Deux scènes et notes conjointes
Agréable exemplaire complet de son prière d'insérer et de sa bande annonce.
Signature manuscrite d'Yves Bonnefoy en dessous de la justification du tirage.

Le vélin, inventé par James Whatman pour l'éditeur John Baskerville, est ainsi nommé parce que son absence de trame et de grain évoque l’antique peau de vélin qui précéda l’invention du papier et servit encore longtemps pour les tirages uniques destinés à de grands personnages. Lisse et satiné, généralement d’une blancheur parfaite, c’est un papier homogène, sans grain ni texture qui ne s’offre pas à l’admiration du lecteur pour sa beauté, mais qui porte le texte avec netteté et sans transparence. « Pur fil », c’est-à-dire « riche » (mais rarement de composition exclusive) en lin et chanvre à l’instar des papiers de chiffons d’antan, il est d’une souplesse au feuilletage qui invite à une lecture insatiable et se prête idéalement aux découvertes de textes inconnus et de nouveaux auteurs.
Édition originale, imprimée sur vélin d'Angoulême, avec les coquilles habituelles et comportant les six poèmes condamnés, un des quelques exemplaires remis à l'auteur et « destinés à des amis qui ne rendent pas de services littéraires ».
Reliure en plein maroquin émeraude, dos janséniste à quatre nerfs, contreplats doublés de maroquin grenat encadrés d'un filet doré, gardes de soie dorée brochée à motifs de fleurs stylisées japonisantes, les suivantes en papier à la cuve, couvertures dite de troisième état (comportant deux restaurations marginales au second plat) et dos conservés, toutes tranches dorées sur témoins, étui bordé de maroquin. Reliure signée de Marius Michel.