L'ouvrage est présenté dans un coffret signé Julie Nadot reproduisant les plats de couverture et le dos de l'ouvrage.
Très bel exemplaire tel que paru.
27 mai 1894
1 juillet 1961
Nouvelle édition et premier tirage des illustrations de Jacques Tardi.
Reliure de l'éditeur en plein cartonnage blanc, dos lisse.
Bel exemplaire.
Envoi autographe daté et signé de Jacques Tardi à Joëlle Passani enrichi d'un dessin original au feutre noir représentant, dans une vignette, Bardamu le visage triste.
Édition originale sur papier courant.
Reliure en demi maroquin noir à grain long, dos lisse, titre, nom de l'auteur et date au palladium, plats de papier gris anthracite, couvertures et dos conservés (dos comportant deux taches en tête et en pied), gardes et contreplats de papier gris anthracite, reliure signée Thomas Boichot.
Précieux et exceptionnel envoi autographe signé de Louis-Ferdinand Céline : « A Mac Orlan son admirateur et ami fidèle. LFerd »
Edition originale sur papier courant.
Reliure en demi chagrin vert, dos lisse décoloré comportant des éraflures, pièce de titre de chagrin havane, plats de papier, modeste reliure de l'époque.
Exceptionnel envoi autographe daté et signé d'Albert Paraz à son maître et ami Louis-Ferdinand Céline et sa femme Lucette : "A vous deux et je serais seulement heureux si Valsez saucisses pouvait distraire Lucette et l'amuser. Vence 24 juin 1950. A Paraz."
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers (sauf pour le N°7) pour chacun des volumes.
Notre série complète se compose ainsi :
Cahiers Céline 1 : Céline et l'actualité littéraire 1932-1957.
Cahiers Céline 2 : Céline et l'actualité littéraire 1957-1961
Cahiers Céline 3 : Semmelweis et autres écrits médicaux
Cahiers Céline 4 : Lettres et premiers écrits d'Afrique 1916-1917
Cahiers Céline 5 : Lettres à des amies
Cahiers Céline 6 : Lettres à Albert Paraz 1947-1957
Cahiers Céline 7 : Céline et l'actualité 1933-1961
Cahiers Céline 8 : Progrès suivi de Oeuvres pour la scène et l'écran.
Iconographie.
Rare ensemble complet.
Édition originale comportant bien toutes les caractéristiques du premier tirage, un des exemplaires du service de presse.
Exceptionnel envoi de Céline, en page de garde, à la célèbre chanteuse Yvette Guilbert, à qui Céline chanta lui-même et proposa l’interprétation d’une de ses scandaleuses compositions (Katika la putain, plus tard renommée À nœud coulant : « À madame Yvette Guilbert en témoignage de ma profonde admiration. LF Céline. »
En dessous de l’envoi autographe, l’acteur Fabrice Luchini a inscrit ces quelques mots : « À Yvette Guilbert in memoriam. F. Luchini » ; sur la page de faux-titre suivante, Jean-François Balmer a rédigé à son tour : « Merci et bon voyage. J. F. Balmer. »
Enfin, accompagnant les dédicaces de Fabrice Luchini et de Jean-François Balmer, ont été encollés les tickets d’entrées à leurs lectures, à la comédie des Champs-Élysées pour Luchini, au Théâtre de l’Œuvre pour Balmer, du Voyage au bout de la nuit.
Notre exemplaire est présenté sous chemise-étui en demi-maroquin noir, dos à cinq nerfs, plats de papier fantaisie, contreplats de papier vert amande, étui bordé de maroquin noir, plats de papier fantaisie, ensemble signé Boichot.
Edition originale, un des 158 exemplaires numérotés sur pur fil, après seulement 45 hollande.
Bel exemplaire.
Edition de la bibliothèque de La Pléiade imprimée sur papier Bible.
Rhodoïd légèrement jauni comme parfois.
Riche iconographie.
Reliure éditeur en plein mouton grainé marron, tête orange, dos lisse orné de filets dorés.
Bel exemplaire complet de son rhodoïd, de sa jaquette et de son étui souple.
Edition originale, un des 41 exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin noir, dos lisse, plats de papier façon bois, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure signée L. Bergeron.
Agréable exemplaire.
Edition originale, un des 120 exemplaires numérotés sur vergé, tirage de tête.
Bel exemplaire.
Édition originale tirée à 36 exemplaires ornée en frontispice d’un portrait de l’auteur, un des 30 exemplaires numérotés sur vélin, seul tirage après 1 japon et 5 hollande.
Admirablement imprimé, cet objet bibliophilique rarissime est particulièrement précieux pour sa complémentarité avec l’édition originale du Voyage au bout de la nuit.
Bel exemplaire présenté sous une chemise en pleine toile beige (comportant une claire mouillure en pieds) qui semble être la chemise-étui de l’éditeur.
Ex-libris encollé au verso du premier plat.
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé au stylo à bille bleu sur un feuillet de papier blanc numéroté 565 au coin gauche. Une pliure transversale. Quelques trous d'épingles en marge haute, stigmates de l'organisation des manuscrits céliniens en « paquets ».
« torrents de phosphore jaillir des brèches ! ... et les avions foncer, charger, fendre ces flots ! les "forteresses" ! aller et retour ! et que c'est le Jules le crime »
Le passage de notre feuillet est conforme à la version éditée.
Publié en 1954, Normance est une suite directe de Féérie pour une autre fois paru deux ans auparavant. Les deux parties ont été rédigées durant les années d'exil et de prison de Céline au Danemark. A son retour en France en 1951, Céline entreprend un travail de « polissage » et fait paraître de manière indépendante ces deux textes titanesques au départ envisagés comme un seul. « Céline, tandis qu'il y travaillait, pensait à ce roman comme un second Voyage au bout de la nuit, de nature vingt ans après à étonner le public autant que le roman de 1932. » (Henri Godard)
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé aux stylos à bille bleu et rose sur un feuillet de papier blanc numéroté 507 au coin gauche. Une pliure transversale. Quelques trous d'épingles en marge haute, stigmates de l'organisation des manuscrits céliniens en « paquets ».
« j'ai pas de cinéma personnel, j'ai pas de bruitage, j'ai pas de critiques "rémunérés", j'ai que l'hostilité du monde et la catastrophe ! je perds la catastrophe je suis perdu ! [...] chienlit ! charlatan ! barbeau mou ! Comme ça vous m'intitulez si vous me trouvez pas dans la loge en plein enragement d'éléments ! je veux pas que vous... »
Le passage de notre feuillet présente quelques variations par rapport à la version éditée.
Publié en 1954, Normance est une suite directe de Féérie pour une autre fois paru deux ans auparavant. Les deux parties ont été rédigées durant les années d'exil et de prison de Céline au Danemark. A son retour en France en 1951, Céline entreprend un travail de « polissage » et fait paraître de manière indépendante ces deux textes titanesques au départ envisagés comme un seul. « Céline, tandis qu'il y travaillait, pensait à ce roman comme un second Voyage au bout de la nuit, de nature vingt ans après à étonner le public autant que le roman de 1932. » (Henri Godard)
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches, le nôtre un des quelques hors commerce justifié H.C. au crayon de papier, seuls grands papiers.
Bel exemplaire.
Reliure en demi chagrin rouge, dos lisse, plats, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos conservés.
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé au stylo à bille bleu sur un feuillet de papier blanc numéroté 237 au coin gauche. Quelques taches ainsi qu'une pliure centrale sans gravité. Quelques trous d'épingles en marge haute, stigmates de l'organisation des manuscrits céliniens en « paquets ».
«Y'en a un charlatant là-haut ! et terrible ! et vous le connaissez !... donc de dessous, là ! de dessous la table, je regarde le moulin... pas loin... peut-être deux cents mètres... et dans quel air éblouissant !... eh bien je vous dis comme je l'ai vu...»
Le passage de notre feuillet est conforme à la version éditée.
Publié en 1954, Normance est une suite directe de Féérie pour une autre fois paru deux ans auparavant. Les deux parties ont été rédigées durant les années d'exil et de prison de Céline au Danemark. A son retour en France en 1951, Céline entreprend un travail de « polissage » et fait paraître de manière indépendante ces deux textes titanesques au départ envisagés comme un seul. « Céline, tandis qu'il y travaillait, pensait à ce roman comme un second Voyage au bout de la nuit, de nature vingt ans après à étonner le public autant que le roman de 1932. » (Henri Godard)
Manuscrit autographe signé de Louis-Ferdinand Céline rédigé au stylo à bille bleu sur un feuillet de papier blanc numéroté 243 au coin gauche. Quelques taches ainsi qu'une pliure centrale sans gravité. Un infime manque de papier en marge basse droite du feuillet. Quelques trous d'épingles en marge haute, stigmates de l'organisation des manuscrits céliniens en « paquets ».
« pour aller traverser les lignes, des barrages, quelque chose !... au galop ! et je me suis bien fait sonner ! ça arrivera pas à Lauriac ! ni à Tartron ! ni Larengue !... Ils ont pris le bon versant de la vie : le flan !... pour ma concerne je regrette rien ... c'est fait ! c'est fait ! la preuve ma tête... mais enfin pour la griserie, cette sorte de bravoure somnambule, j'admire les doués... je les respecte... j'arrive moi que par le stoïcisme, le sang froid, là ! hop ! »
Le passage de notre feuillet, faisant référence à Mauriac, Sartre et Aragon, est conforme à la version éditée.
Publié en 1954, Normance est une suite directe de Féérie pour une autre fois paru deux ans auparavant. Les deux parties ont été rédigées durant les années d'exil et de prison de Céline au Danemark. A son retour en France en 1951, Céline entreprend un travail de « polissage » et fait paraître de manière indépendante ces deux textes titanesques au départ envisagés comme un seul. « Céline, tandis qu'il y travaillait, pensait à ce roman comme un second Voyage au bout de la nuit, de nature vingt ans après à étonner le public autant que le roman de 1932. » (Henri Godard)
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Deux manuscrits autographes signés inédits de Louis-Ferdinand Céline rédigés au stylo à bille bleu et rouge sur des feuillets de papier blanc : le premier est constitué de 9 pages, numérotées au coin gauche de 1480 à 1488, le second comporte 7 pages, numérotées de 1498 à 1504. Chacun des textes est signé en marge basse à l'encre rouge par Céline et comporte la mention « Meudon 54 », également de la main de l'écrivain (ff. 1485 et 1505). Ils présentent d'abondantes variantes, lignes et mots biffés, modifications et reprises.
Trous d'épingles en marge haute gauche de tous les feuillets, stigmates de l'organisation des manuscrits céliniens en « paquets ».
Publié en 1954, Normance est une suite directe de Féérie pour une autre fois paru deux ans auparavant. Les deux parties ont été rédigées durant les années d'exil et de prison de Céline au Danemark. À son retour en France en 1951, Céline entreprend un travail de « polissage » et fait paraître de manière indépendante ces deux textes titanesques au départ envisagés comme un seul.
« Céline, tandis qu'il y travaillait, pensait à ce roman comme un second Voyage au bout de la nuit, de nature vingt ans après à étonner le public autant que le roman de 1932. » (Henri Godard)
Notre ensemble correspond à deux passages situés aux deux tiers du roman (Romans, Pléiade, IV, pages 371 à 375) avec un texte très différent de la version définitive. Il s'agit d'une version antérieure, inconnue d'Henri Godard, comme en témoigne une note de l'édition de la Pléiade où le célinien explique que le mot « planqaouzeuze » - apparaissant sur l'un des feuillets de notre ensemble - avait posé problème à Marie Canavaggia qui avait retranscrit « plaquouseuze », resté ainsi dans l'édition originale. Il ajoute qu'il n'a pas eu connaissance de cette partie du manuscrit, c'est-à-dire nos feuillets qui n'apparaissent effectivement pas dans les versions intermédiaires retranscrites dans la Pléiade.
« Ah devineresse ! un truc qu'elle avait pas deviné comment on lui tarterait ses trembles ! Y éventrerait ses fauteuils, lui crèverait ses fines cachettes ! »
Le premier de nos manuscrits narre le saccage et le pillage de l'appartement d'Armelle, une voyante :
« Combien elle avait de jeux Armelle ? Elles prenaient l'air ses cartes d'avenir ! [...] ah Pythonisse ! ah le duvet à présent ! le dedans des polochons qui vole ! s'envole ! »
Céline y évoque également Madame Toiselle, concierge de l'immeuble :
« - Y'a du désordre, madame Toiselle. Je le lui hurle... elle qu'était maniaque ! [...] abrutie ! elle regarde maintenant ! elle regarde bien ! ah je vois sa consternation...elle est là devant moi à quatre pattes. Je la vois sa tête ! sa binette ! - Eh tête d'omelette ! que je lui crie eh tête d'omelette ! »
Le second se concentre sur Raymond, qui dans une crise de délire à son réveil se prend pour un âne
« Raymond Raymond ! mais c'est votre femme que vous cherchez ! c'est vrai il cherchait sa femme... ! enfin y a peut-être cinq minutes il cherchait sa femme ! Denise ! ... maintenant c'est lui-même qu'il cherche. [...] - Hiian ! hiiian ! ... qu'il me répond ! »
On assiste également à un cocasse règlement de compte entre Mimi et Rodolphe :
« voilà Mimi puis tiens ! Rodolphe ! ils arrivent ! et comment ils se traitent !... où ils étaient ? sur le seuil les deux ! ils profitent de l'accalmie des bombes ! - Cochon ! maquereau ! - Cabotine ! coureuse ! et ils s'attaquent à leurs costumes... »
Remarquables manuscrits témoignant de la persévérance de Céline à trouver le mot juste et de sa volonté de se placer en témoin direct d'événements aussi bien historiques qu'autobiographiques.
Ces feuillets inédits sont emblématiques du traitement célinien à l'œuvre dans cet ambitieux roman : « L'histoire, le style et le ton de Normance en font un livre à part qui n'est que la longue relation d'une nuit de bombardement à Montmartre, racontée à sa façon par Céline qui avait été vivement impressionné par le spectacle du bombardement des usines Renault à Boulogne-Billancourt auquel il avait assisté des fenêtres de son appartement de la rue Girardon. Le livre est dédié à Pline l'Ancien, témoin, lui aussi, puis chroniqueur, d'un spectacle fantastique : l'éruption du Vésuve. C'est une vaste fresque où les bruits tiennent une place importante [...] » (F. Gibault, Céline - 1944-1961 : Cavalier de l'Apocalypse).
La profusion du bruit caractérise justement ces deux manuscrits, dans lesquels Céline multiplie les onomatopées et les dialogues hurlés entre les personnages :
« Crrac ! elle se déchire un bout... un bout de pantalon au féroce ! elle lui ouvre tout devant ! ... Crrac !... comme ça !... il a beau la giffler (sic) ! pardon ! elle gagne ! elle gagne. - Tu l'as ! tu l'as ! qu'il lui crie... Tu l'as quoi ?... Je sais pas...Ah c'est le vulnéraire ! ...mais alors »
La graphie même du manuscrit témoigne de la ferveur avec laquelle Céline rédigea ces scènes pleines d'action, comme s'il les revivait au moment de la rédaction de ces feuillets, raturant abondamment des passages entiers et hésitant longuement sur le choix des termes :
« ... y'a des explosions méchantes et pas loin et de ces éclairs !... le sol branle moins gode moins...mais l'autre qui m' hennit dans l'oreille...et qui me crie sa détresse - Raymond ! Raymond il se [au stylo rouge : re] cherche toujours !... [barré : les explosions s'espacent...les éclairs] les explosions sont plutôt [barré : moindres / moins / presque / dures / proches] ».
Remarquables manuscrits autographes signés inédits d'une œuvre qui nécessita pour Céline un colossal effort de rédaction : « Ce livre m'a coûté énormément de travail et de temps. » (Lettre à Claude Gallimard, 26 février 1954)
Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline adressée à son avocat Maître Thorvald Mikkelsen. Deux pages rédigées au stylo bille bleu sur un grand feuillet de papier blanc ; numéro "583" de la main de Céline en haut à gauche au crayon rouge.
Pliures transversales inhérentes à l'envoi.
Cette lettre a été très partiellement retranscrite dans l'Année Céline 2005.
Céline, après s'être beaucoup plaint des conditions de vie difficiles dans le cabanon de Mikkelsen, remercie ce dernier : "Merci pour le petit Noël mon cher maître on va passer ça gentiment ! Le chauffage électrique est installé." Il est toujours en attente du précieux passeport qui lui permettra de regagner la France : "Votre frère a une magnifique tête de Héros des Glaces. Je lui vois une sacrée place à prendre : celle de Nansen à l'ONU ! Quelle autorité ! lui, m'aurait un passeport !" Philosophe, il conclut : "Et c'est la rigolade qui compte en ce monde "où tout au fond des choses le Ridicule et la folie sont à l'ordre du jour et où il ne convient de prendre au sérieux que les apparences". Ces lignes sont de Telly auteur très peu connu du 19eme s. (amant prétendu de Marie Antoinette)."
En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. C'est en mai 1948, accompagné de Lucette et Bébert qu'il arrive chez son avocat Maître Thorvald Mikkelsen à Klarskovgaard. Ce dernier possède une grande propriété au bord de la mer baltique et invite l'exilé à y séjourner. Le 21 février 1950, dans le cadre de l'épuration, l'écrivain est condamné définitivement par contumace par la chambre civique de la Cour de justice de Paris pour collaboration à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark). Le consul général de Suède à Paris, Raoul Nordling, intervient en sa faveur auprès de Gustav Rasmussen, ministre des Affaires étrangères danois, et parvient à retarder son extradition. Le 20 avril 1951, Jean-Louis Tixier-Vignancour, son avocat depuis 1948, obtient l'amnistie de Céline au titre de "grand invalide de la grande guerre" en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches sans qu'aucun magistrat ne fasse le rapprochement. Céline quittera le Danemark l'été suivant, après trois ans passés chez son avocat.
Edition originale, un des 250 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 60 vergé d'Arches.
Reliure en demi chagrin vert pomme à coins, dos à cinq nerfs légèrement éclairci sertis de filets à froid, date dorée en queue, encadrement de filets noirs sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté.
Edition originale, un des exemplaires numérotés sur vélin des papeteries de Savoie.
Ouvrage orné d'illustrations originales de Pierre-Marie Renet alias Frédéric Monnier.
Bel exemplaire.
Edition originale, un des 41 exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête.
Reliure en plein maroquin janséniste vert sapin, dos lisse très légèrement assombri sans gravité, gardes et contreplats de daim gris souris, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de maroquin vert sapin, plats de papier façon bois, intérieur de papier gris souris, superbe reliure en plein maroquin signée A. Bourdet.
Très bel exemplaire parfaitement établi.
Provenance : de la bibliothèque du grand bibliophile François Ragazzoni avec son ex-libris encollé sur une garde.
Edition originale, un des 41 exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête.
Reliure en demi chagrin maroquiné noir à bandes, dos lisse, date dorée en queue, encadrement de filets dorés sur les plats de papier gris souris, gardes et contreplats de papier noir, couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, étui en plein chagrin maroquiné noir, intérieur de papier noir, reliure signée Montécot.
Bel exemplaire.
Lettre autographe signée en partie inédite de Louis-Ferdinand Céline adressée à son avocat, Maître Thorvald Mikkelsen. Deux pages rédigées à l'encre bleue sur un grand feuillet de papier blanc ; numéro « 575 » de la main de Céline en haut à gauche au crayon rouge.
Pliures transversales inhérentes à l'envoi.
Cette lettre a été très partiellement retranscrite dans l'Année Céline 2005, p. 64.
Belle lettre empreinte d'amertume de Céline qui vient de perdre sa tante Amélie (la tante Hélène de Mort à crédit), et observe le monde qu'il a connu lentement disparaître. L'écrivain se réfugie dans les mémoires d'Élisabeth de Gramont, témoins d'une époque grandiose également révolue.
Portrait photographique de Charles Destouches, oncle de Louis-Ferdinand Céline posant avec sa femme et sa jeune fille Charlotte Destouches, la cousine « Lolotte » de Céline, sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio parisien A. Lauga.
Un manque dans le coin inférieur droit. Quelques traces de colle sur les bords. Légende manuscrite au dos.
Rare portrait photographique d'Amélie Destouches, tante de Louis-Ferdinand Céline, au format carte cabinet sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio Louis.
Légendes manuscrites « Suzannica 3 ans, Bucarest ce 14 juin 1877 » et « Zenon Zawirski » d'une autre main, au dos.
Le portrait est réalisé par les studios Louis, au 127 Calea Mosilor à Bucarest.
Amélie épouse à vingt-quatre ans le riche roumain Zenon Zawirski, qui pose à ses côtés avec leur fille Zenone Zawirska, alors âgée de trois ans. Céline lui consacre un portrait peu flatteur dans Mort à crédit, et emprunte ses traits pour le personnage de la tante Hélène, dont il transpose les aventures slaves en Russie et non en Roumanie. Encore vivante à l'époque de la rédaction du roman, Céline fait pourtant mourir son personnage dans le déshonneur et la honte :
« Elle a pris tout le vent dans les voiles. Elle a bourlingué en Russie. À Saint-Pétersbourg, elle est devenue grue. À un moment, elle a eu tout, carrosse, trois traîneaux, un village rien que pour elle, avec son nom dessus. Elle est venue nous voir au Passage, deux fois de suite, frusquée, superbe, comme une princesse et heureuse et tout. Elle a terminé très tragiquement sous les balles d'un officier. Y avait pas de résistance chez elle. C'était tout viande, désir, musique. Il rendait papa, rien que d'y penser. Ma mère a conclu en apprenant son décès : "Voilà une fin bien horrible ?! Mais c'est la fin d'une égoïste ?!" »
Photographie originale montée sur un carton rigide, représentant Fernand Destouches, père de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline (en haut à droite) posant aux côtés de ses frères René, Georges et Charles - de haut en bas et de gauche à droite.
Bords du carton rigide émoussés.
Ce portrait des quatre frères Destouches en uniforme au col lauré, date de leurs heureuses années d'écolier au lycée du Havre. La photographie, véritable incarnation d'un passé insouciant et révolu, devait indiscutablement revêtir une importance aux yeux des quatre frères, qui reproduiront à l'âge adulte la pose exacte de ce portrait d'enfance pour un second portrait, familial, conservé dans la collection de François Gibault (Anton, Sonia, « Louis-Ferdinand Céline, d'un Havre à l'autre : entre autofiction, transposition et imaginaire », Le Territoire littéraire du Havre dans la première moitié du XXè siècle, 2013, fig. 20, photographie prise vers 1905).
Notre photographie est reproduite en page 11 de l'Album Céline (Gallimard, 1977).