargne des politiques, des petits ratés du roman, et des anciennes petites friponnes que vous avez pas du tout cloqué (barré : mise enceinte), ni fait avorter, ni foutu au turf, et qui comptaient joliment sur votre naturel délirant pour les tourner filles de joie provoquer un de ces scandales qu'elles étaient vedette et super ! en moins d'une semaine idoles, photos grandes comme ça ! néons tout plein d'arc de Triomphe ! une publicité que Napoléon existait plus ! ni Joséphine...ni la Dame au Camélia... qu'on aurait jamais vu pareil... ni la Goulue... ni Jeanne d'Arc. [...] . Tartre a pas rien inventé, ni Paulhan, ni Hérold Paqui [sic] ni Madeleine Jacob, il faisaient tout aussi bien même mieux à Sigmaringen vous voyez mes pires crevards collabos réfugiés que je soignais, que je m'évertuais dessus jour et nuit tout fiévreux, galeux, crachant le sang. Pas besoin d'être Tartre ni Mado Jacob (barré : ou Larengon), la hargne et la haine que j'inspirais à ces pauvres gens était vraiment pas justifiée. Je mangeais moins qu'eux et je travaillais bien plus sûrement j'arrêtais pas... »