
Lettre autographe originale du Marquis de Sade écrite depuis la prison de Vincennes le 21 mai 1778, possiblement 1779, le dernier nombre se terminant en paraphe étant difficile à déchiffrer. Cette lettre a été écrite à l'épouse du Marquis de Sade, Renée Pélagie, le dernier paragraphe est adressé à sa mère, la présidente de Montreuil, responsable de son emprisonnement par lettre de cachet. La lettre s'achève juste par un paraphe comme souvent avec la correspondance de Sade. La lettre provient directement de la famille descendante de Sade.
Une feuille de papier, mal découpée en marge haute, avec deux pliures au dos. 20 lignes d'une écriture serrée.
Lettre dans laquelle Sade requiert son transfert dans une prison plus salubre, avec des sorties journalières, telle que Saumur ou Doullens. L'auteur évoque ses conditions difficiles et l'altération de sa santé provoquée par sa détention à Vincennes, ainsi que l'existence d'un complot dont il serait "la vache à lait de la police". Les dernières lignes sont adressées à la présidente de Montreuil, sa belle-mère : A vous que j'appelais autrefois ma mère [...] et se concluent avec cette opprobre : "Qui m'eut dit que ce serait un jour avec mon sang et avec l'honneur de vos petits enfants que vous achèteriez le vil crédit du tribunal de police."