
The first Paris edition, published simultaneously with the Brussels edition.
Most of the volumes bear a statement of fourth, seventh, or eighth edition.
Some foxing to several volumes.
Contemporary half tawny speckled sheep bindings, smooth spines decorated with double gilt fillets, red sheep lettering-pieces lettered "Oeuvres de V. Hugo", sky-blue sheep title and volume labels, volume label lacking from the fifth volume, three others partially lifting, marbled paper-covered boards, decorative endpapers and pastedowns.
L'édition originale des Misérables étant paru en quatre temps, les sorties des nouveaux volumes ont entrainé des retirages des volumes précedents. En effet, le succès immédiat des deux premiers volumes - mis en vente le 3 avril, simultanément en France, en Belgique, mais également en Allemagne et dans de nombreux autres pays - est tel que, comme le craignait Victor Hugo, le tirage (6.000 exemplaires selon Hovasse et 7.000 selon L.C. Michel in la revue anecdotique du 15 avril 1862) de Pagnerre est épuisé très rapidement :
« Le 6, on eût battu toutes les librairies de la rive gauche et de la rive droite, pour en trouver un exemplaire ».
On puise donc 1.000 exemplaires dans les 5.000 exemplaires de Bruxelles destinés au marché belge et étranger, pour créer une fausse « deuxième édition » française qui est en réalité l'édition originale belge avec une nouvelle page de titre. Mais dès le 10 avril, Pagnerre est obligé de réaliser un nouveau tirage, qui sera prêt le 17 grâce aux empreintes prudemment réalisées par l'imprimeur Claye lors du premier tirage. Seules les pages de titre sont réalisées « sur le mobile » en rouge et noir avec des capitales antiques « un des joyaux de son matériel typographique ». Cette nouvelle page de titre servira également aux volumes suivants comportant des "fausses" mentions d'éditions et qui ne sont que des retirages accompagnant les parutions des nouveaux volumes et assurant ainsi aux nouveaux lecteurs la possibilité d'acquérir l'oeuvre complète.