L'angoisse du roi Salomon
Bel exemplaire.
Edition originale, un des 40 exemplaires numérotés sur alfa, le notre non justifié, seuls grands papiers.
Quelques petites rousseurs affectant principalement les tranches et les gardes qui comportent deux petites traces de papier adhésif.
Edition originale de luxe sur papier Oikos dont il n'a été tiré que 200 exemplaires, le nôtre un des 5 exemplaires de tête signés par l'éditrice et enrichi de documents inédits sur la découverte du manuscrit. Une version in-12 est parue simultanément aux éditions Signes et Balises en collaboration avec les éditions Artulis.
Reliure « à la suisse » avec couture apparente de l’éditeur, dos lisse toilé, plats et étui illustrés.
Traduction originale française du dernier manuscrit retrouvé d’un déporté affecté aux Sonderkommandos.
"Marcel Nadjary (1917-1971), juif grec originaire de Thessalonique, déporté à Auschwitz au printemps 1944, est affecté au Sonderkommando. Il écrit une lettre à des amis chers pour leur faire ses adieux et décrire la besogne effroyable qu’il effectue sous la contrainte. Puis il enfouit son manuscrit clandestin dans le sol de Birkenau. Ce document sera retrouvé trente-six ans plus tard, le 24 octobre 1980.
Ce témoignage, écrit à “l’épicentre de la catastrophe”, est pour la première fois traduit et publié en français, ainsi qu’un second manuscrit, que Marcel Nadjary rédigea en 1947 pour garder une trace de son expérience au coeur de l’enfer de Birkenau.
Des textes de Serge Klarsfeld, Nelly Nadjary, Alberto Nadjary, Fragiski Ampatzopoulou, Georges Didi-Huberman, Tal Bruttmann, Loïc Marcou et Andreas Kilian accompagnent et éclairent ces deux documents exceptionnels.
Traduit du grec par Loïc Marcou." (Editionsartulis.fr)
Edition originale peu commune.
Il s'agit déjà d'une controverse sur la couleur des premiers anthropoïdes attestés, avec des opinions tranchées qui dépendent des représentations communes que de l'analyse anthropologique.
Tous les intervenants dans le débat étaient pourtant des sommités reconnues : Pierre-Toussaint Marcel de Serres de Mesplès (1780-1862) pour la géologie ; Pierre Lacour (1778-1859), pour l'histoire de l'art et de ses techniques ; Charles Des Moulins (1798-1875), pour la botanique.
Légères déchirures et infimes manques angulaires sans gravité sur les plats.
Ex-libris manuscrit La Neufville en tête du premier plat de couverture.
Édition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers. Quelques petites rousseurs notamment sur les gardes.
Rare envoi autographe signé de Moïse Twersky : « À mon ami René Jasinski en témoignage de reconnaissance et d’amitié, ces quelques scènes de la vie juive new-yorkaise. T. Twersky » enrichi d’une phrase en hébreu dont la traduction en français réalisée par l’auteur est jointe sur un feuillet volant : « Traduction de l’inscription hébraïque : sixième jour de la semaine “Pekoudè” année 5692 depuis la création du monde dans la sainte communauté de Paris », soit, d’après nos calculs, le vendredi 4 mars 1932.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Petites taches sans gravité sur les plats.
Envoi autographe signé de Georges Didi-Huberman à une amie prénommée Annick.
Rare édition originale.
Agréable exemplaire.
Reliure en pleine percaline noire, dos lisse orné d’un fleuron doré, double filet doré en queue du dos, pièce de titre de chagrin rouge, gardes et contreplats de papier bleu, tranches mouchetées, coins légèrement effilochés, reliure de l’époque.
Très rare envoi autographe signé de Georges Gilles de La Tourette : « À mon cher confrère et ami le Dr Diamantberger. Gilles de La Tourette. »
L’envoi est adressé au docteur Mayer Saül Diamantberger, médecin adjoint à l’hôpital Rothschild dans les années 1890, qui compte parmi les précurseurs de la rhumatologie en France.
Bonne édition, publiée par J.B. Carpzov et illustrée d'1 frontispice et d'1 carte de Judée gravée sur cuivre dans le texte (cf Graesse IV, 209.)
L'ouvrage comporte de nombreux passages imprimés en hébreu.
Voir Röhrricht, p 240 pour une édition à part des préfaces géographiques et topographiques à chaque évangile ("chorographia").
Reliure en plein vélin ivoire rigide, dos lisse, grande pièce de titre en chagrin marron qui a été postérieurement encollée sur le dos, ex-libris encollé sur un contreplat, tranches rouges, reliure de l'époque.
Quelques taches noires sur les plats.
C'est le meilleur ouvrage de l'auteur, qui a également consacré deux autres volumes aux Actes des Apôtres et aux Lettres de saint Paul.
Dans ce volume, les quatre évangiles sont examinés à la lumière de la philologie rabbinique : "Lightfoot y a voulu expliquer une foule de passages du Nouveau Testament au moyens des écrits talmudiques et rabbiniques qui dans leur formes de langage rappellent celles des évangélistes et de saint Paul, ou qui font connaître des usages ou des opinions répandus parmi les juifs et auxquels les écrivains sacrés font parfois allusion" [Hoefer]. Les préfaces aux quatre parties de l'ouvrage sont du plus grand intérêt : elles contiennent de nombreuses et abondantes notices sur la géographie et la topographie de la Palestine, sous forme de répertoire.
Ce traité a paru pour la première fois en anglais en 1644 et 1650. Graesse signale trois éditions latines imprimées à Leipzig en latin : 1675, 1677 et 1684. Pour Hoefer, les Horae Hebraicae sont le livre "le plus remarquable et le plus utile" de l'auteur.
Après avoir fait des études classiques et de théologie à Cambridge, John Lightfoot [1602-1675] "seconda le docteur Whitehead dans la direction de l'école de Rapton, et deux ans après devint chapelain du chevalier Roland Cotton, qu'il accompagna plus tard à Londres. C'est dans la maison de ce seigneur, qui était versé dans la connaissance de l'hébreu, qu'il se mit à l'étude de quelques-unes des langues sémitiques. Il allait passer sur le continent pour profiter des leçons des orientalistes de la Hollande, quand il fut nommé ministre de l'église de Stone, dans le comté de Stafford. Il occupa encore divers autres bénéfices, et fut nommé en 1643 recteur du collège de Sainte-Catherine de Cambridge, et en 1655 vice-chancelier de cette université. Lightfoot était un grand érudit (…) Ses ouvrages se rapportent à l'interprétation des livres saints et à l'explication des antiquités hébraïques" [Hoefer].
Provenance : Ex-libris aux armes de la famille bavaroise Sachs sur le premier contreplat (vers 1700) .
Ex-libris manuscrits sur la première garde : "Ad Bibliothecam Buschianam" (1753), "Ad Bibliothecam Boissardianam" (1801), "Boissard père et fils" (1802 et 1832). Cachet ex-libris "Edmond stapfer" (1873).
Agréable exemplaire.
Edition originale collective pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliures de l'éditeur en pleine toile vert amande, dos lisses, exemplaires complets de leurs jaquettes qui comportent de très légères déchirures marginales sans gravité.
Rare hommage autographe signé d'Alexandre Soljenitsyne daté du 1 mai 1992 à un émigré de l'URSS, le journaliste Sam Yossman, sur la page de titre du premier volume.
Edition originale, un des 45 exemplaires numérotés sur pur fil, tirage de tête.
Bel exemplaire complet de son prière d'insérer.
Rare et important envoi autographe signé d'Irène Némirovsky : "A Benjamin Crémieux hommage de l'auteur. Irène Némirovsky".
Crémieux s'était fendu d'une élogieuse critique du premier roman de Némirovsky David Golder, dont l'adaptation par Julien Duvivier compte parmi les premiers films parlants du cinéma français. C'est justement sur ce recueil intitulé Films parlés que Némirovsky, l'émigrée, envoie ses hommages à Crémieux, descendant d'une famille juive du midi assimilée depuis plusieurs siècles. Deux ans après la publication de ce recueil, le nom d’Irène Némirovsky apparaîtra aux côtés de Crémieux "dans une brochure antisémite anonyme, intitulée Voici les vrais maîtres de la France – plus de 800 noms, sous la rubrique « écrivains »"(Mémorial de la Shoah, Olivier Philipponnat). Ils ne reviendront pas des camps de la mort : "À Genève, en février 1945, l'envoyée du ministère des Réfugiés auprès de la Croix-Rouge, Olga Jungelson, n'obtient d'informations ni sur elle, ni sur les autres écrivains déportés dont elle a charge de retrouver trace: Benjamin Crémieux, Robert Desnos, Jean Cavaillès, Maurice Halbwachs" (La vie d'Irène Nemirovsky, Patrick Lienhardt, Olivier Philipponnat). Irène Némirovsky meurt à Auschwitz en 1942 et Benjamin Crémieux à Buchenwald en 1944.
Édition originale sur papier courant comportant bien la dédicace imprimée au maréchal Pétain. Discrètes restaurations au dos.
Notre exemplaire est présenté sous chemise-étui en demi-maroquin bleu marine, dos lisse, auteur, titre et date estampés au palladium, plats de papier fantaisie, contreplats de papier gris, étui bordé de maroquin bleu marine, plats de papier fantaisie, ensemble signé Boichot.
Exceptionnel exemplaire avec envoi autographe signé du Général de Gaulle au colonel Émile Mayer, son « grand ami [...] sans lequel cet ouvrage n’aurait pu être pensé » selon la formule de celui-ci sur l’envoi autographe, qui se poursuit ainsi : « Recevez mon colonel ma plus vive reconnaissance et mon plus profond respect ».
De Gaulle reconnaîtra Émile Mayer comme son maître à penser stratégique. Militaire et théoricien visionnaire, celui-ci corrigea les épreuves mêmes de cet ouvrage qui lui est adressé en ces lignes chaleureuses.
Edition originale de la traduction française, un des 44 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Dos très légèrement insolé sans gravité, ex-libris encollé au verso du premier plat, agréable exemplaire.
Rare exemplaire de ce tract de propagande éditée par l’Occupant nazi et devenu la plus célèbre image de la Résistance. Cette réduction de la célèbre affiche rouge au recto, comporte, au verso, un paragraphe de commentaire fustigeant « l’Armée du crime contre la France ». On lit au début de ce tract une dénonciation du « rêve mondial du sadisme juif », et que « si des Français sabotent, pillent et tuent [...] ce sont toujours des juifs qui les inspirent ».
Un discret pli horizontal, sinon superbe état pour un document à vocation éphémère.
Nous joignons la rare brochure intitulée « L’armée du crime » sous le format d’un journal illustré de photographies de 14 pages.
Une trace de pliure horizontale. Bel exemplaire.
Photographie originale dédicacée représentant Emile Zola de face, la tête légèrement tournée vers la gauche. Tirage d'époque sur papier albuminé contrecollé sur un carton au cachet du studio Eugène Pirou, rue Royale à Paris.
Envoi autographe signé d'Emile Zola à Otto Eisenschitz : "à M. Otto Eisenschitz / cordialement / Emile Zola".
Edition originale collective de la traduction allemande établie par Paul Celan des poèmes d'Ossip Mandelstam qu'il admirait.
Reliure de l'éditeur en pleine toile blanche, dos lisse, exemplaire complet de sa sa jaquette qui comporte de petites déchirures en tête du dos.
Agréable exemplaire.
Précieux envoi autographe daté et signé de Paul Celan à son amie la poétesse et traductrice de ses oeuvres Lydia Kerr : "Für Lydia Kerr, herzlich, 12.2.1963. Paul Celan."
Nouvelle édition.
Agréable exemplaire en dépit de petits frottements sur les mors.
Rare envoi autographe daté et signé de Paul Celan à son amie la poétesse et traductrice de ses oeuvres Lydia Kerr.
Edition originale de ce poème biblique qui sera mis en musique par Mondoville (cf. Barbier II, 970. Cioranescu 63676.)
Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772), violoniste, chef d'orchestre et compositeur, est l'auteur des plusieurs opéras, oratorios et pastorales, de pièces pour clavecin et de musique religieuse.
Il dirigea le Concert spirituel entre 1755 et 1762.
Claude-Henri de Fusée de Voisenon (170-1775), ami de Voltaire, fréquentant les salons et très en faveur auprès de Madame de Pompadour, allait être élu à l'Académie française en 1762.
Il a laissé des œuvres dramatiques, des romans et des contes.
Une date inscrite en tête de la page de titre qui comporte de petites piqûres en pied, taches d'encre en marge droite du dernier feuillet, agréable exemplaire.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Émile Zola sous les traits d'un cochon, assis sur un baquet contenant ses œuvres romanesques et barbouillant de « caca international » la carte de France.
Pliures transversales, quelques infimes déchirures, deux petits trous au-dessus de la tête de Zola, sans atteinte à l'image.
La représentation d'Émile Zola en cochon ne date pas de Lenepveu, comme le souligne Guillaume Doizy dans son article consacré à la caricature porcine (« Le porc dans la caricature politique (1870-1914) : une polysémie contradictoire » in Sociétés & Représentations n°27, 2009) : « Pour la fin du XIXè siècle, on pense également aux nombreuses caricatures dont Zola a été la victime et qui associent les excréments, symboles du naturalisme, au porc. Des dizaines d'images pourraient être évoquées. Dans les années 1880, Sapeck imagine le naturaliste nu, une feuille de vigne cachant son sexe (allusion à la pornographie supposée de ses écrits), chevauchant un porc en train de se nourrir de ses excréments, symbole appelé à une belle longévité pour stigmatiser la nouvelle école littéraire. Dans une caricature datée de 1898, Alfred Le Petit montre un Zola-cochon déféquant sur le drapeau tricolore. À peine un mois après la publication de son fameux
« J'accuse », l'écrivain défenseur de la cause dreyfusarde, est accusé de salir la France, et surtout son Armée, en défendant « le traître » Dreyfus et la Prusse considérée comme l'ennemie de toujours. Le porc est sale, mais surtout il salit, souille, par l'effet de sa volonté nocive. La même année, Caran d'Ache dépeint « les armes de la presse dreyfusarde » sous les traits d'un gros porc vautré dans la fange et recouvert de boue. [...] Dans sa série Le Musée des horreurs, le très droitier Lenepveu attaque violemment Zola. L'écrivain y est dépeint sous les traits d'un goret, assis sur une boîte à ordures contenant ses propres œuvres, fruit de ses défécations, dont en bonne place La Terre et Nana. Il souille une carte de France de son « caca international » contenu dans un pot de chambre qu'il étale à la balayette. Le dessinateur vise bien sûr le défenseur de Dreyfus au travers de son fameux « J'accuse » et du « cosmopolitisme juif » salissant la France par son soutien à la trahison. L'association souillure-porc semble évidente et primordiale. Comme pour Napoléon III, la saleté du porc renforcée ici par les excréments visibles stigmatise les choix politiques de la cible. Lenepveu définit les idées de Zola comme œuvres de bassesse, produits intestinaux et dégoulinants. »
Bien qu'il ne s'agisse pas de la première représentation porcine d'Émile Zola, celle qui figure en bonne place parmi le Musée de Lenepveu est incontestablement - par son réalisme - la plus violente.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Alfred Dreyfus sous les traits d'une hydre à têtes de Gorgone transpercée par un sabre militaire.
Loin des codes zoomorphiques classiques habituellement employés par les caricaturistes, Alfred Dreyfus est ici associé à l'hydre, créature mythologique emblématique du mal. Au-delà de cette symbolique, le choix d'un monstre aux têtes tentaculaires et perpétuellement régénérées confère à l'image une forte charge antisémite dépassant celle de l'Affaire Dreyfus. Ironie du sort, c'est le terme d'hydre qui sera utilisé après la Seconde guerre mondiale pour qualifier la résurgence antisémite de notre société moderne.
Pliures transversales, quelques rousseurs marginales sans atteinte à l'image.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Jean Jaurès sous les traits d'un éléphant assis sur un fauteuil et tenant une bouteille d'« eau du Jourdain ». Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Jusqu'alors portraituré en chien - les caricaturistes raillant son agressivité - Jean Jaurès est ici pour la première fois représenté en éléphant. Il s'agit ici de souligner sa ventripotence et sa silhouette pachydermique, mais on pourra cependant souligner la grande dignité de ce personnage massif au regard haut.
L'eau du Jourdain se trouvant dans l'une de ses pattes fait allusion à la rumeur selon laquelle il aurait fait baptiser son fils dans le fleuve sacré, agissant ainsi contrairement à sa politique anticléricale. Malgré la volonté du caricaturiste de ridiculiser Jean Jaurès, le choix de l'éléphant, symbole de force, de prospérité et de sagesse, s'avère finalement positif.
Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Théophile Delcassé sous les traits d'un caniche de cirque.
Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Georges Leygues sous les traits d'un âne.
Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Louis Lucipia sous les traits d'un chien affublé d'une écharpe maçonnique.
Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Joseph Reinach sous les traits d'un roi affalé sur son trône.
Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Jude Philipp sous les traits d'un vautour cloué à un mur.
Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse ! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Émile Loubet en ours tenant un tambourin marqué « Panama », Émile Zola en porc, Dreyfus en hydre, Joseph Reinach en singe, le rabbin Kadoc Kahn en âne et Georges Picquart en dromadaire.
Cette imposante affiche, reprenant plusieurs personnages déjà caricaturés dans des numéros précédents, est une allusion directe au scandale de Panama. Cette affaire de corruption de grande ampleur, qui vit la démission d'Émile Loubet alors ministre des Finances, est ici réévoquée du fait de la judaïté de certains de ses protagonistes. C'est Drumont, par le biais de son journal La Libre Parole, qui révéla le scandale de Panama, dénonçant la prétendue alliance entre la République laïque avec la « haute banque juive » et contribuant ainsi au renforcement du stéréotype du Juif avide d'argent :
« Le député Joseph Reinach, cousin et gendre du baron Jacques de Reinach, compromis dans le scandale, focalise la haine du polémiste. Républicain, proche des milieux d'affaires, libre penseur, Reinach est sans doute, avec Alphonse de Rothschild, l'homme le plus attaqué par les antisémites de l'époque. Sa richesse, les vastes réseaux d'influence dont il dispose, son engagement précoce aux côtés de Gambetta, le souvenir de ses campagnes contre le boulangisme et son rôle équivoque dans l'affaire de Panama font de lui l'homme à abattre pour rendre "la France aux Français". » (Grégoire Kauffmann, « Rothschild & Cie. La bourgeoisie juive vue par Édouard Drumont » in Archives Juives, 2009)
Quant à Émile Zola, son roman L'Argent publié en 1891, dénonce les malversations de ce scandale financier, mais son soutien à Alfred Dreyfus lui vaut de rejoindre cette cauchemardesque ronde animalière.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Joseph Reinach sous les traits d'un singe. Voici la description faite de ce premier poster annoncé dans la presse par le biais de L'Intransigeant : « Le numéro 1 de la série représente Boule-de-Juif sous les traits d'un hamadryas. La ressemblance entre le hideux Yousouf et l'hôte des grands cocotiers est si parfaite qu'il ne serait même point besoin de légende pour que la même exclamation vînt sur toutes les lèvres. Le seul reproche est peut-être que cette ressemblance n'est pas flatteuse pour l'hamadryas. »
Pliures transversales, quelques déchirures marginales sans manque et un infime trou sous la queue du singe. L'affiche a été professionnellement renforcée au verso à l'aide de bandes de filmoplast et en marge basse à l'aide de discrètes bandes de papier.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Edition traduite des textes sémitiques par Joseph-Charles Mardrus et imprimée à 195 exemplaires numérotés sur Arches, le nôtre un des 20 hors commerce comportant une double suite en noir et en couleurs des illustrations.
Reliure à la bradel en demi maroquin vert olive, dos lisse orné d'un jeu de carrés dorés de différents formats avec, pour l'un d'entre eux, une pièce de maroquin mosaïqué rosé en son centre, encadrement d'un filet doré sur les plats de papier façon peau de serpent, gardes et contreplats de papier vert olive, couvertures et dos conservés, tête dorée, élégante reliure signée Thomas Boichot.
Ouvrage illustré de 31 gravures originales sur bois en couleurs par François-Louis Schmied, dont le frontispice, 6 à pleine page, 15 compositions dans le texte et 9 lettrines.
Signature manuscrite de François-Louis Schmied en dessous de la justification du tirage.
Edition originale.
Reliure en plein vélin d'époque. Dos à nerfs. Titre hébraïque à la plume. 2 trous de vers en queue. 2 accrocs avec manque au nerf du troisième caisson et au mors supérieur du quatrième caisson.
Dictionnaire hébreux latin composé par Zanolini, professeur de langues orientales au séminaire de Padoue.