Carte à jouer érotique à secret - Deux de carreau
La carte, en transparence, révèle à la lumière une scène érotique : une dame masquée lève haut la jambe devant un monsieur à lunettes qui examine attentivement sa vulve.
Une curiosité !
L’Amour, voilà bien la référence absolue. Enfin une valeur qui ne connaît pas de contempteur. Peu importe que les sociétés en condamnent les altérités
et ne l’acceptent que corsetée, qu’elle soit prétexte à tant d’abus et engendre autant de désabusés, que la littérature se délecte de ses combats et lui concède si peu de victoires, que les excès de ses transports inspire les arts mais que ses mièvres douceurs restent en gares… Depuis toujours on fête l’Amour, jamais ses guerres. Et pourtant prends garde à toi, Valentin : tes disciples sont indisciplinés, car l’amour est pluriel et les amours, singulières !
Je m'écoute, avec des frissons ardents,
Moi, le petit faune au regard farouche...
L'âme des forêts vit entre mes dents
Et le Dieu du rythme habite ma bouche.
Dans ce bois, loin des aegipans rôdeurs
Mon cœur est plus doux qu'une rose ouverte ;
Les rayons, chargés d'heureuses odeurs,
Dansent au son frais de ma flûte verte.
Mêlez vos cheveux et joignez vos bras
Sur l'herbe humide où le bélier s'ébroue,
Nymphes des halliers ! - ne m'approchez pas,
Allez rire ailleurs pendant que je joue.
Car j'ai la pudeur de mon art sacré,
Et, pour honorer la muse hautaine
Je chercherai l'ombre et je cacherai
Mes pipeaux vibrants dans le creux d'un chêne.
Parmi la tiédeur, parmi les parfums,
Je jouerai le long du jour, jusqu'à l'heure
Des chœurs turbulents et des jeux communs
Et des seins offerts que la brise effleure.
Je tairai mon chant pieux et loyal
Aux amants de vin, aux chercheurs de proie
Seul le vent du soir apprendra mon mal
Et les arbres seuls apprendront ma joie.
Je défends ainsi mes instants meilleurs...
Vous qui m'épiez de vos yeux de chèvres,
Ô mes compagnons ! allez rire ailleurs
Pendant que le chant fleurit sur mes lèvres.
Sinon, — je suis faune après tout, si beau
Que soit mon chant, — et, bouc qui se rebiffe,
Je me vengerai d'un coup de sabot
Et d'un coup de corne et d'un coup de griffe.
Oui, c'est toi mon rêve suprême
Pendant ces longs, ces mornes jours
Où je pleure au fond de moi-même
L'exil triste de mes amours !
[...]
N'as-tu pas entendu, ma blonde,
Le bruit d'un sanglot qui revient
Dans le cœur de la nuit profonde ? -
C'est mon amour qui se souvient.
Seconde édition illustrée.
Dos comportant quelques frottements.
Ouvrage illustré de dessins d'Horacio Cardo.
Rare envoi autographe erronément daté de 1949 et signé de Jorge Luis Borges à son égérie Ema Risso Platero : « à Emita, con afecto innumerable. »
Edition illustrée de 10 lithographies originales hors-texte en couleurs de Jean-Gabriel Domergue, un des 40 exemplaires numérotés sur vélin de Rives.
Reliure en demi maroquin rouge à bandes, dos lisse, date dorée en queue, plats, gardes et contreplats de papier à effet moiré et doré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée Gauché.
L' ouvrage est également orné de 26 illustrations dans le texte, en un ou deux tons, en têtes de chapitres, culs-de-lampe en rouge par Jean-Gabriel Domergue.
Bel exemplaire comportant bien une suite des 18 illustrations in-texte.
Mention manuscrite au stylo bille bleu sur la page de titre : exemplaire unique.
En effet, sur deux lithographies hors-texte (dont le frontispice) et deux illustrations in-texte représentant des femmes habillées ou nues ont été ajoutés des morceaux de tulle en guise de robes.
En outre, en fin de volume, de nombreuses coupures de presse relatives à la vie et au style de Jean-Gabriel Domergue ont été encollées sur les gardes.
Envoi autographe signé de Pierre Harel-Darc, le nom du dédicataire ayant été proprement effacé enrichi d'un envoi autographe signé Jean-Gabriel Domergue agrémenté d'un dessin original représentant le visage d'une parisienne.
Édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Précieux envoi autographe signé de Jacques Higelin à Régine Deforges : « à Ma dame Régine Deforges le tendre salut de mes vingt printemps que je dépose aujourd'hui devant la porte du jardin secret de votre cœur. »
Provenance : bibliothèque de Régine Deforges.
Bel exemplaire.
Édition originale imprimée à 500 exemplaires numérotés sur Japon.
Ouvrage orné d'illustrations de Job d'après de dessins à la mine de plomb.
Bel exemplaire en dépit de légères piqûres sans gravité sur les plats.
Signatures manuscrites de Job et Stéphen Liégeard en dessous de la justification du tirage.
Un album comtenant 14 gouaches sur soie, dont 12 peintures érotiques. La première des peintures sur chaque côté dépliant représente un oiseau et de l'autre côté des feuilles d'érable masquant ainsi sur chacune des premières pages l'aspect érotique du recueil. Shunga est le terme générique japonais qui désigne l'art érotique, il signifie littéralement Image du printemps, le printemps étant un euphémisme et une figure de style exprimant la sexualité. Le terme Shunga ayant été réservé longtemps aux estampes, les recueils ou albums ont souvent été désignés par l'appellation Livres de l'oreiller, ou notes pour l'oreiller, etc. (Utamaro : Le chant de l'oreiller, 1788).
Album japonais en accordéon revêtu de soie damassé à fleurs et oiseaux d'un doré pâle. Bande de soie sur le premier plat servant d'étiquette mais muette. Chaque peinture 12,8x16cm est contrecollé sur carton. Les dépliants en carton sont recouverts d'un papier crème moucheté de doré. Très bel état, les bordures frottées, avec de petits manques de tissus.
Les peintures respectent les canons de la représentation érotique japonaise : sexes surdimensionnés, pilosité, femmes à la peau blanche et hommes de couleur chair. Aucun élément de décor ne vient distraire l'oeil de l'acte sexuel (une seule peinture contient un miroir), les corps étant la plupart du temps vêtus de riches kimonos. Ces recueils étaient encore à l'époque moderne offerts aux jeunes mariés, particulièrement aux femmes. L'ensemble est d'une facture fine, les 2 peintures d'introduction, l'oiseau et les feuilles d'érable sont particulièrement réussies.
Ce type de représentation était interdit au Japon et ne contient donc pas de signature, il est cependant évident qu'il existait des peintres dont c'était le métier et la spécialité et qu'on allait voir pour des commandes privées ; il n'est pas non plus interdit de penser que le peintre en réalisait de son propre chef plusieurs et qu'il les proposait à la vente, comme l'on fit des recueils de photographies colorisées à la fin du XIXe siècle.
Précieux et rare ensemble en superbe condition.
Comme devant une place / Pleine de gens et de bruit / Je reste figé sur place / Arrêté devant ma vie
Nouvelle édition, en partie originale car augmentée d'une préface, un des 30 exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête après 6 Japon.
Reliure en plein maroquin marron chocolat, dos à cinq nerfs, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de quadruples filets noirs sur les plats, flerurons noirs en écoinçons, gardes et contreplats de papier à la cuve, encadrement de triples filets dorés sur les contreplats, couvertures et dos conservés, doubles filets dorés sur les coupes, tête dorée sur témoins, reliure de l'époque signée Stroobants.
Ex-libris encollé en tête d'un contreplat.
Très bel exemplaire parfaitement établi par Stroobants.