Édition originale illustrée, sans le portrait d'Hippocrate en frontispice, mais complète de ses cinq planches, belles lettrines et grands culs-de-lampe.
Reliure d'époque en pleine basane brune racinée, dos lisse richement doré entre autres d'une roulette à palmettes, pièce de titre en maroquin fauve, roulette dorée sur les coupes. Ex-libris à l'encre sur le contreplat avant de « J. E. Petrequin \ lyon, nov. 1856 », de la main de Joseph Pierre Eléonor Pétrequin, chirurgien-major de l'Hôtel-Dieu de Lyon, qui reçut la distinction de chevalier de la Légion d’Honneur en 1855.
Rousseurs éparses, déchirure marginale à la p. xi. Bel exemplaire.
À sa parution en 1776, ce texte commentant le traité hippocratique sur les fractures força l'admiration des savants de l'Académie royale de chirurgie de Paris, de l'autre côté des Alpes. Joseph Pierre Eléonor Pétrequin sera ainsi propriétaire, au siècle suivant, d'un exemplaire de cet ouvrage reconnu en France, celui proposé ici. L'œuvre principale de ce dernier, publiée posthumément en 1878, portera également sur la médecine d'Hippocrate. Pietro Pericoli écrira en 1879 qu'André Massimini est le dernier à cette date à avoir travaillé sur les doctrines du père de la médecine — cet homme politique italien n'avait certainement pas encore eu vent des 1200 pages de Pétrequin sur le sujet.
Bel ouvrage illustré associant deux chirurgiens de renom qui s'inscrivent dans l'héritage hippocratique.
Provenance : ex-libris de Joseph Pierre Eléonor Pétrequin.